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Re: Un séjour estival dans des contrées mutliverselles ! [PV Kamiye Goupile]

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Gine
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Ils étaient couverts de sable. Gine avait eu un moment d'absence, comme une perte de connaissance très brève, avant de se découvrir allongée sur Kamiye. Le frêle renard fut d'ailleurs le premier à parler... ou plutôt à hurler tel un sourd ! Même en ayant les oreilles qui sifflaient, la Saïyajin sursauta et grimaça en l'entendant gueuler sa crainte de la savoir brûlée à il ne savait quel degré.

- Je... ça va ! Mais baisse d'un ton, s'il te plaît. J'ai l'impression que... *kof kof*...des cloches résonnent entre mes oreilles.

Curieusement, son maillot de bain n'avait pas souffert. Le vêtement, probablement magique, ne témoignait d'aucun dégât. Avait-il protégé l'ensemble de son corps ou simplement la surface ? La femme à queue de singe dut forcer sur ses bras pour se redresser. Il était peut-être encore un petit peu trop tôt pour ça - ses membres tremblaient nerveusement.

- ...Q-que s'est-il passé ?

- C'était une explosion, lui répondit une voix douce comme un ciel d'été. Et pas des moindres, si je puis dire !

Gine tourna la tête et vit une blonde à queue de cheval, engoncée dans une combinaison hi-tech, s'approcher.

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L'alien à la peau verte l'accompagnait. Comme par miracle, les deux paraissaient indemnes.

- Mais... qui êtes-vous ?

La jeune femme gloussa gentiment avant de se pencher sur son cas. La Saïyajin rougit en sentant ses mains costumées lui palper le cuir.

- Je vous présente Ernest, une autre personnalité de l'Unité A-Syn-Crown, intervint Arxa. C'est donc mon Gargan, mais en beaucoup plus attentionné avec les autres !

- Hein ? Mais je ne comprends... paaas ?!

- Permettez que je vous ausculte.

Prise au dépourvue, Gine n'eut guère l'occasion de lui résister. Ernest la fit rouler sur le flanc, dans le sable, et poursuivit son analyse au toucher. Un toucher somme toute très agréable et apaisant... un brin déconcertant, d'ailleurs !

- Ah ! ...Oooh ?

Elle n'avait pas mal mais... c'était étrange !
Les poings sur les hanches, Arxa souriait de fierté.

- Soyez sans crainte : elle sait très bien ce qu'elle fait ; elle est mon médecin de campagne.

- Je recense de microlésions internes le long de votre échine, sans doute dues à l'onde de choc. Je me vois dans l'obligation de vous passer un peu de ce gel régénérateur.

La blonde sortit une sorte de pistolet à colle, qu'elle appliqua sur les doigts de sa main libre. Ernest s'interrompit alors, couvant le couple d'un regard interrogateur.

- Vous préféreriez peut-être que je vous laisse vous en charger ? s'enquit-elle à l'intention de Kamiye. Ma patiente est aussi votre femme, après tout.

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Hors de portée d'oreille du capharnaüm, la Wyvérienne se promenait tranquillement aux côtés de son cher et tendre. Elle avait cédé à ses désirs, renonçant au port d'un maillot de bain à motif floraux pour une jolie robe d'un blanc diaphane. Un simple coup de vent, et le tissu léger se décollait de sa peau de perle ! Korë ne portait rien en dessous, ce qui ne paraissait point la déranger. Elle affichait même un petit sourire - aussi beau que l'était le temps lui-même sur cette plage ensoleillée.
Son compagnon l'enlaça par derrière, s'agrippant à sa taille de guêpe non sans louer la grande beauté des lieux.

- Il y fait si bon d'y respirer.

