Mik glissait dans les abysses comme une ombre vivante, son corps nu fendant l’eau turquoise avec une grâce fluide et silencieuse, la pression des profondeurs ne la gênait pas, au contraire, elle l’enveloppait comme une caresse familière, et sa respiration lente, presque inexistante, lui permettait de rester des heures sous la surface sans jamais remonter. Sa fourrure brune luisait doucement sous les rayons filtrés du soleil lointain, ses cheveux attachés en queue haute flottant derrière elle comme une bannière sombre, tandis que sa queue puissante ondulait en rythme parfait pour la propulser plus vite, plus profond. Elle nageait nue, comme toujours : aucun tissu ne résistait à la vitesse qu’elle atteignait, et la sensation de l’eau directement sur sa peau était pour elle la seule façon de se sentir vraiment libre. Ses yeux bleus scrutaient les fonds marins avec une concentration calme, à la recherche du trésor signalé par la cliente, un coffret ancien englouti dans une épave, gardé jadis par une civilisation disparue, sa poitrine plate ne rencontrait aucune résistance, ses hanches étroites et ses fesses fermes se contractaient à chaque battement de queue, la propulsant avec une efficacité presque animale.
Le récif coralien s’ouvrait devant elle comme un labyrinthe vivant, des bancs de poissons argentés s’écartant sur son passage, des anémones ondulant doucement dans le courant, elle sourit intérieurement, savourant cette solitude absolue, ce monde où elle n’avait pas à rougir, pas à baisser les yeux, pas à craindre qu’on la voie vulnérable. Elle repéra enfin l’épave, une carcasse de galion aux mâts brisés couverte d’algues et de coquillages, et s’approcha avec prudence, ses oreilles de loutre frémissant pour capter le moindre son. Mais soudain, un frisson glacé lui parcourut l’échine. Des silhouettes massives émergèrent des ombres du récif : trois shark men, armés de lances en os et en corail tranchant, leurs corps musclés couverts d’écailles grises, leurs ailerons dorsaux fendant l’eau comme des lames, leurs yeux rouges et froids se fixèrent sur elle, leurs bouches garnies de dents acérées s’ouvrant en grognements sourds qui résonnèrent dans l’eau comme des menaces. Mik se figea un instant, le cœur battant, la panique la submergeant, elle ne s’attendait pas à les croiser ici, pas si près de la surface, pas en si grand nombre.
Elle pivota aussitôt, sa queue fouettant l’eau pour une accélération brutale, mais une lance frôla sa cuisse, entaillant sa fourrure et sa peau dans une brûlure vive qui fit perler un nuage de sang dans l’eau, elle nagea plus vite qu’elle ne l’avait jamais fait, zigzaguant entre les coraux pour semer ses poursuivants, son corps nu glissant comme une flèche dans les courants. Une autre lance effleura son flanc, laissant une traînée rouge sur sa peau brune, et elle étouffa un gémissement de douleur, ses yeux bleus écarquillés de peur. Elle trouva enfin une crevasse étroite dans le récif, s’y engouffra d’un bond désespéré, son corps mince se faufilant juste à temps tandis que les shark men grognaient derrière elle, leurs lances raclant la roche. Elle se recroquevilla au fond de la fissure, le cœur tambourinant, le souffle court malgré sa capacité à rester longtemps sous l’eau, le sang coulait doucement de ses blessures, et elle pressa une main tremblante sur sa cuisse, les joues rougissantes même dans cette situation, pas seulement de douleur, mais de cette vulnérabilité nue, exposée, qu’elle haïssait tant.
Ils étaient tout près, elle les entendait tourner autour de la crevasse, leurs grognements sourds vibrant dans l’eau, leurs ombres massives passant et repassant devant l’entrée étroite. Mik se fit aussi petite que possible, sa queue enroulée autour de ses jambes, ses oreilles plaquées contre son crâne, priant pour qu’ils abandonnent la traque, elle était seule, nue, blessée… et terrifiée
Le récif coralien s’ouvrait devant elle comme un labyrinthe vivant, des bancs de poissons argentés s’écartant sur son passage, des anémones ondulant doucement dans le courant, elle sourit intérieurement, savourant cette solitude absolue, ce monde où elle n’avait pas à rougir, pas à baisser les yeux, pas à craindre qu’on la voie vulnérable. Elle repéra enfin l’épave, une carcasse de galion aux mâts brisés couverte d’algues et de coquillages, et s’approcha avec prudence, ses oreilles de loutre frémissant pour capter le moindre son. Mais soudain, un frisson glacé lui parcourut l’échine. Des silhouettes massives émergèrent des ombres du récif : trois shark men, armés de lances en os et en corail tranchant, leurs corps musclés couverts d’écailles grises, leurs ailerons dorsaux fendant l’eau comme des lames, leurs yeux rouges et froids se fixèrent sur elle, leurs bouches garnies de dents acérées s’ouvrant en grognements sourds qui résonnèrent dans l’eau comme des menaces. Mik se figea un instant, le cœur battant, la panique la submergeant, elle ne s’attendait pas à les croiser ici, pas si près de la surface, pas en si grand nombre.
Elle pivota aussitôt, sa queue fouettant l’eau pour une accélération brutale, mais une lance frôla sa cuisse, entaillant sa fourrure et sa peau dans une brûlure vive qui fit perler un nuage de sang dans l’eau, elle nagea plus vite qu’elle ne l’avait jamais fait, zigzaguant entre les coraux pour semer ses poursuivants, son corps nu glissant comme une flèche dans les courants. Une autre lance effleura son flanc, laissant une traînée rouge sur sa peau brune, et elle étouffa un gémissement de douleur, ses yeux bleus écarquillés de peur. Elle trouva enfin une crevasse étroite dans le récif, s’y engouffra d’un bond désespéré, son corps mince se faufilant juste à temps tandis que les shark men grognaient derrière elle, leurs lances raclant la roche. Elle se recroquevilla au fond de la fissure, le cœur tambourinant, le souffle court malgré sa capacité à rester longtemps sous l’eau, le sang coulait doucement de ses blessures, et elle pressa une main tremblante sur sa cuisse, les joues rougissantes même dans cette situation, pas seulement de douleur, mais de cette vulnérabilité nue, exposée, qu’elle haïssait tant.
Ils étaient tout près, elle les entendait tourner autour de la crevasse, leurs grognements sourds vibrant dans l’eau, leurs ombres massives passant et repassant devant l’entrée étroite. Mik se fit aussi petite que possible, sa queue enroulée autour de ses jambes, ses oreilles plaquées contre son crâne, priant pour qu’ils abandonnent la traque, elle était seule, nue, blessée… et terrifiée



