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De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 06 déc. 2025 18:23
par Le Barbarium
Trois ans après l'ouverture de la Porte des Ténèbres, en Azeroth, à la lisère entre les Steppes Ardentes et les Carmines :

Eviscéran, du Clan Rochenoire, s'était constitué un commando à l'insu de son chef, Main-Noire le Destructeur. Son groupe d'assaut comptait près d'une dizaine d'orcs - des durs à cuire, brutaux et sans pitié. Des monstres musculeux habités par la guerre, la rage et le sang. Parmi eux, Eviscéran Kroch'mar figurait parmi les plus endurcis. D'un naturel mauvais, il n'en demeurait pas moins cruellement intelligent. Il n'y avait pas que des guerriers armés de lourdes haches au sein de son équipe ; des démonistes, des chasseurs et des voleurs, triés sur le volet, s'étaient rangés de son côté en vue d'une attaque particulièrement sournoise.
Leur cible ? La Tour d'Ifalgar, située non loin du Donjon de Guet-De-Pierre, bien à l'écart de la région. Un endroit stratégique. Une prise de choix où les bouchers de Draenor avaient entendu dire qu'on y formait fréquemment des mages.
L'orc noir avait hâte de s'emparer de l'endroit. Il s'y rendrait avec la moitié de ses hommes tandis que le reste de la troupe attirait l'attention des habitants de Compté-Du-Lac - et en profiterait naturellement pour tester leurs défenses. Les humains étant sur le qui-vive, les probabilités qu'un paladin ou qu'un mage expérimenté y ait élu provisoirement domicile paraissaient assez importantes.

- Tâchez d'être attentifs, vilaines gueules, leur commanda leur chef. Vous voyez ces grottes, au Nord-Est des Carmines ? C'est par là que nous autres, du deuxième détachement, allons déboucher par surprise ! Les humains ignorent qu'il existe un tunnel qui relie nos deux territoires. Ils n'auront pas l'occasion de nous voir arriver car vous autres, du premier détachement, seront déjà aux abords du lac, à leur titiller bien gentiment les côtes avec la pointes de vos lames !

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Il toisa chacun de ses hommes, droit dans les yeux, en quête d'un quelconque mouvement d'humeur susceptible d'écorcher son autorité. Il n'y en eut aucun.

- Tuez les plus faibles mais épargnez les femmes. Celles-là, vous les capturerez. Aussi vous prendrez les plus fraîches ; je ne veux pas de momie dans le lot, c'est clair ? Elles ne feraient même pas un bon combustible !

D'aucuns gloussèrent. Eviscéran les ignora, poursuivant sur le même ton :

- Quand la situation vous paraitra intenable, que les humains seront trop nombreux et que l'équilibre des forces sera bousillé, écoutez les chasseurs et les démonistes : ils seront votre salut au moment de battre en retraite, vers les grottes, au Nord-Ouest. Mes frères, ne commettez pas les mêmes erreurs que vos défunts ancêtres en laissant la rage seule vous tenir lieu de guide ; ceux là n'ont jamais pu connaître la chaleur d'une chatte humaine. (Un sourire obscène étira ses traits.) Gardez à l'esprit tout ce que vous pourrez infliger aux captives, une fois en sûreté. Vos queues en ressortiront grandies - croyez-moi !

Les barbares approuvèrent en levant leurs armes bien haut. Eviscéran acquiesça d'un franc hochement de tête avant de hisser la sienne.

- Pas de question, dit-il. On y va, les gars !

Ils s'élancèrent dans la nuit noire, divisés en deux groupes généreusement organisés.
Ainsi, lorsque la cloche d'alerte de Compté-Du-Lac résonna entre les montagnes, Eviscéran avait engagé le combat près de la Tour d'Ilgalar. Tous les gardes étaient morts alors que lui n'avait perdu qu'un seul frère d'armes durant l'assaut. Le malchanceux avait été grillé par un mage juste avant que celui-ci ne termine son existence criblé de flèches. En dehors de lui, la promotion de ce petit veinard ne comptait que des femmes sur lesquelles il avait tenté de veiller toute la nuit.... en vain.
Il n'y aurait pas de héros dans cette histoire.
Uniquement du sang et du stupre.

Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 26 déc. 2025 17:15
par Saelya
La tour d'Ifalgar avait servit, pendant plusieurs années, de camp de base pour les soldats de Hurlevent. Il faut dire que la région n'était pas propice à l'installation de civils. Cela avait changé depuis peu. Le dernier camp orc avait été massacré et depuis aucune peau verte n'avait été vu dans les parages. Le roi Varian Wrynn avait donc ordonné la recolonisation de ces terres situées stratégiquement dans les royaumes de l'est. Les Carmines offraient un accès à la côte est qui regorgeaient de poissons et de mines. Dans un premier temps, une garnison renforcée avait pris pied au donjon de Guet-de-Pierre puis de courageux colons s'étaient installés à Comté-du-Lac et, enfin, depuis moins d'une lune, des membres de la guilde des mages s'étaient installés dans la tour d'Ifalgar.

Elles étaient une dizaine d'étudiantes en magie dans la tour. Saelya était parmi elles. Toutes avaient été envoyées ici pour se former auprès du mage Dalaran et de son apprenti. Elles aidaient à chasser des créatures sauvages et magiques qui attaquaient les voyageurs et les convois de marchandises. Cette expérience devait leur permettre, pour la plupart d'entre elles, d'intégrer définitivement la guilde des mages ou, pour d'autre, dont Saelya, celle des aventuriers.

Demain serait leur dernière journée ici avant de rentrer à Hurlevent. Tant mieux, car Saelya était exténuée. Elles avaient passé les derniers jours à combattre un clan Murloch qui vivait dans le lac. Il n'y avait pas eu blessée, mais il s'en était fallu de peu à chaque fois.

Après un repas chaud et très apprécié, les étudiantes allèrent chacune dans leurs chambres respectives. L'avantage de cette tour était qu'il y avait de la place pour au moins trente individus. Comme elles étaient près de deux fois moins, en comptant aussi le mage, son apprenti, et les deux soldats envoyés de Guet-de-Pierre pour monter la garde la nuit.

Pour se coucher, elle ôta sa tenue constituée d'un pantalon simple et d'une chemise en lin légère et ouverte sur le devant. Elle les plia et les rangea dans son coffre, près de ses bottes. Presque nue, elle ne portait plus que sa culotte en soie elfique, échancrée, transparente et si fine qu'elle dévoilait toute la rondeur de ses fesses, mais aussi la finesse de ses lèvres imberbes. Elle lui avait coûté une petite fortune au marché de Hurlevent.
Un rayon de lumière éclaira sa fenêtre et son corps. Sa poitrine nue était ronde, de taille moyenne, et ferme. Ses deux mamelons roses durcissaient timidement avec la fraîcheur du soir.

Elle s'habilla, pour dormir, d'une courte robe blanche, si fine qu'elle semblait presque transparente elle aussi, dévoilant presque ses tétons roses, mais aussi sa gorge. Elle était si courte qu'elle lui arrivait à peine au bas des fesses. Parmi les apprentis, la rumeur courait que cette tenue n'était pas choisie par hasard par les mages enseignants et que certains se transformaient en oiseau, la nuit venue, pour aller observer leurs belles étudiantes.
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Saelya pris donc soin de bien fermer ses volets avant de se glisser au lit.

Mais cette nuit n'allait pas se passer comme prévu. Un cri la tira de ses songes. Saelya crut d'abord avoir rêvé, mais un cri, puis encore un autre. Elle chaussa ses bottes et, sans changer de tenue, se précipita dans le couloir. Elle eut juste le temps de voir Dorey, une amie aux beaux cheveux roux, tomber à quelques mètres d'elle. L'empennage d'une flèche sortait de son dos. Elle avait été tué sur le coup et son meurtrier n'était autre qu'un gobelin à l'autre extrémité du couloir.