Elle observa l'horizon un précieux instant. Ce paysage lui rappelait son île natale - un environnement tropical qui lui était pour le moins familier. Cela la tranquillisait plus que ça ne l'excitait. Elle inspira un délicieux bol d'air avant de tourner la tête vers son amant. Lui aussi était joliment vêtu ; torse nu, il portait un pagne égyptien qui lui couvrait la moitié des cuisses, ainsi que quelques bijoux en or autour du cou, des bras et des chevilles. Conçus à travers leur magie conjuguée, ils ne chauffaient pas plus que de raison en réfléchissant les rayons d'un soleil généreux.

- Je me demande bien ce que tu as en tête...

Un de leurs jeux étranges, hein ?
Rien que d'y penser, les sensibles extrémités de la petite poitrine de celle que l'on prenait à tort pour une elfe commençaient doucement à pointer sous le fin textile. La proximité de son bien-aimé facilitant grandement les choses.

- Nous sommes seuls, reconnut-elle. C'est grisant.

Ils n'avaient même pas pris la peine d'emporter une serviette. Au pire, le couple pourrait compter sur ce soigneux nouage qui masquait la virilité de l'empoisonneur. Peut-être qu'en le dépliant...
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Kamiye Goupile
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Il ne comprenait rien à rien. Mais son esprit lui répétait que le pire était passé. La pétro-pieuvre semblait être définitivement de l’histoire ancienne. Mais…la perspective que la solution soit à rimer avec explosion et même extinction ? Ca, ça ne lui plaisait pas beaucoup. Il savait que le monde était violent. Pour autant, il n’arrivait pas à s’y faire.

Et voilà qu’il observait une étrange femme (elle lui paraissait grande ! Parce qu’il était encore allongé dans le sable ?) qui avait bousculé sa femme pour lui faire des sortes d’attouchement. Mais il n’y avait aucune volonté sexuelle, cela, il le ressentait et le voyait. Alors, il ne comprit pas la teneur de la question. Et il réalisa aussi que ses mains étaient toujours engoncées dans ces sortes de « gants ».

« C’est que je ne suis pas un médecin, moi. Je suis plutôt un sorcier des eaux. »

*C’est ridicule ! Pourquoi j’ai dit ça ? *

« Je veux dire, je suis un ancien esclave. Je n’y connais rien dans les gestes et les techniques pour, euh, faire ce que vous alliez faire. »

*Ancien esclave ? Je veux m’attirer leur empathie maintenant ?... *

« Ce que je veux dire,… » commença-t-il en levant ses mains gantées « …c’est que je n’y connais rien et on m’a forcé à mettre ces artefacts de guerre. Alors, je préférerais que vous finissiez ce que vous avez commencé. Soignez-la, s’il vous plaît. Elle m’est très précieuse. Merci. Merci beaucoup. »

Puis il passa un temps à observer celle qui portait le nom d’un homme. Ce n’était pas le plus étonnant pour Kamiye. C’était davantage cette combinaison verte à la limite entre le moulant qui révélait les formes et la fonction d’armure protectrice. Car en Kamiye, il y avait cette fibre à devenir un artisan. En fait, il se trouvait qu’une de ses incarnations, dans le manoir Warren, avait eu la possibilité de se mettre sur ce chemin d’apprentissage.

Et donc ses yeux passèrent alors à cette femme à la peau verte qui semblait ne plus savoir quoi faire de ses dix doigts maintenant qu’il n’y avait plus de combat. Parce que lui et parce qu’elles étaient dans une forme d’attente, ce fut peut-être pour ça que Kamiye lui parla. Sans réfléchir. Et donc potentiellement en commettant une gaffe. Ou la création d’un quiproquo.

« Vous savez, madame, je trouve que votre maillot de bain est très minimaliste. La couleur est parfaite. Mais je trouve que ça manque de forme. Ça en révèle trop et, euh… » baragouina-t-il en rougissant à grande vitesse et en ressentant une nervosité chargeant telle une cavalerie sur un champ de bataille à triple galop !

***

Après un temps de sérénité et d’observation de cette plage fantastique, les mains de Camille se posèrent sur les flancs de Korë puis il tendit ses bras pour l’éloigner de lui.

