Rien dans le bureau, absolument rien d’intéressant, elle a perdu trop de temps ici, elle doit bouger. Voilà à quoi elle pense lorsque Saphiru remarque une porte qu’elle n’a pas encore ouverte. Bon, elle va quand même jeter un rapide coup d’œil avant de partir à la recherche d’un meilleur endroit où fouiner. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’elle a déjà déclenché une alarme silencieuse et que certaines cameras lui ont échappé. Son pouvoir permet certes de les désactiver, mais pas de les détecter. L’autre information qu’elle n’a pas à ce stade, c’est qu’elle vient d’attirer l’attention de quelqu’un qui va bientôt lui apporter de gros problèmes. Et, jamais deux sans trois, elle ne s’attend pas non plus à ce qu’elle va bientôt voir en ouvrant cette porte. « Clic ! », c’est ouvert ! Elle pénètre alors dans la pièce et se fige.
Une scène surréaliste se déroule alors sous ses yeux, elle a déjà vu ce genre de choses, dans ses doujins yuri, certains montrent ce genre de scènes. Par contre, voir ça en vrai a un tout autre impact et elle reste confuse pendant plusieurs secondes, se demandant si elle n’avait pas halluciné tout ça après trop de lectures du genre. Non, l’image reste, une fille attachée, dans une tenue obscène, branchée à des vibromasseurs, sa mouille récoltée dans un seau et un compteur d’orgasmes affiché sur un écran à côté, filmé et streamé en direct … Elle est là, quelques mètres devant Saphiru, probablement inconsciente de sa présence vu son attirail. Elle ne peut que gémir, se tortiller et jouir devant son public. Une partie de l’esprit de la policière ne peut s’empêcher de se demander ce que ça fait d’être à sa place, tandis que l’autre enrage. Pour elle, cette fille a forcément été capturée contre son gré et soumise à ce genre de torture sexuelle depuis. Une part de la policière trouve la situation excitante, tandis que l’autre trouve la situation révoltante et la seconde l’emporte largement.
Alors que Saphiru s’avance vers la captive, bien décidée à la détacher et à l’emmener avec elle, quelque chose l’attrape, obstruant sa bouche. Elle est violemment tirée en arrière, incapable de résister tant à cause de la surprise qu’à cause de la force de la personne qui l’a attrapée. Avant de pouvoir comprendre ce qui lui arrive, elle se retrouve plaquée au sol, parvenant tout juste à amortir le choc avec son bras. Quelqu’un est dans son dos et vient d’attraper son bras pour la soumettre, le lui tordant dans le dos. Son cerveau se met en pause, elle n’a pas besoin de comprendre quoi que ce soit, une fille est retenue dans cette pièce, probablement en danger, quelqu’un l’a attaqué et est probablement aussi la personne qui a séquestrée cette pauvre fille. Malheureusement pour cette personne dans son dos, la fouineuse qu’elle vient d’attraper ne sera pas aussi facile à neutraliser que ses précédentes victimes. Parce qu’affronter des gens plus forts qu’elle, la jeune policière fait ça tous les jours au boulot.
De sa main libre, Saphiru agrippe le meilleur ami du policier : sa lampe-torche et la braque droit sur les yeux de Félicia, avant de lui envoyer 1500 lumens dans la tronche. Bien, maintenant que son adversaire est surprise et ne voit plus rien, elle se tourne brusquement, poussant de toutes ses forces pour se mettre sur son dos. Le bras qu’a attrapé son adversaire est maintenant bloqué sous son dos, impossible de le tordre dans cette position. Immédiatement, elle pose ses pieds au sol, s’assurant d’avoir la bonne position, puis envoie son bassin vers le haut, aussi fort qu’elle peut, de façon à faire décoller son adversaire et se dégager. Elle répète l’opération autant de fois que nécessaire et dès qu’une de ses jambes est suffisamment dégagée, elle la pose sur le bas-ventre de son adversaire et pousse de toutes ses forces, l’envoyant valdinguer plus loin. Sans attendre elle se relève, Saphiru agrippe le bureau et va emmener tout ce qui est posé dessus avec elle d’un grand mouvement de bras, faisant tout tomber sur la femme qui vient de l’attaquer. Vu le poids des dossiers qui étaient posées dessus et l’écran d’ordinateur qui est tombé avec, ça ne va pas lui faire du bien.
