Atarashï Yoake - Zone portuaire - 14h20
La ville d'Atarashi Yoake est le centre de tout un réseau logistique pour alimenter sa population en produits. Elle est une ville où la concentration de supers est parmi la plus forte de tout le Japon. Les étrangers y sont également assez courants. Tout un réseau de transports en commun sillonne la ville, permettant aux habitants de s'y déplacer facilement. Des armées d'ouvriers l'utilisent en permanence, formant une véritable fourmilière grouillante.
Penthésilée, ou plutôt Thétis, fait partie des insectes qui utilisent les métros et lignes de bus. Elle venait de finir son travail et a 50 minutes de trajet quotidien pour rejoindre son lieu de vie. Une migration pendulaire qui lui permet de faire une longue distance rapidement. Une amazone de l'Antiquité qui n'est pas bien différente de tous les employés et ouvriers. Le métro, boulot, dodo habituel. La jeune femme est habillée d'une tenue d'ouvrier des plus classique : un pantalon cargo et un simple tee-shirt noir sans logo, encore chaussée de ses chaussures de sécurité ; à la limite, elle aurait encore son gilet de sécurité de l'entrepôt que cela ne semblerait pas étonnant. Elle ressemble presque à une femme banale, entre cet employé de bureau à sa senestre et cette mère tenant sa fille à sa dextre.
Une journée de plus, Thétis observe dans le vide, plongée dans ses pensées, ou plutôt dans son absence. Un jour comme un autre, un jour banal. Elle pense plutôt à ce qu'elle va manger ce soir, se demandant si elle peut prendre un truc moins ordinaire que des pâtes. Elle fait partie de ces chanceux, ou de ces arrogants, qui peuvent manger de la nourriture grasse sans prendre un gramme. Il faut dire que son travail est plutôt physique : elle porte du poids tout le temps et se déplace dans tout l'entrepôt pour préparer les commandes. Sa divine constitution lui aurait permis de réaliser bien plus. Même les machines ne peuvent pas porter des charges aussi lourdes que celles qu'elle peut porter. Mais Penthésilée se cache derrière l'identité de Thétis, une femme morte dans un accident et qui n'avait aucun pouvoir. Elle essaie de dissimuler sa nature de super au plus grand nombre afin de ne pas attirer l'attention. On aurait tôt fait de découvrir toute la vérité sur elle. Thétis, accrochée à sa barre de maintien, regarde juste le vide ; elle lève brièvement la tête pour vérifier combien d'arrêts, il lui reste, un calcul qui est juste là pour tuer le temps, elle sait bien qu'elle est encore loin de son objectif, puis elle revient à sa position initiale, attendant que le temps passe.
C'est alors qu'une étrange impression survient, sortant Thétis de sa rêverie, comme tous les autres passagers. Un étrange sentiment flotte dans l'air, comme avant qu'une catastrophe arrive. Tout le monde s'observe, dans un moment de flottement, avant que la carlingue du bus vole en éclats sous l'impact de quelque chose de lourd. Penthésilée, avec des réflexes surhumains, se jette devant la mère et sa fille, lui épargnant le gros des dégâts. Elle n'y a pas réfléchi, elle a juste agi selon la pure logique amazone : toujours protéger les enfants. La mère n'est qu'une conséquence collatérale de ses gestes.
Tout n'est que Chaos, Thétis ne comprend pas ce qui se passe. Une explosion vient d'avoir lieu, une attaque dont le bus n'est pas la cible, mais plutôt le bâtiment juste à côté. L'étage au-dessus du bus venait d'exploser et les fragments du mur projetés venaient de s'écrouler sur la carlingue du véhicule. Le bus est ouvert en deux, deux parties séparées ; des gravats et de la fumée tout autour d'eux obstruent la vue et attaquent les poumons.
Thétis, sous les gravats, retient, à elle seule, un large morceau de béton ; une des barres métalliques servant à armer le béton traverse sa cage thoracique. Un de ses poumons se remplit de sang, rendant sa respiration difficile. Même pour elle, cette situation est difficile à tenir, mais son corps, qui ne veut pas mourir, se montre pour une fois utile. La petite l'observe, apeurée, sa mère la tenant contre elle, tétanisée elle aussi. Penthésilée ne peut pas bouger, elle ne peut rien faire de plus que tenir le morceau de béton. Elle ne voit pas bien dans toute cette fumée, alors que le goût métallique du sang lui monte à la bouche. Ce même sang qu'elle finit par recracher. Faisant au moins en sorte que l'enfant ne se prenne pas la rafale, alors que sa respiration reste difficile avec tout le sang qui obstrue ses poumons. Mais elle doit tenir ; elle sait qu'elle survivra quoi qu'il arrive, mais si elle lâche, la mère et sa fille se feront écraser. Ses mains se serrent sur le morceau de façade qu'elle retient, elle ne peut même pas le projeter, il est accroché à elle. Il faudrait que quelqu'un retire l'enfant et sa mère avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit.
- Saphiru
- Messages : 17
- Enregistré le : 23 mai 2026 22:17
- Fiche
- Demande de RP
Un jour pareil à tous les autres, dans la voiture de patrouille avec son partenaire en train de longer la zone industrielle. Voilà la journée de Saphiru jusque là, rien de particulier à signaler à part les infractions habituelles, un jour tout à fait banal. Du moins jusqu'à maintenant. Dans sa vision périphérique, la jeune policière perçoit un flash bref, suivi d'une détonation et ça, ce n'est ni banal, ni une bonne nouvelle. Avant même que leur radio ne grésille, elle regarde son partenaire en train de conduire et lui dit :
« Dès que tu peux, tourne vers le port, je signale. »
Saphiru empoigne la radio, règle la fréquence de manière à envoyer un message à toutes les voitures de patrouille, ainsi qu’au commissariat. C’est la procédure normale en cas de catastrophe et une explosion, c’en est une. Lorsqu’elle appuie sur le bouton de la radio, un signal sonore retenti dans la voiture et tous les destinataires reçoivent le même, indiquant une communication. Ensuite, c’est sa voix qui vient avec de mauvaise nouvelle :
« Ici patrouille 27, on vient de voir une explosion sur le port, on se dirige sur place. Quelqu’un a des infos sur ce qu’il s’y passe ? Terminé. »
« Ici patrouille 12, on a entendu l’explosion, on vous suit. Terminé. »
« Ici Central, on prévient les pompiers et on se renseigne. Terminé. »
La radio redevient silencieuse pour l’instant, mais ça ne va pas durer, elle le sait, ça va bientôt être le chaos. Son collègue a déjà allumé la sirène et fonce en direction du port, chaque seconde est précieuse et ils le savent tous les deux. La radio grésille à nouveau environ deux minutes après l’appel initial, avec de mauvaise nouvelles :
« Ici Central, d’après les témoins sur place une grosse explosion a soufflé la façade d’un bâtiment, trois étages ont été presque totalement détruis et une partie de la façade est tombée sur la route. Plusieurs voitures et un bus seraient touchés. Sécurisez la zone au maximum en attendant les pompiers. Terminé. »
« Patrouille 27, bien reçu. »
La voiture fonce, alors que les premiers gravats projetés par l’explosion sont visibles sur la route, les forçant à ralentir un peu. Ils sont bientôt arrivés et la scène qui se dévoile petit à petit devant leurs yeux est pire qu’annoncé. Certaines voitures sont complètement écrasées sous de gros blocs de béton, le bus, lui, est coupé en deux, tandis que son carburant se déverse sur la route. Des personnes blessées déambulent un peu partout, cherchant de l’aide au milieu de la confusion ambiante. Cependant, ce qui inquiète vraiment Saphiru, c’est que la façade du bâtiment ne s’est pas complètement effondrée. Un large pan de mur est penché juste au dessus du bus, retenu par les renforts métalliques du béton armé, qui ont plié sans céder. Les fissures s’élargissent à vue d’œil, alors que la policière peut voir qu’il y a encore du mouvement à l’intérieur du bus. Il est clair que les personnes les plus en danger ici sont celles qui sont encore à bord du bus. Alors lorsque la voiture de police s’arrête, Saphiru sort et fonce directement en direction du bus sans perdre de temps. Elle ne peut rien faire pour ceux qui ont été écrasés dans leurs voitures et ceux qui parviennent encore à marcher pourront attendre les pompiers. Par contre, elle peut aider les personnes coincées dans ce bus. Est-ce dangereux ? Oui, probablement la chose la plus dangereuse qu’elle ai fait jusque là. Est-ce qu’elle s’en soucie ? Oui, la situation pue, mais elle ne va pas regarder ces gens se faire aplatir sans rien faire.
Lorsqu’elle s’approche, elle se rend rapidement compte que l’avant du bus est vide, enfin vide … Vide de personnes en vie en tout cas, le conducteur ne s’en est pas sorti, par exemple. Par contre à l’arrière, elle voit au moins une personne lutter pour retenir un bloc de béton, mais peut en entendre plusieurs. La porte arrière est bloquée par un bloc de béton, si bien que Saphiru n’a pas d’autre choix que d’escalader les gravats pour passer par une fenêtre brisée. Une fois à l’intérieur, elle voit une femme blessée retenir un gros bloc de béton pour protéger une enfant et une autre femme. L’autre femme et l’enfant sont bloquées contre la paroi du bus, elles ne peuvent pas sortir sans aide, car la structure du bus est trop déformée. De son point de vue, la policière voit un passage, sous leur siège et commence à ramper dans la poussière pour atteindre l’enfant. Pas le temps de faire dans le détail, mais elle prend tout de même le temps de rassurer l’enfant.
