Le plan astral inférieur est le monde des démons et des âmes damnées.
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Intrusion au palais [PV Purgatori]

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Seraline
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Les terres dévastées du domaine de l’Avarice à une particularité. Des conflits de territoires qui n’en finissent pas. Ici, les démons se battent pour l’éternité pour grappiller un peu de territoire à l’autre. Pour pouvoir dire haut et fort « ceci est à moi ». En cela, on étais assez proche de ce que l’on pouvait voir sur les terres de celles et ceux frappé par l’orgueil, mais à une notion prêt. Les avares n’aiment pas souvent exposer leur bien. La plupart savent que le mieux pour conserver leurs trésors, s’étaient de faire croire que ceux ci n’existaient pas.

Et en cela, Seraline avait mis le paquet. Son palais se trouvait enfoui, caché, au sein d’une immense parois rocheuse appelée la montagne du contrôle. Le voyageur ingénu pourra alors trouver un calme inquiétant dans ces montagnes. Pas d’engeance démoniaque. Pas de gardes. Pas de danger ? De pars et d’autres cependant, on peut voir d’étranges choses. Une épée incrustée de rubis planté dans la pierre, un coffret luisant non fermé à clé, une couronne dorée prêt à prendre au dessus d’une crevasse…

Bien sur que ce sont des pièges. C’est un test, un message. Tout ceux qui succombe à l’avarice ici finissent dans les griffes de Seraline. Elle restait une démone mineur par sa puissance, mais son ingéniosité faisait d’elle un danger puissant sur ses propres terres.

Seraline était dans sa salle de méditation, son esprit était ailleurs, sur un autre plan matériel. Elle était occupé à proposer des prêts avec des taux particulièrement alléchants à d’étrange investisseur sur le rayon indigo. Sa salle de méditation est au centre de son palais. Ce dernier à l’architecture d’un coffre fort. Solide, armé, taillé dans la roche la plus dur, entouré d’une couche métallique empli du « 9ème metal », cet élément si puissant qui la protège de ses confrères et consœurs.

Alors qu’elle était en tailleur sur une pile dorée, des serviteurs zélés en toges et en capuche, était autour d’elle à sermonner des psaumes en langue démoniaque. Les linguistes s’étonneront de la simplicité des paroles. Les serviteurs sont en réalité entrain de faire la liste de toutes les possession de la démone. C’est une manière à elle de se connecter avec l’incarnation de la cupidité. Tout se passait très bien, lorsque quelque chose vint perturber sa trance. Elle le sentit même alors que son esprit était ailleurs.

Quelqu’un, ou quelque chose, venait de pénétrer son domaine sans y être invité. La démone, prit par l’urgence, du retourner sur le plan démoniaque avant même d’avoir terminer ses contrats, ce qui la rendit directement avec une humeur exécrable.

« Qui ose entrer dans mon palais ? » Hurla-t-elle, se levant d’un bond, dans l’étonnement général de ses sbires.

C’était un exercice bien difficile que de s’introduire chez elle. Il fallait déjà parcourir le domaine de l’avarice sans accroc, parcourir les limbes de l’égoïsme, contourner tous les pièges de la montagne du contrôle, et trouver son palais dans les sillons labyrinthiques des grottes qui s’y trouvent, pour seulement atteindre la porte de son palais. Ensuite, il fallait l’ouvrir. Seul un rituel puissant pouvait permettre de forcer les gonds de l’immense paroi métallique de la structure.

« Qui...ose... »

Furieuse, Seraline fonça dans le hall du domaine. Une immense pièce sur plusieurs étages, qui mène au différentes salles où la démone à accumuler bien des trésors et savoirs. On put y entendre une rage combative intense. Pas de doute, quelqu’un venait de forcer la grande porte. Ses serviteurs avaient alors pour ordre d’exterminer tout intrus.

La démone put voir au sol des esclaves dépossédés, pauvres êtres qui n’avaient rien pour eux, agonisant sur le sol. On venait de lui priver de chose qui lui appartient, et pour cela Seraline grinça des dents. On lui apporta « L’avenant », une épée chaîne qui pouvait, à chaque coup, voler une partie de votre âme pour Seraline. Mais en voyant l’intrus, l’hôte se dit que les pouvoir de son arme seront limité contre cette personne.

