Lariela avait compris qu'elle n'était plus sur son monde. Même si le terme serait plutôt dans son plan d'origine. Sa connaissance de la magie et de la science s'appuie beaucoup sur les légendes orales, mais si on en croit la conjonction des sphères, elle est passée d'une sphère à un autre. Dans les faits, cela ne fait pas très grande différence, mais c'est plus simple pour l'elfe d'accepter les choses ainsi. Ici, la guerre entre les humains et les elfes n'est pas constante. Les elfes possèdent un territoire qui leur est propre, loin de mourir de faim dans des ghettos et des enclaves, tous entasser dans des mouroirs à ciel ouvert. Lariela, c'était battu pour libérer les elfes de son monde de cette situation, a sa petite échelle. Elle n'était qu'une simple combattante, rien de plus. Une Wedd, une enfant, mais elle avaient tout de même perdu son âme dans ce conflit. La guerre déforme et contraint. L'elfe qui n'avait connu que les conflits et la famine, est bien décidé à profiter de cette vie, et personne ne pourra l'en empêcher.
L'elfe avance dans les bois, à la recherche d'une proie à se mettre sous la dent. Équiper de son arc, flèche prête à tirer, carquois dans le dos, elle saute à travers la sylve. Elle poursuit un cervidé qui serait passé plus tôt dans la matinée. Elle avait repéré sa trace en amont d'une rivière et l'a suivie jusqu'ici. L'animal décide de prendre une route de plus en plus escarpée, jusque une petite falaise qui surplombe une plaine. Lariela, afin de ne pas tomber, ne regarde pas en bas et avance sur cette falaise. L'animal, c'est engagé dans cet endroit qui relit deux points de la forêt par un passage certes suffisant pour qu'il passe, mais pas plus. L'elfe bande son arc et tire, touchant l'animal sur le poitrail avant qu'il ne puisse réagir.
"- Tak !" (Oui)
L'elfe est contente d'elle, mais l'animal se redresse sur lui-même et sous le regard impuissant de l'elfe, il dégringole et tombe en en bas de la hauteur sur bien 20 mètres en dessous. L'elfe l'observe en pestant.
"- Pest !" (P*tain)
Passant de la joie, à la colère, à la déception, l'elfe enrage et dans sa colère, sa jambe ripe sur une pierre glissante et l'entraîne dans le vide. Lariella se voit tomber. Elle se pense mourir. Ce serait vraiment stupide de survivre à une guerre pour finir tué en glissant sur un rocher. Mais dans sa chute, elle se retrouve finalement sur un truc vert, entre mou et dur, mais tout chaud. Elle relève la tête et devient blanche. Elle venait de se réceptionner en s'étalant de tout son long sur le museau d'un immense dragon vert. Sa tête se retrouve pile entre ses deux grands yeux. Les bras de l'elfe et jambes pendent misérablement dans le vide. Elle tente de chercher ses mots.
"- Deádmil gloir Drake ! Squass'me, yls aén seidhe. Da occiss'me ! Siat !" (Salutation glorieux dragon ! Excusez-moi, la ridicule elfe. Ne me tuez pas ! Pitié !)
Lariela joint ses mains comme une prière, se mettant en pleurer en suppliant le dragon. Dans la panique, c'est sa langue maternelle, l'elfique qui a prit le dessus. Elle ne sait pas si le dragon parle la langue ancienne, quand on se retrouve en panique, c'est souvent la langue maternelle qui revient. Elle prit pour sa vie, perchée sur la tête du dragon vert.
- Xyria & Lorizol
- Messages : 18
- Enregistré le : 19 mars 2026 13:56
Lorizol n'avait absolument pas changé de monde, ou de plan, selon ce qu'on en pensait, lui. Pourtant, dans son esprit, c'était tout comme...
