Elles sont neutres, indépendantes, alliées ou ennemies des deux grandes nations.
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L'ange et la succube [PV : Valeria]

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Saphyriel n’avait jamais aimé les missions qui l’éloignaient du Lys. L’immense demeure close était devenue son refuge, son paradis secret où les murmures de plaisir et les parfums de désir flottaient en permanence dans l’air, où elle pouvait observer sans être vue, rougir sans être jugée, et se caresser en cachette en repensant à la succube et à l’humaine qui l’avaient si tendrement corrompue. Mais les patronnes avaient insisté : il manquait des potions de sexe particulièrement rares, celles qui prolongeaient l’orgasme jusqu’à la perte de conscience ou qui faisaient jaillir le désir comme une fontaine intarissable. La marchande qui les fabriquait vivait au cœur d’une forêt enchantée, loin des routes principales, et seule une créature ailée pouvait espérer atteindre son repaire sans se perdre dans les brumes magiques qui gardaient le lieu. Saphyriel, avec ses grandes ailes blanches et son rang de Soie qui la rendait discrète, avait été désignée. Elle avait rougi jusqu’aux oreilles en recevant la liste des potions demandées, mais elle n’avait pas osé refuser. Après tout, elle devait se rendre utile.

Elle avait quitté le Lys à l’aube, vêtue de sa robe habituelle, ce tissu ivoire translucide et vaporeux, serré sous la poitrine par une large bande dorée, s’arrêtant à mi-cuisses et laissant ses longues jambes nues. Ses cheveux platine flottaient derrière elle comme une traînée de lumière tandis qu’elle s’élevait dans le ciel, ses ailes battant avec grâce. Elle avait promis de revenir avant la nuit, la bourse remplie de pièces d’or et la liste soigneusement pliée contre sa poitrine. Mais la forêt enchantée n’était pas comme les autres. Les arbres changeaient de place quand on regardait ailleurs, les sentiers se tordaient en spirales infinies, et les brumes portaient des rires qui pouvaient être ceux du vent… ou de quelque chose de bien plus ancien et malicieux.

Saphyriel volait depuis des heures. Elle avait suivi les indications au début, « passe entre les deux chênes jumeaux », « contourne le lac aux nénuphars noirs », « cherche la clairière où les fleurs chantent », mais à un moment, elle avait cligné des yeux, et tout avait changé. Les chênes avaient disparu. Le lac s’était volatilisé. Les fleurs ne chantaient plus. Elle avait continué à voler, de plus en plus haut, espérant apercevoir un repère depuis les airs, mais la canopée était devenue si dense qu’elle ne voyait plus que des feuilles vert sombre et des lianes épaisses qui pendaient comme des serpents endormis. Son cœur battait vite. Elle n’avait aucun sens de l’orientation, elle ne l’avait jamais eu. Chaque fois qu’elle se perdait dans les couloirs du Lys, elle finissait dans une alcôve où des soupirs et des gémissements l’accueillaient. Mais ici, il n’y avait que le silence, le bruissement des feuilles et l’odeur lourde, presque animale, de la sève et de la terre humide.

Elle tenta de monter encore, espérant survoler la forêt entière, mais une rafale soudaine, ou était-ce un souffle magique ? la déporta violemment sur le côté. Elle cria, ses ailes battirent dans le vide, et elle heurta de plein fouet un enchevêtrement de lianes épaisses et rugueuses. Le choc lui coupa le souffle. Les lianes, comme animées d’une vie propre, se resserrèrent instantanément autour d’elle. Elles s’enroulèrent autour de ses poignets, de ses chevilles, de sa taille, de ses cuisses, de ses bras, formant un réseau complexe qui la maintenait suspendue entre deux branches gigantesques. Elle se débattit, paniquée, mais chaque mouvement ne faisait qu’empirer les choses : les lianes se resserraient, glissaient sur sa peau, s’insinuaient sous sa robe déjà si fine. Le tissu ivoire, fragile comme une toile d’araignée, se déchira aux endroits les plus tendus, sous ses seins, autour de ses hanches, entre ses cuisses. Sa poitrine généreuse jaillit à l’air libre, les tétons durcis par le froid soudain et la peur. Son membre, déjà à moitié dressé par l’adrénaline et la friction des lianes, se libéra complètement, palpitant contre son ventre, exposé, vulnérable.