« La putain du Diable... »

Un frisson d’effroi parcouru Seraline, et tout d’un coup, elle comprit comment cette intrus avait pu entrer dans son palais si facilement. Il s’agissait d’une des entité les plus puissante des enfers. A coté de sa maîtresse, Sue Wan, sa responsable de la sécurité, Se montrât particulièrement confuse. Son corps tenait fermement son fléau, qui enfermait sa tête.

« Maîtresse. Je suis vraiment désolé de ce qu’il se passe…Cette démone à exterminé six dépossédés en un seul coup... »

« Bien sur qu’elle a fait cela. C’est une archidémone. Elle a partagé le lit avec Lucifer elle même. Mais ne t’en croit pas si bien tiré, Sue ! Tu sera punie pour cette intrusion. »

« ...Oui, maitresse. »

Seraline examina cette intrus. Elle ne semblait nullement inquiète de ce qui se trouvait autour d’elle. Pourtant, on pourrait imaginer que oui.

Au dessus d’elle, flottant, deux prêtre des comptes supérieur se tenait prêt à lancer des sorts. Ils avaient invoqués une douzaine d’âme de guerrier, qui entouraient la putain de la Colère. Des cultistes de la possession guettait aussi, prêt à attaquer, tandis que Sue Wan gardait à l’affût ses chiens démoniaques prêt à sauter contre Purgatori.

Mais Seraline n’était pas folle. Bien qu’elle était dans son domaine, puissante, c’était autre chose que de combattre une archidémone.

« Engeance de la Colère. Tu n’es pas chez toi ici ! Tu n’as rien à faire là. Repars d’où tu viens ! »
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Purgatori
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Demande de RP
Les Cols de l’Avarice… Purgatori n’avait jamais trop aimé ce Cercle. Comme tous les autres, il était en proie à des conflits perpétuels entre les démons qui dirigeaient ce Cercle, et en guerre perpétuelle avec les autres Cercles. Mais, là où Purgatori sillonnait avec délectation les Champs de la Colère où des Légions se fracassaient sans fin sur un champ de bataille qui semblait cristalliser à lui seul toutes les époques historiques des conflits, allant de la Préhistoire aux conflits futuristes, l’Avarice était bien plus sournoise. Rien à voir avec les palais flamboyants de l’Orgueil, l’Avarice conservait ses ressources. Des mines gargantuesques remplies d’or à profusion s’étiraient dans les profondeurs des montagnes. C’était un paysage hostile, rocailleux, où les palais des démons majeurs de l’Avarice étaient isolés sous la roche, dans des bunkers, ou dans des royaumes souterrains. Si les Champs de la Colère pouvaient vous faire penser à une partie sans fin d’Age of Empires où les joueurs sacrifieraient entre eux des milliers de troupes pour le seul plaisir de montrer à son adversaire qu’il avait la plus grosse, l’Avarice rappelait le Royaume sous la Montagne de la Terre du Milieu. Il fallait imaginer une multitude d’Erebor, avec là aussi des variations chronologiques. En Enfer, la réalité était différente des Plans Inférieurs. On pouvait ainsi y trouver des royaumes souterrains construits au-dessus des abondantes mines d’or de l’Avarice, mais aussi des bunkers futuristes, dignes de ce que les mégalomanes de la Silicon Valley pouvaient construire sur des îles, tels Zuckerberg ayant construit son bunker de 500m² sous Hawaii. Certains démons de l’Avarice vivaient parfois seuls avec leur or, massacrant leurs propres serviteurs, tandis que d’autres avaient des gardes.

Séraline était de ceux-là. Purgatori avait déployé une Légion dans le Cercle de l’Avarice, menant une quête spécifique. Une quête qui impliquait de rejoindre la demeure de Séraline. Purgatori aurait pu envoyer un courrier, mais, quand un démon souhaitait discuter avec un autre, cela passait généralement par de l’effusion, du sang, des cadavres déchiquetés, et la porte d’entrée de votre maison pulvérisée. C’est ainsi qu’on vous prenait au sérieux. Purgatori sacrifia de fait une bonne partie de sa Légion pour pouvoir rejoindre le palais de Séraline, ses démons mourant sous l’effet des pièges retors installés. La Montagne du Contrôle était la demeure de Séraline, et des canyons l’entouraient. Des pièges magiques amenaient des courants d’air violents à vous surprendre en pleine course, vous fracassant contre les parois. Purgatori avait eu de bons renseignements en apprenant que Séraline se trouvait dans cette montagne. Quand l’entrée fut localisée, Purgatori força la porte, et s’aventura dans les premiers niveaux du Palais, sacrifiant là aussi ses démons pour déclencher les pièges. Elle perdit ainsi une dizaine de démons quand ceux-ci s’aventurèrent dans un couloir, et que les murs du couloir se refermèrent sur eux, les broyant violemment. Des pertes sans intérêt pour Purgatori. Des démons mineurs qui, quand ils mouraient, se réincarnaient dans les forteresses infernales. Pour elle, mourir ici aurait été plus embêtant, car elle se réincarnerait en un démon bien plus faible.