« Salut ! Moi c’est Saphiru je suis policière, tu t’appelle comment ? »
« Ha- Hanako ... »
« Ok Hanako, je vais t’aider à sortir d’ici et ensuite j’aiderai ta maman. Écoute bien ce que je te dis d’accord ? »
La fillette regarde sa mère, qui hoche la tête, puis fait de même à l’attention de la policière. Saphiru lui tient les mains et la tire vers elle sous le siège, elle n’a pas le temps de faire les choses en douceur, alors elle se contente de la porter. Elle fait descendre la gamine par une fenêtre brisée côté rue et pointe sa voiture de police du doigt.
« Tu vois la voiture et les lumières ? Cours vers la voiture, je retourne aider ta maman. »
Une fois la gamine lancée, elle retourne sous le siège et fait de même avec la mère, avant de revenir une troisième fois pour celle qui leur a sauvé la vie. Cette fois-ci, elle ne peut pas se contenter de rester sous le siège, la femme est bloquée, elle va devoir se tenir à côté d’elle pour l’aider. Elle se hisse alors dans l’espace exigu et se rend rapidement compte que la situation est bien pire que prévu. Une barre d’acier traverse la femme de part en part, du sang sort de sa bouche, signe d’une importante hémorragie interne et elle maintient toujours ce bloc de béton malgré tout. Elle ne sait pas quoi dire honnêtement. Ça va aller ? Non, ce serait un bon gros mensonge, la situation est catastrophique et elle ne peut pas non plus lui dire que ça craint, elle n’a pas besoin de ça en plus. Alors elle se focalise sur ce qui compte vraiment : l’action. Première étape, dégager ce bloc de béton, cet énorme bloc de béton … Comment elle a pu retenir un morceau pareil d’ailleurs ? Mais ce sera une question pour plus tard ça. Saphiru tente de pousser le bloc avec ses mains, qui ne bouge pas d’un millimètre, alors elle va pousser avec autre chose. Par chance, elle a récemment développé d’étranges pouvoirs lui permettant d’agir sur les cristaux par la pensée, or aussi bien le béton que l’acier sont composés de cristaux. Elle n’a jamais tenté de déplacer quelque chose d’aussi massif, mais il va bien falloir que ça passe, elle n’a pas vraiment le choix là.
Malheureusement, ses pouvoirs sont trop récents, pas suffisamment développés et cette tâche est au-delà de ses capacités actuelles. Elle peut soulager la femme d’une partie du poids, mais le bloc ne bouge toujours pas. Alors elle va tenter autre chose, si elle ne peut pas lutter contre cette masse, elle va la fracturer de l’intérieur. Elle empoigne la barre d’acier qui traverse le torse de l’autre femme et se concentre sur sa structure, petit à petit elle brise les liens entre les cristaux, réduisant une partie de la barre en poudre métallique. Malheureusement pour elle, Saphiru n’a aucune explication logique à fournir, ce qu’elle vient de faire n’est clairement pas normal et cette femme connaît maintenant une partie de son petit secret. Pourtant, si exposer son secret peut sauver une vie, peu lui importe, elle a toujours été comme ça. La barre d’acier est brisée, maintenant c’est le tour du bloc lui-même, des fissures apparaissent, puis des morceaux du bloc se détachent, tombant toujours de l’autre côté. Si bien qu’au bout d’un moment, il n’y a plus rien à retenir. La policière détache une petite pochette de sa ceinture et en sort des sachets allongés qu’elle va ouvrir avec ses dents, révélant une poudre blanche à l’intérieur. Puis, elle tire sur la barre d’acier pour la sortir du torse de l’héroïne du jour, avant de verser le contenu des sachets directement dans la plaie. Elle s’explique rapidement :
« Ce sont de micro-éponges, elles vont absorber ton sang et gonfler à l’intérieur, jusqu’à bloquer le passage et empêcher ton sang de couler. Et ça, ça va piquer. »
Elle ouvre une petite capsule avec ses dents et la verse sur les plaies de l’autre femme, dont elle ignore toujours le nom. Un désinfectant tout ce qu’il y a de plus classique, ça pique et ça tue les microbes. Saphiru s’adresse à nouveau à elle :
« Je m’appelle Saphiru, tu peux bouger seule ? Tu peux me suivre vers la sortie ? Les pompiers vont bientôt arriver. »
Elle espère que c’est le cas, parce qu’il y a toujours ce gros pan de façade prêt à leur tomber dessus à tout moment. Alors elles vont devoir sortir et vite.
« Dès que tu peux, tourne vers le port, je signale. »
Saphiru empoigne la radio, règle la fréquence de manière à envoyer un message à toutes les voitures de patrouille, ainsi qu’au commissariat. C’est la procédure normale en cas de catastrophe et une explosion, c’en est une. Lorsqu’elle appuie sur le bouton de la radio, un signal sonore retenti dans la voiture et tous les destinataires reçoivent le même, indiquant une communication. Ensuite, c’est sa voix qui vient avec de mauvaise nouvelle :
« Ici patrouille 27, on vient de voir une explosion sur le port, on se dirige sur place. Quelqu’un a des infos sur ce qu’il s’y passe ? Terminé. »
« Ici patrouille 12, on a entendu l’explosion, on vous suit. Terminé. »
« Ici Central, on prévient les pompiers et on se renseigne. Terminé. »
La radio redevient silencieuse pour l’instant, mais ça ne va pas durer, elle le sait, ça va bientôt être le chaos. Son collègue a déjà allumé la sirène et fonce en direction du port, chaque seconde est précieuse et ils le savent tous les deux. La radio grésille à nouveau environ deux minutes après l’appel initial, avec de mauvaise nouvelles :
« Ici Central, d’après les témoins sur place une grosse explosion a soufflé la façade d’un bâtiment, trois étages ont été presque totalement détruis et une partie de la façade est tombée sur la route. Plusieurs voitures et un bus seraient touchés. Sécurisez la zone au maximum en attendant les pompiers. Terminé. »
« Patrouille 27, bien reçu. »
La voiture fonce, alors que les premiers gravats projetés par l’explosion sont visibles sur la route, les forçant à ralentir un peu. Ils sont bientôt arrivés et la scène qui se dévoile petit à petit devant leurs yeux est pire qu’annoncé. Certaines voitures sont complètement écrasées sous de gros blocs de béton, le bus, lui, est coupé en deux, tandis que son carburant se déverse sur la route. Des personnes blessées déambulent un peu partout, cherchant de l’aide au milieu de la confusion ambiante. Cependant, ce qui inquiète vraiment Saphiru, c’est que la façade du bâtiment ne s’est pas complètement effondrée. Un large pan de mur est penché juste au dessus du bus, retenu par les renforts métalliques du béton armé, qui ont plié sans céder. Les fissures s’élargissent à vue d’œil, alors que la policière peut voir qu’il y a encore du mouvement à l’intérieur du bus. Il est clair que les personnes les plus en danger ici sont celles qui sont encore à bord du bus. Alors lorsque la voiture de police s’arrête, Saphiru sort et fonce directement en direction du bus sans perdre de temps. Elle ne peut rien faire pour ceux qui ont été écrasés dans leurs voitures et ceux qui parviennent encore à marcher pourront attendre les pompiers. Par contre, elle peut aider les personnes coincées dans ce bus. Est-ce dangereux ? Oui, probablement la chose la plus dangereuse qu’elle ai fait jusque là. Est-ce qu’elle s’en soucie ? Oui, la situation pue, mais elle ne va pas regarder ces gens se faire aplatir sans rien faire.
Lorsqu’elle s’approche, elle se rend rapidement compte que l’avant du bus est vide, enfin vide … Vide de personnes en vie en tout cas, le conducteur ne s’en est pas sorti, par exemple. Par contre à l’arrière, elle voit au moins une personne lutter pour retenir un bloc de béton, mais peut en entendre plusieurs. La porte arrière est bloquée par un bloc de béton, si bien que Saphiru n’a pas d’autre choix que d’escalader les gravats pour passer par une fenêtre brisée. Une fois à l’intérieur, elle voit une femme blessée retenir un gros bloc de béton pour protéger une enfant et une autre femme. L’autre femme et l’enfant sont bloquées contre la paroi du bus, elles ne peuvent pas sortir sans aide, car la structure du bus est trop déformée. De son point de vue, la policière voit un passage, sous leur siège et commence à ramper dans la poussière pour atteindre l’enfant. Pas le temps de faire dans le détail, mais elle prend tout de même le temps de rassurer l’enfant.
« Salut ! Moi c’est Saphiru je suis policière, tu t’appelle comment ? »
« Ha- Hanako ... »
« Ok Hanako, je vais t’aider à sortir d’ici et ensuite j’aiderai ta maman. Écoute bien ce que je te dis d’accord ? »
La fillette regarde sa mère, qui hoche la tête, puis fait de même à l’attention de la policière. Saphiru lui tient les mains et la tire vers elle sous le siège, elle n’a pas le temps de faire les choses en douceur, alors elle se contente de la porter. Elle fait descendre la gamine par une fenêtre brisée côté rue et pointe sa voiture de police du doigt.