Le gobelin tira une flèche vers Saelya. Par chance, il la manqua et la flèche vint se planter dans le mur, dans le joint entre les briques. La jeune femme contre-attaqua aussitôt et tira un trait de givre qui glaça le gobelin. Elle voulut se précipiter dans les marches et descendre les étages, mais d'autres orcs arrivèrent à sa suite.

- Celle-là, ça sera ma favorite, dit un orc en la voyant et en se léchant les babines.

Saelya n'eut pas d'autres choix que de faire demi-tour. La seule issue était sa chambre. Elle ouvrit grand les volets au moment où les orcs entrèrent à sa suite. Elle croisa leurs regards où se lisaient violence et perversité. Avant qu'ils n'aient eu le temps de la saisir par la robe, elle se jeta de la tour, atterrissant quelques mètres plus bas.

Le choc aurait pû être bien plus violent, mais elle avait utiliser ce qui lui restait de mana pour alléger sa chute. Elle se cacha ensuite dans les buissons pour analyser la situation.

La tour était en feu. Devant, ses amies étaient enchaînées et entourées d'orcs. La plupart étaient habillées, comme elle, de leur tenue de nuit, sauf une qui avait eu moins de chance et était entièrement nue.

Le mage et son apprenti étaient à genoux. Un orc se tenait devant eux avec sa lame.

- Vous n'avez pas le droit, dit le mage.

- J'ai tous les droits ici, vieil homme.

L'orc ne le laissa pas répondre. Il sortit son épée rouillée et lui trancha la gorge. Saelya retint un cri d'horreur. Elle ne devait pas se faire voir, à tout prix. Elle devait trouver des gardes, peut-être à Comté-du-Lac ou au donjon et les prévenir de ce qui se passait.

Mais pour l'instant, elle devait rester la plus discrète possible.

Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 27 déc. 2025 23:31
par Le Barbarium
- Tous les droits, dis-tu ? gronda une voix rauque, encore plus puissante que le beuglement des orcs goguenards.

L'orc qui avait accompli son méfait s'était figé, son visage grimaçant tourné vers ses congénères. Ceux-là s'étaient écartés sur un colosse au teint noir. Eviscéran était plus grand que la majorité des siens. Comme en témoignait cette haie d'honneur qu'on lui avait découpée, il imposait le respect par sa seule présence, et sans même avoir besoin de brandir sa hache. Instrument de mort qu'il avait déjà souillé de sang avec cette bataille à la Tour d'Ilgalar.
Il eut un renflement de mépris en observant le bâtiment se faire dévorer par les flammes.

- Est-ce aussi toi qui a donné l'ordre d'incendier cette tour ?

Il passa devant les humaines en chemise de nuit que ses hommes tenaient en respect. La raison pour laquelle il ne leur accorda aucun regard concupiscent ? Parce qu'il y avait plus urgent : un sous-fifre avait fait du zèle, et c'était envers lui une réelle marque de défi.
Eviscéran se campa alors devant l'exécuteur, qui n'avait pu faire que la moitié de son travail ; l'apprenti respirait toujours, mais il était choqué et paralysé par l'égorgement de son maître.

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- Non. Ça, c'est l'œuvre de l'autre taré de gobelin, cracha-t-il en indiquant le concerné d'un mouvement de tête dédaigneux.

Akx détonait parmi les assaillants orcs. Son arc long était presque aussi grand que lui. Ses longs cheveux verts se confondaient avec sa peau. Une unique canine pointait de sa gueule de fripouille, depuis le côté gauche de sa mâchoire inférieure.

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- Yep ! C'est moi qu'ai fait tout l'boulot !

- Tu parles, lâcha un autre orc, coiffé d'une iroquoise. Cet imbécile a même gâché de la pouliche rose. J'l'ai vu en dégommer une avec son arc, tout là-haut.

Le gobelin eut un rire sans joie.

- Ah, ouais ? Et t'as des preuves de c'que t'avances, grande balance ?

- Ça risque pas ; tu t'es assuré de bien la faire cramer à l'étage, riposta l'autre.

Eviscéran connaissait cet orc. Il n'en était qu'à la moitié de sa vie, mais c'était un guerrier plus honorable que la majorité de son entourage. Quel était son nom, déjà ? Xolk. Celui que l'on surnommait la Franche-Droite. Le poing dont il avait l'habitude de se servir pour coucher ses adversaires. Ledit orc avait un don pour ça.

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- Du gâchis, grogna Eviscéran en secouant la tête.

Pivotant sur un appui, il modifia sa trajectoire et se dirigea vers le gobelin. Celui-ci commençait déjà à reculer, mais il n'alla pas bien loin car une masse de muscles encore plus imposante que les autres lui barrait toute retraite.

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- ...

Wurgoth était sans doute l'orc noir le plus moche du lot. Il avait du ventre, et par-dessus tout une gueule proprement effroyable ! Ancien captif de guerre, on lui avait couché les oreilles et arraché les crocs les plus imposants. En sus de cela, quatre griffures obliques lui barraient le visage. S'il n'était pas bavard, c'est parce qu'on lui avait brûlé la gorge en y déversant de l'eau bouillante, à l'époque.

- Oh, bordel ! J'ose même pas imaginer la tronche que devait avoir ta mère !

Répondre lui était impossible, à la différence d'obéir au plus puissant.
Ici, il était question d'Eviscéran.
Ce dernier recouvrit le gobelin de son ombre avant de le saisir par le col de sa veste en cuir et de le soulever bien haut.

- Comme tous les autres, tu avais reçu pour consigne d'épargner les femmes, lui rappela-t-il, menaçant au possible.

- La flèche est partie toute seule ! couina Akx en se tortillant comme un gosse. Et pis, j'visais la jambe quand un de nos gars m'a bousculé dans la précipitation ! J'le jure sur mes doigts gourds !

- En mettant le feu à cette tour, tu as fait de cet endroit un fanal géant au cœur des ténèbres. Nous allons donc devoir quitter les lieux avant que les salauds de Guet-de-pierre ne rappliquent. Mais avant cela...

Une lueur rouge et meurtrière passa dans son regard. Akx sentit que le couperet allait tomber. Il se débattit, roula des yeux dans ses orbites et... il la surprit par hasard, la fuyarde qui frôlait les buissons.

- Là-bas ! croassa-t-il en pointant du doigt la femme aux cheveux violets. C'est celle qui a sauté d'la tour ! Elle se fait la malle !

Les yeux d'Eviscéran s'ouvrirent en grand. Il tourna la tête et la vit, lui aussi, telle un fantôme flottant dans la pénombre avec sa robe quasi diaphane et ses jambes laiteuses.
Sa poigne se détendit d'un seul coup, laissant tomber son fardeau braillard aux pieds de Wurgoth.

- La petite maligne...

Avec un grand geste à la volée, il enchaîna à l'attention de Xolk :

- Rebrousse chemin avec les captives et nos guerriers, direction les grottes ! Nous vous y rejoindrons.

- « Nous » ? releva la Franche-Droite.

- Wurgoth m'accompagne, ainsi que... toi, là !

- Bagrak, se présenta le Décapiteur.

Eviscéran soutint son regard. Bagrak ne cilla pas non plus.
Son chef désigna l'apprenti en larmes.

- Débarasse-moi de cette larve insignifiante et suis-nous.

- Pourchasser une simple humaine ?

- C'est une magicienne, crétin congénital ! fit Akx.

- Tu viens aussi, demi-portion.

Le gobelin parut aussitôt reprendre des couleurs !