Finalement, Purgatori rejoignit les niveaux inférieurs, le cœur du Palais. Les pièges laissèrent place à une garnison qui ne présentait pour elle qu’une menace résiduelle. Trop habitués à compter sur leurs pièges, les démons de l’Avarice négligeaient le goût du combat, l’affrontement violent, la joie de sentir le sang et les tripes de vos ennemis se répandre sur vous. Elle fut accueillie par des sortes d’éclopés, des esclaves dépossédés se déplaçant sur des prothèses métalliques.

« Est-ce une plaisanterie ? »

Elle n’eut aucune difficulté à massacrer ce comité d’accueil. Elle y prit plaisir, enfonçant sa main dans une poitrine pour en sortir le cœur pourri d’un des esclaves, et le faire éclater entre ses doigts, comme une sorte de fruit pourri, répandant sur son visage des giclées de sang. Cela la fit gémir de plaisir. Elle laissa même l’un des esclaves la frapper dans son dos avec sa hache. Le sang de Purgatori coula, et elle planta ensuite ses crocs dans le cou de l’esclave, suçant son sang pour cicatriser… Ce qui fut sans doute l’expérience la plus déplaisante, tant ce sang était de piètre qualité.

Purgatori remonta ensuite vers le saint des saints, la Salle au Trésor du Palais. Elle était sans doute plus protégée que la salle du trône, ou la chambre de Séraline. En réfléchissant un peu, on se rendrait vite compte que cette attaque n’avait rien d’un pillage ; outre que Purgatori était descendue seule, elle mit un certain temps avant de rejoindre le hall menant au trésor, s’amusant avec les démons qu’elle rencontrait, les démembrant. On aurait presque pu voir une jeune fille jouant avec ses poupées.

C’est ainsi qu’elle rejoignit un grand hall soyeux. Ici, on aurait pu commencer à se croire dans un palais de l’Orgueil. Une grande fontaine au centre, des mezzanines au fond accessibles depuis un escalier intérieur central en marbre. Ledit escalier menait à une énorme double porte forgée dans un métal rare, le « Nth Metal », ou « Neuvième Métal ». Un métal qu’on ne trouvait pas sur Terre, et dont les gisements miniers permettant de raffiner ce métal étaient souvent causes de guerres au sein de l’Avarice. Purgatori vit devant elle des cultistes de la possession, ainsi que deux prêtres ventripotents qui lévitaient au milieu de la pièce. Depuis les mezzanines, Séraline était là, ainsi que sa seconde, Sue Wan, à la tête décapitée.

Séraline lui indiqua qu’elle n’avait rien à faire ici, et Purgatori s’esclaffa. Elle écarta les bras.

« Les plus forts ont tous les droits, ma petite démone trouillarde. Tu devrais mieux entraîner tes démons. À force de les laisser sommeiller derrière tes pièges, ils ne sont pas très efficaces. »

La Putain du Diable, comme on la surnommait, sentit un glyphe l’entourer. Les cultistes utilisèrent un glyphe d’immobilisation. Des tentacules violets jaillirent du sol pour immobiliser ses bras, ses chevilles, tandis que les prêtres supérieurs généraient des lances en psalmodiant des paroles démoniaques. Purgatori avait toutefois toujours sa bouche… Qu’elle utilisa pour générer une boule de feu. Elle cibla les livres de l’un des deux prêtres, qui, visiblement plus habitué à triturer les livres de compter que son recueil magique, avait oublié de se protéger d’un bouclier. Son livre de sorts s’enflamma sur place. L’autre prêtre se dépêcha alors de se protéger avec un bouclier. Purgatori sentit les tentacules forcer sur elle, bien décidés à la démembrer en tirant sur ses bras. La queue caudale de Purgatori fusa alors, et trancha la racine des tentacules.

