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Une nouvelle génération de légumes... et de problèmes ? [PV Valéria]

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Marisa Teritt
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Demande de RP
Les affaires avaient brillamment évolué depuis la visite de « Monsieur Bhouta » comme Marisa Teritt était le seule à l'appeler, au sein de la ferme, avec autant de respect. Plutôt que de la fatiguer, leurs... exercices de chambre avaient fourni à la belle rouquine un énorme surplus d'énergie ! Une autre que la demi-pyrône aurait largement eu droit à son petit trésor dans le coffret, mais l'artefact que notre jeune héroïne portait au poignet la préservait toujours de ce type d'incident corporel. Au lieu d'assurer la continuité de sa vigoureuse lignée, il avait donc résulté de ces unions répétées, à la limite du frénétique, une vitalité recyclable par pur procédé magique. Yggdrasia, la seconde concernée par cette fabuleuse nourriture, eut tôt fait d'en communiquer les particularités à sa protégée qui, en compagnie d'Actaïa, sa plus fidèle amie, avait établi un grand projet potentiellement lucratif.
Ainsi, de ce travail d'équipe naquit leur premier produit mutant ! Non pas une de ces créatures de la forêt transformées comme la Dryade avait déjà eu l'occasion d'en modifier - à des fins aussi défensives qu'expérimentales. Le légume miracle n'était autre qu'un cucurbitaceae d'une couleur exotique :

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Un concombre rosé. Et un gros, s'il vous plaît ! Une merveille de la nature et de la magie, goûtée par la Fleur des Champs en personne - avec sa gardienne sylvestre postée non loin, en cas d'empoisonnement involontaire. De ce dernier, il n'y en eut heureusement aucun. C'était même tout le contraire : le légume avait des faux airs de sucrerie avec son côté étonnamment juteux, et sa tendance à pétiller comme à fondre sur la langue ! Il fournissait un gain de peps tel qu'on eût l'impression de consommer une de ces célèbres boissons énergisantes !
Après s'être elle-même « sacrifiée », Actaïa en avait fait la promotion au marché.
Son succès fut quasi immédiat, pour ne pas dire retentissant !
Dès lors, la ferme des Teritt en avait développé la culture dans un carré potager consacré. Marisa ne pouvant pas les surveiller 24h/24, Yggdrasia en personne se chargeait de cette mission, plantée au beau milieu des légumes à la manière d'un épouvantail au sein d'un champs. Elle en avait d'ailleurs chassé Thérésias à plusieurs reprises. Ce faune aux allures de satyre qui, le plus souvent, tournait autour de la Fleur des Champs.
Bref ! Les vita-concombres étaient placés sous bonne garde avec pareil cerbère.

Mais il y avait un problème. D'un genre climatique. Une pluie diluvienne qui, depuis quelques jours, s'abattait assidûment sur la région avec une violence exceptionnelle. Un orage si puissant et capricieux qu'il avait fallu construire un abri pour sauver les fameux légumes !
Debout sur le perron, Marisa, les poings plantés sur les hanches, évacua un soupir en regardant les cordes tomber.

- Ça devient fatigant ! Même pour moi qui, pourtant, adorais patauger dans la gadoue étant petite.

La Fille de l'Eau contemplait le même spectacle. Elle avait croisé les bras sur sa poitrine, le nez levé sur ce ciel tristement grisâtre.

- Cela dure depuis trop longtemps, grommela Actaïa. Mon instinct me souffle que ce n'est pas très naturel, tout ça. Un peu comme tes nouveaux concombres, si tu veux tout savoir.

- Eux, ils sont à deux cent pourcent naturel ! contre-attaqua Marisa en songeant aussitôt à ses propres efforts en compagnie du Buta. Mais tu as raison : je n'ai jamais vu le ciel aussi encombré qu'en ces derniers temps...

- Dans ce cas, on devrait peut-être demander à Thérésias d'arrêter de jouer ? Qui sait, c'est peut-être lui qui nous a mis dedans ?

Elle plaisantait, comme en témoignait son petit sourire en coin et ses yeux légèrement plissés.
Le concerné n'en perçut guère la nuance. Assis le dos contre la façade, il croisa lui aussi les bras sur sa poitrine et se mit à bouder :

- Toi, t'es toujours aussi méchante. Tout l'inverse de Pyra !

Le surnom affectif de Marisa, qu'il utilisait lui aussi. En partie pour agacer Actaïa, qui en était l'inventrice.
La fermière rousse poussa un petit gloussement.

- C'était une boutade, Biquet ! Ne te rembrunis pas pour s'y peu.