- Super ! En route, bande de biroutes !~

Tout en secouant la tête, Bagrak abattit son épée sur le crâne de l'humain. Tel un arbre mort, l'apprenti s'écroula en travers du cadavre de son maître.

- Choppons-la.

Tout en le dépassant, Eviscéran le bouscula d'un coup d'épaule.

- Ne me fais pas te rappeler où est ta place, guerrier. Les ordres, c'est - et ce sera toujours moi - qui vous les donnerai.

- Rhumpf.

La chasse à la nymphe arcanique était ouverte.

Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 28 déc. 2025 14:08
par Saelya
Saelya n’entendait pas distinctement les phrases échangées par les orcs. Seuls quelques mots lui parvenaient aux oreilles et leurs intonations. Cela suffisait pour déterminer qui était le chef et ses principaux lieutenants. Le commandant de la troupe orc était plus grand que ses congénères et inspirait leur respect, ou la peur, car ils s'écartaient sur son passage et évitaient de croiser son regard. Il s'en prit à l'archer que Saelya avait pris pour un gobelin et qui avait tué Dorey. Il allait tué cet orc quand soudain, celui-ci, par hasard ou grâce à une meilleure vue que les autres peaux vertes, planta ses yeux dans ceux de Saelya. L'étudiante en magie retint sa respiration. Peut-être qu'elle se trompait. La lune éclairait faiblement le paysage et les flammes de la tour projetaient des ombres aux alentours, obscurcissant le paysage qui n'était pas éclairé.

L'archer leva sa main tremblante et pointa du doigt le buisson où elle se cachait. Pas de doute, il l'avait vu !

Pourtant, elle n'osa pas bouger. Pas encore, car cela reviendrait à révéler sa présence. Les orcs parlaient encore.

Sa poitrine tressauta quand elle vit l'épée d'un peau verte s'abattre sur le crâne d'Aldric, l'apprenti. Un mélange de sang, de cervelle, d'os et de dents se répandit sur le sol. Le coup avait été si violent que son visage avait été fendu en deux.

Le méfait accompli, quatre orcs se séparèrent de la horde. Leur chef, Eviscéran, le gobelin, Akx, un autre qui ressemblait à moitié à un troll, Wurgoth, et celui qui avait tué l'apprenti et le mage, Bagrak. Ils se dirigeaient vers l'étudiante.

Saelya n'avait plus le choix. Elle aurait aimé secourir ses amies, mais que pouvait-elle faire seule face à une horde d'orcs ? Elle devait fuir et trouver de l'aide.

Elle invoqua un mur de flammes entre elle et ses poursuivants.

C'était un sort mineur mais qui aurait le mérite de les ralentir, même quelques secondes. Elle connaissait les chemins sinueux qui entouraient la tour pour les avoir parcouru à plusieurs reprises durant ce séjour ici. Elle espérait que les orcs les connaissaient beaucoup moins, ce qui lui apporterait un avantage.

Elle voulut aller jusqu'au donjon de Guet-de-Pierre mais se ravisa au dernier moment. D'une part, les orcs, s'ils connaissaient la cartographie des lieux, penseraient sûrement qu'elle chercherait à y aller et pourraient la rattraper en chemin en la prenant en tenaille. D'autre part, le donjon était proche de la tour. Si proche que les soldats auraient dû voir les flammes et intervenir. Or, aucune trace d'un blason de Hurlevent. Peu importe la raison, ce n'était pas bon signe et elle préféra poursuivre jusqu'à Comté-du-Lac.

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Le chemin lui prit plus de temps et elle arriva le souffle court aux abords du petit village. De temps en temps, elle se retournait et croyait discerner la silhouette d'un des orcs derrière elle mais elle ne savait pas si c'était bien le cas où si c'était son imagination et le choc de l'assaut qui la travaillaient.

Son instinct avait eu raison de la pousser jusqu'ici. Une vingtaine de soldats de Hurlevent, reconnaissables à leur armure et leur tabard se tenaient sur la place du village.

Quand Edrien, le commandant de la garnison des Carmines, vit la jeune femme arriver, il cru à une illusion. Son cœur battit la chamade devant une telle beauté. En chevalier, il résista à la tentation de regarder son corps. Il avait entrevu cette courte robe si blanche et si légère qu'on devinait le mouvement de sa poitrine.

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- Ma dame, ne restez pas par ici. Le danger guette, dit-il à Saelya.

- Je sais. Je suis une étudiante en magie. La tour d'Ifalgar a été attaquée par une horde d'orcs. Au moins trois d'entre eux sont à ma poursuite et mes amies ont été enlevées.

Epuisée par sa course et cette longue tirade, Saelya se plia en deux pour reprendre son souffle, dévoilant bien malgré elle un décolleté qui fit rougir le pudique soldat.

- Des orcs ? Des gnolls ont aussi été aperçus autour de Comté du Lac. Nous venions d'évacuer les civils quand le pont s'est effondré. Cette attaque était organisée.

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Des gnolls ? S'exclama la mage.

Le commandant opina de la tête.

- Soit une attaque d'opportunité s'ils ont vu les orcs vous attaquer, soit une attaque coordonnée. Quoiqu'il en soit, notre garnison à dû quitter le donjon pour venir ici, nous empêchant d'assurer votre protection.

Il lui présenta ensuite la situation à Comté du Lac. Une vingtaine de soldats étaient présents. Les autres accompagnaient les civils et, le pont effondré, ne purent faire demi-tour pour appuyer leurs frères d'armes. Un maître griffonnier avait été envoyé à Comté-de-l'Or pour chercher des secours, mais le temps qu'il arrive, l'aube serait déjà là. Et cela, s'était s'il ne rencontrait aucune difficulté en chemin. Quant aux soldats et aux civils, comme ils étaient à pieds, il leur faudrait encore plus de temps pour prévenir Hurlevent de l'attaque en cours.

- Nous sommes peu mais mes hommes sont valeureux, dit Edrien.

- Je vous aiderai, dit Saelya. Je ne suis qu'une apprentie, mais je dispose encore d'un peu de mana pour vous soutenir.

Le commandant apprécia. En plus d'être belle, avec son joli visage, ses cheveux et ses yeux violets, elle était courageuse. Edrien était à peine plus âgé qu'elle et il se promit, quand cette mésaventure serait terminée, qu'il l'inviterait à prendre un verre à La Chope du Lion, à Hurlevent.

Edrien était un homme très apprécié. Fils d'un fermier au sud de Comté-de-l'Or, il gravit un à un les échelons de l'armée grâce à sa bravoure et son aura. Aussi, malgré le brouillard de cette situation, pas un de ses hommes ne flancha quand il leur ordonna de monter une barricade à l'entrée du village. Il propose aussi à Saelya de prendre une embarcation, trop petite pour ses hommes. Elle n'aurait qu'à suivre le courant qui la mènerait loin du village.

- Je ne vous abandonnerai pas, rétorqua-t-elle.

Quelle femme, pensa Edrien.

- Dans ce cas, promettez moi que, si je vous l'ordonne, vous prendrez cette embarcation et partirez si le combat tourne en notre défaveur.

Saelya acquiesça, plus pour le rassurer que parce qu'elle comptait le faire.

Au même moment, un des soldats d'Edrien tomba au sol. Une flèche plantée dans le dos l'avait tué sur le coup.

Les soldats et Saelya levèrent la tête vers l'origine du tir. Des gnolls avaient pris position sur la falaise, au-dessus du village. Ils n'étaient pas nombreux mais bénéficiaient de cet avantage.

Au loin, sur une colline, Saelya reconnut la silhouette des quatre orcs.

Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 30 déc. 2025 19:44
par Le Barbarium
La magicienne était aussi rusée que désespérée ; il ne lui fallut guère longtemps pour se rendre compte que les orcs l'avaient vu, et moins encore pour avoir recours à sa magie. C'est en effet un mur de flammes qui barra le chemin au groupuscule d'Eviscéran. Akx fut le premier à sentir l'étouffante chaleur lui mordre le cuir.

- Ah, la sale petite pétasse ! couina-t-il.

- Si elle s'imagine pouvoir nous arrêter avec ça, jubila Bagrak.

- Elle n'est pas si stupide, ronronna leur chef. Pas grave ! Qu'elle prenne un peu d'avance ; nous la chopperons au profond tournant.

Le gobelin avait étudié le terrain, et il avait très bonne mémoire. D'où son caractère revanchard, qui faisait de lui un individu aussi utile que dangereux. En ces termes, Eviscéran Kroch'mar ne comptait pas l'éliminer de sitôt. Son unité n'était pas suffisamment grande pour lui permettre ce type de largesse.


Que se passait-il du côté de Comté du Lac ? Eh bien, la partie semblait bien mieux engagée du côté de l'envahisseur, qui avait trouvé des alliés inespérés en la personne des gnolls ! Ces monstruosités courtaudes à corps d'hyène menaient l'assaut contre les soldats du brave Edrien, les titillant d'abord à grand renfort de projectiles, certains maniant la fronde et d'autres l'arc.
Depuis le sommet d'une colline, Eviscéran lorgna du côté du pont écroulé. L'Ettin qui avait balancé un énorme rocher en travers hurlait toujours à pleins poumons. Un problème de plus pour les impertinents humains ayant eu l'audace de s'installer à proximité de sa caverne. L'orc noir savourait pleinement l'ironie de la situation. Il déplaça son regard vers la route qu'avaient empruntée la deuxième de ses équipes. Ses membres occupaient le reste des gardes du donjon, bien à l'écart de cette vingtaine de prétendus héros...

- C'est le moment d'attaquer, suggéra Bagrak.

Eviscéran lui coula un regard noir.

- Répète-moi ça ?

- C'est le moment d- !!!

L'orc noir n'eut pas à bouger le petit doigt ; ce fut Wurgoth qui, d'une puissante bourrade, le fit rouler en contrebas, non loin du déferlement gnoll.

- Hungh... Espèce de gros bâtard ! gueula le Décapiteur non sans ramasser sa hache.

Comme il était bien plus massif que les gnolls, les humains le virent et le pointèrent du doigt.
Akx se marra à s'en faire péter la panse !

- Ki, hi, hi, hi, hi ! Non mais matez-moi ce benêt de compét' !

D'une main lourde d'autorité plaquée en travers de l'épaule, Eviscéran coupa court à son hilarité.

- Tâche de nous couvrir, raclure de vermine. Et si tu tentes de nous fausser compagnie ou de tirer sur l'un d'entre nous pendant la mêlée, sache que tu ne seras jamais assez loin pour échapper au tranchant de ma hache. M'as-tu bien compris ?

Il accentua la pression. Akx grimaça, murmurant un « oui » des plus piteux.
Dans ses ignobles yeux, Eviscéran lisait aisément cette peur qu'il lui inspirait.

- Cela suffira. (Il se tourna vers son meilleur homme.) Wurgoth, massacre !

A ce mot, les yeux du colosse parurent s'embraser. Il poussa un hurlement terrifiant, presque à la hauteur de celui de l'Ettin, avant de dévaler la colline comme l'aurait fait un véritable berserker à sa place ! Ce monstre-là avait appris à se battre avec un fendoir et un gigantesque crochet de boucher. Autant dire qu'il allait effectivement faire un massacre... et peut-être même permettre à Bagrak de s'en tirer en un seul morceau.

En attendant, Eviscéran, qui avait pris le temps d'analyser la situation, allait concentrer ses efforts sur ce couple tout récemment formé. Et comme il lui tardait de le briser aussi lui vint-il une idée diabolique. Edrien, le valeureux chef du bataillon humain, ne mourrait pas avant d'avoir vu sa précieuse petite magicienne aux cheveux violets se faire violer sous ses yeux.
Ses cris de détresse te hanteront même après ta mort, petit homme.
Sous son pantalon pourtant pas si étroit que ça, il bandait ferme rien qu'en observant les formes généreuses de la magicienne en robe de nuit. Ce corps mince et athlétique, si désirable... cette taille étroite, cette paire de hanches fécondes... et cette poitrine équilibrée qui pointait sous le tissu... brrr ! Cette femelle-là s'emboiterait merveilleusement bien sur son épieu.
Oh, ça oui ! qu'il allait la faire crier, cette beauté à la peau de porcelaine.
Son âme de guerrier embrasée par un désir pervers, Eviscéran Kroch'mar poussa un cri de guerre avant de se joindre à la fête !

Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 30 déc. 2025 21:27
par Saelya
Le maître griffon sauta de sa monture dès qu’elle arriva dans la tour de Hurlevent, sans même attendre que l’écuyer l’eut attaché. Il descendit les marches quatre à quatre et se précipita dans les ruelles sombres de la capitale. Il faisait nuit et il n’y avait plus grand monde dans les rues, à part quelques noctambules et des soldats.

Arrivé au donjon, il demanda audience au roi Anduin Wrynn. Heureusement, celui-ci était connu pour siéger jusque très tard dans la nuit. Quand le maître griffon fut autorisé à être reçu, le roi était justement en discussion avec son conseiller royal, Genn Grisetête.

-Mon roi, les Carmines sont attaquées. Des gnolls encerclent Comté-du-Lac et des orcs auraient été vu à proximité. Les civils ont pu être évacués, mais le pont a été brisé par un ettin et le capitaine Edrien et ses hommes sont coincés.
Le roi fut choqué par cette annonce. Depuis quelques mois, les Carmines étaient considérées comme un territoire sûr. Cela avait coûté la vie de nombreux soldats, car la seule voie d’accès était une gorge propice aux embuscades et ils avaient eu toutes les difficultés du monde à vaincre les orcs rochenoires qui s’y trouvaient.

- Les mages de la tour pourraient peut-être porter secours à Edrien et ses hommes, proposa Genn Grisetête.

Tous les trois ignoraient, à ce moment-là, que les mages étaient morts et leurs étudiantes captives, à l’exception de Saelya.

-Il n’y a que des étudiantes. Elles ne pourront pas tenir tête à pareille invasion. Peut-être même sont-elles déjà morts, prophétisa le roi. Si les orcs parviennent à reprendre les Carminés, ce serait un désastre pour la sécurité du royaume.

-Nous ne pouvons pas leur envoyer de renforts. Avec nos soldats mobilisés en Strongleronce face aux assauts des pirates de la Horde, nous avons juste assez d’hommes pour protéger Hurlevent.

Le roi resta sans rien dire, les sourcils froncés.

-Nous, non, mais les montagnards de Forgefer, si. Le conseil des Trois Marteaux m’a prévenu qu’une cinquantaine de nains seraient dans les steppes ardentes, en expédition pour trouver d’anciens artefacts nains. Ils pourraient nous aider.

Il se tourna vers le maître griffon, resté immobile.

-Trouvez-les et prévenez-les de ce qui se passe dans les Carmines. En étant rapide, ils pourraient être à Comté-du-Lac dès les premières lueurs de l’aube.

Le maître griffon acquiesça et s’exécuta. Trois autres griffonniers furent envoyés dans la foulée afin de s’assurer que les nains reçoivent le message.


/////


La barricade ne tiendrait pas longtemps.

Les gnolls pouvaient être maintenus en respect, mais l’arrivée de quatre orcs changea la donne. Trois soldats étaient déjà tombés, dont deux sous les flèches des gnolls. Ils étaient trop à découverts pour espérer maintenir cette position.