La démone se projeta ensuite en avant, et son genou se fracassa sur la tête d’un cultiste. On put entendre un terrible craquement quand son genou perfora la boîte crânienne du cultiste, projetant des morceaux osseux dans son cerveau. Il était déjà mort avant de tomber sur le sol. Un autre cultiste, à côté de Purgatori, laissa la peur l’envahir quand Purgatori croisa son regard. Elle l’égorgea avec ses griffes, puis, dans la foulée, enroula la pointe de sa queue caudale autour du cou d’un des cultistes, et le tordit.

« Haaaa… »

Purgatori soupira en sentant le sang fuser du cou du cultiste égorgé… Les deux prêtres flottants réagirent alors. Une lance magique fusa, et transperça Purgatori, l’envoyant s’empaler contre un mur à côté de la porte d’entrée qu’elle venait de défoncer.

« J’espère que le sang de tes deux gros lards est plus généreux que ceux de tes esclaves. Tu devrais penser à les nourrir davantage plutôt qu’à tout conserver pour toi, ma jolie… Ils ne craqueraient pas si vite ! » la railla Purgatori, alors qu’elle avait une lance plantée dans l’épaule.

Les cultistes encore en vie tentèrent de reformer leur cercle. Purgatori, quant à elle, posa sa main sur la lance. Le prêtre flottant essaya de la bloquer avec un sort psychique. Purgatori grimaça en sentant son bras échapper à son contrôle. Mais elle restait une Princesse de la Colère. Sa rage était supérieure à toute autre considération, et vouloir prendre possession de son corps avait tendance à l’énerver. La douleur stimulait aussi la rage, ce qui expliquait aussi pourquoi Purgatori attaquait si frontalement, et recevait des coups. La douleur lui faisait mal, mais renforçait aussi sa colère. Elle brisa ainsi la lance, et retomba au sol, du sang s’échappant de ses lèvres.

Un sourire amusé éclaira ensuite son visage. Purgatori prenait son pied.
DC de l'Observateur !

Pour toute demande de RP, envoyez un MP sur mon compte central, ce sera plus simple pour moi, et, ainsi, je ne risque pas de vous oublier !

Vous trouverez sur ce topic la liste de tous mes personnages jouables !

Re: Intrusion au palais [PV Purgatori]

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Seraline
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Le Hall des Comptes était un lieu plutôt silencieux, habituellement. C'était une salle dont la magnificence contraste immédiatement avec l'austérité de la montagne. L'air y est plus chaud, chargé d'un léger parfum de résines, d'encens et de bois précieux. Le silence est presque total ; seuls résonnent, de loin en loin, le crépitement des braseros et le discret cliquetis de mécanismes invisibles.

C'était une vaste salle circulaire, haute de plusieurs dizaines de mètres. Les murs étaient taillés dans une pierre noire, mais entièrement recouverts de bas-reliefs inspirés des anciennes cités de la jungle où la démone régna jadis. D'immenses serpents à plumes, des jaguars aux yeux brillants, des soleils stylisés et des silhouettes de prêtres gravées dans la pierre semblaient observer Purgatori. De larges frises dorées parcouraient les murs, narrant l'histoire des conquêtes d'un autre temps.

Le plafond disparaissait dans l'obscurité, soutenu par de massives colonnes sculptées de motifs géométriques et de glyphes anciens. Suspendus entre elles, de longs voiles de tissu rouge sombre amortissent les sons et donnent à la pièce une atmosphère étonnamment paisible, presque accueillante. Au fond de la salle, légèrement surélevé sur un large emmarchement de pierre, reposait le trône de la maîtresse des lieux. Ce n'était pas un trône particulièrement imposant, plutôt raffiné. Seraline n'avait pas pour vocation d'impressionner les visiteurs en quête d'accord commercial. Non, elle voulait un lieu de négoce permettant la bonne entente. Son assise était profonde, garnie de coussins épais recouverts de velours vert sombre et brodés de fils d'or. Les accoudoirs représentent deux serpents entrelacés dont les yeux sont faits de jade. Depuis ce siège, la démone pouvait observer l'ensemble de la salle sans jamais avoir besoin de se lever.