Au loin, Yggdrasia prenait l'eau. Une longue douche qui ne l'incommodait point, comme c'était hélas le cas pour les animaux de la ferme qui avaient trouvé refuge dans leur enclos.
Combien de temps les caprices de la météo allaient-ils encore durer ?
Cela faisait déjà trop longtemps que la Fleur des Champs n'avait pas reçu de visiteur. Actaïa avait beau être quelqu'un de chouette, sa meilleure amie n'était pas aussi encline qu'elle à s'offrir à des inconnus ou à batifoler entre filles dans une de leurs chambres.
En somme, une période d'abstinence non consentie pour la plus grande fornicatrice de cette ferme !
Modifié en dernier par Marisa Teritt le 13 mai 2026 18:20, modifié 1 fois.
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Valeria
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Une fois n’étant pas coutume, Valeria avait du temps devant elle. Elle se promenait tranquillement dans les plaines relevant des terres neutres de Tekworld, ainsi nommées pour le non-assujettissement aux puissants Royaumes dirigeants, tout comme aux plus petits d’ailleurs. C’était rafraîchissant de se retrouver ainsi au milieu de nulle part, libérée pour quelques temps des contraintes du pouvoir et des complots.

Adepte du voyage en solitaire, elle avait parfois eu maille à partir avec des brigands ou des cherche-misère, mais rien de sérieux. Et puis, elle pouvait invoquer ses sbires aisément si nécessaire. C’était rafraîchissant de pouvoir se frotter au menu fretin après des mois de pressions et de missions en tous genres. Sans parler de l’évolution de ses projets pour Herzeleid via ses nouveaux adeptes.

C’est sous une pluie battante qu’elle avait rejoint le gros bourg de Val-Moisson, ainsi nommé pour sa position centrale dans des terres arables situées entre collines et forêts, avec un contrefort montagneux au nord-ouest.

Elle trouva une chambre dans l’unique auberge du bourg et profita d’un bon bain chaud avant de se sustenter dans la salle commune en écoutant les discussions des habitants. Elle avait pris soin de ne pas se mettre trop en avant afin de ne pas trop attirer l’attention, mais néanmoins, la présence d’une voyageuse seule était une source de discussions évidente pour les habitants en fin de journée.

Le plat qui lui fut servi était bon, mais ce qui la surprit était la cucurbitacée moelleuse et savoureuse, totalement inhabituelle. Après s’en être ouverte à la serveuse, elle apprit que ce produit venait d’une ferme du coin, celle des Teritt. Apparemment, les exploitantes avaient réussi le tour de force de créer ce nouveau produit quelques mois auparavant.

C’était intéressant et peut-être même commercialisable. Ca méritait surtout une visite car les innovations n’étaient pas légion dans le coin et celle-ci avait le mérite d’être très originale. La serveuse – Meredith – lui vanta les autres points d’intérêt de la ferme ainsi que quelques cancans, le moindre n’étant pas, aux yeux de la succube, les mœurs légères de la Maîtresse de maison.

La soirée se passa sans trop de tracas si on excepte les lourdauds qu’il fallut ignorer en allant se coucher avant que leur ivresse ne leur attire des ennuis. Elle passa la nuit dans les bras de Meredith, sans même avoir à la payer. Elle lui laissa néanmoins quelques monnaies ainsi que le souvenir d’une nuit qui resterait gravée dans sa mémoire.

Le lendemain, la pluie n’avait pas cessé. Cela faisait trois désormais qu’il pleuvait sans discontinuer et c’était plutôt surprenant, mais les habitants ne semblaient pas – encore – s’en inquiéter outre mesure.

Valeria monta sur son cheval et prit la route de la ferme Teritt. Il était temps de voir ce qu’il en était de cette courge !

Elle mit deux jours à atteindre la ferme. Trempée et détrempée, elle arriva en milieu d’après-midi. Elle ne savait pas trop à quel accueil s’attendre et ne descendit de cheval qu’une fois arrivée à quelques mètres du corps principal.

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Marisa Teritt
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L'excédant d'eau n'est pas bon pour les cultures. Marisa le savait tout autant que son amie, maîtresse de l'élément en question. Sans le soutien assidu et indéfectible d'Yggdrasia, les légumes auraient sans doute été noyés sous les trombes d'eau. La dryade ne veillait pas que sur les cucurbitacées. Son influence et sa protection s'étiraient bien au-delà de leur périmètre. Il n'y avait pas de privilégié au sein de la ferme, ni auprès de la forêt alentour. Quand bien même les vita-concombres rapportaient gros.
Il n'empêche que pour bien pousser, ces légumes modifiés avaient grand besoin de magie.
Or, des clients et des entrepreneurs comme le Buta, la ferme des Teritt n'en voyaient pas défiler des masses...
Marisa songeait à cette probable pénurie quand Actaïa pointa du doigt une silhouette montée qui se découpait le long de l'unique voie terrestre.