Saphyriel haleta, les joues en feu, les larmes aux yeux. Les lianes l’avaient immobilisée dans une position obscène : bras tirés en arrière et attachés derrière la branche, jambes écartées et relevées, hanches légèrement basculées vers l’avant, robe relevée jusqu’à la taille, poitrine offerte, sexe dressé. Chaque respiration faisait bouger les lianes, qui glissaient sur ses tétons, sur ses cuisses, sur son membre, comme si la forêt elle-même la caressait. Elle tenta de se dégager, mais les lianes se resserrèrent encore, une d’elles s’enroulant autour de la base de son sexe comme un anneau vivant, serrant juste assez pour la faire gémir malgré elle.

« N-Non… s’il vous plaît… » balbutia-t-elle, la voix tremblante, les larmes roulant sur ses joues. « Je… je suis juste perdue… je ne voulais pas… »

Mais la forêt ne répondit pas. Les lianes continuèrent leur danse lente, sensuelle, possessive. Une d’elles effleura son gland, une autre glissa entre ses fesses, une troisième caressa l’intérieur de ses cuisses. Saphyriel ferma les yeux, le corps tremblant de honte et d’un plaisir qu’elle ne voulait pas reconnaître. Elle était suspendue, nue, offerte, perdue au cœur d’une forêt magique qui semblait savoir exactement ce qu’elle désirait sans qu’elle ait besoin de le demander. Et quelque part, très loin, elle entendit un rire doux, presque moqueur, ou était-ce seulement le vent ?

Elle ne savait pas combien de temps elle resterait ainsi. Elle ne savait même pas si quelqu’un viendrait la chercher. Mais une chose était sûre : elle ne pourrait plus jamais prétendre qu’elle n’aimait pas être prise au piège.

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Valeria passait des vacances reposantes depuis plusieurs jours auprès d’une vieille amie, la Sorcière Ludmila Eantis. Quelques centaines d’années auparavant, elles avaient mené plusieurs quêtes ensemble en tant qu’aventurières et acquis fortune et réputation, mais aussi développé une relation particulière d’amitié améliorée qui perdurait. Ainsi, régulièrement, trois ou quatre fois par siècle, Val rendait visite à son amie pour échanger nouvelles et potins, informations plus importantes et s’évader dans un stupre des plus grisants.

Depuis sa retraite, Ludmila avait acquis une réputation d’alchimiste hors pair. Ses philtres et potions se vendaient aux quatre coins du plan et même ailleurs. Mais ils étaient chers et recherchés, aussi, pour éviter trop de dérangements intempestifs s’était-elle retirée dans une forêt magique où seuls les plus déterminés ou ceux connaissant le chemin précis pouvaient la trouver.

Chaque fois qu’elle venait, Valeria repartait avec une « cargaison » de potions et philtres, principalement de guérison pour ses gens sur Terra, en échange de quoi elle laissait Ludmila se servir des fluides sexuels qu’elles provoquaient lors de leurs ébats pour ses potions lubriques dont elle savait que notamment le fameux établissement du Lys était friand. C’était une magnifique reconnaissance et elle n’en était pas peu fière, même si le secret restait jalousement gardé.

Assises devant une tisane fumante sur le balcon de la cabane forestière après une longue partie de jambes en l’air, elles profitaient des chants de la canopée en se laissant bercer par une douce brise. Soudain, Ludmila fronça les sourcils et posa sa tasse.

« Val, il y a un souci. Un client vient d’être détourné.
- Comment le sais-tu ?
- Je suis en relation avec la conscience de la forêt. C’est pour cette raison que les clients peuvent emprunter un chemin sûr et les autres non. La « légende » a un fond de vérité.
- Ah oui, j’avais oublié. Mais comment ça, détourné ?
- Cela arrive parfois. Les créatures de la forêt sont espiègles et parfois bien joueuses.
- Hmmm.
- Tu ne voudrais pas aller voir s’il-te-plaît ? C’est pas bien loin mais je voudrais mettre un peu d’ordre avant l’arrivée du client. »

Val posa sa tasse à son tour et se leva.

« D’accord. Tu en sais plus sur ce qui m’attend ?
- C’est Linifaë la dryade qui s’amuse.
- Je vois… »

****

Lorsqu’elle arriva à proximité des lieux de l’incident, elle entendit les suppliques de la victime.

