Ce n’était pas « compliqué ». Pas pour elle. Mais ça demandait une concentration totale, faute de quoi des soucis pouvaient survenir, pour Saya comme pour elle, voire Iori, en fonction de la manière dont ça dérapait. Valeria s’appliquait donc, amenant de plus en plus le corps de Saya à encaisser un rapport inhumain. Elle avait depuis longtemps dépassé les limites humaines, mais restait encore dans cette espèce de no man’s land entre les statuts d’humaine et de démone. Il fallait la pousser encore, pour atteindre le cap démoniaque total, afin que la nature puisse définitivement prendre le pas sur l’autre.
La durée du processus était variable, mais en finalité, c’était toujours le même type de rapport, d’ajustement. La nature humaine faiblissait de plus en plus, l’aura rose se superposait, enflait, l’enveloppait. Si elle avait pu hurler son plaisir, Saya l’aurait fait. Et c’était une bonne chose, car ça lui aurait ravagé les cordes vocales !
Et soudain on y fut. L’aura rose se referma sur la blanche, l’engloba, l’assimila, l’intégra. Pffft ! Un instant, elle était là, l’autre c’était fini. Cela eut une manifestation physique terriblement visible. Le regard de Saya flamboya, une aura de pouvoir se manifesta comme une déflagration, balayant tout sur quelques mètres autour d’elle. Les vitres éclatèrent (Val les protégea des bris de verre avec un léger bouclier de force), Iori s’écroula, en proie à un orgasme incontrôlé (comme pas mal d’élèves endormies d’ailleurs) et Saya, après un nouvel orgasme digne d’un geyser, revint à la conscience.
Val s’y était préparée et avait résisté à l’orgasme qui aurait pu l’emporter elle aussi : les conséquences auraient pu être importantes sinon, comme le fait d’être vues par exemple. Elle les téléporta immédiatement ailleurs (vêtements compris) et elles se retrouvèrent dans son immense loft des quartiers bourgeois. Aucune des deux sœurs n’intégra cette information à ce stade, trop prises dans le plaisir et la brume de l’« ajustement ».
Val continuait à la prendre, mais avec nettement moins d’intensité, même si elle n’avait pas diminué ses dimensions pour autant. Saya entoura ses hanches de ses jambes trempées mais plus tremblantes. L’accession à sa nouvelle « elle » lui avait offert une régénération intense de magie rose et d’énergie.
« Tu veux me remplir avoue… alors fais-le… ! »
Elle sentit immédiatement la manifestation du désir et du pouvoir de Saya. Sa chatte se mit à la masser en fonction sous la volonté de la Seishi qui se mit de concert à onduler du bassin et l’avancer vers elle, histoire de prendre encore quelques centimètres de plus dans son corps distendu presqu’à l’extrême.
« Arghh ! Ou-oui… Je… »
Difficile de résister, même pour elle. Elle se pencha sur Saya et s’abandonna. Un dernier coup de reins la ficha en elle et elle jouit à gros bouillons – elle était tellement pressée contre les parois qu’il était impossible de parler de giclées. Le sperme emplit l’espace, satura les moindres recoins. Le souci pour Saya (si c’en était un) était que cette réconciliation des natures avait dissous le bocage autour de sa fécondation. Et comme elle n’avait jamais pu auparavant avoir une « protection naturelle », les défenses de son ovule étaient très fragiles. Face à l’armada surboostée de Valeria, son destin fut scellé en quelques instants, bien avant que la succube ait terminé de jouir.
Et quand enfin elle s’arrêta, elle bascula sur le dos, essoufflée.
« Ouah ! C’était… intense ! Quel pied ! »
Elle caressa la peau trempée de Saya. A leurs côtés, pour Iori c’était le ko technique. Ahegao total. Ça ne durerait pas, mais elle devait bien en avoir pour une petite demi-heure ?
« Comment tu te sens ? »