« Tu vois la voiture et les lumières ? Cours vers la voiture, je retourne aider ta maman. »
Une fois la gamine lancée, elle retourne sous le siège et fait de même avec la mère, avant de revenir une troisième fois pour celle qui leur a sauvé la vie. Cette fois-ci, elle ne peut pas se contenter de rester sous le siège, la femme est bloquée, elle va devoir se tenir à côté d’elle pour l’aider. Elle se hisse alors dans l’espace exigu et se rend rapidement compte que la situation est bien pire que prévu. Une barre d’acier traverse la femme de part en part, du sang sort de sa bouche, signe d’une importante hémorragie interne et elle maintient toujours ce bloc de béton malgré tout. Elle ne sait pas quoi dire honnêtement. Ça va aller ? Non, ce serait un bon gros mensonge, la situation est catastrophique et elle ne peut pas non plus lui dire que ça craint, elle n’a pas besoin de ça en plus. Alors elle se focalise sur ce qui compte vraiment : l’action. Première étape, dégager ce bloc de béton, cet énorme bloc de béton … Comment elle a pu retenir un morceau pareil d’ailleurs ? Mais ce sera une question pour plus tard ça. Saphiru tente de pousser le bloc avec ses mains, qui ne bouge pas d’un millimètre, alors elle va pousser avec autre chose. Par chance, elle a récemment développé d’étranges pouvoirs lui permettant d’agir sur les cristaux par la pensée, or aussi bien le béton que l’acier sont composés de cristaux. Elle n’a jamais tenté de déplacer quelque chose d’aussi massif, mais il va bien falloir que ça passe, elle n’a pas vraiment le choix là.
Malheureusement, ses pouvoirs sont trop récents, pas suffisamment développés et cette tâche est au-delà de ses capacités actuelles. Elle peut soulager la femme d’une partie du poids, mais le bloc ne bouge toujours pas. Alors elle va tenter autre chose, si elle ne peut pas lutter contre cette masse, elle va la fracturer de l’intérieur. Elle empoigne la barre d’acier qui traverse le torse de l’autre femme et se concentre sur sa structure, petit à petit elle brise les liens entre les cristaux, réduisant une partie de la barre en poudre métallique. Malheureusement pour elle, Saphiru n’a aucune explication logique à fournir, ce qu’elle vient de faire n’est clairement pas normal et cette femme connaît maintenant une partie de son petit secret. Pourtant, si exposer son secret peut sauver une vie, peu lui importe, elle a toujours été comme ça. La barre d’acier est brisée, maintenant c’est le tour du bloc lui-même, des fissures apparaissent, puis des morceaux du bloc se détachent, tombant toujours de l’autre côté. Si bien qu’au bout d’un moment, il n’y a plus rien à retenir. La policière détache une petite pochette de sa ceinture et en sort des sachets allongés qu’elle va ouvrir avec ses dents, révélant une poudre blanche à l’intérieur. Puis, elle tire sur la barre d’acier pour la sortir du torse de l’héroïne du jour, avant de verser le contenu des sachets directement dans la plaie. Elle s’explique rapidement :
« Ce sont de micro-éponges, elles vont absorber ton sang et gonfler à l’intérieur, jusqu’à bloquer le passage et empêcher ton sang de couler. Et ça, ça va piquer. »
Elle ouvre une petite capsule avec ses dents et la verse sur les plaies de l’autre femme, dont elle ignore toujours le nom. Un désinfectant tout ce qu’il y a de plus classique, ça pique et ça tue les microbes. Saphiru s’adresse à nouveau à elle :
« Je m’appelle Saphiru, tu peux bouger seule ? Tu peux me suivre vers la sortie ? Les pompiers vont bientôt arriver. »
Elle espère que c’est le cas, parce qu’il y a toujours ce gros pan de façade prêt à leur tomber dessus à tout moment. Alors elles vont devoir sortir et vite.

- Penthésilée
- Messages : 16
- Enregistré le : 13 avr. 2026 11:46
L'amazone se retrouve bloquée sous un morceau de la façade, incapable de bouger ni de parler. Même avec sa résistance divine, capable de résister à un tir des flèches divines d'Artémis, elle serait sûrement morte sans ce corps. Malgré le dégoût que lui procurent ses nouveaux pouvoirs, elle est obligée de reconnaître qu'ils la rendent infiniment plus puissante. Mais plus puissante ne veut pas dire invincible et omnipotente. Penthésilée est capable de transcender sa propre mort, mais pas celle des autres. Si elle bouge, si elle presse trop, le bloc les ensevelira. Elle survivra, mais l'enfant face à elle mourra. En l'absence d'option, espérant une forme de miracle, Thétis fait la seule chose qu'elle peut faire : ne pas bouger, tenir le plus longtemps possible, jusqu'à ce qu'une autre solution se dévoile. La puissance de Penthésilée, Fille d'Arès et d'Otréré, reine amazone des temps où les dieux marchaient parmi les hommes, est impuissante, spectatrice silencieuse de la scène qui se déroule sous ses yeux. Elle n'a jamais été une héroïne, ni n'a cherché à l'être. Sa légende n'est qu'une succession de choix imposés par la fatalité. Encore aujourd'hui, elle ne tient le bloc que parce qu'elle doit essayer de sauver une enfant par principe. Et peut-elle la sauver ? Non, elle ne peut pas ; elle peut retarder sa mort, mais seule, elle ne peut rien faire de plus.
C'est alors que, sortie de nulle part, arrive la véritable héroïne de cette histoire. Une femme à l'uniforme bleu et aux cheveux qui tendent entre le blond et le brun. Penthésilée a appris que dans ce temps, les humains sont si nombreux qu'ils n'ont plus besoin de s'occuper collectivement de la défense de leurs cités. Ce sont maintenant des groupes d'individus spécialisés, regroupés dans des trucs appelés armée ou police, qui s'en occupent et qui sont payés pour le faire. Une autre excentricité de ce temps qui montre à Penthésilée à quel point elle est dépassée. La femme fait partie d'un de ces corps, celui de la police, qui s'occupe de la sécurité au sein des villes. Elle passe sous le siège, se rapproche de l'enfant et se présente pour ensuite lui demander son nom afin de la sortir de la torpeur. C'est ainsi qu'en quelques mots, elle parvient à faire partir l'enfant, ce que l'amazone, demi-déesse millénaire, n'a pas réussi à faire.
Saphiru, la policière, extirpe ainsi l'enfant de leur piège, réussissant à l'emmener par un passage dégagé. Vient ensuite le tour de la mère de faire de même. Une fois les deux femmes sorties, Penthésilée tente de s'extirper, mais la barre métallique la tient accrochée au bloc. Elle est en train de réfléchir à quoi faire, se demandant s'il ne vaut pas mieux briser ce gros bloc, quand la policière revient pour elle. Penthésilée la tête tournée vers elle, tente de lui dire de s'en aller.
"- Raaaaaat'een, zreee ploooo merreeee...."
Elle abandonne sa tentative ; par réflexe, elle fait juste sortir du sang en une grosse flaque rougeâtre et baveuse. Ses propres poumons en sont remplis et l'empêchent de parler, elle peut à peine respirer. La policière tente de pousser le bloc, sans parvenir à le bouger. Penthésilée l'observe en silence, l'effort de la mortelle est méritant, mais insuffisant. La demi-déesse sent le bloc devenir plus léger, sûrement une simple impression. La policière attrape fermement la barre métallique et tire dessus. Penthésilée ne peut s'empêcher de sourire. Elle est bien mignonne la petite dame, mais elle pense faire quoi avec ses petits muscles, arracher la barre de métal ? Le désespoir peut pousser les mortels à faire bien des choses ; un tel courage aurait sûrement pu offrir à cette demoiselle une place parmi les Amazones... Penthésilée sent le morceau de métal bouger en elle et elle sent que le bloc de béton fait de même, il bouge. Autant pour elle, cette mortelle a de la ressource. Mais bien loin de lui poser des questions sur sa nature, Penthésilée a à peine le temps de se rendre compte qu'elle est libre que la policière met une poudre étrange dans sa plaie. Ce seraient des micro-éponges qui vont aspirer son sang qui occulte ses poumons, explique-t-elle, et verse ensuite un produit dans sa plaie. Penthésilée ne réagit pas ; si c'est censé faire mal, elle est incapable de le ressentir. La policière se présente à nouveau et lui demande si elle peut suivre, lui annonçant l'arrivée prochaine des pompiers. Penthésilée lui répond par un hochement de tête et se rapproche pour sortir. Elle verra plus tard comment justifier son exploit, il est plus possible qu'on croie en des pouvoirs qui s'éveillent qu'en la théorie de la réincarnation d'une reine que plus personne ne connaît.
Un nouveau craquement se fait entendre, venant de la façade, un nouveau morceau de béton est en train de leur tomber dessus. La fille d'Arès réagit par pur réflexe avec une vitesse de réaction impossible pour une simple humaine. Elle agrippe la jeune femme, la met au sol et se sert de son corps comme barrage pour le nouveau débris qui leur tombe dessus. Se tenant à quatre pattes au-dessus du corps de la policière qui se retrouve pressée contre le sien, l'amazone ne peut pas aménager plus d'espace.
"- Malaka !"
L'amazone jure non pour la douleur, mais pour son espoir déçu de s'en sortir. Du sang s'écoule tout le long de son dos et elle sent que sa tête commence à tourner. Elle est en train de perdre trop de sang. Son dos doit être lacéré de toute part. La reine essaie de faire genre et continue de sourire alors que leur situation est critique. Visiblement, les micro-bidules ont aspiré le surplus de sang dans ses poumons et lui permettent de parler et d'un peu respirer.
