Yoake est "La Nouvelle Aube" du Japon. Symbole du renouveau économique nippon, Yoake est une commune maritime de premier plan dans la politique du Japon.

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

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Misaki Shokuhou
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La vision de Misaki était troublante. Pas si étrange, c'était naturel de vouloir fonder une famille. Même si Misaki était jeune et n'avait pas encore la seconde moitié pour y mélanger son ADN au sien, elle se voyait maman. Pas de suite, évidemment, mais qui sait, plus tard peut-être ? Mélinda avait apparemment vu la même chose qu'elle, se rapprochant d'elle. D'abord sa vision, puis celle de la vampire avec dedans, Elizabeth dans un premier temps, puis elles, ensemble avec un bébé. Celui de sa vision.

Mélinda profitait de cela pour l'embrasser, dans la vision comme dans la réalité, avant de lui montrer autre chose. Une vision plus coquine, d'elle venant embrasser, mordiller ses doigts gantés. Une drôle de vision qui dénotait avec la précédente. La vampire restait près d'elle, sans balader ses mains, avouant qu'elle n'aurait pas besoin de retirer ses gants avec elle. Heureusement, oui ! Pour Misaki, c'était un handicap. Toucher quelqu'un, à mains nue... Lui demander de plonger ses mains dans une fosse septique aurait plus de chance de se réaliser ! C'était un TIC pour elle, une chose qu'elle ne pouvait pas faire, elle avait ce dégoût, cette horreur à l'idée de poser ses mains sur quelqu'un. Si elle portait ses gants, pas de soucis, mais sans... quelle horreur !

C'était dans sa tête, elle le savait, mais cela ne l'empêchait pas de vivre, il y a des gens avec des TIC bien plus handicapants dans la vie de tous les jours.

Mélinda reprenait, parlant de sa possibilité d'enfanter, qu'elle aimait les enfants. Qui ne les aimerait pas ? Elle comprenait que certaines personnes étaient peu patientes ou avaient du mal... mais quand c'était Notre enfant, comment le détester ?

« Bien sûr, comme tout le monde. »

Mélinda avait du coup user de son sort, cela n'avait pas transformé Misaki en une nymphomane, mais l'effet faisait doucement son travail. Cette vision d'un bébé, le baiser de Mélinda, ça remuait des choses en elle. Elle était encore trop jeune pour ça, bien évidemment ! Que dirait sa mère et sa grand-mère si elle avouait porter un bébé ? À son âge !

« Mais je suis encore jeune pour ça... je suis encore au lycée et... cela pourrait créer des tensions chez moi... »

Elle parlait de là où elle habitait. Bien sûr, même si Mélinda n'avait jamais parler d'elle pour ça, la demoiselle le voyait un peu, comme ça. Après tout, le désir grimpait doucement en elle. Mais bon, sans partir sur le cliché de l'amour fou et du mariage, elle voulait construire un minimum de chose avec la personne avec qui elle auras un jour un bébé. Ça ne se fait pas comme ça, du jour au lendemain. Bien sûr, ça arrive et hélas, rares sont les garçons qui assument cela, d'une aventure d'un soir, mais c'est facile pour eux de tourner une page, faire comme si rien n'était. Mais derrière, la maman était souvent seule à élever le bébé... on y pense pas à ça. Misaki y pensait, elle était réaliste après tout.

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Mélinda Warren
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Demande de RP
Mélinda sourit quand Misaki évoqua l’idée de porter leur enfant. Elle croisa ses mains dans son dos, et son sourire s’élargit, devenant malicieux.

« Oh… Et toi qui prétendais n’avoir aucun désir, voilà que ma petite vision t’a fait de l’effet, hum ? »

Mélinda se rapprocha de Misaki, et caressa le visage de celle-ci avec l’une de ses mains. Sa main caressa sa joue, puis alla s’entremêler avec l’une de ses mains. Elles restaient proches l’une de l’autre, le souffle de Mélinda ricochant sur les lèvres de Misaki. Elle venait d’envisager très clairement l’idée de porter l’enfant de Mélinda. Un lapsus, sans aucun doute, mais qui était révélateur. Les yeux de Mélinda en pétillaient de bonheur. Avait-elle enfin réussi à percer ce mur qu’était Misaki ? La perspective était des plus alléchantes !

La vampire sourit donc à Misaki, et déplaça sa main pour caresser brièvement le ventre de Misaki.