- Regarde : il semblerait que nous ayons un invité surprise.

- Oh ?

Courbé sous le poids des cordes écrasantes, le cavalier avançait péniblement dans la gadoue. La robe du cheval était d'un brun sale. Rien d'étonnant à cela. C'était surtout le courage du vagabond qui détonait. Chevaucher dans ces conditions ne serait sûrement pas venu à l'idée de la jeune maîtresse des lieux. Même si une fois le premier quart d'heure passé à se les geler, on avait l'impression de ne faire plus qu'un avec les éléments capricieux. Drôle de phénomène d'acclimatation que même la demi-pyrône, malgré son affinité avec le brasier chaud, était capable de comprendre...

- Encore un monsieur avec qui tu vas te mettre à chanter ? anticipa le faune qui n'ignorait... pas grand chose sur les petites habitudes de Marisa.

Cette dernière ne l'avait toujours pas autorisé à « imiter ces messieurs » alors qu'elle avait conscience qu'il rêvait de croquer dans le gâteau.
Une torture pour le faune ?
Que nenni ! Il était plutôt question d'une éducation soutenue par l'étroite vigilance de l'intransigeante Fille de l'Eau.
Marisa hésita à quitter le perron pour accueillir ce profil encore inconnu.
S'agissait-il seulement d'un homme ?
Même en plissant les yeux, la Fleur des Champs, en raison de cet intempestif rideau de flotte, ne voyait pas grand-chose...

- Ne va pas te mouiller inutilement, fit sa collègue. Si nous avons laissé les portes ouvertes, ce n'est pas pour que les passants s'arrêtent bêtement devant.

- Tu as raison.

Actaïa prenait toujours les meilleurs décisions. Contrairement à elle qui vivait de passion au jour le jour, Aqua, tournée vers le futur le plus favorable, se reposait entièrement sur la raison. Elle ne forniquait que très rarement. Non pas parce qu'elle était frigide. Cette dernière avait un certain passif au sein de sa tribu. Marisa en avait entendu les grandes lignes lors de leurs ébats avec leur récent partenaire commercial. En bref, Actaïa maitrisait beaucoup plus facilement ses pulsions que sa meilleure amie qui, à des occasions mémorables, parvenait difficilement à l'embrigader dans ses aventures d'un soir.

- C'est une cavalière, finit par estimer son aide de camp à la peau brune.

Elle était aussi une excellente chasseuse. D'où son œil pour le moins exercé.
Au fur et à mesure de l'avancée de ladite cavalière, Marisa ne tarda guère à lui apporter raison.
Lorsqu'elle la vit démonter, la rouquine n'eut plus aucun mal à remarquer ce qui faisait de cette cavalière... une cavalière.

- Commençons par lui faciliter la venue.

Actaïa se mit alors à générer des mouvements coulants avec ses mains. Une danse fluide, inhérente à sa maîtresse de l'eau, qui fit s'écarter la pluie comme Moïse avec la mer. L'allée qui menait vers la maison se dégagea comme un beau jour d'automne ; les nuages demeuraient au-dessus d'elles mais c'était comme s'ils refusaient obstinément de se vidanger.
Marisa sauta du perron pour aller recevoir la visiteuse.

- Fais un peu attention, lui lança Aqua.

- J'ai toujours mes bottes !

- Elles ne te préservent pas des chutes, insista la basanée. Et ne vous attardez pas dans ma zone d'influence. Ce n'est jamais qu'un répit que je vous offre.

La pauvre parlait tout en remuant les bras !
Marisa lui décocha un sourire éblouissant de reconnaissance avant de partir à l'assaut de l'étrangère.
Elle s'immobilisa juste devant, prenant garde à ne pas l'éclabousser dans sa hâte.

- Bonjour, voyageuse ! Je m'appelle Marisa Teritt et ceci, fit-elle en indiquant leur environnement d'un grand geste, est mon chez moi~

Vive comme l'éclair, d'une allure primesautière, la rouquine attrapa une main de la cavalière qui tenait toujours les rênes de son cheval.

- Allez, venez par là ! Ici, tout le monde est le bienvenu. On ne fait aaaaaabsolument aucune di-stinc-tion ! ♪

Avant même d'obtenir réponse de la part de son interlocutrice, Marisa adressa un grand geste de la main à la Fille de l'Eau.

- Actaïa ! Tiens-le coup encore un p'tit peu, tu veux bien ? Nous allons conduire le brave cheval aux allures de kelpie dans un compartiment plus adapté~

La concernée hocha sobrement la tête en faisant de grands moulinets avec ses bras. Le vide de la pluie les suivit fidèlement.
Puis, tout aussi rapidement - c'est-à-dire sans prévenir -, Marisa s'adressa à la cavalière.