La veille, il était encore dans sa cage, à lécher la dernière blessure qu'il s'était reçu le matin même à sa patte avant-droite, alors qu'il s'était battu dans la matinée contre un groupe d'esclaves humains et que l'un d'entre-eux avait réussi à lui donner un coup de hache affutée avant qu'il ne le dévore. Ce n'était même plus une question de combat équilibré, à ce stade, seulement une exécution tellement ses adversaires n'étaient pas à son niveau, et les spectateurs ne cherchaient même plus à voir un beau combat, seulement des scènes gores et amusantes. Lorsque la nuit était tombée et que la bataille entre les humains de la cité et les envahisseurs avait commencé, le libérant par accident, il s'était envolé juste pour échapper aux bruits, aux odeurs et au danger de mort, volant au hasard sans même chercher à s'échapper, seulement à survivre, instinctivement, sur ce qui lui sembla des heures et des kilomètres, avant que la fatigue de l'emporte et ne le pousse à se poser au hasard...
Et ce matin, voilà qu'il se réveillait dans un endroit qui lui était totalement inconnu. Pas de bruits de ville qui lui étaient totalement familiers, les chevaux, les cris humains, les machines, le maître-esclavagiste qui lui lançait son morceau de viande du matin en lui disant de se réveiller, balançant le programme de la journée sans même se demander s'il le comprenait. Non, tout ce qu'il entendait, c'était le vent qui froissait les feuilles, les oiseaux qui chantaient, une course au-dessus de lui d'un quelconque animal en chasse. Il s'était endormi au pied d'une falaise, dans l'herbe et les feuilles mortes, étrangement confortable après n'avoir connu toute sa vie que la paille et le métal dur. Il dressa la tête, cligna des yeux, regarda autour de lui. Son instinct fut de se demander où il était, comment il était arrivé ici, et commente retourner là où était sa place...
Un bruit de choc humide se fit entendre quand un gros cervidé s'écrasa non loin de lui. Le dragon sursauta, puis l'observa, se demandant si c'était une nouvelle façon de lui apporter sa ration du matin. Il n'eut pas le temps de trouver une réponse à cette question qu'une... humaine ? En tout-cas c'était ce qu'il croyait, lui tomba en plein sur le museau. Lorizol se dressa, les yeux grands ouverts, ne comprenant rien à ce qu'il se passait. Toujours sur son museau, ce qu'il comprit être une femelle de son espèce joignit les mains et lui parla. Lorizol comprenait le langage articula, mais il n'en avait entendu qu'un seul tout au long de sa vie et n'y avait que rarement répondu, aussi ne saisit-il rien de ce qu'elle lui dit.
Il cligna trois fois lentement des yeux pour souligner incompréhension de la situation, faisant entendre un bruit humide, puis ouvrit finalement le museau pour sortir un :
-Quoi ?
Sa voie était profonde et enraillée, comme si il n'avait pas l'habitude de parler, et ce simple mot roula de sa gorge avec l'air d'un souffle de vent. On aurait presque pu penser qu'il soupirait plutôt que parlait...
La veille, il était encore dans sa cage, à lécher la dernière blessure qu'il s'était reçu le matin même à sa patte avant-droite, alors qu'il s'était battu dans la matinée contre un groupe d'esclaves humains et que l'un d'entre-eux avait réussi à lui donner un coup de hache affutée avant qu'il ne le dévore. Ce n'était même plus une question de combat équilibré, à ce stade, seulement une exécution tellement ses adversaires n'étaient pas à son niveau, et les spectateurs ne cherchaient même plus à voir un beau combat, seulement des scènes gores et amusantes. Lorsque la nuit était tombée et que la bataille entre les humains de la cité et les envahisseurs avait commencé, le libérant par accident, il s'était envolé juste pour échapper aux bruits, aux odeurs et au danger de mort, volant au hasard sans même chercher à s'échapper, seulement à survivre, instinctivement, sur ce qui lui sembla des heures et des kilomètres, avant que la fatigue de l'emporte et ne le pousse à se poser au hasard...