Elle vient de gagner un temps précieux, le temps de retourner auprès de la captive et de la détacher. Car Saphiru a peur, peur que si elle sort maintenant et averti ses collègues cette fille attachée disparaisse on-ne-sait-où et qu’on ne la retrouve jamais. Cette fille a besoin d’aide maintenant, pas dans 15 ou 20 minutes et la policière est la seule à pouvoir la protéger. Saphiru s’est engagée pour ça, pour aider les autres, elle ne peut pas simplement oublier ce qu’elle a vu et laisser cette fille attachée, seule avec l’autre folle. Soudain, elle se rappelle avoir entendu la femme qui l’a attaquée lui demander qui elle est. Hors de question de lui dire la vérité bien sûr, mais tout en se dirigeant vers la captive elle répond, sûre que l’autre l’entend très bien :
« Pour te répondre, je suis celle qui va libérer cette fille, prendre ce pc comme preuve et t’envoyer en taule pour le restant de tes jours. Connasse ! »
Et en insistant bien sur le « connasse », qui sort vraiment du fond du cœur. Alors qu’une des cameras vole à travers la porte pour aller s’écraser quelque part dans le bureau. Elle va ravager tout son matériel, à l’exception du pc et détacher cette fille. Malheureusement pour Saphiru, elle est bien, très bien attachée et elle n’a aucune lame sur elle. Avoir l’intention c’est bien, mais concrètement comment elle va s’y prendre ? Ses yeux se baladent partout, à la recherche de quelque chose de tranchant, n’importe quoi. Tout en cherchant, elle arrache les électrodes collées sur la jeune-fille, qui pousse un gémissement adorable. La policière se secoue la tête, pas le temps d’admirer ou de se laisser déconcentrer, elle a une mission. Elle lui retire également ses vibromasseurs et croit déceler un certain mécontentement dans les gémissements … Non, elle a probablement rêvé, elle doit rester focalisée sur l’objectif : la sortir d’ici.
En tout cas, la voilà bien embêtée, elle ne trouve rien pour la détacher, absolument rien et l’autre va arriver. Tout ce qu’elle peut faire, c’est garder un œil sur la porte, elle ne se laissera pas attaquer dans le dos une seconde fois et elle n’hésitera pas à frapper là où ça fait vraiment mal si besoin. Cette situation ne lui plaît pas, elle est coincée dans une sorte de duel qu’elle ne peut pas fuir, sans équipement approprié. Il suffi d’un mauvais coup, d’un KO et elle finira dans le même genre de situation que cette pauvre fille, sans parler de ce qui arrivera à cette dernière. Elle ne peut pas se permettre de perdre, quoi qu’il arrive, elle donnera tout.
Ceci dit, maintenant qu’elle y réfléchit, elle n’est pas obligée de trancher ses liens, elle peut aussi les distendre, les faire glisser le long de son corps jusqu’à créer assez de mou pour la dégager. C’est long, mais tant pi, c’est mieux que de rester là à ne rien faire en attendant que l’autre rapplique. Elle se met donc immédiatement à la tâche, tirant sur les liens pour les faire remonter au niveau du cou de la captive. Lorsqu’elle aura crée suffisamment de mou, elle pourra simplement les faire passer par dessus la tête de la victime pour la libérer. Heureus-… Hum, malheureusement, la plupart des liens se concentrent sur la poitrine de la victime, ce qui force Saphiru a, y mettre les mains. Et les gémissements de la victime, qui semble apprécier ce contact, ne l’aident pas à se concentrer. En faisant passer les liens par dessus, elle soulève la poitrine totalement offerte, qui retombe lourdement à chaque passage. Pour chaque corde, le même spectacle obscène se répète et Saphiru mentirait si elle prétendait ne pas apprécier le spectacle … Non, non, concentrée, c’est une victime, avec une très belle poitrine, mais c’est une victime.
C’est alors que Félicia apparaît à nouveau, découvrant l’état dans lequel se trouve son installation, les cameras éclatées par terre, les câbles débranchés, le stream ruiné et une intruse qui essaye de partir avec sa salope. Saphiru la regarde, essayant de la jauger au mieux, prête à répliquer, s’éloignant de la victime pour qu’elle ne se retrouve pas au milieu d’une bagarre. Elle va tenter un coup de pression, histoire de remettre cette perverse à sa place et de prendre l’ascendant :
« Alors faiblarde, on revient pour sa deuxième raclée ? »
L’essentiel est dit, l’accueil est glacial et l’intruse montre les crocs, après avoir prouvé qu'elle savait mordre.