- Vous l'avez appelé comment ? (Elle rit subitement devant sa propre bêtise.) Oh, pardon ! Quelle gourdiche je fais ! J'aurais dû vous laisser le temps de vous présenter aussi... Désolée, désolée ! Je me suis légèrement emportée ! Ah, ha, ha, ha !

Un rire chantant dans une bouche à croquer ! Sous bonne compagnie, la pile électrique rousse avançait d'un bon pas vers les écuries. Celles-ci n'étaient pas bien loin de la maison et n'étaient pas bien grandes non plus, certes. Mais au moins le bâtiment ne sentait pas trop fort. Ou tout du moins pas suffisamment fort pour incommoder celles qui créchaient juste à côté.
Avec la Fleur des Champs, les hôtes avaient vite fait de se remplir les narines d'un doux fumet de cuisine ou de celui, plus envoûtant encore, d'une chair délicieusement entretenue et odorante d'une saine féminité.
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Valeria
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La pluie tombait dru. Alors qu’elle s’avançait vers la bâtisse principale, soudain la pluie s’arrêta. Valeria leva les yeux et s’aperçut qu’elle avait été vue et qu’on l’aidait à terminer son voyage. C’était pour le moins surprenant et bien agréable de ne plus se sentir martelée par les gouttes incessantes.

Une jeune femme rousse sauta du perron dans la gadoue pour courir vers elle. Sa démarche était fraîche et spontanée et au fur et à mesure de son approche, Valeria put voir à quel point elle était jolie.

« Bonjour, voyageuse ! Je m'appelle Marisa Teritt et ceci est mon chez moi~ » dit elle avec un geste emphatique. Elle lui prit la main dans la foulée. « Allez, venez par là ! Ici, tout le monde est le bienvenu. On ne fait aaaaaabsolument aucune di-stinc-tion ! ♪ »

Valeria fronça les sourcils. La jeune femme dégageait la bonne humeur et la joie de vivre. Elle décida de ne pas ergoter, ce n’était pas nécessaire. Marisa se retourna vers une autre très jolie jeune femme, nettement plus bronzée, plantée sous le porche.

« Actaïa ! Tiens-le coup encore un p'tit peu, tu veux bien ? Nous allons conduire le brave cheval aux allures de kelpie dans un compartiment plus adapté~ »

Quelle pile électrique ! Valeria n’avait pas encore eu l’occasion de placer un mot !

Elle l’emmena sans attendre vers les écuries. La zone de sécheresse les suivait sous les impulsions gestuelles de ladite Actaïa.

« Vous l'avez appelé comment ? Oh, pardon ! Quelle gourdiche je fais ! J'aurais dû vous laisser le temps de vous présenter aussi... Désolée, désolée ! Je me suis légèrement emportée ! Ah, ha, ha, ha ! »

Le rire de Marisa était léger et communicatif, sa bonne humeur également. Et son visage délicat semblable à une pomme bien mûre et juteuse donnait envie de le couvrir de baisers. Elle était vraiment mignonne.

« Il n’y a aucun souci. Votre empressement à accueillir vos visiteurs fait chaud au cœur. Et par ce temps, ça fait du bien ! » sourit la voyageuse. « Je me nomme Valeria. Elle, c’est Vent de Brume » dit-elle en tapotant affectueusement le flanc de sa jument gris pommelé.

Elles arrivèrent rapidement aux écuries, un bâtiment relativement petit mais où Vent de brume aurait largement la place nécessaire. Il n’y avait pas de palefrenier, aussi Valeria entreprit-elle, aidée par Marisa, de desseller le cheval. Elle releva alors sa capuche puis enleva sa lourde cape détrempée pour la poser en travers du rebord de la stalle, dévoilant une tenue plutôt fonctionnelle puis elle commença à le panser.

« Je suis désolée, mais je veille toujours à ce qu’elle soit à son aise avant de penser à moi. Vieille habitude. »

L’odeur de la jument occultait le doux parfum de Marisa, mais Valeria se dit que peut-être plus tard, elle chercherait sa compagnie, payante ou gratuite

« Ca arrive souvent par ici, de telles pluies ? C’est plutôt… inhabituel. J’ai rarement été à ce point rincée. »

Les cheveux de la succube pendaient tristement et gouttaient au sol sans que pour autant son charme en soit altéré le moins du monde. Il se dégageait d’elle une grâce, un magnétisme inhabituels. Ne pas la regarder était difficile. Elle se gratta délicatement le nez avant de reprendre ses soins sur Vent de Brume.