« Je n’envisageais pas de t’enfanter ce soir, je te rassure, il y a toute une procédure à suivre. Mais je suis ravie que tu considères que je puisse t’enfanter, ma belle ! »

Mélinda s’écarta un peu de Misaki.

« Maintenant que je peux donner la vie, sache que je compte effectivement avoir beaucoup d’enfants. Mais là n’est pas le plus important. Si tu désires avoir des enfants, ma jolie, c’est que… Eh bien, c’est que tu ressens le désir ! »

Un raisonnement qui était tout simplement implacable. Mélinda caressa ensuite les deux mains de Misaki.

« Tu es prête à le faire, alors ? Je veux dire… À faire l’amour ? Enfin, je ne veux pas te brusquer, mais, tu sais, au lycée, on ne tombe pas forcément enceinte, mais c’est la période idéale pour le faire ! Le corps est ferme, et en pleine force de l’âge. Je te promets que tu ne tomberas pas enceinte ! Et… On peut commencer par essayer, et voir jusqu’à où tu peux tenir. »

Mélinda était toujours sur un fil tendu avec elle. Elle venait de faire de grands progrès, mais elle n’était pas à l’abri d’une rechute avec Misaki.

La vampire se pinça donc les lèvres, avant de reprendre :

« Si tu en as envie… On peut faire ça chez toi… Ou chez moi… Sache que moi… Je serai honorée… Que tu acceptes de le faire avec moi… »

DC de l'Observateur !

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Misaki Shokuhou
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Mélinda avait créé une brèche ? Possible, en tout cas Misaki n'avait jamais rejeté l'idée d'avoir une famille. C'est juste que la logique lui faisait comprendre qu'elle était encore jeune pour posséder ce genre d'envie. Elle était au lycée. Et même si des mères de son âge existent, le plus souvent par accident, elle ne voulait pas se dire qu'une telle voie était un choix. Non pas que ce genre de filles sont ou seront de mauvaises mères, mais à son âge, on est encore jeune, sans expérience, sans être préparé pour l'avenir, tant le social que professionnel. Il ne fallait pas négliger cela.

La vampire restait proche, la touchant ici et là, sans aller trop loin, mais elle lui prenait la main, effleurait son ventre, parlant de cette hypothèse. Elle pouvait le faire, mais elle ne voulait pas la forcer, ni même forcer le destin pour qu'une surprise jaillisse dans neuf mois. Au final, Misaki avait donc du désir. Bien caché, pas bien visible, mais il était là, contrairement à ce que les gens pouvaient croire d'elle, elle la première. Mais vouloir le bébé sans le reste, c'était comme vouloir une collection complète d'une série de cartes sans avoir la patience et l'envie de déballer chaque paquet de cartes pour avoir le frisson de savoir si une nouvelle carte allait tomber.

Face aux questions de Mélinda, Misaki était gênée, elle rougissait, fuyait son regard, ne sachant pas vraiment si elle lui donnait raison ou tort. Mais elle répondait déjà à une de ses questions.

« Si ça doit se produire... ce sera chez toi... et seules. Je ne veux pas que des gens nous observent. »

Vu le monde qui tournait autour d'elle, elle était presque sûre que ça pouvait figurer dans les petits astérisques de son contrat invisible. En cas de rapport sexuel, ce dernier pourrait être observé par un public sélectionné par ses soins. Mélinda n'était pas comme ça ? Pas si sûr aux yeux de Misaki. Mais c'est surtout que chez elle, non, elle ne saurait pas où se mettre si sa mère ou sa grand-mère venait à rentrer plus tôt et risquerait de les surprendre.

« Mais... Je veux bien... Essayer... Et stop, c'est stop... Et... si je refuse certaines choses, ça reste non négociable ! »

Qu'elle ne pense pas Misaki capable de pratiquer avec elle la moitie du kamasutra dès la première fois. Elle a peut-être eu des partenaires capables d'un tel exploit pour leur première fois mais avec Misaki, ce sera l'inverse, cela ne pourrait même être que du missionnaire la première fois. Ou en tout cas, à défaut d'avoir la même position. Le même trou, oui. Essayer l'anal... pas impossible mais peu probable. Et une fellation... faut pas y compter, pour elle, ça restait très sale et pas tentant. Au-delà de l'aspect peu propre de la chose, c'est surtout son cerveau qui refusait de risquer de lui faire remonter des choses en surface de chose qu'elle a vécue étant enfant. Ce n'est pas impossible qu'un jour, elle passe à travers sans que ça n'ait des conséquences, mais il ne faut pas jouer avec le feu et tenter le diable dès la première fois.