« Cette robe… Je vois toutes tes courbes graciles et, en même temps, elles sont habillées. Ce jeu de voir et de mystère, ça réveille en moi une sorte de voyeur poétique. J’aime beaucoup ça. »

Attrapant une main, il la fit se retourner. Tandis que l’autre vint se poser sur l’or chaud qu’elle avait tressé à son cou de sa magie.

« Bah ? C’est quoi cette bouille tristoune ? »

(HRP : Désolé, j’étais obligé. Ca traverser le quatrième mur mais l’IA semble avoir eu envie de briser des cœurs. On dirait que Korë sort d’une épreuve. Qu’elle a ou qu’elle va pleurer. Ce genre de choses. Bref ! ^^)

« Quoique… ces petits seins à peine insidieusement voilés semblent joueurs. Ils se tendent vers moi. » acheva-t-il d’un petit rire discret.

Ce fut plus fort que lui, il la fit revenir à lui pour lui confier un nouveau baiser.

« J’ai quelque chose en tête, oui. Mais peut-être qu’on pourrait commencer par marcher ? Je ne sais pas. Pour profiter d’un moment simple mais ô combien important ? Peut-être aussi pour trouver un lieu encore plus parfait que celui-là ? »

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Alors qu'il argumentait, Gine observa songeusement les grosses mains de son aimé avant de river ses yeux noirs sur le grand mitrailleur recyclé en jolie réparatrice. Un changement vraiment frappant ! Autant que l'était la combinaison futuriste de la dénommée Ernest aux yeux du renard. L'intéressée n'en conçut aucune gêne car elle s'affairait déjà, avec l'autorisation de l'ancien esclave, sur le cas de la Saïyajin.

- Ah ! couina-t-elle. C-c'est plus froid, tout à coup.

- Rien de plus normal : je me vois dans l'obligation médicale d'insister sur vos centres nerveux. Essayez de remuer le moins possible, d'accord ?

- O-oui. Je vais... essayer.

Elle en ressentit des frissons jusque dans les fesses. Gine se mordit les lèvres pour ne pas gémir à côté de Kamiye. En étalant son produit frais sur son dos, Ernest lui donnait l'impression de la caresser plutôt que de la masser. Cela la gênait sans qu'elle ne puisse le lui admettre.

- Je constate que vos nerfs répondent très bien.

- Vous... vous avez terminé ?

- Non. Vous n'êtes pas l'abri d'une rechute, alors soyez patiente.

D'embarras, Gine déglutit péniblement.
Cette opération laissa le temps à Kamiye de se disperser. L'hybride s'adressa à la hobgobeline, lui faisant ainsi comprendre qu'il avait pris le temps d'étudier son bikini violet. Celle-ci se positionna à sa hauteur.

- « Et, euh... », quoi ? insista-t-elle en le taquinant avec un petit coude de coude. Me voir ainsi te rend nerveux, c'est ça ? Tu ressens des « choses » bizarres sous ton slip en peau ?

Elle haussa plusieurs fois les sourcils de manière tendancieuse avant de s'esclaffer et de lui tapoter le dos

- Je l'ai choisi pour deux bonnes raisons, Oreilles Touffues. La première, taper dans l'œil des coquins dans ton genre ; la seconde, pour préserver ma liberté de mouvement comme si j'étais nue. Avec ça sur le corps, je ne me sens absolument pas serrée d'un iota !

Elle s'approcha encore un peu de lui, sensuellement, en roulant du bassin.

- Mais tu veux peut-être qu'on échange nos maillots ? Tu m'as tout l'air de quelqu'un qui aime se travestir. Tu sais, si c'est ton truc, tu peux me le dire : il n'y a pas de problème - je ne te jugerai pas~

Qu'essayait-elle de faire, au juste ? Le séduire à proximité de sa copine ? Jouer avec lui ?
Son regard couleur lavande luisait d'un petit quelque chose de malicieux...