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Marisa Teritt
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Première chose à savoir : sa visiteuse du jour portait le doux nom de Valéria ! Deuxième fait intéressant : elle montait une solide jument au nom délicieusement pittoresque - Vent de Brume. Marisa fut clairement enchantée de les entendre ! La femme n'était en rien taciturne et, Marisa ne tarderait pas à la découvrir par-dessous ce capuchon, belle à s'en pâmer.
Elles descellèrent l'équidé avec force précaution avant de s'en retourner à leurs présentations.
La rouquine fut bien heureuse de constater qu'elles fonctionnaient toute les deux de la même manière ; qu'il fût homme homme ou bête, la cavalière comme la fermière pensaient d'abord à s'occuper du bien du tiers avant le leur.

- Pourquoi vous en excuser ? Il n'y a rien à pardonner ! On devrait même vous féliciter pour cette « vieille habitude ».

Elle ne se prierait pas de le faire dans un contexte plus adapté. Parce que malgré les cheveux détrempés de Valéria, sa beauté noyée par les cordes n'en demeurait pas moins assez puissante, suffisamment envoûtante, pour mettre la jeune fermière en haleine.
D'où pouvait bien provenir une voyageuse pareille ?
Que faisait-elle dans la vie ?
Pourquoi s'être rendu dans ce trou perdu ?
Cette femme-là ne pouvait être que de passage !
Des comme ça, la Fleur des Champs n'en rencontrait pas souvent.
Elle ne se rendit compte de son silence suspect que trop tard. Les secondes s'étaient écoulées et la question de Valéria, au sujet de ce triste temps, demeurait toujours en suspens...

- Ah ! fit-elle en baissant nerveusement les yeux sur ses mains étrangement moites. Euh... les pluies, oui. C'est vrai qu'elles ne nous laissent même plus le temps de souffler depuis... trois jours, je crois ?

Elle se passa une main derrière la tête, faisant fleurir un nouveau petit sourire sur ses lèvres modérément tordues par l'embarras, puis poursuivit dans un meilleur élan :

- A vrai dire, cela m'étonne aussi ! C'est un peu comme si le ciel nous vomissait à n'en plus finir des nuages et des nuages gorgés de flotte. J'ai un peu peur pour mes cultures. Si ça continue, je vais devoir me mettre à cultiver des algues avec Actaïa...

Elle rit. Un son agréable mais qui ne sonnait pas tout à fait vrai. Parce que dans le fond, il y avait bien des chances que les intempéries mettent à mal la prochaine récolte...
Tandis que Valéria prenait soin de Vent de Brume, Marisa s'en alla récupérer un gros sac rempli d'avoine qu'elle vida généreusement dans non pas un mangeoire mais deux ! Le box voisin comprenant visiblement une autre amie du coin.

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- Je vous présente Epona ! claironna la fermière en s'emparant d'une brosse.

Cette nouvelle distraction la mettait d'excellente humeur ! Grâce à elle, il lui était tout de suite moins difficile de ne pas dévisager sa sublime invitée, laquelle n'accaparant plus son champ de vision.

- C'est une jument gentille comme tout ! Voyez comme sa crinière est aussi blanche que ses chaussettes~ Je les lave minutieusement après chacune de nos sorties. Epona parait calme, comme ça, mais elle cavale plus vite que le vent lui-même ! Actaïa, qui m'a déjà vue monter bien des fois, a toujours refusé de se lancer. Pourtant, c'est une sacrée chasseuse qui ne manque pas de réflexe ! Je crois qu'elle n'est pas très fan de la vitesse.

Elle libéra un doucereux petit soupir.

- Vous souhaitez qu'on aille la rejoindre dans la maison ? Elle a dû cesser de brasser de l'air - et de l'eau - depuis un moment. La connaissant, je suis sûre qu'elle est en train de nous préparer un petit quelque chose à boire et à grignoter !~
Ce qui m'incite à vous demander : avez-vous un petit creux ? Après tout ce chemin parcouru, j'en serais la dernière étonnée !


La petite maligne lui avait demandé cela en fermant les yeux. Elle pensait pouvoir ainsi apaiser ses pulsions qui avaient tendance à remonter et à lui donner des idées pas très catholiques mais... l'aura de Valéria agissait toujours sur sa personne. Et plus efficacement encore qu'un parfum de luxe.
D'où sortait donc cette nymphe à la longue chevelure d'ébène ?
Marisa craignait fort de ne pas pouvoir fermer l'œil de la nuit.
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Re: Une nouvelle génération de légumes... et de problèmes ? [PV Valéria]

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Valeria
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La Maîtresse de maison avait la même préoccupation quant à ses montures, ce qui fit hocher la tête à la succube en signe d’approbation. Puis elle posa une question qui tomba un peu à plat. Au bout d’un moment, elle jeta un coup d’œil à Marisa. Celle-ci semblait perdue dans une réflexion confuse. C’était souvent le cas quand on la découvrait sans être préparé. Son aura et sa beauté laissaient rarement de marbre. Mais la réaction de Marisa était flatteuse et cela la fit sourire alors qu’elle se remettait à brosser Vent de Brume.