-Reculez, ordonna Edrien. Rejoignez le hall du magistrat, dépêchez-vous, ordonna-t-il.

Les soldats s’exécutèrent. Le hall du magistrat était un grand bâtiment situé au milieu du village et où, comme son nom l’indiquait, le magistrat siégeait et répondait aux obédiences des citoyens.

Dès que les soldats laissèrent la barricade, les gnolls prirent position dessus, armèrent leurs arcs et tirèrent. Un nouveau soldat fut tué, d’une flèche en pleine poitrine. Un autre fut atteint à la jambe. Saelya et Edrien l’agripèrent et l’aidèrent à rejoindre l’intérieur du bâtiment.

Les soldats se dépêchèrent de bloquer la porte avec tout le mobilier à leur portée. Cela ne les retiendrait pas éternellement, Edrien le savait, mais il espérait que cela soit suffisant jusqu’à l’arrivée des renforts.

Le silence tomba tout à coup. Plus aucun soldat n’osa bouger, de crainte de le rompre, même le blessé, avec la flèche dans la jambe, retint ses cris de douleur. Ils n’étaient plus que seize, dont Saelya.

Soudain, il y eut un craquement et un orc, presque aussi grand et large qu’un troll, défonça la porte.

Cette fois-ci, le combat final commençait.

Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 01 janv. 2026 14:48
par Le Barbarium
Les humains perdaient du terrain. La défense du village pâtissait de cette charge sauvage et barbare ! Eviscéran compta le nombre d'imbéciles ayant rendu l'âme. Quatre soldats contre quelques crapules gnolls qui avaient eu l'audace de charger l'ennemi avec des couteaux. Ceux-là ne manqueraient à personne - et sûrement pas à lui, tiens !
La hache au poing, il leva son petit regard cruel sur l'édifice où l'ennemi s'était rassemblé.
La femelle a réussi à battre en retraite dans ce grand bâtiment.
Avec son preux chevalier. Le capitaine de cette garde qui s'accrochait obstinément à la vie.
L'orc noir échangea un regard avec Wurgoth, qui n'avait pas perdu toute sa raison.

- Ils sont acculés, là-dedans. Tu seras notre fer de lance.

- On pourrait pas plutôt leur foutre le feu ? balança Akx, de retour à leur niveau. Ça nous débarrasserait aussi de toutes ces sales gueules baveuses, là... Bordel, t'approche pas d'moi, sale bête ! Qu'est-ce que tu pues d'la tronche... c'est infect !

- Petite nature, se moqua Bagrak, qui ne s'était pas vraiment fatigué jusqu'ici. Sans eux, tu serais toujours perché là-haut, à compter tes flèches inutiles.

- Ah, ouais ? Bah, moi, j'la trouve bien propre, ton épée, quand il s'agit de tuer autre chose qu'un type en robe et un gosse sans défense... bizarre, pas vrai ?

- Tu veux que je la souille avec ton sang de demi-portion ? le menaça l'autre.

- Restez concentrés, tas de merde, grogna l'orc noir. Wurgoth vient de nous ouvrir le chemin.

Le gigantesque boucher fut le premier à entrer dans le hall du magistrat, envoyant gicler devant lui l'insolent mobilier. Culbuté par un banc, un soldat tomba à la renverse. Les gnolls se saisirent de cette occasion pour le poignarder en large comité. Wurgoth ignora cet attroupement de puces pour assaillir un autre homme qui, par la puissance de son coup, fut littéralement arraché du sol avant de percuter un mur dans lequel il manqua s'encastrer. On l'entendit vomir du sang. Bagrak laissa de petites hyènes le devancer et se jeter sur un combattant aguerri. Ce dernier trancha dans la masse hirsute et, lorsque sa lame lui échappa des mains, l'orc ne se fit pas prier pour lui fendre casque et crâne d'une frappe particulièrement vicieuse. Des flèches fusèrent sur les soldats qui s'étaient reculés, protégés derrière leur bouclier ; parmi elle, celle d'Akx s'enfonça dans l'œil d'un garde. La chute de cet homme força ses voisins à resserrer les rangs. Malheureusement, l'imposante présence de Wurgoth rendait cette stratégie désespérément inutile ; les humains avaient affaire à un véritable bulldozer.
Eviscéran Kroch'mar le suivait de près. Il tenait toujours à son objectif, aussi se fraya-t-il un chemin sanglant jusqu'au capitaine et sa compagne d'infortune. Comme foudroyé par sa Rage, un soldat, à moitié tranché en deux au niveau du thorax, s'écroula dans son sillage. L'orc noir lui marcha sur la gorge, broyant sa trachée. Il fit sauter la tête des épaules d'un autre candidat, en élimina un autre d'un revers courroucé puis se dressa face au jeune couple.

- Ceux-là m'appartiennent, gronda-t-il.

Wurgoth ne l'entendait plus que d'une oreille. Pourtant, cela lui suffit amplement ; il isola le trio du reste de la bataille, allant même jusqu'à bloquer la dangereuse marée de gnolls. Beaucoup de ces créatures étaient d'ailleurs raides mortes en affrontant les soldats, bien mieux équipés qu'elles. Ce n'était que justice.
L'orc noir jonglait du regard entre le capitaine Edrien et la succulente Shaelya.
Avec un sourire pervers, il leur adressa ces quelques mots dans leur langue commune :

- Je ne vais pas vous tuer, petits agneaux. Vous allez devenir mes jouets - que vous le vouliez ou non.

Ce monstre n'en était pas qu'un. Il n'avait pas survécu parmi les siens en pensant comme eux. Son style se voulait à la fois réfléchi, offensif et sournois. De plus, le guerrier à la hache maitrisait parfaitement la Rage - énergie carmine, vibrante comme la foudre, propre à sa funeste profession.
Dans cette partie là ? Oh ! Ce n'était pas Wurgoth, le véritable boss de fin de niveau, mais bien Eviscéran Kroch'mar, dit le Brise-Monts.

- Divertissez-moi, chiens de l'Alliance !

La hache et l'épée s'entrechoquèrent avec force ! Figés dans une position précaire, l'orc et l'humain contractèrent les mâchoires, se regardant comme des bêtes en guerre. Ils se séparèrent pour mieux s'affronter à nouveau dans ce qui s'apparentait à un déluge d'acier et d'étincelles ! Mais l'orc noir, de bien meilleure constitution que l'humain en armure, finirait tôt ou tard par prendre le dessus. Le capitaine Edrien était encore jeune ; il n'avait pas participé à autant d'escarmouches que son dangereux opposant dont le compteur de victimes avait déjà atteint des sommets.

Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 01 janv. 2026 21:34
par Saelya
Le griffonier tourna pendant ce qui lui sembla être une éternité au-dessus des steppes ardentes. La tâche n'était pas simple. Le terrain était accidenté et même une cinquantaine de nains pouvaient se fondre dans ce décor hostile. Heureusement, la lune éclairait suffisamment le terrain pour que, alors que l'homme perdait espoir, il distingue des silhouettes sur une colline. En s'approchant, il discerna des tentes et reconnu le blason de Forgefer.

Les nains furent surpris de voir un membre de Hurlevent ici et s'approcher d'eux en pleine nuit. Ils restèrent sur leurs gardes, craignant un piège malsain de la horde, mais l'homme se présenta et montra le sceau sur le parchemin. Thorin Babre-de-Fer, le seigneur qui dirigeait cette compagnie, se montra à l'écoute. Il partageait le constat et l'inquiétude de ses alliés humains. Si des orcs s'installaient aux Carmines, ce serait catastrophique.
Tout ce qui pouvait nuire à Hurlevent risquait, à court ou moyen terme, de nuire aussi à Forgefer.