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Elle savait qu'il était un de ces curieux mélange entre cochon et esthète. Camille lui plaisait en partie pour cela, d'ailleurs ! Il était ouvert à pleins de choses, et avait le don de lui en faire découvrir un bon nombre sans jamais que cela ne puisse l'ennuyer.

- Je suis contente de savoir que tu l'apprécies.

La Wyvérienne avait enfilé cette robe diaphane pour ses yeux doux. Ce séjour était le leur, après tout. Elle souhaitait l'écouler en sa compagnie, qu'elle estimait encore plus précieuse que sa petite culotte - qu'elle n'avait pas emportée.
Il la fit se tenir face à lui.
Son expression faciale lui soutira un commentaire à la fois mignon et gênant.
Un brin confuse, Korë porta une main à sa bouche.

- Ah ? Je... je crois que tu m'as surprise en train de penser à autre chose... désolée.

Sa mélancolie s'était effacée. Le regard de Camille se posa sur ses seins menus ; avec son sens aigu de l'observation, il avait forcément remarqué qu'ils pointaient sous le blanc transparent. Cela le motiva à l'attirer à lui pour l'embrasser. La bardesse ne lui engagea pas l'ombre d'une résistance, heureuse de pouvoir jouir du contact de ses lèvres douces. Avec le temps, c'était presque devenu une drogue.
Son homme lui proposa alors une banalité non moins dépourvue de charme.
Elle lui sourit plus franchement.

- D'accord ! Marchons ensemble jusqu'à l'imprévu.

Ils se prirent pas la main mais avant qu'ils n'aient pu aligner ne serait que trois pas, un gros monceau noirâtre s'abattit dans le sable avec une telle force qu'il leur aspergea les pieds. A défaut de lâcher un petit cri féminin, Korë sursauta, ses oreilles en pointe dressées de chaque côté de sa tête. Il y eut un instant de silence durant lequel ses yeux ronds et carmins évaluèrent la possible menace. Cette dernière fumait dans son petit cratère mais ne bougeait pas d'un pouce. La chose caoutchouteuse ne paraissait pas morte : elle l'était complètement ; après tout, elle avait appartenu autrefois à la pétro-pieuvre qui avait joliment explosé dans le lointain.
La bardesse pencha la tête de côté.
Ne venaient-ils d'avoir trouvé leur « imprévu » ?
Elle lâcha la main de son homme pour s'accroupir face à la goudronneuse curiosité.

- C'est tout sec, constata-t-elle.

Une aiguille noire lui poussa entre les doigts. La Wyvérienne s'en servit pour sonder la créature-objet.
Ce qui avait été un tentacule gigota nerveusement.
Avec une demi grimace, Korë recula la tête.

- Avant de griller, ça ne l'était pas, lui assura-t-elle. Il s'agit d'un débris de céphalopode, qui devait être très gros de son vivant...

Les tentacules ne la faisaient pas spécialement fantasmer, à plus forte raison quand ils paraissaient aussi hors norme.
Korë se redressa, sa longue épine à la main.
Elle tourna son regard sur Camille.
Y avait-il d'autres monstres de ce genre dans les parages ?
Probablement ! La grande pieuvre ne s'était pas fait ça toute seule, non ?

- Qu'est-ce qu'on en fait ? lui demanda-t-elle en pointant l'appendice carbonisé. Je doute fort de sa comestibilité.

En tout cas, cette chose ne lui donnait pas faim.
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Re: Un séjour estival dans des contrées mutliverselles ! [PV Kamiye Goupile]

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Kamiye Goupile
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Son cœur s’était emballé d’un coup d’un seul ! Il ne parvint qu’à sortir de sa bouche une bouillie de lettres informes. C’est qu’elle avait visé juste l’alien verte ! Alors Kamiye baissa son minois tout nerveux et gêné. Il pouvait presque entendre les gémissements contenus de sa Gine dans son dos. Cette sorte de femme en armure avait un toucher qui allait au-delà du médical. Ou quelque chose comme ça. Il lui arrivait souvent de percevoir des choses et des faits sans réussir à les mettre véritablement en mot. Ça l’ennuyait. Lui faisait se rappeler à quel point il n’avait pas reçu une éducation solide. A peine le minimum pour être un bon esclave…