Devant le trône, là où les combats avaient lieu, s'étendait une large portion de sol aux dalles parfaitement ajustées. Rien ne distinguait cette partie du reste du pavage... sauf pour la démone. Une simple pression dissimulée dans l'un des accoudoirs déclenchait un mécanisme ancien : les dalles s'ouvraient brusquement dans un grondement sourd, révélant une profonde oubliette. Cela aurait pu être une tactique contre l'engeance de la Colère qui sévissait en ses lieux...mais Seraline se douta qu'elle aurait été capable de voler.

À droite du trône, l'atmosphère changeait complètement. La pierre noire laissait place à un espace de réception où s'accumulaient d'épais tapis, des fauteuils bas, des divans couverts de coussins brodés, des tables de bois sombre chargées de boissons rares et de fruits conservés par magie. C'était un lieu destiné aux longues négociations. La démone aimait que ses invités s'installent confortablement, oubliaient le temps qui passe et baissent leur vigilance. Ici, les contrats n'étaient jamais signés sous la menace ; ils le sont dans le confort, autour d'une conversation calme, d'un repas raffiné ou d'une tasse d'infusion dont la recette remonte à son ancienne cité.

Derrière le trône, deux élégants escaliers symétriques épousaient la courbe des murs avant de rejoindre une vaste mezzanine qui dominait l'ensemble du vestibule. La où se trouvaient actuellement Seraline et Sue Wan. Depuis cette galerie, la maîtresse des lieux pouvait observer les visiteurs sans être immédiatement remarquée, ou quitter discrètement la salle si elle le souhaite.

La mezzanine formait une couronne tout autour du Hall des Comptes. De nombreuses portes richement sculptées y étaient réparties à intervalles réguliers. Chacune mène vers une partie différente du palais : les archives, les salles des reliques, les bibliothèques, les laboratoires, les appartements privés ou les profondeurs interdites où reposent les véritables trésors. Aucune indication ne permettait de deviner ce qui se cache derrière ces portes, et leur disposition semblait changer subtilement au fil des jours, comme si le palais lui-même participait à la protection de ses secrets.

Le conflit continua à faire rage. Purgatori prenait les coups, mais semblait s'en amuser plus que d'en souffrir. Chaque blessure qui lui était infligé revenait au centuple. Seraline vit les cultistes hagards se faire décimer. L'un des prêtres supérieur tenta d'incanter une entrave psychique. Quel idiot, se dit l'engeance de l'Avarice. Comme si un sous-fifre de son genre pouvait dompter l'esprit d'une archi-diablesse. Sue Wan attendait patiemment, sans crainte, les ordres de sa maitresse, qui continuait à jauger l'intrue. Pourquoi était-elle là ? Si elle voulait uniquement se battre, il y avait des candidats bien plus intéressant qu'elle.

Non, bien entendue, elle s'intéressait à son trésors. C'était la seul explication rationnelle qui émergea dans l'esprit de l'ancienne sorcière. Mais allait-elle pouvoir repousser une archi-diablesse ? Et si elle appelait Mammon ? Lui offrir la catin pourra lui être bénéfique...non. Pas question de faire venir d'autre démons dans son palais. Elle avait mis assez d'effort pour cacher et protéger sa demeure.

Seraline n'était pas orgueilleuse au point de vouloir se mesurer à Purgatori. Clairement, cette dernière ne se montrait pas à sa pleine puissance car elle voulait s'amuser avec ses sous-fifres. Est ce qu'il fallait envoyer tous ses soldats ? Utiliser ses reliques ? L'affronter en face à face ? Les yeux rivé vers Purgatori qui terminait de décapiter un des prêtres supérieur à main nues. Calme et stoïque, Seraline étudia. Compta. Jaugea les bénéfices/risques de tel ou tel réaction. La situation était mauvaise. Elle fit signe à Sue Wan de lâcher les chiens. Une meute de molosse des enfer affamés se jetèrent sur l'intrue. Seraline les privaient de nourriture mais aussi de la mort de faim. Ainsi, ils étaient en perpetuelle état d'envie de se nourrir.

Toujours le regard calculateur, elle observa Purgatori sourire alors que les molosses la mordaient à différents endroits. Bien entendu qu'elle aurait pu esquiver. Mais elle vit sa rage s'étendre et en déchiqueter deux d'un seul coup.

"C'est mauvais..." Se mit à réflechir Seraline. "...Sue Wan. Fusionne avec le palais et déclenche la sécurité."

L'intéressée s'étonna de l'ordre. "Maitresse ? Vous êtes sur ?"