Mélinda avait obtenu un « oui, mais », c'était une chance inespérée avec cette proie qu'elle chassait déjà depuis quelques jours en ayant eue au mieux, un baiser. Même Tomoko, ça avait été plus rapide. La demoiselle était juste très timide mais partante, là où Misaki était peu intéressé mais pas spécialement timide.

« Si ça te convient... alors je veux bien... Essayer... »

Ne pas croire aux miracles, au moins, Misaki allait essayer, c'était déjà beaucoup mine de rien.

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Mélinda Warren
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Demande de RP
Mélinda avait désormais une faille, une ouverture dans le mur de Misaki. Elle avait dès lors deux options à suivre : soit jouer la carte de la sûreté, et donner à Misaki un rendez-vous ultérieur, et ainsi voir si elle l’honorerait ou si Misaki se réfugierait dans sa cage ; soit tenter sa chance, avec le risque d’un échec, et que Misaki se recroqueville comme une tortue dans sa carapace. Elle n’avait que quelques secondes pour réagir. Mélinda attrapa les mains de Misaki. Le désir d’enfanter… Qui eût cru qu’elle arriverait à obtenir quelque chose comme ça chez Misaki ? C’était toutefois la logique de la fuite dans le barrage. Elle était bénigne au début, et elle grossissait, grossissait, et grossissait encore, au fur et à mesure que l’eau s’accumulait, menaçant finalement de rompre toute la digue. Qu’on le veuille ou non, quand on était dans les douces griffes de Mélinda, on finissait toujours par oublier qu’on avait une tête au-dessus du sexe !

La vampire hocha donc la tête en souriant, serrant ses doigts sur ceux de Misaki.

« Ça marche, Misaki-chan ! Toi et moi, chez moi… Et, bien sûr, tu as le droit de tout arrêter. Il te faut un mot-clef pour ça. Si jamais tu sens que ça va trop loin, tu n’as qu’à dire ce mot, et j’arrêterai tout. »

C’était la logique du safeword dans une relation sadomasochiste. Mélinda conserva sa main dans celle de Misaki, et elles quittèrent ensuite le lycée, laissant ses élèves avec leur sabbat. Mélinda rejoignit une voiture, et grimpa sur la banquette arrière avec Misaki. La pilote était un visage que Misaki aurait pu voir, c’était celui de la conseillère d’orientation du lycée, Fubuki Aihara. Sa présence était comme une manière subtile de rappeler à Misaki qu’il y avait tout un aspect du lycée qu’elle ignorait.

Tandis que la voiture rejoignait le manoir de Mélinda, celle-ci expliqua sommairement à Misaki l’historique du lycée Jinmu.

« Tu te demandes sans doute pourquoi les rapports sexuels sont si fréquents au sein du lycée, Misaki-chan ? Outre notre perversité naturelle, cela tient aussi à l’histoire du lycée et de cette ville. »

Misaki n’étant pas une cancre, elle savait très bien que, suite à la Seconde Guerre Mondiale, le Japon avait été en situation critique. De nombreuses villes avaient été détruites, les orphelins étaient nombreux, les chaînes d’approvisionnement en nourriture détruits. Un pays exsangue qui laissait mourir ses enfants. Si on doutait de ce tableau noir, il suffisait de se rappeler « Le Tombeau des Lucioles » pour ôter tout doute. Atarashï Yoake avait elle aussi été rasée en quasi-totalité. Mélinda expliqua à Misaki que le lycée Jinmu avait été bâti en vue d’offrir un toit aux très nombreux orphelins de la ville. Mais il ne s’agissait pas que de leur offrir un toit. Elle expliqua à Misaki que les jeunes adultes et adolescents de la ville multipliaient les infractions sexuelles, bien plus que dans d’autres parties du pays.

« On doit la reconstruction de la ville aux Morimoto, ainsi que du lycée, mais aussi du Club social. Dès le début, le projet était d’éduquer civiquement les Yoakïtes à travers l’école, de leur enseigner les connaissances nécessaires, et de les éduquer sexuellement à travers le Club social. Cet usage n’a jamais disparu, et j’ai moi aussi apporté ma pierre à l’édifice. »

Même si Misaki avait été témoin d’un rituel démoniaque, Mélinda préféra laisser de côté pour le moment l’aspect théologique et multiversel. Elle savait que les humains étaient comme des grenouilles qu’on plongeait dans l’eau ; il fallait faire monter graduellement la température, ou le cerveau ne suivait pas. Pendant que la vampire parlait, la voiture se rapprochait des beaux quartiers de la ville, dans les collines d’Atarashï Yoake, avec des manoirs et des villas massives. On aurait presque pu se croire à Bel Air, ce quartier connu de Los Angeles pour abriter les demeures pharaoniques des riches acteurs et autres personnalités d’Hollywood.