« Vous n’êtes pas nue ! »

*Quel terrible début de réponse… J’en ai trop dit déjà. Et pas assez. Forcément qu’elle ne va pas me lâcher. Elle a ce genre de regard de personne sure de sa force. Je ne suis rien à côté. Je pourrais être sûr d’une chose. Il suffirait qu’elle me pose la question pour que j’en doute. Même à savoir si j’ai deux mains !!? *

« Je veux dire… La matière de votre maillot de bain a l’air agréable au toucher. Mais je persiste à dire que la forme est trop simple. Et qu’il manque trop de matière pour, euh… »

*Si ça continue, ça va vraiment devenir embarrassant pour tout le monde. Et dire que Gine doit constater à nouveau à quel point son Renard n’est pas un prédateur alpha… Je sais bien qu’elle m’aime mais… je voudrais qu’elle puisse compter sur moi ! *

Alors, suivant une impulsion, il déclara à coup de point d’exclamation :

« Je peux vous donner mon maillot mais je ne veux pas porter le votre ! Par contre, je veux bien vous conseiller à porter quelque chose. Vous pouvez demander à ma femme, je suis sur qu’elle ne se sent pas contrainte par ce qu’elle porte. Attention ! Je ne dis pas que vous devriez porter son maillot de bain à elle. Emeraude sur kaki, le contraste serait trop faible. Le violet est bien votre couleur selon la roue chromatique. On pourrait aussi tenter du rouge mais… c’est vraiment une couleur passion. Une couleur forte, et euh… »

En avait-il trop dit ? Pas assez ? Même s’il se voulait fort, il ne put s’empêcher de tourner son attention vers sa Gine. Le jugeait-elle ? L’encourageait-elle ? Ou était-elle à ce point fatiguée et relâchée suite au combat contre la pétro-pieuvre puis de sa prise en charge médicale ?

***

Autant, l’apprenti photographe aurait pu être tenté par photographier son amante toute de blanche vêtue avec une chose si noire et pourvue d’un effet spécial interne, à savoir de la fumée. Oui, ça aurait pu faire un joli cliché. Mais l’idée de tentacules monstrueuses, de dangers potentiels ou d’un repas digne d’une épreuve infernale ne l’inspirait rien. Quoique, du dégoût. Et une envie de s’éloigner à grands pas.

« Partons. Je n’aime pas « ça ». Cette situation. Cette analyse froide de ta part et comme une envie de manger qui te prend. J’ai l’impression que ça révèle le cauchemar derrière l’endroit paradisiaque. A ce rythme, j’ai peur de couper court à notre excursion et de rechercher uniquement la porte pour revenir à la solitude de mon manoir. »

Donc il lui prit la main et l’entraîna à l’écart. Il força un peu, fut un peu brusque. Mais c’était une peur qui communiquait. Et aussi une envie bien plus joueuse, romantique, artistique aussi de les emmener ailleurs pour vivre quelque chose d’important pour eux deux.

Ou… eux trois ?

« Je n’avais pas prévu, ça. »

Ils découvrirent une jeune femme inconsciente. Complètement allongée, étalée même ! sur sa serviette de bain rayée de blanc et de bleu. Bien que, et Camille ne put s’en cacher, il zieuta se corps à peine couvert d’un bikini rouge. Et surtout d’un chapeau complètement détonnant. Bien que ce dernier ait quitté la tête de la jeune femme pour venir se poser à côté. Comme un familier silencieux au grand sourire malicieux.

« Mais qu’est-ce que je fais, moi ?! Il faut qu’on l’aide ! »

Il se jeta et laissa tomber ses genoux à côté de celle qui, il l’apprendrait plus tard, se nommait Megumin.