-Nains, nous allons aux Carmines, ordonna Thorin. Pliez vos affaires et chaussez-vous, nous partons dès à présent. L'archéologie peut attendre quand du sang de peaux-vertes doit couler.


Il avait aussi une certaine rancune vis-à-vis des orcs de cette région qui avaient attaqué un village nain récemment. Aussi ne craignait-il pas d'outrepasser les ordres de son roi, car il savait que celui-ci aurait aussi ordonné à ses troupes de marcher sur cette horde.

En quelques minutes, le camp était levé et les nains partirent d'un pas rapide alors que la lune était encore haut dans le ciel.

/////

Le combat faisait rage. Quand l'orc semblable à un troll avait pulvérisé la porte, le chaos avait gagné les soldats. Chacun essayait de se défendre comme il pouvait, conscient qu'il s'agissait d'une lutte à mort.

Saelya tenta de contenir l'assaut. Le commandant, Edrien, se tenait devant elle, tel un bouclier, la protégeant pendant qu'elle lançait ses sorts. Le soldat avait plusieurs fois combattu aux côtés de mages et il savait donc quelle position adopter. Cependant, la jeune femme n'était encore qu'une étudiante. Traits de givre, boules de feu… Ses sorts n'étaient pas aussi puissants que ceux d'un mage affirmé. Elle blessait quelques créatures, en neutralisait parfois, mais c'était insuffisant pour renverser la tendance et surtout elle sentait ses réserves arcaniques diminuer à vue d'oeil.
Autour d'elle, elle voyait les soldats tomber les uns après les autres malgré une farouche défense.

Celui qui semblait être le chef des orcs s'élança vers Edrien. Saelya tenta de l'atteindre d'une boule de feu, mais l'orc esquiva sans difficulté d'un mouvement de tête avant de frapper Edrien avec sa hache de toutes ses forces. L'échange qui suivit ne laissa que peu de chances au jeune capitaine. Le déferlement et la rage de l'orc étaient telles qu'il ne pouvait que contenir ses attaques sans réussir à riposter. Edrien ne s'avoua pas vaincu et réussit à provoquer une estafilade sur l'épais torse de son adverse. Se faisant, il découvrit sa garde et le peau-verte, habitué des duels, ne laissa pas passer cette chance. Il le frappa de son poing en plein visage.

Le premier coup le désarçonna, le deuxième lui brisa le nez. Un troisième l'aurait tué mais l'orc retint son coup, un sourire sur le visage. Il avait d'autres idées en tête.

Saelya n'eut pas davantage le temps de réagir. Elle reçut un coup de poing au menton qui l'assomma sur le champ. Elle tomba au sol et l'orc qui ressemblait à un troll la hissa, inanimée, sur son épaule. Ainsi positionnée, nul ne pouvait manquer le fessier de la jeune femme. Sa courte robe était remontée au-dessus de la ceinture.

Les derniers soldats laissèrent tomber leurs armes. Ils n'étaient plus que quatre et, après avoir vu leurs camarades tomber les uns après les autres, ils savaient que leur seule chance serait la pitié des orcs. Mais les orcs n'avaient pas de tels sentiments. Les quatre hommes furent égorgés et leurs cadavres jetés à l'eau.

///

Le soleil venait de se lever sur Comté-du-Lac quand les nains arrivèrent. Ils savaient qu'ils arrivaient trop tard avant même d'y mettre le premier pied. La fumée qui s'échappait de l'hôtel de ville s'observait de loin.

Il ne restait plus que des cadavres pour les accueillir. Les défenseurs s'étaient battus comme des damnés, comme en témoignaient le nombre de cadavres de gnolls. Mais cela n'avait pas suffit.

-Nous ne laisserons pas passer cela. Ces orcs doivent être encore dans les carmines, ils n'ont pas pu aller bien loin.

Les nains allaient les traquer. Ils n'avaient pas dit leur dernier mot.

Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 02 janv. 2026 18:57
par Le Barbarium
Le capitaine des humains était un homme doué de son épée, oui, mais cela n'avait pas suffi. De ce combat, Eviscéran ne récolta qu'une future cicatrice de plus. Une entaille au niveau du torse, le long de ses pectoraux congestionnés. En réponse à cette offense, il avait distribué deux pains dans la bouche de l'impudent. Le troisième ? L'orc noir s'était abstenu de le lui balancer pour ne pas le tuer. Parce qu'il avait effectivement des projets pour cet imbécile. Des projets qui concernaient également cette magicienne, qu'il avait aussi assommée d'un coup de poing.
Tandis que des hommes et des gnolls mourraient autour de lui, le chef Rochenoire considéra sa séduisante acquisition endormie. Du bout de deux doigts, il frotta distraitement sa joue que le trait de feu qu'elle lui avait balancé, pour appuyer son capitaine durant le combat, avait effleurée.

- J'espère que ton petit cul d'humaine me filera autant de frissons qu'en cet instant.

Wurgoth réduisit en morceaux la dépouille de son ultime adversaire avant de s'approcher de son maître. Nullement inquiété par son regard flamboyant, Eviscéran leva sur lui ses petits yeux porcins.

- Ramasse-la. L'autre va devoir attendre.

Le colosse obéit sans rechigner. Eviscéran leva la voix pour appeler Akx, qui s'avérait être en train de faire les poches d'un cadavre quelconque.

- Tu m'as appelé, chef ?

- Vire ton nez pointu de cette carcasse insipide et découpe-moi les pattes de ce coq, dit-il en indiquant Edrien. Ensuite, fais lui un garrot avec les moyens du bord. Je veux qu'il survive au moins une journée dans cet état avant de nous lâcher entre les pattes, c'est compris ?

- Ku, hu, hu, hu ! Ce que tu peux être sadique, quand tu veux !

- Garde-toi de tout commentaire et fais ce que je te dis.

- Oh, mais je vais le faire ! (Il se tourna vers Bagrak.) Hé, le grand benêt ! Va donc me chercher des serviettes, que je puisse bien saboter cette lopette humaine~

- Tu me prends pour ta pute, maintenant ? C'est ton ordre, alors démerde-toi comme un grand que tu ne seras jamais !

Enervé et blessé, il égorgea sauvagement un soldat qui avait voulu se rendre, puis un autre... et encore un autre ! Le dernier tenta de s'enfuir, mais il trébucha sur un cadavre et fut achevé dans le dos par la main d'Eviscéran.

- Tu vas l'aider, cracha-t-il à l'adresse de son piètre concurrent. Et vous allez tous les deux vous magner, crapules, si vous ne voulez pas finir sur ce sanglant monticule.

Que Wurgoth s'était amusé à former à partir des diverses dépouilles.
Trente minutes plus tard, le quatuor s'en était allé.
Les quelques gnolls ayant survécu à l'attaque ?
Ils n'avaient pas traîné non plus.


Même s'il la devait surtout aux connaissances du terrain du gobelin, Eviscéran était très fier de sa planque. Akx avait pris soin de brouiller les pistes dans leur sillage en effectuant maints détours à proximité des routes. Largement de quoi leur faire gagner du temps ! Leurs éventuels poursuivants allaient forcément tourner en bourrique des heures et des heures durant avant d'enfin parvenir à les retrouver, au sommet de cet étroit petit sentier rocailleux qui grimpait le long des montagnes, au nord. L'on ne pouvait y atterrir à dos d'une bête ailée, la pierre étant beaucoup trop pointue et glissante pour cela. Ne restait donc qu'une seule voie possible, celle que l'horrible quatuor avait escaladée. Un espace par lequel l'imposant Wurgoth avait eu beaucoup de mal à se glisser, par ailleurs.
Akx, qui était parti en éclaireur, fit aussitôt son rapport :

- Un bataillon de nains nous colle au slibard. Ils sont montés et bien armés.