La vampire se racla la gorge.

« Si je te dis tout ça, Misaki, c’est parce que je suis sérieuse. Tu es… Quelqu’un de spécial. Je l’ai senti en étudiant ton profil, et, quand tu as commencé à fureter sur moi, j’ai su que tu pourrais me correspondre. Peut-être que je me reconnais en toi… Moi aussi, j’ai mes propres traumatismes d’enfance, et je pense que, comme moi, tu essaies de les compenser en aimant l’idée que des gens t’aiment et te respectent. La quasi-totalité de mes petits protégés ont des fragilités, des doutes, mais ils ne ressentent pas foncièrement en eux ce besoin compulsif d’aider les autres. Voilà pourquoi j’ai tant insisté pour que tu sois auprès de moi. Mon intuition ne me trompe jamais, Misaki, et elle me dit que, toi et moi, on se correspond. »

Elle lui sourit doucement. Un sourire plein d’innocence et de jovialité, tandis que la voiture avait rejoint la cour du grand manoir victorien de Mélinda.

« Tu es toujours partante, Misaki ? Parce que moi… Je le suis. Je souhaite me rapprocher de toi, je souhaite m’unir à toi… Tu n’es pas un coup d’un soir, Misaki. Que tu envisages déjà de porter notre enfant… Cela me touche. »

Mélinda l’embrassa sur la joue, et caressa le ventre de Misaki, brièvement.

« Peut-être qu’au fond de toi, tu ressens la même chose que moi… Cet instinct d’avoir trouvé ton âme sœur. »

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Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

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Misaki Shokuhou
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Mélinda s'y connaissait bien plus qu'elle pour tout ça, rien que le fait qu'elle pensait à utiliser un mot pour stopper tout acte... Dire simplement non ne suffisait pas ? Misaki n'était pas si prude, mais elle n'en menait pas large non plus dans ce domaine, donc se dire que c'était une pratique courante dans une relation SM, c'était un peu beaucoup. La seule chose qu'elle savait dans ce genre de relation, c'est que la douleur était une chose normale, que ce soit à petite ou grande dose, ça dépendait des gens. Mais utiliser un mot – qui n'avait souvent rien à voir comme café, télécommande ou canette – pour dire en réalité stop, c'était bizarre pour elle.

Prenant avec elle la voiture conduite par une des personnes du lycée, la vampire lui racontait un peu plus de l'histoire du pays et de ses drôles d'habitudes. Elle en avait entendu des choses, mais plus, tout public et moins brutales dans la vérité. Elle n'était pas idiote, mais ça restait encore tolérable. Quand on sait que certains pays se disant civilisés autorisaient des mariages avec des enfants, comment ne pas voir ces gens avec mépris... Même pas « enfant » dans le sens ou elle serait adulte dans un an ou deux, non, on parlait d'une enfant qui jouait encore à la poupée et à la dînette. Elle avait toujours un dégoût pour ce genre de personnes, quoi de plus normal après tout ? La seule façon d'avoir un minimum de compassion pour ce genre de personne, c'est d'embrasser plus ou moins ses goûts malsains.

Dans ce qu'elle disait, il y a juste une chose qu'elle ne comprenait pas. Pourquoi dire « moi aussi j'ai des traumatismes » ? Elle n'avait aucun traumatisme. Ses gants ? Simplement qu'elle n'arrivait pas à toucher des gens sans ça, ça la dégoûtait. C'était plus un Trouble Obsessionnelle du Comportement qu'un traumatisme. Ou alors elle évoquait sa période en école privée ? Oui, sans parler de traumatisme, vivre au milieu de gens aisés quand on sait que son père était un criminel de la pire espèce qui pourrissait en prison, on était vue comme le mouton noir de la bande. Elle ignorait les vraies raisons, mais on lui a toujours dit que c'était un criminel et que moins elle en sait, mieux c'est. Les quelques cicatrices sur le corps de sa mère le prouvait, elle préférait l'écouter et ne pas chercher à en savoir plus sur lui...