"- Faut toujours qu'une emmerde en suivent une autre. Je ne sais pas qui est le connard contre qui les dieux ont une dent, mais clairement, il en a fait des caisses."
Penthésilée se met à rire, le connard en question est sûrement elle. Elle parle avec un accent grec très prononcé qui trahisse ses origines. Elle est clairement désinvolte, comme si tout le chaos ambiant n'était rien. Sans mauvais jeu de mots, elle est d'un calme olympien, absolument pas paniqué par la situation, toujours sourire aux lèvres.
"- Attention, je vais tenter un truc."
Elle essaye de se relever, autant assumer ses pouvoirs à ce stade, aucun mortel ne serait encore en vie à sa place. Surtout que le trou qui était sur sa poitrine vient de se refermer, laissant entrevoir par l'orifice créé par la barre métallique, sa chaire qui se reforme à vue d'œil, ainsi que sa peau. Un procédé qui laisse place à un sein blanc comme la neige, dont le téton sort par le trou creusé dans le vêtement. Si son corps se régénère d'absolument tout, ce n'est pas le cas de ses vêtements, dont son tee-shirt qui doit être en lambeau. Le bloc tremble, on entend le reste de la carcasse du bus qui se plie sous la pression herculéenne qu'exerce la demi-déesse. Un trou se forme, un tout petit trou, assez pour pouvoir laisser passer l'air, trop peu pour les faire passer elle. Penthésilée préfère renoncer, elle sent que si elle continue, surtout au vu du bruit, le bloc au-dessus d'elle va rompre, ce qui risquerait de tuer la policière. Tout ne peut pas se régler avec de la force brute. Penthésilée se met à rire.
"- Désolé, on est visiblement encore coincé là un moment. J'ai rien contre rester coincé contre une aussi jolie fille, mais je préfère que ce ne soit pas sous une plaque de béton."
La reine se met à rire avec une désinvolture particulièrement visible. Son ton est même littéralement dragueur alors que la situation ne s'y prête absolument pas.
"- Je me nomme Thétis si jamais et comme vous avez pu le voir, je possède quelques aptitudes peu ordinaires."
Penthésilée reste sur son personnage, elle voit en cette occasion un moyen de se mettre d'accord avec la jeune femme.
"- Et si vous pouviez garder cela secret, cela m'arrangerait. Disons que je préférerais rester un peu discrète, le temps de comprendre comment tout cela marche. C'est assez nouveau pour moi."
Nouveau, ce n'est pas un mensonge, Penthésilée est ancienne, mais la capacité à ne pas vouloir mourir alors que le ciel lui tombe littéralement sur la tête, ça, c'est nouveau. Elle continue d'observer la jeune femme.
"- Il y a une procédure pour signaler qu'on est là ?"
C'est alors que, sortie de nulle part, arrive la véritable héroïne de cette histoire. Une femme à l'uniforme bleu et aux cheveux qui tendent entre le blond et le brun. Penthésilée a appris que dans ce temps, les humains sont si nombreux qu'ils n'ont plus besoin de s'occuper collectivement de la défense de leurs cités. Ce sont maintenant des groupes d'individus spécialisés, regroupés dans des trucs appelés armée ou police, qui s'en occupent et qui sont payés pour le faire. Une autre excentricité de ce temps qui montre à Penthésilée à quel point elle est dépassée. La femme fait partie d'un de ces corps, celui de la police, qui s'occupe de la sécurité au sein des villes. Elle passe sous le siège, se rapproche de l'enfant et se présente pour ensuite lui demander son nom afin de la sortir de la torpeur. C'est ainsi qu'en quelques mots, elle parvient à faire partir l'enfant, ce que l'amazone, demi-déesse millénaire, n'a pas réussi à faire.
Saphiru, la policière, extirpe ainsi l'enfant de leur piège, réussissant à l'emmener par un passage dégagé. Vient ensuite le tour de la mère de faire de même. Une fois les deux femmes sorties, Penthésilée tente de s'extirper, mais la barre métallique la tient accrochée au bloc. Elle est en train de réfléchir à quoi faire, se demandant s'il ne vaut pas mieux briser ce gros bloc, quand la policière revient pour elle. Penthésilée la tête tournée vers elle, tente de lui dire de s'en aller.
"- Raaaaaat'een, zreee ploooo merreeee...."
Elle abandonne sa tentative ; par réflexe, elle fait juste sortir du sang en une grosse flaque rougeâtre et baveuse. Ses propres poumons en sont remplis et l'empêchent de parler, elle peut à peine respirer. La policière tente de pousser le bloc, sans parvenir à le bouger. Penthésilée l'observe en silence, l'effort de la mortelle est méritant, mais insuffisant. La demi-déesse sent le bloc devenir plus léger, sûrement une simple impression. La policière attrape fermement la barre métallique et tire dessus. Penthésilée ne peut s'empêcher de sourire. Elle est bien mignonne la petite dame, mais elle pense faire quoi avec ses petits muscles, arracher la barre de métal ? Le désespoir peut pousser les mortels à faire bien des choses ; un tel courage aurait sûrement pu offrir à cette demoiselle une place parmi les Amazones... Penthésilée sent le morceau de métal bouger en elle et elle sent que le bloc de béton fait de même, il bouge. Autant pour elle, cette mortelle a de la ressource. Mais bien loin de lui poser des questions sur sa nature, Penthésilée a à peine le temps de se rendre compte qu'elle est libre que la policière met une poudre étrange dans sa plaie. Ce seraient des micro-éponges qui vont aspirer son sang qui occulte ses poumons, explique-t-elle, et verse ensuite un produit dans sa plaie. Penthésilée ne réagit pas ; si c'est censé faire mal, elle est incapable de le ressentir. La policière se présente à nouveau et lui demande si elle peut suivre, lui annonçant l'arrivée prochaine des pompiers. Penthésilée lui répond par un hochement de tête et se rapproche pour sortir. Elle verra plus tard comment justifier son exploit, il est plus possible qu'on croie en des pouvoirs qui s'éveillent qu'en la théorie de la réincarnation d'une reine que plus personne ne connaît.
Un nouveau craquement se fait entendre, venant de la façade, un nouveau morceau de béton est en train de leur tomber dessus. La fille d'Arès réagit par pur réflexe avec une vitesse de réaction impossible pour une simple humaine. Elle agrippe la jeune femme, la met au sol et se sert de son corps comme barrage pour le nouveau débris qui leur tombe dessus. Se tenant à quatre pattes au-dessus du corps de la policière qui se retrouve pressée contre le sien, l'amazone ne peut pas aménager plus d'espace.
"- Malaka !"
L'amazone jure non pour la douleur, mais pour son espoir déçu de s'en sortir. Du sang s'écoule tout le long de son dos et elle sent que sa tête commence à tourner. Elle est en train de perdre trop de sang. Son dos doit être lacéré de toute part. La reine essaie de faire genre et continue de sourire alors que leur situation est critique. Visiblement, les micro-bidules ont aspiré le surplus de sang dans ses poumons et lui permettent de parler et d'un peu respirer.
"- Faut toujours qu'une emmerde en suivent une autre. Je ne sais pas qui est le connard contre qui les dieux ont une dent, mais clairement, il en a fait des caisses."
Penthésilée se met à rire, le connard en question est sûrement elle. Elle parle avec un accent grec très prononcé qui trahisse ses origines. Elle est clairement désinvolte, comme si tout le chaos ambiant n'était rien. Sans mauvais jeu de mots, elle est d'un calme olympien, absolument pas paniqué par la situation, toujours sourire aux lèvres.
"- Attention, je vais tenter un truc."
Elle essaye de se relever, autant assumer ses pouvoirs à ce stade, aucun mortel ne serait encore en vie à sa place. Surtout que le trou qui était sur sa poitrine vient de se refermer, laissant entrevoir par l'orifice créé par la barre métallique, sa chaire qui se reforme à vue d'œil, ainsi que sa peau. Un procédé qui laisse place à un sein blanc comme la neige, dont le téton sort par le trou creusé dans le vêtement. Si son corps se régénère d'absolument tout, ce n'est pas le cas de ses vêtements, dont son tee-shirt qui doit être en lambeau. Le bloc tremble, on entend le reste de la carcasse du bus qui se plie sous la pression herculéenne qu'exerce la demi-déesse. Un trou se forme, un tout petit trou, assez pour pouvoir laisser passer l'air, trop peu pour les faire passer elle. Penthésilée préfère renoncer, elle sent que si elle continue, surtout au vu du bruit, le bloc au-dessus d'elle va rompre, ce qui risquerait de tuer la policière. Tout ne peut pas se régler avec de la force brute. Penthésilée se met à rire.
"- Désolé, on est visiblement encore coincé là un moment. J'ai rien contre rester coincé contre une aussi jolie fille, mais je préfère que ce ne soit pas sous une plaque de béton."
La reine se met à rire avec une désinvolture particulièrement visible. Son ton est même littéralement dragueur alors que la situation ne s'y prête absolument pas.
"- Je me nomme Thétis si jamais et comme vous avez pu le voir, je possède quelques aptitudes peu ordinaires."
Penthésilée reste sur son personnage, elle voit en cette occasion un moyen de se mettre d'accord avec la jeune femme.
"- Et si vous pouviez garder cela secret, cela m'arrangerait. Disons que je préférerais rester un peu discrète, le temps de comprendre comment tout cela marche. C'est assez nouveau pour moi."
