La princesse faisait fausse route. Enfin, elle disait peut-être la vérité, elles ne connaissent rien aux lois de la Terre, ni leurs traditions. Ce qu'elles savent de ce monde reste assez primitif et les informations dataient de quelques dizaines d'années, si ce n'est de siècles. Starfire ne pouvait décider pour ce monde, elle supposait même que son amie Carol aurait pu déjà avoir plus de poids pour décider. Il est vrai qu'elles étaient arrivées sur plusieurs fronts donc, la princesse n'a pas dû voir Seripa avant de se croiser il y a quelques instants. Même si Starfire proposait un défi amusant, le genre de chose qu'elle aurait pu accepter, ce n'était pas possible. Pas ici, pas sans se brider si cela se passait entre ses murs. C'est pourquoi le sexe était devenu un défouloir pour elles à l'intérieur, il n'y a pas tant de planètes habitables, où il fait bon de se cogner un peu dans l'espace. Si ce serait si courant, ce ne serait pas drôle.
La femme aux cheveux courts gardait les bras croisés, toisant la princesse de son regard habituel. Elle n'était pas connue pour avoir un regard doux comme Gine.
« Carol ? La blonde avec qui je me suis amusée ? »
Pas dans un lit, mais bien avec les poings, la première chose logique pour une saiyen quand on parle de s'amuser. Starfire avait eu à faire avec un autre membre du commando, mais Seripa avait dégoté un beau morceau, elle s'était bien marrée.
« Ta copine a accepté notre proposition, Gine t'a pas amener ici pour tes beaux yeux, pas seulement en tout cas. Alors change pas de sujet. Qu'est-ce que tu proposes en guise de notre aide ? Elle m'a raconté ce que vous avez foutu... Alors pas la peine de tourner autour du pot. Ta bite, comment tu fais pour l'avoir ? C'est propre à ta race ? C'est simple comme bonjour à avoir ici ? Tu peux la garder pour négocier, ça ne m'empêchera pas de te baiser. »
Ce n'est pas parce qu'elle pouvait bander qu'elle ne pourrait pas se faire dominer. Surtout avec une femme comme Seripa. Il n'y avait que Gine qui pouvait parvenir à inverser la balance, parfois. Mais au moins, Seripa n'y allait pas par quatre chemins. Ce n'était pas de l'altruisme qui les motivait, sauf peut-être pour leur cheffe, un peu, mais l'appât du gain. Elles avaient besoin de « ça » pour varier leur jeu et peut-être même trouver une forme de paix, ailleurs. Bien des filles ici étaient en couple, et les jouets, c'est marrant deux semaines, mais après, elles en ont vite fait le tour.
« Je me contrefous de vos avancées technologiques, pour la plupart, c'est de l'histoire ancienne pour nous. Au mieux, vous avez un gadget inédit pour nous, la belle affaire. Mais ça... vos bites qui poussent et disparaissent, ça, on n'a pas... surtout ici. Ma femelle s'est laissé amadouée par ta queue, t'en as profiter, avec les esclaves aussi, mais ça, je m'en fout... mais ma femelle... tu as avoir mal à la queue, crois moi... »
Pas de torture, qu'elle se rassure. Ou sous une forme bien plus enviable en tout cas. C'était autant une histoire de fierté que d'envie. L'envie de cette magie ou technologie, et l'envie de montrer qu'on ne baise pas sa femelle comme ça. Et que la princesse ne prenne pas cela pour une insulte, de la bouche d'une saiyen, c'était presque romantique de parler d'une partenaire comme ça.