Marisa reprit finalement une forme de contenance embarrassée. Le fait que Valeria ne la regardait plus à ce moment pouvait l’aider à se reprendre. Elle chercha à plaisanter sur le sujet mais il était manifeste que ces pluies n’étaient pas habituelles et qu’elle se tracassait plus qu’elle ne voulait l’avouer.

Elle changea de sujet en amenant un plein sac d’avoine dont elle versa de généreuses rasades dans deux mangeoires avant de présenter le cheval dans le box d’à côté : Epona. Alors qu’elle passait de l’autre côté d’Epona, Marisa devint plus diserte, la jument faisant écran devant sa visiteuse.

« C'est une jument gentille comme tout ! Voyez comme sa crinière est aussi blanche que ses chaussettes~ Je les lave minutieusement après chacune de nos sorties. Epona parait calme comme ça, mais elle cavale plus vite que le vent lui-même ! Actaïa, qui m'a déjà vue monter bien des fois, a toujours refusé de se lancer. Pourtant, c'est une sacrée chasseuse qui ne manque pas de réflexes ! Je crois qu'elle n'est pas très fan de la vitesse.
- C’est vrai que ce n’est pas donné à tout le monde » sourit Valeria en venant flatter l’encolure de la jument, jetant un regard intéressé sur le décolleté de Marisa au passage.

Valeria retourna à Vent de Brume pour finir sa tâche avant de la laisser se servir dans l’avoine à sa disposition.

« Vous souhaitez qu'on aille la rejoindre dans la maison ? Elle a dû cesser de brasser de l'air - et de l'eau - depuis un moment. La connaissant, je suis sûre qu'elle est en train de nous préparer un petit quelque chose à boire et à grignoter !~
- Qui ça ? Ah ! Actaïa ? Pourquoi pas ?
- Ce qui m'incite à vous demander : avez-vous un petit creux ? Après tout ce chemin parcouru, j'en serais la dernière étonnée !
- Oui, j’avoue avoir une faim d’ogre. Ces journées de chevauchée ont été éprouvantes. Je ne dirais pas non à un bain si c’est possible. »

Elle s’approcha de Marisa dont le regard semblait chercher à l’éviter et posa une main légère et caressante sur la peau de son bras. Elle adorait avoir cet impact sur les gens.

« Un petit en-cas – elle injecta une pensée impure dans l’esprit de Marisa, où elle était l’en-cas – un bon bain – même procédé, où Marisa, nue, lui frottait le dos et bien plus – puis un vrai repas et une soirée au coin du feu – Marisa sur ses genoux - avant une bonne nuit dans un lit bien chaud – chauffé par des ébats intenses entre elles. Et demain, on attaque les choses sérieuses. Ca vous conviendrait ? »

Les images passèrent comme des flashs successifs, la plus intense pour Marisa restant à flotter à la limite de ses pensées, délicieusement tentante et stimulante.

Elle sourit chaleureusement et glissa son bras sous celui de Marisa. Elle se demanda un instant si son contact allait provoquer une réaction spontanée. Ce n’était généralement pas le cas après un si bref contact, mais la jeune rouquine semblait particulièrement sensible à son charme. Et pour ne rien se cacher, l’idée de la culbuter commençait à trotter dans sa tête. Que ce soit entre les balles de foin, la nuit dans son lit ou n’importe quand entre ces deux moments importait peu. Payer ne la dérangeait pas mais à voir ses réactions, il lui semblait que ce ne serait pas nécessaire.

« Vos amies sont aussi charmantes que vous ? » demanda-t-elle innocemment, laissant sous-entendre qu’elle doutait que ce fût possible.

Re: Une nouvelle génération de légumes... et de problèmes ? [PV Valéria]

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Marisa Teritt
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Ce contact léger dans les environs de son bras suffit à lui donner la chair de poule ! Marisa faisait pourtant de son mieux pour ne pas paraître trop sensible. Mais face à cette cavalière - non, plutôt cette envoûteuse ! - , sa sensibilité était et restait exacerbée. Aussi ne put-elle se soustraire à son regard chaud et attirant. Les lèvres entrouvertes en un petit « o » figé, la fermière clignait compulsivement des yeux.
Les mots s'implantèrent dans son esprit, et avec eux des images tendancieuses.

- U-un petit en-cas ?