Nouveau, ce n'est pas un mensonge, Penthésilée est ancienne, mais la capacité à ne pas vouloir mourir alors que le ciel lui tombe littéralement sur la tête, ça, c'est nouveau. Elle continue d'observer la jeune femme.
"- Il y a une procédure pour signaler qu'on est là ?"

- Saphiru
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- Demande de RP
Saphiru se voyait déjà sortie d’affaire, mission accomplie, sauf que, non. C’est bien évidemment à ce moment précis que le reste de la façade craque et leur tombe dessus. Elle sent qu’on la plaque au sol et ne résiste pas, à quoi bon ? Il n’y strictement rien qu’elle puisse faire dans cette situation de toute façon. Elle ferme les yeux, s’attendant à se faire écraser par les gravats, mais le seul truc qui l’écrase c’est l’imposante poitrine de sa sauveuse, qui vient de prendre le coup à sa place. Bon, sa force n’a rien de naturel, ça c’est sûr, car elle vient d’arrêter d’énormes blocs de béton en faisant barrage de son corps. Sans elle et ses étranges capacités, Saphiru serait morte écrasée sans rien pouvoir faire. Elle soupire longuement, c’est la première fois qu’elle a été aussi proche d’y passer, il lui faut le temps de se remettre de ses émotions. La policière note tout de même que sa sauveuse parle des Dieux avec un fort accent grec, mais elle aura tout le temps de la harceler de questions plus tard, là, ce n’est pas le moment. Étrangement, elle n’a pas peur lorsque la belle rousse pousse vers le haut pour leur dégager un peu d’espace, malgré les bruits peu rassurants. Elle ne saurait dire exactement pourquoi, mais elle sent qu’elle peut lui faire confiance et de fait, la belle rousse s’arrête dès que cela devient trop dangereux. Lorsqu’elle se met à rire et à draguer dans cette situation, Saphiru sourit, avant de pouffer de rire. Elle prend grand plaisir à lui répondre sur le même genre de ton dragueur :
« Enchantée Thétis, ravie d’être coincée en aussi charmante compagnie. Concernant les aptitudes peu ordinaires, on est dans le même bateau toi et moi. Je ne dirais rien et je compte sur toi pour faire de même. Concernant le signalement de notre position, ce n’est pas la peine, les véhicules ensevelis sont une priorité des secours, ils nous trouveront très bien tout seuls. Oh et, laisse tomber le vouvoiement, on s’est déjà mutuellement sauvé la vie, je pense qu’on peut se permettre quelques familiarités à ce stade. Surtout si on reste coincées longtemps là-dedans. »
Juste après avoir dit cela, la policière voit du sang couler le long du cou de sa sauveuse. Elle rigole et flirte comme si ne rien était, mais la situation n’est pas bonne pour autant. Alors Saphiru réfléchit, comment l’aider ? La première étape, ce serait de faire en sorte qu’elle n’ait plus à supporter le poids du béton, pour lui permettre de souffler et de se régénérer, comme elle l’a fait avec sa poitrine. Elle se concentre, fusionnant les cristaux entre-eux, afin que les blocs se collent les uns aux autres. Ensuite, elle réduit en poudre et re-fusionne les bords tranchants ou même simplement inconfortables, afin de lisser les surfaces au maximum et d’éliminer la poussière. Lorsqu’elle a terminé, elle s’adresse à Thétis avec tendresse :
« Tu peux te relâcher, j’ai consolidé le béton autours, ça ne bougera plus. Viens par là, tu dois te reposer ! »
Elle pose une de ses mains sur le cou de la jolie rousse, elle n’a pas la force de la contraindre à se rapprocher, mais son geste lui suggère de le faire. Il faut qu’elle se repose et, bon, elles n’ont pas vraiment la place de s’allonger côte à côte donc, Saphiru fera office de matelas. Elle a également envie de lui faire un gros câlin pour la remercier de l’avoir sauvée et aussi parce qu’elle la trouve mignonne. Et puis, la sentir se presser contre elle ne la dérange pas non plus, après tout ces ennuis, un peu douceur fera du bien à tout le monde. Ce que personne n’a prévu en revanche, c’est qu’au moment exact où Thétis décollera son dos du plafond, son tee-shirt tombera en lambeaux, complètement ruiné par l’impact et l’abrasion du béton. Et que Saphiru aimera beaucoup la vue, un peu trop même.
« Enchantée Thétis, ravie d’être coincée en aussi charmante compagnie. Concernant les aptitudes peu ordinaires, on est dans le même bateau toi et moi. Je ne dirais rien et je compte sur toi pour faire de même. Concernant le signalement de notre position, ce n’est pas la peine, les véhicules ensevelis sont une priorité des secours, ils nous trouveront très bien tout seuls. Oh et, laisse tomber le vouvoiement, on s’est déjà mutuellement sauvé la vie, je pense qu’on peut se permettre quelques familiarités à ce stade. Surtout si on reste coincées longtemps là-dedans. »
Juste après avoir dit cela, la policière voit du sang couler le long du cou de sa sauveuse. Elle rigole et flirte comme si ne rien était, mais la situation n’est pas bonne pour autant. Alors Saphiru réfléchit, comment l’aider ? La première étape, ce serait de faire en sorte qu’elle n’ait plus à supporter le poids du béton, pour lui permettre de souffler et de se régénérer, comme elle l’a fait avec sa poitrine. Elle se concentre, fusionnant les cristaux entre-eux, afin que les blocs se collent les uns aux autres. Ensuite, elle réduit en poudre et re-fusionne les bords tranchants ou même simplement inconfortables, afin de lisser les surfaces au maximum et d’éliminer la poussière. Lorsqu’elle a terminé, elle s’adresse à Thétis avec tendresse :
« Tu peux te relâcher, j’ai consolidé le béton autours, ça ne bougera plus. Viens par là, tu dois te reposer ! »
Elle pose une de ses mains sur le cou de la jolie rousse, elle n’a pas la force de la contraindre à se rapprocher, mais son geste lui suggère de le faire. Il faut qu’elle se repose et, bon, elles n’ont pas vraiment la place de s’allonger côte à côte donc, Saphiru fera office de matelas. Elle a également envie de lui faire un gros câlin pour la remercier de l’avoir sauvée et aussi parce qu’elle la trouve mignonne. Et puis, la sentir se presser contre elle ne la dérange pas non plus, après tout ces ennuis, un peu douceur fera du bien à tout le monde. Ce que personne n’a prévu en revanche, c’est qu’au moment exact où Thétis décollera son dos du plafond, son tee-shirt tombera en lambeaux, complètement ruiné par l’impact et l’abrasion du béton. Et que Saphiru aimera beaucoup la vue, un peu trop même.

- Penthésilée
- Messages : 16
- Enregistré le : 13 avr. 2026 11:46
La policière voit le bloc lui tomber dessus, elle se voit l'écraser, et imagine déjà sa mort réduite à l'état de compote de Saphiru. Finalement, c'est la poitrine de Penthésilée qui finit par l'écraser, la protégeant des débris qui lui tombe dessus. Une fois la situation stabilisée, la policière semble se calmer, possiblement aider par l'attitude de l'amazone. Elle dit être enchantée de la rencontré également et lui demande de la tutoyer. Elles sont coincées là pour un moment. À part attendre, elles ne peuvent rien faire de plus. Entre les deux femmes, un accord est passé, pas un mot sur leur pouvoir respectif, Penthésilée est satisfaite. Non pas qu'elle craint les forces de police de ce monde, mais elle reste méfiante. Penthésilée a pour possible adversaire des dieux, des adversaires bien plus fort qu'elle.
"- Bien sûr, ma jolie, mon silence contre le tien."
Elle reste à tenir le béton, elle sent que cela bouge à l'intérieur, comme si un mouvement serpenté dans la matière. Elle ne dit rien, mais pendant quelques secondes, elle craint que le béton craque. Mais sa comparse de circonstance lui informe qu'elle peut se relâcher, elle a utilisé sa magie pour renforcer les blocs et ne plus lui faire mal. Elle lui demande de se reposer et pour donner acte à ses paroles, elle entoure son cou de ses bras pour l'emmener contre elle. Penthésilée sourit et se laisse mener. Être couché sur une aussi jolie fille, il y a peut-être un peu de bon dans cette situation. La reine décolle son dos de la paroi dans un bruit de déchirure caractéristique, pendant cinq secondes, elle pense que c'est sa peau, avant de comprendre que cette déchirure vient plutôt du tissu de ces vêtements. Le dos du tee-shirt en lambeau, c'était collé à la paroi, comme c'était le cas pour son soutien-gorge dont il ne restait plus grand-chose. Son tee-shirt noir s'ouvre, ne couvrant plus que le bas de son ventre et ses épaules. Dans le craquement, le tissu se déchire, le soutien-gorge suis le même mouvement et par la gravité, il fait un effet de balancier, incapable, sans l'attache à l'arrière de tenir. Si le bonnet droit avait été arraché par la barre métallique, ne restant plus que l'armature métallique, le gauche est entier. Dans le mouvement, le sous-vêtement glisse le long des bras. La poitrine, maintenant libérée, tombe sous l'effet de la gravité. Une poitrine de jeune fille, blanche et généreuse, scindée de deux tétons roses, un grain de beauté venant sublimé de sa petite présence le sein droit. Deux offrandes de chair qui réponde eux aussi à la proposition de la policière en venant rejoindre son corps.