Et ce matin, voilà qu'il se réveillait dans un endroit qui lui était totalement inconnu. Pas de bruits de ville qui lui étaient totalement familiers, les chevaux, les cris humains, les machines, le maître-esclavagiste qui lui lançait son morceau de viande du matin en lui disant de se réveiller, balançant le programme de la journée sans même se demander s'il le comprenait. Non, tout ce qu'il entendait, c'était le vent qui froissait les feuilles, les oiseaux qui chantaient, une course au-dessus de lui d'un quelconque animal en chasse. Il s'était endormi au pied d'une falaise, dans l'herbe et les feuilles mortes, étrangement confortable après n'avoir connu toute sa vie que la paille et le métal dur. Il dressa la tête, cligna des yeux, regarda autour de lui. Son instinct fut de se demander où il était, comment il était arrivé ici, et commente retourner là où était sa place...
Un bruit de choc humide se fit entendre quand un gros cervidé s'écrasa non loin de lui. Le dragon sursauta, puis l'observa, se demandant si c'était une nouvelle façon de lui apporter sa ration du matin. Il n'eut pas le temps de trouver une réponse à cette question qu'une... humaine ? En tout-cas c'était ce qu'il croyait, lui tomba en plein sur le museau. Lorizol se dressa, les yeux grands ouverts, ne comprenant rien à ce qu'il se passait. Toujours sur son museau, ce qu'il comprit être une femelle de son espèce joignit les mains et lui parla. Lorizol comprenait le langage articula, mais il n'en avait entendu qu'un seul tout au long de sa vie et n'y avait que rarement répondu, aussi ne saisit-il rien de ce qu'elle lui dit.
Il cligna trois fois lentement des yeux pour souligner incompréhension de la situation, faisant entendre un bruit humide, puis ouvrit finalement le museau pour sortir un :
-Quoi ?
Sa voie était profonde et enraillée, comme si il n'avait pas l'habitude de parler, et ce simple mot roula de sa gorge avec l'air d'un souffle de vent. On aurait presque pu penser qu'il soupirait plutôt que parlait...
- Lariela aen Enid
- Messages : 19
- Enregistré le : 17 mars 2026 15:42
L'elfe tremble de peur sur le sommet du crane du dragon, elle sent son regard se poser sur elle. La créature l'observe. Lariela ne sait pas si la noble créature peut la comprendre. Les dragons de son monde sont des créatures puissantes dans les histoires, les créatures les plus intelligentes. S'ils sont en train de disparaître, à cause des humains qui prennent toute la place. Ils ont dominé la totalité du monde durant l'âge des ténèbres, surpassant tous les mondes. On survécu au temps des gnomes, puis à celui des nains. Considéré comme des dieux par les elfes, puis par les premiers humains. Puis aujourd'hui, même les arrogantes forteresses des hommes ne résistent pas à la puissance de leurs flammes. Alors s'imaginer finir sous ses flammes fait sincèrement peur à l'elfe. Elle supplie dans l'espoir fou que la créature l'épargne. Le dragon se met à cligner des yeux à trois reprises avec des bruits humides. Lariela se demande si la créature réfléchie a quoi faire d'elle.
Un bruit sourd, roque, profond, sort de la bouche du dragon, du pur infrason, comme un souffle traversant les profondeurs de la terre. Ce son traverse l'échine de l'elfe qui se plonge encore plus fort en hoquetant de crainte. Un gigantesque quoi qui plonge l'elfe dans ses plus grandes craintes.
"- Je... Je suis désolé..."
Lariela dégluti, sa gorge est noué. Elle passe à la langue commune que le dragon semble parler.
"- Seigneur dragon... Je vous en supplie. Je ne suis qu'un petit tas de viande plein d'os."
Elle tend sa main vers le cervidé.
"- J'ai... J'ai chassé ce cervidé pour vous. S'il vous plaît, seigneur dragon. Épargnez-moi... Je n'ai pas fait exprès de tomber sur votre museau."
Un bruit sourd, roque, profond, sort de la bouche du dragon, du pur infrason, comme un souffle traversant les profondeurs de la terre. Ce son traverse l'échine de l'elfe qui se plonge encore plus fort en hoquetant de crainte. Un gigantesque quoi qui plonge l'elfe dans ses plus grandes craintes.
"- Je... Je suis désolé..."
Lariela dégluti, sa gorge est noué. Elle passe à la langue commune que le dragon semble parler.
"- Seigneur dragon... Je vous en supplie. Je ne suis qu'un petit tas de viande plein d'os."