Une fois arrivée sur place, Mélinda parlait comme si Misaki allait déjà tomber enceinte. Faut pas exagérer, elle était encore bien jeune pour ça. Elle voulait bien entrevoir que ça pourrait se faire mais elle n'était pas prête à une telle chose, surtout que ça brûlerait tant d'étapes. Certes, il y a sans doute eu dans l'histoire de l’humanité des premières fois qui ont de suite mené au fait de tomber enceinte, mais à leur époque, quand même.

« Un instant, Mélinda. Tu parles de ça comme d'un simple dîner qui serait simple à obtenir, tu n'as qu'à claquer des doigts pour que ça arrive tout prêt sur la table. Voyons ça doucement, étape par étapes... On ne ne commence pas un repas par le dessert, il y a bien des choses avant. »

Voir une relation intime comme un repas ? Pourquoi pas, après tout, oui, l'enfant serait le dessert, pas obligatoire dans le bonheur d'un couple/repas mais il terminait bien la chose entre deux personnes. Après tout, c'est elle qui avait imagé l'impatience et la facilité de la chose vue par Mélinda comme d'une simple dame commandant un repas auprès de ses serviteurs.

« De plus, je trouve cela exagéré de parler d'âme sœur, alors que tu as dit être mariée, non ? »

Bien sûr, il y a des couples qui battent de l'aile mais logiquement si tout va bien, madame Warren resterait son âme sœur ; aucune personne ne pouvait en avoir autant ? Pourquoi pas une personne et cent petites amies tant qu'on y est.

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

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Mélinda Warren
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« Eh bien, c’est toi qui as parlé du fait qu’être enceinte pourrait créer des tensions. Si tu ne veux pas que je réponde à tes perches, alors n’en tends pas ! »

Réflexion irréfutable de la séduisante vampire, n’est-ce pas ? Misaki évoqua ensuite le fait qu’elle était déjà mariée. Mélinda gloussa doucement. Plutôt que de répondre directement, elle opta pour une démonstration.

« Est-ce que tu connais Le Banquet, de Platon ? C’est un livre philosophique où plusieurs personnes participent à un dîner, et donnent chacun leur définition de ce qu’est l’amour. Il y a sept discours, soit sept définitions de l’amour… Ou huit, si on rajoute l’épilogue avec Alcibiade. Mais peu importe ! Parmi ces gens, il y a Aristophane. Pour Aristophane, l’amour était lié à une sorte de destin. Il partait du principe que, jadis, les êtres humains étaient des sortes d’Hécatonchires, des êtres ayant plusieurs corps et qui auraient été séparés ensuite. L’amour consiste dès lors à retrouver son ancienne partie, sa moitié, son âme-sœur. »

Où voulait-elle en venir ? Mélinda reprit après quelques instants :

« Alors, on pourrait dire que Vanillia est mon âme-sœur, car elle l’est… Mais la thèse d’Aristophane n’exclue pas la possibilité que notre âme originelle se divise en un nombre de morceaux plus élevés. Donc… Pourquoi ne pourrais-je aimer que ma chère Vanillia ? Hum ? Je suis sa femme, mais rien ne m’interdit d’en aimer une autre… En plus. D’ailleurs, c’est ce que je fais tous les jours ici, tu sais. J’aime chacun de mes protégés, et je pourrais tous les épouser s’ils s’en sentaient dignes. Toi, tu vois, si tu n’avais pas en toi cette forte personnalité, je t’aurais déjà soumise. Si je ne l’ai pas fait, c’est parce que mon instinct m’a soufflé que tu ne te contenterais pas de me servir. Tu aimes être au cœur de toutes les attentions, tu aimes faire plaisir aux autres, et diriger des vies… »

C’était une curieuse déclaration, mais, avec Mélinda, il fallait s’attendre à tout.

« Mais ne va pas paniquer inutilement. Je te propose un dîner, ma chérie, et on verra bien où ça nous mène. Rien que toi et moi. Ne te préoccupe pas de mes sentiments, préoccupe-toi juste des tiens. Demande-toi pourquoi tu t’es intéressée à moi, et pourquoi, alors que tu dois me trouver insupportable, tu ne peux pas t’empêcher de dire… »

Elle maintint la fin de sa phrase en suspens. Un sourire enjoué éclaira ses lèvres, joueur, presque moqueur :

« …Pourquoi tu me trouves irrésistible. »

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