"- Malaka !"
Penthésilée est surprise et jure, avant de se mettre à sourire et à rire.
"- Et bien, je ne pensais pas montrer ainsi mes papiers à une policière et lui offrir un si beau spectacle."
Maintenant, sein nue, l'amazone vient rejoindre la policière, se couchant sur elle de manière à lui laisser quand même le soin de respirer sans l'étouffer. C'est que le corps de l'amazone pèse son poids. Elle s'amuse de la situation et dit avec une voix infiniment sensuelle.
"- Profite donc, Saphiru, je soupçonne que tu as fait exprès de fusionné le béton avec mes vêtements. Tu sais, tu n'as pas besoin de tant d'empressement. Après tout cela, j'aurais bien besoin d'un peu de soutien psychologique et rien ne nous empêchait de nous rejoindre pour nous soutenir mutuellement."
Penthésilée offre un rire amusé, un rire vrai et subtil. Elle émet un doute quant à ce coup du sort particulièrement marqué, surtout que Saphiru répondait à ces avances. Elle ne sait pas à quel point invité une civile que l'on vient de sauver peut être non-professionnel. Ce n'est pas dans la culture de Penthésilée. La reine n'a plus de clan, plus d'obligation, elle est une femme libre, elle met qui elle veut dans sa couche et quand elle le veut. Et pour le coup, elle n'a rien contre montrer à Saphiru ce qu'une Amazone sait faire. Elle se met à glousser à l'idée.
"- J'espère que la vue t'as plu, je ne suis pas contre offrir un peu plus, mais coincé comme nous le sommes, nous serons bien limité dans nos action. Peut-être, une fois à l'extérieur, il faut bien que je récompense ma sauveuse."
Penthésilée dit cela en regardant Saphiru droit dans les yeux, elle est totalement sérieuse. 3 000 ans sans douceur, cela créait des manques et tout occasion est bonne à prendre. Surtout quand l'occasion se trouve être une belle jeune fille.
"- Bien sûr, ma jolie, mon silence contre le tien."
Elle reste à tenir le béton, elle sent que cela bouge à l'intérieur, comme si un mouvement serpenté dans la matière. Elle ne dit rien, mais pendant quelques secondes, elle craint que le béton craque. Mais sa comparse de circonstance lui informe qu'elle peut se relâcher, elle a utilisé sa magie pour renforcer les blocs et ne plus lui faire mal. Elle lui demande de se reposer et pour donner acte à ses paroles, elle entoure son cou de ses bras pour l'emmener contre elle. Penthésilée sourit et se laisse mener. Être couché sur une aussi jolie fille, il y a peut-être un peu de bon dans cette situation. La reine décolle son dos de la paroi dans un bruit de déchirure caractéristique, pendant cinq secondes, elle pense que c'est sa peau, avant de comprendre que cette déchirure vient plutôt du tissu de ces vêtements. Le dos du tee-shirt en lambeau, c'était collé à la paroi, comme c'était le cas pour son soutien-gorge dont il ne restait plus grand-chose. Son tee-shirt noir s'ouvre, ne couvrant plus que le bas de son ventre et ses épaules. Dans le craquement, le tissu se déchire, le soutien-gorge suis le même mouvement et par la gravité, il fait un effet de balancier, incapable, sans l'attache à l'arrière de tenir. Si le bonnet droit avait été arraché par la barre métallique, ne restant plus que l'armature métallique, le gauche est entier. Dans le mouvement, le sous-vêtement glisse le long des bras. La poitrine, maintenant libérée, tombe sous l'effet de la gravité. Une poitrine de jeune fille, blanche et généreuse, scindée de deux tétons roses, un grain de beauté venant sublimé de sa petite présence le sein droit. Deux offrandes de chair qui réponde eux aussi à la proposition de la policière en venant rejoindre son corps.
"- Malaka !"
Penthésilée est surprise et jure, avant de se mettre à sourire et à rire.
"- Et bien, je ne pensais pas montrer ainsi mes papiers à une policière et lui offrir un si beau spectacle."
Maintenant, sein nue, l'amazone vient rejoindre la policière, se couchant sur elle de manière à lui laisser quand même le soin de respirer sans l'étouffer. C'est que le corps de l'amazone pèse son poids. Elle s'amuse de la situation et dit avec une voix infiniment sensuelle.
"- Profite donc, Saphiru, je soupçonne que tu as fait exprès de fusionné le béton avec mes vêtements. Tu sais, tu n'as pas besoin de tant d'empressement. Après tout cela, j'aurais bien besoin d'un peu de soutien psychologique et rien ne nous empêchait de nous rejoindre pour nous soutenir mutuellement."
Penthésilée offre un rire amusé, un rire vrai et subtil. Elle émet un doute quant à ce coup du sort particulièrement marqué, surtout que Saphiru répondait à ces avances. Elle ne sait pas à quel point invité une civile que l'on vient de sauver peut être non-professionnel. Ce n'est pas dans la culture de Penthésilée. La reine n'a plus de clan, plus d'obligation, elle est une femme libre, elle met qui elle veut dans sa couche et quand elle le veut. Et pour le coup, elle n'a rien contre montrer à Saphiru ce qu'une Amazone sait faire. Elle se met à glousser à l'idée.
"- J'espère que la vue t'as plu, je ne suis pas contre offrir un peu plus, mais coincé comme nous le sommes, nous serons bien limité dans nos action. Peut-être, une fois à l'extérieur, il faut bien que je récompense ma sauveuse."
Penthésilée dit cela en regardant Saphiru droit dans les yeux, elle est totalement sérieuse. 3 000 ans sans douceur, cela créait des manques et tout occasion est bonne à prendre. Surtout quand l'occasion se trouve être une belle jeune fille.

- Saphiru
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- Demande de RP
En voulant aplanir la surface qui blessait le dos de Thétis, Saphiru a, par erreur, piégé les fibres de son tee-shirt avec. Il n’a pas fallu grand-chose pour que les lambeaux restants tombent en miettes de chaque côté de la policière. Lui laissant ainsi une vue bien dégagée sur le buste nu de la jolie rousse et sa magnifique poitrine. Elle resta sans voix devant ces deux orbes de chair d’une beauté à couper le souffle. C’est exactement le genre d’heureux accidents sur lesquels elle fantasme dans ses mangas cochons, elle n’apprécie donc que plus la chose lorsqu’elle lui arrive en vrai. Ça valait le coup de passer à deux doigts de crever, se dit-elle. Toutefois, elle ne veut pas trop passer pour une obsédée non plus et doit se résoudre à reconnecter ses neurones pour faire la conversation. L’attitude séductrice de Thétis ne l’aide d’ailleurs pas du tout, mais elle ne va pas s’en plaindre. Elle est coincée sous une montagne de béton, neutralisée alors que plein de personnes ont peut-être besoin d’elle dehors. Pourtant, elle n’arrive pas à penser à autre chose qu’à cette femme face à elle, son attitude légère et dragueuse l’attire et l’influence. Saphiru se fait donc un plaisir de répondre sur le même genre de ton :
« Vos papiers ne sont pas en règle, il va falloir enquêter, en profondeur. Je propose une sortie shopping pour remplacer le défunt Monsieur Tee Shirt, suivi d’un interrogatoire intense pour tirer tout ça au clair. »
La policière la regarde rire et l’imite, ses nerfs se relâchent, pourtant, quelque chose continue de la tracasser. Elle perçoit quelque chose chez Thétis, quelque chose qu’elle n’arrive pas encore à bien cerner. Comme si elle n’accordait aucune importance à son propre sort, privilégiant la protection des autres à la sienne. La jolie rousse rigole et dragouille, mais elle vient littéralement de se prendre une façade en béton sur le dos, sans parler de la perte de sang. Elle a beau se régénérer d’une manière impressionnante, elle doit tout de même le sentir passer. Saphiru est inquiète pour elle en fait, elle en a fait bien assez, mais elle garde ça pour elle pour l’instant. Avec un peu de chance, les épreuves de force sont terminées pour elles deux pour aujourd’hui. Elles en ont bien besoin. Thétis, elle, termine sur une note plus sérieuse, poussant Saphiru à faire de même :
« La vue était à couper le souffle … Et je compte bien réclamer ma récompense ! »
Sans réfléchir, Saphiru passe ses bras autour du cou de Thétis et plaque ses lèvres contre les siennes. Elle n’a aucune idée de ce qui lui arrive, elle sait juste qu’elle ne regrette rien. Est-ce sa frustration sexuelle ? Sa solitude ? Le fait d’avoir vu la mort de près aujourd’hui ? Ou bien voit-elle quelque chose qui lui plaît énormément chez l’amazone ? Elle ne comprend pas pourquoi, mais elle se sent proche de Thétis, elle sent chez elle des blessures semblables aux siennes et aime sa façon d’être. Elle a peur de paraître étrange, de brûler les étapes, mais ses instincts et son corps agissent plus vite que son cerveau. Pourtant, elle sait toujours garder le contrôle d’habitude, mais là, non. Alors après de longues secondes de baiser passionné, Saphiru presse son front contre celui de Thétis tout en séparant leurs lèvres. La policière recule un peu sa tête pour regarder Thétis dans les yeux. Elle a peur de sa réaction, elles se connaissent à peine après tout, mais elle ne peut pas s’en empêcher :
« On va être coincées ici un moment et j’ai plein de questions qui me viennent déjà à l’esprit … C’est parti ! Je ne t’ai pas entendu crier une seule fois, tu n’as pas mal ? Tes cheveux sont trop beaux, tu utilises quel shampoing ? J’ai vu que tu portais des chaussures de sécurité, tu travailles dans quoi ? Quand est-ce que tu t’es rendue compte que tu avais des pouvoirs ? Moi c’était au lycée, j’ai rien compris à ce qui m’arrivait ! Qu’est-ce que tu aimes ? Ou pas d’ailleurs ? Tu écoutes quoi comme musique ? Moi j’adore le metal ! Tu fais quelle taille de soutient-gorge ? On ira t’en acheter un nouveau quand on sortira. T’es vraiment sure que t’as pas mal hein ? [...] »
Et un torrent ininterrompu de questions, certaines franchement indiscrètes, déferla sur Thétis.