Elle tend sa main vers le cervidé.
"- J'ai... J'ai chassé ce cervidé pour vous. S'il vous plaît, seigneur dragon. Épargnez-moi... Je n'ai pas fait exprès de tomber sur votre museau."
DC d'Hécate
- Xyria & Lorizol
- Messages : 18
- Enregistré le : 19 mars 2026 13:56
Une fois de plus, Lorizol cligna des yeux devant les paroles de l'hominidé. Cette fois-ci, il avait compris ce qu'elle lui avait dit, mais n'avait pas pour autant saisi le sens de ses phrases. L'épargnez ? De quoi devrait-il l'épargnez ? Elle n'était pas une ennemie lancée dans l'arène contre lui. Pendant un instant, il avait même cru qu'elle venait de la ville et qu'elle était venu le chercher, mais malgré la perte qu'il ressentait dans son nouvel environnement, il comprit que ce n'était pas le cas. Elle avait peur, trop peur de lui... cette peur, il la connaissait, il l'avait déjà ressentit bien des fois. Il comprit qu'elle n'était pas une menace pour lui. Mais il n'était pas non-plus une menace pour elle.
Finalement, il baissa la tête et pencha le museau en-avant pour la faire glisser doucement dans l'herbe. Il avait faim. Terriblement faim. Hier, il n'avait pas mangé, et très peu les jours d'avant. Pour le motiver à tuer et dévorer ses adversaires dans l'arène, on ne lui donnait en général que juste assez de nourriture pour survivre. Alors il accepta le cerf qu'elle lui offrait. Il se leva, alla doucement vers le proie et en arracha une cuisse...
Mâchant doucement viande et os, il tourna ses yeux jaunes vers la fille et parla à-nouveau, lui disant cette fois-ci un simple :
-Merci.
Finalement, il baissa la tête et pencha le museau en-avant pour la faire glisser doucement dans l'herbe. Il avait faim. Terriblement faim. Hier, il n'avait pas mangé, et très peu les jours d'avant. Pour le motiver à tuer et dévorer ses adversaires dans l'arène, on ne lui donnait en général que juste assez de nourriture pour survivre. Alors il accepta le cerf qu'elle lui offrait. Il se leva, alla doucement vers le proie et en arracha une cuisse...
Mâchant doucement viande et os, il tourna ses yeux jaunes vers la fille et parla à-nouveau, lui disant cette fois-ci un simple :
-Merci.
- Lariela aen Enid
- Messages : 19
- Enregistré le : 17 mars 2026 15:42
Le dragon ne semble pas particulièrement agressif, bien au contraire, il semble calme. Au bout d'un moment de réflexion, il baisse doucement la tête pour que Lariela puisse descendre de son museau. Puis, il se dirige vers la carcasse pour en retirer un morceau et commencer à manger. Il mâche la cuisse du cerf, ce geste sont plutôt calme pour une créature aussi puissante. Puis il tourne la tête vers elle pour la remercier.
Lariela bredouille.
"- Il n'y a pas de quoi."
Pendant qu'il mange, l'elfe reste à bonne distance et l'observe. Il a l'air plutôt amaigri par rapport à son gabarit. Elle n'y connaît pas grand-chose en dragon, mais elle sent qu'il est bien trop maigre. Sa peau est collée aux os, ce qui ne semble pas normal.
"- Vous... Vous avez besoin que je chasse autre chose pour vous ?"
L'elfe semble gêné, comme si elle ne savait pas par quels mots enchaînés.
"- Je ne sais pas si je pourrais trouver une autre proie aujourd'hui, mais je peux tenter."
L'elfe ose avancer d'un pas, mais reste prudente.
"- C'est que vous semblez affamé. Je peux peut-être vous aider. Avec un peu de chance."
Lariela n'est pas certaine de pouvoir être utile, mais si cela peut lui éviter de finir en cuisson minute, cela lui va bien. Les dragons restent des dieux, dans certaines cultures du monde des Sorceleurs. On apprend vite à les craindre et à les respecter.
Lariela bredouille.
"- Il n'y a pas de quoi."