Elle-même était plutôt petite. Et plus légère encore dans sa parfaite nudité. Entièrement vulnérable entre les griffes de cette femme charismatique qui pourrait bien la dévorer jusqu'à satiété, allongée avec elle sur le matelas de sa chambre.
Mais à quoi je pense, moi ?!
Valeria - Hé ? Ne portait-elle pas même nom que sa mère ? Oh, mais si ! - parla ensuite d'un bon bain.
Marisa l'imagina très chaud, pour ne pas dire fumant, en son inestimable compagnie. Elle, la fermière, toujours aussi dénudée, en train de lui frotter le dos avant de tenter... de se répandre ailleurs. Aux alentours de cette plantureuse poitrine, par exemple.
Les pommettes de la fermière s'étaient embrassées d'un seul coup !

- Oh ?!

C'était tout un planning que lui présentait - et illustrait par pensée - la succube « épuisée ». Elle qui rebondissait sur la perspective d'un bon repas avant de passer un moment autrement plus... convivial ?
Pourquoi ai-je l'impression de me sentir sur ses genoux, là, maintenant ?
La fermière avait une bulle de pensée si grosse au-dessus de la tête que celle-ci baignait complètement dedans !
Elle envisagea de secouer sa caboche de rêveuse pour s'en dépêtrer mais...
Une bonne nuit dans un lit bien chaud.
Les yeux dans le vague, elle se mit inconsciemment à saliver rien qu'à cette idée. Dans sa tête, elles avaient pris place dans son lit depuis un bon moment déjà et laissaient libre cours à leur passion commune~
Serrant instinctivement les cuisses, Marisa porta une main à sa robe et serra aussi fort qu'elle pût.
Quand Valéria en vint au programme de demain, la bulle de luxure dans laquelle elle avait commencé à s'enfoncer éclata dans un bang sonore que Marisa était la seule à pouvoir entendre. Cela la fit sursauter et battre violemment des cils.
Valéria en avait profité pour lui glisser un bras sous le sien. Il n'en fallut pas davantage pour que la Fleur de Champs baisse un regard confus dessus avant de le remonter précipitamment sur ce visage ô combien captivant.

- H-hein ? Pardon ? lâcha tout aussi vite la rouquine. Je crois que... que je me suis quelque peu égarée pendant que vous et moi, nous... Ah ! E-encore pardon !

C'était bien la première fois de sa vie que ses fantasmes la mettaient dans un tel état !
Elle qui n'avait pourtant pas froid aux yeux quand il était question d'attirer un bonhomme de passage dans sa couche...
En compagnie de la tentatrice Valéria, la perspective de lui donner les clés de son corps paraissait autrement plus poignante.
Pour ne pas succomber davantage à son emprise, elle s'ébroua aussi sûrement que l'aurait fait sa jument.

- Vous me trouvez... charmante, vous ?

Elle coula un regard en dehors de l'enclos où la pluie, en dehors du chemin décrit par l'abri temporaire d'Actaïa, n'avait pas cessé de tomber.
Plus charmante qu'Aqua ?
Il y eut un blanc sonore entre elles.
Le temps que Marisa ramène son regard et ses pensées sur leur... émoustillante proximité.
Le mot lui paraissait bien petit, à notre fermière totalement allumée !
En cet instant, elle n'avait plus qu'une seule peur : celle de ne plus pouvoir quitter ces écuries avant un bon bout de temps si jamais elle ne luttait pas tout de suite contre cette douloureuse et fiévreuse envie de se rouler dans le foin avec Valéria.
Armée de son sourire et de son assurance de jeunette, elle revint aussitôt à la charge !

- Oh, comme je suis heureuse de vous l'entendre dire ! ♥

Son palpitant cognait si fort à l'intérieur de sa poitrine. Marisa se pressa un peu plus contre le flanc de la voyageuse. Elle contraignit ses pensées à se braquer scrupuleusement vers son bien-être.
Valéria était trempée. Valéria avait faim. Valéria avait besoin d'un bon bain. Valéria brûlait de...
STOP !

- Il va de soi qu'Actaïa est de chouette compagnie, mais je doute qu'elle soit aussi attentionnée que votre humble servante~

Ce disant, elle orienta leurs pas vers la maison.

- Je pense être en mesure de vous le prouver une fois que nous l'auront rejointe et que vous aurez grignoté quelque chose de ma conception !

Qu'entendait-elle par là ? Sous-entendait-elle quelque chose de cochon ? Ou bien songeait-elle plus sobrement à lui faire goûter ses délicieux cookies faits maison ? Sans oublier l'incontournable lait de ses précieuse vaches !
Marisa et Vélaria retrouvèrent le chemin de la maison où les attendait Actaïa.
Cette dernière s'arrêta de dessiner des arabesques dans l'air avec ses bras au moment où elles posèrent le pied sur le perron.