« Vos papiers ne sont pas en règle, il va falloir enquêter, en profondeur. Je propose une sortie shopping pour remplacer le défunt Monsieur Tee Shirt, suivi d’un interrogatoire intense pour tirer tout ça au clair. »
La policière la regarde rire et l’imite, ses nerfs se relâchent, pourtant, quelque chose continue de la tracasser. Elle perçoit quelque chose chez Thétis, quelque chose qu’elle n’arrive pas encore à bien cerner. Comme si elle n’accordait aucune importance à son propre sort, privilégiant la protection des autres à la sienne. La jolie rousse rigole et dragouille, mais elle vient littéralement de se prendre une façade en béton sur le dos, sans parler de la perte de sang. Elle a beau se régénérer d’une manière impressionnante, elle doit tout de même le sentir passer. Saphiru est inquiète pour elle en fait, elle en a fait bien assez, mais elle garde ça pour elle pour l’instant. Avec un peu de chance, les épreuves de force sont terminées pour elles deux pour aujourd’hui. Elles en ont bien besoin. Thétis, elle, termine sur une note plus sérieuse, poussant Saphiru à faire de même :
« La vue était à couper le souffle … Et je compte bien réclamer ma récompense ! »
Sans réfléchir, Saphiru passe ses bras autour du cou de Thétis et plaque ses lèvres contre les siennes. Elle n’a aucune idée de ce qui lui arrive, elle sait juste qu’elle ne regrette rien. Est-ce sa frustration sexuelle ? Sa solitude ? Le fait d’avoir vu la mort de près aujourd’hui ? Ou bien voit-elle quelque chose qui lui plaît énormément chez l’amazone ? Elle ne comprend pas pourquoi, mais elle se sent proche de Thétis, elle sent chez elle des blessures semblables aux siennes et aime sa façon d’être. Elle a peur de paraître étrange, de brûler les étapes, mais ses instincts et son corps agissent plus vite que son cerveau. Pourtant, elle sait toujours garder le contrôle d’habitude, mais là, non. Alors après de longues secondes de baiser passionné, Saphiru presse son front contre celui de Thétis tout en séparant leurs lèvres. La policière recule un peu sa tête pour regarder Thétis dans les yeux. Elle a peur de sa réaction, elles se connaissent à peine après tout, mais elle ne peut pas s’en empêcher :
« On va être coincées ici un moment et j’ai plein de questions qui me viennent déjà à l’esprit … C’est parti ! Je ne t’ai pas entendu crier une seule fois, tu n’as pas mal ? Tes cheveux sont trop beaux, tu utilises quel shampoing ? J’ai vu que tu portais des chaussures de sécurité, tu travailles dans quoi ? Quand est-ce que tu t’es rendue compte que tu avais des pouvoirs ? Moi c’était au lycée, j’ai rien compris à ce qui m’arrivait ! Qu’est-ce que tu aimes ? Ou pas d’ailleurs ? Tu écoutes quoi comme musique ? Moi j’adore le metal ! Tu fais quelle taille de soutient-gorge ? On ira t’en acheter un nouveau quand on sortira. T’es vraiment sure que t’as pas mal hein ? [...] »
Et un torrent ininterrompu de questions, certaines franchement indiscrètes, déferla sur Thétis.

- Penthésilée
- Messages : 16
- Enregistré le : 13 avr. 2026 11:46
La policière ne semble pas choquée de la situation ; bien au contraire, le spectacle semble particulièrement lui plaire. Saphiru rentre dans le jeu, trouvant que cette présentation des papiers n'est pas en règle. Penthésilée a, un instant, la pensée que la policière ne sait pas à quel point ses papiers ne sont pas en règle. Mais bon, si l'interrogatoire est une séance de shopping, puis une partie de Scrabble, l'Amazone se laisserait bien tenter. Cela fait près de 3000 années qu'elle n'a pas eu droit au chant d'Éros ; elle risque d'être un peu rouillée, mais une bonne Amazone ne refuse jamais un combat. La policière ne semble pas insensible à ses charmes, malgré ses manières peu cavalières. Sûrement un moyen de tromper le stress pour la policière. Pour l'Amazone, ce n'est pas tant la situation qui en est à l'origine que sa solitude extrême. Elle est projetée dans une époque éloignée de tout, sans repère, ni personne à qui elle tient.
La jeune femme sous elle profite bien de la situation pour se rincer l'œil. Que peut-on faire d'autre ? Penthésilée aurait été seule, elle n'aurait eu aucun scrupule à soulever les gravats au-dessus d'elle pour s'extirper, quitte à provoquer des dommages collatéraux au passage. Bien que n'étant pas mauvaise de nature, les victimes collatérales de ses pouvoirs peuvent arriver. Ils ne sont que le résultat d'un manque de réflexion de la part d'une femme qui n'est qu'action. Quand il faut frapper, Penthésilée réfléchit rarement plus de trois secondes, et encore moins depuis que chaque combat n'a plus aucune conséquence. Penthésilée est loin d'être une héroïne au sens moderne du terme, elle est plutôt un monstre au sens latin du terme, monstrum, un prodige qui avertit de la volonté des dieux, une sorte de catastrophe naturelle sur pattes, trop puissante pour son propre bien.
Sûrement ignorante de sa nature, la mortelle l'attrape au col, réclamant sa récompense. Elle embrasse fougueusement la créature en face d'elle. Penthésilée, le fléau des Athéniens et des Achéens, est surprise. 3 000 années de violence et de haine, brisées en un instant par un signe d'amour. Cela fait 5 minutes qu'elle drague, mais elle ne s'attendait pas à une telle réaction. Un peu comme une enfant qui s'étonne que le feu brûle après avoir joué avec un briquet. Son regard ne s'en éloigne pas de beaucoup, montrant une certaine innocence, et ce malgré son âge et les actes horribles que ses mains ont commis. Saphiru s'écarte et vient poser son front contre celui de la reine. Elle l'observe, d'une manière que plus personne ne l'a fait depuis longtemps. Un moment suspendu, un moment unique, qui prend fin par un flot ininterrompu de questions. Saphiru semble habitée comme par un démon qui la pousse à poser toutes les questions qui traversent son esprit. Des questions qui vont dans tous les sens, bien trop pour que Penthésilée puisse répondre ; le flot est bien trop continu pour qu'elle puisse étancher cette soif de savoir. Penthésilée se met à sourire puis décrète que c'est bien assez.
"- Tu parles trop."
La reine marque son décret d'un baiser, un baiser qui répond à la première question et la plus importante. Elle accepte de donner à la policière sa récompense. Un baiser aussi doux que passionné, ses lèvres venant marquer celles de Saphiru. Sa main droite vient caresser la joue de la jeune mortelle. Sa main gauche passe sous la chemise pour se poser sur sa hanche. Elle caresse la peau douce comme le velours, maudissant le trou de ne pas être plus large. Elle aurait bien occupé son temps autrement qu'en répondant à des questions. Yeux fermés, elle profite du goût de la policière, de la sensation de sa peau sur le bout de ses doigts. Puis, au bout de longues secondes, Penthésilée quitte le baiser, se redressant avec un sourire amusé et de défi aux lèvres. Son regard fougueux semble s'enflammer de toutes les idées qui traversent son esprit, mais qu'elle garde en elle.
"- Comment tu veux que je te réponde si tu ne prends même pas le temps de respirer ?"
Penthésilée se met à rire ; elle marque une légère pause, se mordant les lèvres pour réfréner ses envies. Puis, elle vient poser sa tête sur la poitrine de Saphiru, cherchant à avoir droit à l'abri de ses bras.
"- Non, je n'ai pas mal, j'ai perdu cette faculté récemment ; une chance que mon corps se régénère plus vite que je ne me blesse. Un mélange d'huile d'olive, d'œuf, de lait, de farine, oui, on dirait une recette de gâteau, mais c'est bien pour les cheveux. Je travaille en intérim dans une société de logistique, dans un entrepôt du port. J'ai toujours eu certaines attitudes extraordinaires, mais de nouveaux pouvoirs sont apparus récemment. Quant à savoir ce que j'aime... C'est compliqué, disons que je suis trop concentré sur la question de ma propre survie. Pareil pour la musique, je n'ai pas le loisir d'en écouter. 85 F. Et non, je n'ai toujours pas mal."
Penthésilée pense avoir répondu à toutes les questions. Elle se met à rire. L'Amazone répond aux questions, même les plus indiscrètes, comme si Saphiru lui avait simplement demandé l'heure. Faut dire que pour une Amazone de l'antiquité, elles n'ont rien d'indiscrète, elles sont, au pire, farfelu.