« Madame. Madame ! Vous allez bien ? Dites-moi quelque chose ! S’il vous plaît ! »

Elle ne dit rien. Elle avait bousillé toute sa réserve de mana dans son unique sort d’explosion. Il lui fallait maintenant du repos. Un geste « débile » car cela la rendait quotidiennement à la merci du moindre mal, Mal ou esprit pervers.

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Après avoir fait sourire Arxa, l'attitude du timide renard commença tout doucement à piquer son intérêt. Elle le laissa s'exprimer, parce que le concept d'esclave docile ne lui avait jamais fait de l'œil contrairement au libre arbitre. Hobgobeline de l'espace ou non, la mince peau verte savait parfaitement se contrôler. Après tout, son cerveau mélangé avec un symbiote valait beaucoup plus que son pesant d'or !
Malheureusement, au bout de son argumentation incomplète, cette critique sur son choix de maillot finit par la décevoir... non : au mieux par la laisser sur sa faim. Arxa roula des yeux au ciel avant de lui fouetter le bout du nez d'un index sentencieux.

- Raaaaaah !! C'est pas possible, ça ! T'étais si bien parti ! Comment as-tu pu encore tout gâcher avec ton « Et, euh... » de chiffe molle, là, HEIN ?!

Sous le regard surpris de son aide de camp et de la femme à queue de singe, elle tapa plusieurs fois du poing dans le sable pour se calmer.
Plus aucun doute là-dessus : cette fille en provenance d'un monde futuriste avait bien du sang de gobelin dans les veines !
Elle foudroya du regard cet esclave, qui n'en était plus un mais qui continuait malgré tout à penser comme tel, avant de planter son index entre ses pectoraux inexistants et de se pencher sur lui d'un air agressif.

- Tu peux le garder, ton slip de bain ! Je suis à peu près sûre que tu as fait dedans dès l'instant où j'ai élevé la voix, NOM D'UN BORDEL INTERGALACTIQUE !!!

Courroucée, elle agita les bras au-dessus de sa tête. Avec un soupir, Ernest abandonna une Gine stressée par les évènements pour administrer une clef au cou à cette tête brûlée. Arxa ne l'entendit pas approcher - en conséquence de quoi elle ne put s'en défendre.

- Tu es en train de disjoncter, ma pauvre Arxa. Tu ne me laisses d'autre choix que de refroidir tes ardeurs.

- Kof-kof !! kheuf ! Lâche-moi, e-espèce de... khuf !... malade...

- C'est encore trop tôt, Arxa. Tu risques l'hyperventilation.

Le visage de l'intéressée avait commencé à changer de couleur.

- Euh... ça commence à devenir inquiétant, là, non ?

Penchée par-dessus les épaules de sa maîtresse, Ernest lui répondit par un doux petit sourire qui contrastait radicalement avec l'efficacité quasi mortelle de sa prise.

- Ne vous en faites pas : j'ai l'habitude de m'occuper de son cas. Ne suis-je pas son médecin de campagne ? Souvenez-vous : c'est elle qui l'a dit, tout à l'heure~

Elle ferma gentiment les yeux. Arxa se débattait entre ses bras mais, encore une fois, n'arrivait pas du tout à sen déloger. Ernest tenait bon. En même temps, elle possédait la force d'une machine dans un corps de femme.

- Encore quelques secondes et puis... voilà !

- Q-POUAAARFF !!! Arf ! Arf ! Arf !... Huuuuufff...

Tout en tapotant dans le dos courbé d'une Arxa exsangue, Ernest adressa son sourire de dangereuse infirmière au renard et à sa compagne.

- Vous feriez peut-être mieux de vous tenir à l'écart pendant un moment. Nous ne sommes pas à l'abri d'une éventuelle rechute ! Arxa a le sang chaud, et je ne tiens pas spécialement à ce qu'il s'embrase à nouveau.