- Vous avez mis le temps, leur reprocha la fille de l'Eau. Je commençais à fatiguer.

- Désolée ! s'exclama la fermière, bien incapable de se décrocher de sa compagnonne. Les chevaux étaient affamés, et nous n'avons pas pu nous empêcher de discuter tout autour alors...

Pas super convaincue comme en témoignait sa mine légèrement renfrognée, Actaïa poussa un soupir ostensible. Elle n'était pas aveugle. D'autant plus qu'elle était habituée aux « largesses » de sa meilleure amie vis-à-vis de leurs invités. Elle leur ouvrit la porte comme à son habitude, puis leur fit signe d'entrer. De l'autre côté de la porte brillait un modeste hall d'entrée où se déchausser/se dévêtir. Une pièce reliée à la cuisine et au salon, où il y avait largement de quoi se reposer les fesses autour d'un bon feu !
Thérésias, le jeune faune, talonnait Marisa et Valéria en sautillant.

- Elle est vraiment superbe, la dame !

Ses yeux pétillaient à son égard. Il n'y avait rien d'étonnant à ce que le charme de la succube agisse également sur lui.

- Elle s'appelle comment ? demanda-t-il à Actaïa avant de lui lancer naïvement : C'est marrant, je la découvre à peine que je la trouve déjà beaucoup plus sympathique que toi.

Il eut droit à une taloche et à un « tais-toi ! » bien senti.
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Re: Une nouvelle génération de légumes... et de problèmes ? [PV Valéria]

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Valeria
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Fiche
Le moins qu’elle pût dire était que ses « suggestions mentales » avaient eu leur petit effet. Un sacré même !

Marisa sembla émerger de ses pensées quand elle « cassa » verbalement les songes en parlant du lendemain. La jeune femme sembla découvrir qu’elle lui avait pris le bras. Elles avancèrent vers la sortie alors qu’elle cherchait à se reprendre.

« Vous me trouvez... charmante, vous ? Oh, comme je suis heureuse de vous l'entendre dire ! ♥ »

Val la sentit se presser un peu plus fort contre elle, profitant de la proximité. Elle laissa le contact de sa main sur la peau de Marisa se prolonger juste ce qu’il fallait pour induire chez elle un sentiment de manque. Et pendant ce temps, la maîtresse de maison se mit à pérorer comme une adolescente cherchant à séduire son interlocutrice.

« Il va de soi qu'Actaïa est de chouette compagnie, mais je doute qu'elle soit aussi attentionnée que votre humble servante~ Je pense être en mesure de vous le prouver une fois que nous l'auront rejointe et que vous aurez grignoté quelque chose de ma conception !
- Vraiment ? Je suis impatiente de découvrir ça ! »

La voix de gorge profonde couplée à un léger tapotement sur le dos de la main de Marisa ponctuèrent leur sortie de la grange. Elles prirent le chemin de la maison principale sous la protection d’Actaïa dont l’humeur quelque peu dégradée se manifesta par une remarque légèrement acerbe.

« Vous avez mis le temps. Je commençais à fatiguer.
- Désolée ! Les chevaux étaient affamés, et nous n'avons pas pu nous empêcher de discuter tout autour alors...
- Non, excusez-moi Madame. Quand il n’y a pas de palefrenier pour s’en charger, j’ai pour habitude d’étriller mon cheval avant de rentrer. C’est la priorité. Je suis désolée de vous avoir fait attendre. Il ne fallait pas vous mettre ainsi en peine. Trempée pour trempée, ça ne changeait pas grand-chose, mais votre attention me touche. »

La jeune femme arbora une mine indécise et leur ouvrit la porte qui donnait sur un petit hall plutôt cosy et fonctionnel. Valeria y déposa sa cape et ses sacoches avant de les suivre dans le salon.

« C’est ravissant par ici » dit-elle en découvrant l’intérieur dans le même esprit que le hall.

Valeria sourit en entendant le faune discuter avec Actaïa. Il avait l’air sympa.

Elle lâcha le bras de Marisa et se dirigea vers les fauteuils proches du feu qui crépitait dans l’âtre.

« Si vous permettez, j’aimerais un verre de quelque chose de bien revigorant et enlever mes bottes. Puis je pourrai me prêter à ces bons soins dont vous m’avez parlé » dit elle dans un sourire à Marisa, laissant le son de sa voix porter un silence… tout sauf silencieux jusqu’à son imagination fertile et déjà enflammée.

Cela dit, elle se laissa tomber plus qu’elle ne s’assit dans un fauteuil avec un soupir de soulagement et de satisfaction mêlés.

« Dieux que je n’en pouvais plus de cette pluie ! »
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