« N-Non… s’il vous plaît… Je… je suis juste perdue… je ne voulais pas… »

Elle découvrit alors une créature ailée emprisonnée dans un entrelacs de lianes tentaculaires qui semblaient en vouloir non seulement à sa mobilité mais aussi à sa sexualité. Rouge de honte, les larmes roulant sur ses joues, elle renâclait mais une magnifique érection semblait démentir ses suppliques.

Rien que de là où elle était, Val pouvait sentir les émanations de son désir et du plaisir que provoquait chez elle la situation malgré sa crainte des suites qui pourraient survenir.

Elle se montra sans se presser, notant que le présperme de l’ange – ce n’était pas vraiment difficile pour elle de reconnaître la race « ennemie », surtout avec ces ailes – suintait et maculait lentement la liane qui enserrait son sexe.

« Bonjour, vous, là-haut ! Tout se passe bien ? »

Le rire mutin de la forêt retentit à nouveau, délicat bruissement porté par la brise.
Modifié en dernier par Valeria le 18 mai 2026 15:44, modifié 2 fois.

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Saphyriel tremblait de tout son corps, suspendue dans les airs comme une poupée obscène au milieu des lianes épaisses et vivantes qui semblaient posséder une volonté perverse. Ses grandes ailes blanches, autrefois symbole de pureté, battaient faiblement et inutilement, prisonnières des vrilles rugueuses qui s’enroulaient autour de ses plumes comme pour la profaner. Son visage était d’un rouge écarlate brûlant, presque fiévreux, des larmes chaudes et abondantes coulaient sans discontinuer sur ses joues, et son auréole lumineuse tremblotait lamentablement au-dessus de sa tête, comme si elle-même avait honte d’être témoin de cette déchéance.

« Nnn… non… pitié… arrêtez… je vous en supplie… » gémit-elle d’une voix aiguë, brisée, presque un sanglot étouffé, chaque mot tremblant de mortification absolue.

Les lianes n’avaient aucune pitié. Elles glissaient sur sa peau avec une lenteur obscène et calculée, s’enroulant plus étroitement autour de ses seins fermes et sensibles, les serrant comme des mains avides et impudiques. La pression faisait gonfler légèrement sa poitrine, faisant pointer ses tétons roses et durs comme de petits boutons de chair trahissant son excitation malgré elle. Chaque infime mouvement faisait frotter les lianes rugueuses contre ses mamelons sensibles, arrachant à l’ange de petits cris aigus et humiliés qu’elle ne pouvait retenir.

Une autre liane, plus fine et visqueuse, s’était enroulée fermement autour de son membre déjà complètement dressé et palpitant, le serrant à la base avant de glisser lentement le long de la hampe gonflée, comme pour l’encourager à durcir encore plus honteusement. Saphyriel sanglotait de honte, incapable de regarder son propre sexe trahir son corps de cette façon.

« Haaah… ! Non… pas là… je… je ne suis pas… je ne suis pas comme ça… ! »

Le pire était les extrémités des lianes, douces, humides et insistantes, qui taquinaient sans relâche l’entrée de son intimité et son anus serré. Elles tournaient, effleuraient, pressaient et frottaient contre les deux orifices vulnérables sans jamais pénétrer, laissant juste assez de contact pour faire monter une chaleur insupportable et humiliante dans tout son bas-ventre. Son membre tressautait violemment entre les vrilles, laissant échapper des filets épais et brillants de présperme qui coulaient le long de la liane, preuve évidente de son excitation malgré ses larmes.

Saphyriel était complètement exposée, humiliée au plus haut point : sa robe ivoire déchirée à plusieurs endroits, laissant sa poitrine nue et compressée par les lianes, ses jambes écartées de force, son sexe et son anus offerts aux caresses perverses et insistantes de la forêt. Elle pleurait abondamment, le corps secoué de sanglots et de frissons, mortifiée à l’idée que quelqu’un puisse la voir ainsi, une ange, une créature divine, réduite à l’état de jouet sexuel suspendu et dégoulinant.