- Qu'est-ce qu'on fout ici, alors ? Ils font finir par nous trouver, ces foutus troglodytes.

- Nous les dépècerons en temps voulu, mais en attendant...

Il se tourna vers la cavité où suait Edrien, dont le visage avait pris un teint cireux. Engoncé dans son armure ensanglantée, le pauvre homme était ligoté et ballonné. Il s'était réveillé avec une horrible migraine pour constater l'absence de ses jambes, que le gobelin avait fait cuire dans un feu la nuit tombée avant de les bouffer avec ses camarades.

- On devrait l'décapiter, celui-là...

Eviscéran secoua la tête. Son regard vicieux glissa lentement sur la silhouette de l'apprentie magicienne, qui reposait toujours dans son joli papier cadeau d'un blanc taché de rouge. Elle aussi était ligotée. Aux poignets et aux chevilles. Avec un bâillon de tissu entre les dents.
L'orc noir s'en approcha. Ce faisant, il ne put s'empêcher d'admirer les courbes de son corps, si petit et frêle en comparaison du sien. Ce teint laiteux, cette poitrine doucement rebondie, cette paire de jambes graciles et - surtout ! - ce tour de hanche à faire bander un eunuque...
Il s'accroupit pour lui annoncer son sort :

- Je ne vais pas te tuer, humaine. En revanche, je vais m'attaquer à ta vertu. D'une sale manière, oui ! Pour mon plaisir avant tout, certes, mais aussi pour que tu comprennes que ton espèce friable est tout juste bonne à nous servir d'amuse-bouche quand la simple envie d'en profiter nous saisit aux tripes.

L'orc noir leva un énorme index devant son visage de poupée, qu'il vint plaquer sur ses lèvres charnues.

- Crache donc ton venin avant de ne plus être en état de le faire.

D'un coup sec, il lui arracha son bâillon !
Akx caqueta en se couvrant la bouche d'un main pudique - chose étonnante venant de lui. Dans son dos se dressait Wurgoth, un monument silencieux. Bagrak observait la scène d'un œil torve. En dehors des heures de repas, celui-ci ne partageait peut-être pas le goût de son chef pour la chair humaine ?

Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 03 janv. 2026 21:20
par Saelya
Le choc avait été violent. Saelya s'était effondrée au sol. Elle n'avait pas tout à fait perdu connaissance. Elle avait sentit l'orc la soulever et la hisser sur son épaule. Mais elle n'avait pas assez de force pour lutter et entre le coup et l'épuisement de ses ressources magiques, elle sombrait dans le néant, n'étant réveillée que par les secousses liées au voyage. Durant le trajet, elle tenta tant bien que mal de sortir de sa torpeur mais elle en fut incapable. Elle ne put voir que des fragments du paysage des Carmines alors que les orcs l'emmenaient elle ne savait où. La seule chose qu'elle réussissait à constater était que le terrain était de plus en plus escarpé.

Elle voulut remuer, pour au moins les ralentir, mais ses légers spasmes ne firent qu'exciter la convoitise de l'archer gobelin qui se tenait juste derrière l'orc troll et qui regardait ses jolies fesses remuer. Cette vision durcissait son sexe, à tel point qu'il n'avait qu'une envie, se soulager. Que ce soit par sa propre main ou pénétrant l'humidité chaleureuse de la magicienne. Mais leur chef ne les laissait pas traîner. L'aube se levait et ils devraient trouver un endroit où se cacher, le temps que les choses se tassent et surtout qu'ils s'amusent un peu avec leur jouet. Cela faisait partie des plaisirs de la vie des orcs. La seule chose était qu'on ne savait jamais sur quoi on allait tomber pendant un raid, une vieille taverniere ou une jeune pucelle. Aujourd'hui ils avaient tirer le gros lot et ça démangeait le gobelin d'en profiter. Il n'était pas le seul. Le decapiteur bavait rien qu'à l'idée de ce qu'il pourrait faire et s'il évitait de regarder la demoiselle, c'était juste pour ne pas lui sauter dessus et être capable de gérer ses pulsions. Il avait vu ses seins se balotter timidement sous sa robe et avait cru percevoir la roseur d'un mamelon.

Saelya fut déposée dans l'antre rocheuse. Ce n'était pas vraiment une caverne mais plutôt une faille dans la falaise, suffisamment large pour que les quatre orcs et elle puisse se glisser dedans, et suffisamment étroite pour ne pas être vus.

C'est alors qu'elle ouvrit grand les yeux. Elle pensait être la seule captive. Mais non. Edrien était là. L'un des orcs venait de le déposer. Son teint était cireux et ses yeux injectés de sang. Saelya comprit vite pourquoi. Ses jambes ! Ce n'était plus que deux moignons. Son pantalon était taché de sang et avait été serré au niveau des genoux.

Le soldat n'avait pas eu besoin de bâillon. La douleur l'empêchait de parler. La fièvre le gagnait. Sa vision était trouble et ses pensées avaient du mal à s'aligner.

-Tu vas danser pour nous, magicienne. Et pour lui et tes amies, les jolies étudiantes, si tu ne veux pas que leurs cadavres ornent ce qui reste de l'hôtel de ville de Comté du Lac. Elles sont encore en vie, plus que lui en tout cas, poursuivit le chef en désignant Edrien, mais si tu veux qu'elles le restent, cela ne dépend que de toi. Alors tu vas nous égayer magicienne, car cette bataille nous a fatigué, même si nous nous sommes bien amusés.

L'orc troll la poussa dehors, à l'entrée de la caverne. Il voulait mieux la voir et profiter de cette lumière sur le corps de l'humaine. Les autres orcs l'entouraient. Edrien ouvrait tant bien que mal les yeux. Ceux des orcs se posaient sur elle comme si elle était déjà nue. Pudiquement, elle croisa les bras pour se couvrir la poitrine.

-Tres belle robe, dit le chef orc en lui tournant autour. Mais garde là pour l'instant. Faisons durer le plaisir, et commence par enlever cette jolie culotte.

Se faisant, il glissa la lame de son épée le long de la cuisse nue de la jeune femme, caressant ses fesses puis faisant doucement remonter le dos de sa robe pour montrer cette vue à ses sous-fifres. Il se passa la langue entre les crocs. Ils allaient bien s'amuser.

/////

Treize. Treize nains avaient succombé à cet affrontement. Pourtant, Thorin avait été prudent, mais les orcs avaient étée vigoureux et avaient combattu comme s'ils craignaient plus l'ire de leur maître que celle de la mort. Et leur maître était absent. C'était bien là le problème. Lui et ses lieutenants avaient fait route ailleurs après avoir saccagé Comté du Lac. Et un nom avait été mentionné par l'un des orcs avant de mourir. Evisceran. Cet orc avait tué nombre de nains. Certes, une dizaine d'entre eux venait de succomber, mais Thorin était trop proche de ramener cette tête puante à leur roi pour faire demi-tour.

Il laissa donc derrière lui cinq de ses soldats afin qu'ils accompagnent et escortent les étudiantes en magie, traumatisées par ce qui s'était produit, mais heureusement indemnes. Avec la vingtaine de nains restant, il prit une route accidentée qui menait vers les sommets des Carmines, puis de l'autre côté, dans les steppes ardentes. Les étudiantes lui avaient fait part d'une des leurs qui manquait à l'appel, une jeune aux cheveux mauves qui, espéraient-elles, avait échapper à ses poursuivants, mais le nain en doutait. Un autre était porté disparu, et pas des moindres, Edrien. Un soldat que Thorin avait eu le plaisir de rencontrer et qui était d'un courage et d'une loyauté sans borne.
Seulement, cette partie des Carmines était escarpée et difficile à couvrir. Encore moins avec seulement une vingtaine de nains. Mais Thorin ne lâcherait pas l'affaire.