"Maintenant, j'ai dis." Puis, Seraline se lança elle aussi à la bataille.

Elle se jeta depuis le haut de la Mezzanine, tomba sur les cadavres des cultistes et des molosse. Il ne restait plus qu'elle et un des Prêtres flottants. D'autres sbires étaient arrivé, mais étaient trop apeuré par ce qu'il se passait, et sans l'ordre de leur Maitresse, ils restaient stoïque.

"Que tout le monde monte dans la salle des reliques. Protéger les lieux jusqu'à votre mort, et même après."

Ses paroles eurent comme fait sur leurs esprits comme une injonction magique. Purgatori put sentir des vagues de magie de domination puissante émaner de son hôte désespérée. Les différentes créatures qui restaient dans ce lieu se mirent à ignore Purgatori pour monter tranquillement à l'étage.

Seraline eut un un mouvement d'attaque et se jeta sur ennemi. Les lames morcelés de l'Avenant se détachèrent, et l'arme se mit à lacérer Purgatori comme si l'objet l'avait entouré tel un serpent conscient. Les yeux de Seraline virèrent aux noirs, et elle tira d'un coup sec. La démone avare soutira une partie de la Rage de son ennemi. Ce n'était pas une sensation agréable. La colère a toujours été pour Seraline une émotion qui lui privait de son contrôle.

"Beurk. C'est vraiment dégoutant..."

Elle put garder assez de contrôle pour tenir ses distances avec la catin. Le but n'était pas de faire de l'anéantir au plus vite, elle n'en était pas capable , mais bien de gagner du temps. Elle esquiva, feinta, attaquant uniquement très légèrement, histoire qu'elle reste au centre de l'attention de son ennemi. Sue Wan, elle venait de retirer sa tête de son arme, pour la placer dans un piedestale, au niveau de la mezzanine, au dessus du trône. Alors que les derniers sbires passèrent les portes en direction de la salle des reliques, Les yeux de la tête décapitée de la seconde se mirent à briller d'un blanc céleste. Une magie divine en ressortit.

Tout d'un coup, une sensation nauséabonde traversa le corps des 2 démone qui se battait. Car oui, une puissante magie sacré traversa la pièce. Soudain, d'énorme bloc de "9ème métal" s'abattirent sur les pièces qui donnait aux différente salle des trésors du palais. Et sur ses blocs qui barraient la route, des gravures divines, présent tel des sceaux protecteur.

Seraline ria, se redressa face à son ennemi. Et jeta son arme.

"Pas mal, hein ? Vous, au sein de la Colère, vous êtes forts pour détruire. Moi, je préfère collectionner. Sue Wan était une sainte chasseuse de démon. Elle avait en charge de protéger des reliques sacrés de son peuple face aux enfers. Il m'a fallu des décennies pour modeler son esprit à ma guise. C'est une de mes plus grande fierté."

Stoïque, elle se positionna de manière à se montrer sans défense face à Purgatori.

"Je n'ai aucune chance contre toi. Pourquoi insister à me battre ? Je me fiche de mourir. Je me réincarnerais, et patiemment, je retrouverais mon trésors. Tu veux me tuer ? Vas y. Tu veux accéder à mon trésor ? J'espère que tu es doué dans la magie de la domination. L'esprit de Sue Wan est puissant, et mon contrôle sur elle est totale. Tu veux forcer les portes de les salles aux trésors ? Ah ! Amuse toi. Des fils du Prince Mammon eux même s'en sont cassés les dents !"

Seraline eut un rire démoniaque, comme si elle venait de gagner contre Purgatori. Car c'était sa philosophie. Qu'importe le déshonneur. Qu'importe la mort, la défaite. Tout ce qui comptait, c'était que son trésor soit sain et sauf. Le reste n'avait plus d'importance. Avec amusement, elle marcha tranquillement vers son espace de réception, pour se servir du vin. Elle rempli même un calice, qu'elle fit léviter vers sa dangereuse intrue. Puis elle s'assied sur un fauteuil en soie rouge.

"Que vas-tu faire de moi, catin ? Me tuer ? Me torturer pour que je cède le contrôle ? Essaye. Fais le pire de ce qui est en toi ! J'ai subi des milliers de supplice. Aucun ne m'ont fait perdre le contrôle. Tu es peut-être une archi-diablesse. Mais la violence, ici, est inefficace."

Elle lui leva sa coupe, un sourire provocateur entre les lèvres.
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