C’est alors qu’elle entendit une voix féminine claire et amusée monter d’en bas. Saphyriel sursauta si violemment que tout son corps trembla dans les lianes, un sanglot terrifié et humilié s’échappant de sa gorge. Quelqu’un la voyait. Quelqu’un la voyait dans cette position grotesque, nue, trempée, le sexe dressé et palpitant, les tétons durs, les cuisses écartées et luisantes. Son visage devint littéralement brûlant, ses larmes redoublèrent, et elle tenta désespérément de refermer les jambes, mais les lianes la maintenaient cruellement ouverte, exposant tout.

« Aaaah ! Non ! Non, non, non ! Ne… ne regardez pas ! » cria-t-elle d’une voix cassée, presque hystérique, les larmes coulant à flots sur ses joues rougies. « Je… je suis coincée ! S’il vous plaît… aidez-moi ! Enlevez-moi ces lianes… je vous en supplie ! Je… je ne voulais pas… je suis perdue… pitié… ne me regardez pas comme ça… ! Je… je ne suis pas une perverse… ! »

Sa voix se brisa sur un sanglot pathétique, ses grandes ailes blanches frémissant misérablement tandis que son membre continuait de palpiter honteusement, trahissant son corps malgré toutes ses supplications désespérées.

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Linifaë avait mis le visiteur mystère dans un sale état. Valeria l’admirait d’en bas et pouvait ressentir son excitation autant que sa honte. Elle n’était pas sûre d’ailleurs que l’excitation ne l’emportait pas. Il lui semblait avoir senti un « pic » quand la créature – l’ange – avait entendu sa voix.

Les suppliques continuaient à pleuvoir tandis que la queue tressaillait de plus en plus au sein de la prise humide de la liane. Les sécrétions vaginales avaient elles aussi copieusement maculé leur tortionnaire et les frottements avaient permis de lubrifier la petite rondelle comme il le fallait, c’était évident.

Pour se trouver dans cet état, l’ange devait être sacrément réceptive. Et pourtant elle suppliait qu’on l’aide à se libérer. Il fallait reconnaître que sa position n’était pas des plus agréables, malgré ce qu’il y paraissait.

Comme prises d’une urgence, les lianes se mirent à stimuler bien plus ardemment leur prisonnière. A ce rythme-là et dans son état, Valeria ne pariait pas sur plus de deux minutes pour la voir succomber au plaisir.

« Pas une perverse ? Mais pourquoi croirais-je une chose pareille ? Vous êtes en train de vous adonner à… je ne sais quel coït avec les arbres ! C’est tout à fait normal voyons ! »

Val s’amusait de la situation de cette pauvre ange. Elle s’était attendue à bien autre chose en arrivant. Ceci dit, c’était une cliente de Ludmila et elle n’était pas venue pour la regarder se faire violer par Linifaë, même si le spectacle était très agréable.

« Je me demande quand même comment vous avez fait pour vous retrouver dans cette situation. C’est un rendez-vous manqué ? Une dispute de couple ? »

Elle sentait que l’orgasme était proche, Linifaë introduisit ses lianes dans le corps de l’ange afin de provoquer la déchéance totale.

« Il me semble que si c’est le cas, votre compagne cherche à vous retenir. Pourquoi ne pas régler ce différend ? Vous n’avez pas envie ? Non ? » la taquina-t-elle encore un peu.

C’était imminent à présent…

« D’accord, je comprends. »

Elle s’adressa alors à la forêt.

« Linifaë, ça suffit à présent. Tu t’es amusée, mais cette ange est sous la protection de Ludmila. »

Un souffle froid et brutal fit voler les feuilles et brindilles mortes, bruisser le feuillage avec colère.

« Je comprends, mais tu sais que tu ne peux pas interférer avec les protégés de Ludmila. »

Les lianes continuaient à prendre l’ange sans plus aucune façon. Le vent augmentait, son souffle exhalait la colère de Linifaë. C’était intense et brutal, pierrailles et poussière voletaient vers elle, la frappaient de-ci de-là.

« Tu vas finir par blesser quelqu’un et les conséquences seront à la hauteur de la faute… Tu veux vraiment en arriver là ? »

Le vent balayait Valeria, faisait voler ses robes et sa chevelure de jais. Elle fit naître dans sa main une boule de flammes. A présent, elle ne s’amusait plus. La dryade manifestait un vrai mécontentement et il fallait montrer les dents.
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