Pendant qu'il mange, l'elfe reste à bonne distance et l'observe. Il a l'air plutôt amaigri par rapport à son gabarit. Elle n'y connaît pas grand-chose en dragon, mais elle sent qu'il est bien trop maigre. Sa peau est collée aux os, ce qui ne semble pas normal.
"- Vous... Vous avez besoin que je chasse autre chose pour vous ?"
L'elfe semble gêné, comme si elle ne savait pas par quels mots enchaînés.
"- Je ne sais pas si je pourrais trouver une autre proie aujourd'hui, mais je peux tenter."
L'elfe ose avancer d'un pas, mais reste prudente.
"- C'est que vous semblez affamé. Je peux peut-être vous aider. Avec un peu de chance."
Lariela n'est pas certaine de pouvoir être utile, mais si cela peut lui éviter de finir en cuisson minute, cela lui va bien. Les dragons restent des dieux, dans certaines cultures du monde des Sorceleurs. On apprend vite à les craindre et à les respecter.
DC d'Hécate
- Xyria & Lorizol
- Messages : 18
- Enregistré le : 19 mars 2026 13:56
"L'elfe ose avancer d'un pas"...
Tout en mâchant sa viande, Lorizol gardait les yeux sur l'elfe et écoutait ce qu'elle lui disait. Bien qu'il ne le montrait pas, il comprenait parfaitement la situation, enfin en tout-cas elle devenait de plus en plus claire pour lui. Elle n'était pas de sa ville d'origine et, de toute-évidence, elle ne le voyait pas comme l'esclave et la bête de combat qu'il était. Il ne savait pas d'où elle venait, mais elle n'était pas là pour le ramener là-bas. Et lui-même... disons qu'il hésitait. Il n'avait connu que cela toute sa vie, il ne savait même pas chasser ou vivre dans la nature. Son instinct voulait qu'il retourne là où il avait ses habitudes. Pourtant... il n'avait pas vraiment envie de retrouver son ancienne vie.
Quand elle fit un pas, donc, il dressa la tête et eut un mouvement de recul en soufflant de la fumée par les naseaux. Pas comme si il était effrayé, mais seulement inquiet. Il cligna de ses yeux jaunes, mais ne s'énerva pas. Il suivait juste quelques vieux réflex et se montrait quand-même prudent.
Elle proposait de le nourrir. Il lui dit :
-Le cerf est suffisant.
Pour le moment, en tout-cas, et en espérant que l'instinct de chasse finisse par lui venir. Sa voie était toujours profonde, mais il prenait un peu plus de confiance dans ses paroles. Il l'observa et demanda :
-Tu es maigre aussi. Pas faim ?
Tout en mâchant sa viande, Lorizol gardait les yeux sur l'elfe et écoutait ce qu'elle lui disait. Bien qu'il ne le montrait pas, il comprenait parfaitement la situation, enfin en tout-cas elle devenait de plus en plus claire pour lui. Elle n'était pas de sa ville d'origine et, de toute-évidence, elle ne le voyait pas comme l'esclave et la bête de combat qu'il était. Il ne savait pas d'où elle venait, mais elle n'était pas là pour le ramener là-bas. Et lui-même... disons qu'il hésitait. Il n'avait connu que cela toute sa vie, il ne savait même pas chasser ou vivre dans la nature. Son instinct voulait qu'il retourne là où il avait ses habitudes. Pourtant... il n'avait pas vraiment envie de retrouver son ancienne vie.
Quand elle fit un pas, donc, il dressa la tête et eut un mouvement de recul en soufflant de la fumée par les naseaux. Pas comme si il était effrayé, mais seulement inquiet. Il cligna de ses yeux jaunes, mais ne s'énerva pas. Il suivait juste quelques vieux réflex et se montrait quand-même prudent.
Elle proposait de le nourrir. Il lui dit :
-Le cerf est suffisant.
Pour le moment, en tout-cas, et en espérant que l'instinct de chasse finisse par lui venir. Sa voie était toujours profonde, mais il prenait un peu plus de confiance dans ses paroles. Il l'observa et demanda :
-Tu es maigre aussi. Pas faim ?