///

La culotte de la magicienne était à ses pieds. Saelya tirait nerveusement sur sa robe pour tenter, tant bien que mal, de couvrir son entrejambe et ses fesses.

Les orcs n'avaient pas manqué de la reluquer quand elle avait finit par obéir à leur chef et ôter délicatement sa culotte. Ils avaient pu capter, pendant une fraction de seconde, la peau lisse de ce creux féminin, devinant ses lèvres fines et cette fente humide et étroite.

Les orcs n'avaient pas traîné pour se faire plaisir. Le gobelin et le décapiteur avaient enlevé leurs pantalons et commençaient à caresser leurs sexes en érection. Celui du gobelin était courtaud et courbé, mais gonflé comme s'il allait exploser, et celui du décapiteur long et relativement épais. Leurs soupirs de plaisir et leurs regards dégoutaient la magicienne.

-Et maintenant, ôte ta robe, dit le chef.

-Certainement pas, rétorqua-t-elle.

-Tu ne l'auras plus dans tous les cas, et il en va de la vie du soldat et de tes amies, je te rappelle.

Les mains tremblantes, elle obéit. Elle fit passer une épaule, puis la deuxième. La robe glissa jusqu'à sa poitrine dont la rondeur et les mamelons dressés ralentirent la chute, Saelya tira cependant pour la faire tomber. Elle fut retenir par ses douces hanches avant de tomber au sol. Les joues rouges, elle passa un bras sur ses seins et l'autre devant son intimité.

-Ecarte les bras, qu'on voit un peu la marchandise.

Edrien se rendait peu à peu compte de ce qui se passait, malgré la fièvre et la douleur. Il avait remarqué que le gobelin avait pris son cors de chasse, qui reposait tout près de lui. S'il réussissait, d'une façon ou d'une autre, à se rapprocher et à souffler dedans, il parviendrait à alerter les alentours. En espérant que des oreilles amicales soient dans les parages.

-Alors, rouspéta le gobelin.

Saelya obéit, elle écarta doucement les membres pour dévoiler son corps à leurs regards avides.
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Re: De la bonne volaille arcanique ! [PV Saelya]

Posté : 04 janv. 2026 15:34
par Le Barbarium
Cette femelle était fameuse. Tellement désirable que Bagrak avait suivi le mouvement initié par le gobelin, en retirant notamment son futal pour se tirer vigoureusement le manche. Face à cette beauté vulnérable, Eviscéran et Wurgoth se rinçaient simplement l'œil. Le premier doutait fort que la silhouette gracile de la magicienne puisse accueillir le membre de son meilleur homme bien que cela ne l'empêcherait pas d'en profiter d'une façon ou d'une autre. Sans sa robe, l'humaine était absolument magnifique. Des formes légères, avec juste ce qu'il faut en graisse, qui n'avaient de cesse de donner aux orcs de libidineuses pensées. Et comme il était amusant de lire la honte sur le visage rougi de cette pauvre petite biche !

- Tu conserveras tes bottes. Je dois bien admettre que leur présence contribue à mon excitation...

Ce disant, il se débarrassa de sa ceinture, l'arrachant à ses passants. Il aurait pu s'en servir pour lier les mains de la magicienne mais... non. Il ne l'avait pas libéré de ses entraves pour qu'elle les retrouve la minute suivante. Son pantalon lui tomba. L'orc, qui ne portait pas de caleçon par dessous, l'enjamba en silence, que même le gobelin pressé ne chercha point à briser. L'imposante verge veineuse de son chef n'avait rien à voir, en terme de circonférence comme de longueur, avec sa misérable saucisse.

- La baiser sans la briser ne sera pas une mince affaire, déclara Bagrak, qui trouvait toujours le moyen de le faire chier.

- Si tu ne sais pas te contrôler, garde ta queue à l'extérieur. Il regarda Akx avant d'ajouter : De toute façon, c'est moi qui passe le premier. Parce que JE suis le chef, bande de trous du cul !

Il avait contourné Saelya pour venir lui coller une lourde main aux fesses. Celle-ci en fut presque déséquilibrée. Eviscéran la pelota allégrement, et sans bien sûr se soucier de ses états d'âme puisqu'elle était de la marchandise. Les rondeurs de son cul accentuèrent son excitation, qui lui frôlait chaudement la hanche que l'orc noir caressa aussi. Il se pencha pour sentir les cheveux de la captive qu'il tira entre ses doigts, reniflant son parfum avec un petit soupir satisfait.

- Putain que ça me donne faim !

- Ferme ton odieux claque-merde et patiente, vermine.

Avec un sourire, il surenchérit plus doucement comme à l'attention des oreilles sensibles de l'humaine :

- Peut-être bien qu'elle te sucera si tu es sage...

Il n'attendit aucune réponse de sa part. Ses gros doigts glissèrent entre ses fesses, trouvant le vallon de son entrecuisse légèrement humidifié. Il frotta sa fente... avant de refermer un bras autour de la taille de la magicienne et de la frictionner d'autant plus fort à cet endroit-là !

- C'est encore trop sec, petite salope ! gronda-t-il. On mérite un accueil bien plus chaleureux que ça après t'avoir gagnée dans les bonnes vielles règles de la guerre !

S'il lui introduisit un doigt dans sa fougue ? Très certainement ! En tout cas, elle allait se tortiller comme une sauvageonne sous les yeux fatigués de son chevalier. Et crier un peu, sans doute. Elles finissaient toujours par crier. Surtout au moment de la pénétration. Qui allait attendre encore un peu. L'orc voulant d'abord s'amuser à la mettre en condition. Ce bras musclé qu'il avait enroulé autour de sa taille remonta autour de son ventre, glissant jusqu'à son diaphragme. Les seins de la magicienne, qui rebondissaient sur sa poitrine, y trouvèrent un balcon sur lequel sautiller.

- Je suis curieux de savoir combien de fois tu peux jouir avant de perdre totalement la tête, jubila Eviscéran.

Il la voulait bien humide, alors elle allait le devenir. C'était aussi simple que ça.


C'était la débandade ! Xolk, dit la Franche-Droite, avait loupé son heure de gloire. Les nains ne leur avaient laissé aucune chance. Ils avaient liquidé une bonne partie des orcs avant de secourir les captives et de mener un interrogatoire musclé avec leurs rares prisonniers. Le jeune orc noir était sûr que l'un d'eux avait craché le morceau, mais rien n'était encore joué : d'autres de ses frères rôdaient toujours à travers les Carmines, probablement à la lisère avec les Steppes Ardentes. Chasseurs, guerriers et démonistes étaient tout autant de professions qui comptaient parmi ces hommes d'expérience. Xolk devait les retrouver avant les nains, afin de pouvoir mener la contre-attaque. Il s'était remis en état de marche dans cet unique objectif, ignorant la douleur de ses plaies éparses. Eviscéran Kroch'mar comptait sur lui. Il l'avait déçu une fois ; il ne le ferait pas deux fois.
J'en tuerais autant que possible avant de tirer ma révérence. Foi de Rochenoire. Je le jure sur notre Clan à l'encre de mon sang !
Il s'était laissé distraire par toutes ces paires de cuisses humaines. Une faute impardonnable ! Mais en ce moment même, il sillonnait les Carmines avec une haine si forte qu'elle lui conférait plus de forces qu'il n'en avait jamais eues.
Thorin et sa bande allaient connaître l'enfer que ses ancêtres avaient vécu sur l'ancienne Draenor !