"- Je suppose que mes réponses te donnent plus de questions encore ? Tu as de la chance, j'aime parler de moi. Mais je préfère te prévenir, c'est une longue, longue, longue histoire. Une histoire que je ne peux pas te raconter sous un tas de gravats, sans être certaine que personne ne m'écoute. Ne t'en fais pas, ce n'est pas que j'ai peur de toi. Disons que l'on peut difficilement me faire quoi que ce soit dans mon état actuel. Imagine si quelqu'un me tire dessus ? Même une balle dans la tête. Bon, disons que je vais finir par me régénérer en crachant la balle parce que mon corps le considère comme un corps étranger. He oui, c'est du vécu."
Elle se redresse pour se tourner vers l'oreille de la policière pour lui susurrer. Son souffle vient tendrement caresser son oreille.
"- Thétis est un nom d'emprunt, mon véritable nom est..."
Dans un cliché de film, c'est alors qu'un bruit se fait entendre. Une pioche vient creuser un trou dans la roche. Penthésilée se redresse, masquant de ses bras sa poitrine. Un pompier venait de se faufiler vers elle, sa lampe torche les éclaire. Penthésilée tourne les yeux, ébloui.
"- Il y en a deux en vie ici."
Il se dirige vers elle, s'inquiétant de leur état et venant les aider à s'en sortir. Il demande à un de ses collègues une couverture de survie, notamment pour que Penthésilée puisse s'en couvrir et ne se retrouve pas les seins nus devant tout le monde. À l'extérieur, la police venait de bloquer la rue, une foule de curieux et journalistes sont de l'autre côté de la barrière de sécurité. Les pompiers sont afféré à éteindre le feu dans le bâtiment et à dégager les gravats pour en extirper les rares survivants. Le pompier se rapproche de Saphiru.
"- Vous avez eu de la chance, du bus, on a une mère et sa fille, c'est elle qui vous ont signalé comme dessous. On ne pensait que tomber sur vous, elles nous ont dit qu'une jeune fille grièvement blessée était avec vous. On l'a supposé morte au vu des descriptions de leur blessure. Elles ont certainement dû imaginer la situation, ce ne serait pas étonnant vue ce qu'elles viennent de vivre. On avait des doutes, parce qu'elles nous décrivaient la jeune femme comme soutenant un bloc de ciment à la seule force de ses bras tout en étant transpercé d'une barre métallique."
Penthésilée espère que Saphiru va la couvrir, elle écoute le pompier faire le topo à la policière tout en les conduisant vers les ambulances. Elle tient contre elle la couverture de survie, tentant de se cacher au mieux.
La jeune femme sous elle profite bien de la situation pour se rincer l'œil. Que peut-on faire d'autre ? Penthésilée aurait été seule, elle n'aurait eu aucun scrupule à soulever les gravats au-dessus d'elle pour s'extirper, quitte à provoquer des dommages collatéraux au passage. Bien que n'étant pas mauvaise de nature, les victimes collatérales de ses pouvoirs peuvent arriver. Ils ne sont que le résultat d'un manque de réflexion de la part d'une femme qui n'est qu'action. Quand il faut frapper, Penthésilée réfléchit rarement plus de trois secondes, et encore moins depuis que chaque combat n'a plus aucune conséquence. Penthésilée est loin d'être une héroïne au sens moderne du terme, elle est plutôt un monstre au sens latin du terme, monstrum, un prodige qui avertit de la volonté des dieux, une sorte de catastrophe naturelle sur pattes, trop puissante pour son propre bien.
Sûrement ignorante de sa nature, la mortelle l'attrape au col, réclamant sa récompense. Elle embrasse fougueusement la créature en face d'elle. Penthésilée, le fléau des Athéniens et des Achéens, est surprise. 3 000 années de violence et de haine, brisées en un instant par un signe d'amour. Cela fait 5 minutes qu'elle drague, mais elle ne s'attendait pas à une telle réaction. Un peu comme une enfant qui s'étonne que le feu brûle après avoir joué avec un briquet. Son regard ne s'en éloigne pas de beaucoup, montrant une certaine innocence, et ce malgré son âge et les actes horribles que ses mains ont commis. Saphiru s'écarte et vient poser son front contre celui de la reine. Elle l'observe, d'une manière que plus personne ne l'a fait depuis longtemps. Un moment suspendu, un moment unique, qui prend fin par un flot ininterrompu de questions. Saphiru semble habitée comme par un démon qui la pousse à poser toutes les questions qui traversent son esprit. Des questions qui vont dans tous les sens, bien trop pour que Penthésilée puisse répondre ; le flot est bien trop continu pour qu'elle puisse étancher cette soif de savoir. Penthésilée se met à sourire puis décrète que c'est bien assez.
"- Tu parles trop."
La reine marque son décret d'un baiser, un baiser qui répond à la première question et la plus importante. Elle accepte de donner à la policière sa récompense. Un baiser aussi doux que passionné, ses lèvres venant marquer celles de Saphiru. Sa main droite vient caresser la joue de la jeune mortelle. Sa main gauche passe sous la chemise pour se poser sur sa hanche. Elle caresse la peau douce comme le velours, maudissant le trou de ne pas être plus large. Elle aurait bien occupé son temps autrement qu'en répondant à des questions. Yeux fermés, elle profite du goût de la policière, de la sensation de sa peau sur le bout de ses doigts. Puis, au bout de longues secondes, Penthésilée quitte le baiser, se redressant avec un sourire amusé et de défi aux lèvres. Son regard fougueux semble s'enflammer de toutes les idées qui traversent son esprit, mais qu'elle garde en elle.
"- Comment tu veux que je te réponde si tu ne prends même pas le temps de respirer ?"
Penthésilée se met à rire ; elle marque une légère pause, se mordant les lèvres pour réfréner ses envies. Puis, elle vient poser sa tête sur la poitrine de Saphiru, cherchant à avoir droit à l'abri de ses bras.
"- Non, je n'ai pas mal, j'ai perdu cette faculté récemment ; une chance que mon corps se régénère plus vite que je ne me blesse. Un mélange d'huile d'olive, d'œuf, de lait, de farine, oui, on dirait une recette de gâteau, mais c'est bien pour les cheveux. Je travaille en intérim dans une société de logistique, dans un entrepôt du port. J'ai toujours eu certaines attitudes extraordinaires, mais de nouveaux pouvoirs sont apparus récemment. Quant à savoir ce que j'aime... C'est compliqué, disons que je suis trop concentré sur la question de ma propre survie. Pareil pour la musique, je n'ai pas le loisir d'en écouter. 85 F. Et non, je n'ai toujours pas mal."
Penthésilée pense avoir répondu à toutes les questions. Elle se met à rire. L'Amazone répond aux questions, même les plus indiscrètes, comme si Saphiru lui avait simplement demandé l'heure. Faut dire que pour une Amazone de l'antiquité, elles n'ont rien d'indiscrète, elles sont, au pire, farfelu.
"- Je suppose que mes réponses te donnent plus de questions encore ? Tu as de la chance, j'aime parler de moi. Mais je préfère te prévenir, c'est une longue, longue, longue histoire. Une histoire que je ne peux pas te raconter sous un tas de gravats, sans être certaine que personne ne m'écoute. Ne t'en fais pas, ce n'est pas que j'ai peur de toi. Disons que l'on peut difficilement me faire quoi que ce soit dans mon état actuel. Imagine si quelqu'un me tire dessus ? Même une balle dans la tête. Bon, disons que je vais finir par me régénérer en crachant la balle parce que mon corps le considère comme un corps étranger. He oui, c'est du vécu."
Elle se redresse pour se tourner vers l'oreille de la policière pour lui susurrer. Son souffle vient tendrement caresser son oreille.
"- Thétis est un nom d'emprunt, mon véritable nom est..."
Dans un cliché de film, c'est alors qu'un bruit se fait entendre. Une pioche vient creuser un trou dans la roche. Penthésilée se redresse, masquant de ses bras sa poitrine. Un pompier venait de se faufiler vers elle, sa lampe torche les éclaire. Penthésilée tourne les yeux, ébloui.
"- Il y en a deux en vie ici."
Il se dirige vers elle, s'inquiétant de leur état et venant les aider à s'en sortir. Il demande à un de ses collègues une couverture de survie, notamment pour que Penthésilée puisse s'en couvrir et ne se retrouve pas les seins nus devant tout le monde. À l'extérieur, la police venait de bloquer la rue, une foule de curieux et journalistes sont de l'autre côté de la barrière de sécurité. Les pompiers sont afféré à éteindre le feu dans le bâtiment et à dégager les gravats pour en extirper les rares survivants. Le pompier se rapproche de Saphiru.
"- Vous avez eu de la chance, du bus, on a une mère et sa fille, c'est elle qui vous ont signalé comme dessous. On ne pensait que tomber sur vous, elles nous ont dit qu'une jeune fille grièvement blessée était avec vous. On l'a supposé morte au vu des descriptions de leur blessure. Elles ont certainement dû imaginer la situation, ce ne serait pas étonnant vue ce qu'elles viennent de vivre. On avait des doutes, parce qu'elles nous décrivaient la jeune femme comme soutenant un bloc de ciment à la seule force de ses bras tout en étant transpercé d'une barre métallique."
Penthésilée espère que Saphiru va la couvrir, elle écoute le pompier faire le topo à la policière tout en les conduisant vers les ambulances. Elle tient contre elle la couverture de survie, tentant de se cacher au mieux.