La Saïyajin fut prompte à prendre la main de son amoureux, à se redresser en même temps que lui et à marcher dans une direction prise au hasard. Elle mit pas mal de distance entre leurs couples avant d'enfin prendre la parole en se passant un revers de main sur le front.

- Ah, quel angoisse ! Cette blonde m'a fichu une de ses frousses... et je n'ose même pas parler de sa copine verte !

L'avantage ? Gine n'avait plus mal. La petite crise d'Arxa combinée aux premiers soins d'Ernest lui avait été bénéfique. Bien que ce n'était pas ce qu'elle avait retenu de cette rencontre fortuite.

- Et toi, Kamiye ? Tu vas bien ? N'hésite pas à te confier si quelque chose te préoccupe... parce qu'après tout ce que l'on vient de traverser, tu es tout à fait en droit d'être chamboulé !

Elle s'inquiétait pour sa santé mental plus que pour ses propres blessures.
Une journée presque normale pour la Saïyajin ?

------------------------------------------------------------------

- ...Ah ?

Korë cligna une unique fois des yeux à l'attention de son compagnon contrarié, puis observa de nouveau l'énorme morceau de barbaque qui ne lui mettait pas du tout l'eau à la bouche.
J'ai l'air d'avoir faim ?
Alors qu'elle nageait en pleine confusion, sa main n'échappa point à la sienne, Kamiye les déplaçant ailleurs. Loin de cette drôle de météorite qui ne lui inspirait qu'un profond dégoût.
Il a parlé de retourner à son manoir. Mais il est encore tôt...
La bardesse n'en avait pas envie. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle le laisserait l'abandonner là - ou inversement. Elle suivit donc le mouvement, trottinant à moitié derrière lui jusqu'à ce qu'ils tombent en arrêt devant une seconde trouvaille. Cette dernière était inerte mais ne fumait point. En plus d'être humaine, ce qui lui conférait un certain avantage esthétique. De quoi, naturellement, attirer l'œil de son observateur masculin.
Korë pointa du doigt ce qui ressemblait à une magicienne en bikini, à moitié morte.

- Ça, c'est un coup à brûler sous le soleil.

Subitement, la panique s'empara de son compagnon. Camille planta ses genoux dans le sable et entreprit de la réveiller.
La bardesse le contourna pour s'installer en face de lui, avec le corps de la magicienne décoiffée entre eux.

- Inutile de crier ainsi.

Assise sur les talons, elle tourna calmement la tête de côté et se pencha au-dessus de la poitrine de l'inconsciente. Korë avait l'ouïe fine ; elle perçut rapidement son souffle léger et, aussitôt, en fut rassurée. Alors la Wyvérienne se redressa, puis glissa un sourire rassurant à son vis-à-vis.

- Elle est en train de récupérer, lui expliqua-t-elle. Très lentement, puisqu'elle a épuisé toute son énergie. Mais nous avons tous les deux les moyens d'accélérer le processus sans que cela ne lui porte préjudice.

Korë tendit les mains, s'emparant des siennes. Puis elle les posa délicatement sur le ventre nu de l'inconsciente en évitant de produire une pression trop importante.

- Concentre-toi sur la paume de tes mains. Visualise un courant qui part de ton cœur, s'élance le long de tes bras et se jette entre tes doigts. Cela devrait suffire sachant que je vais t'épauler une fois le lien établi.
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Re: Un séjour estival dans des contrées mutliverselles ! [PV Kamiye Goupile]

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Kamiye Goupile
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Kamiye avait l’impression de vivre les événements après un temps de retard. Il le réalisa, ou peut-être que ce furent les paroles de Gine, qui le lui fit réaliser. Autant répondre à sa question en même temps que de se souvenir, décida-t-il.

« Je crois qu’on aurait pas vécu ce qu’on a vécu. Les batailles. Ton toi titanesque. Tout le reste. Je crois que cette femme aurait eu raison. Au sujet, de euh, mouiller mon slip. Mais…il est sec ? »

Il réalisa qu’il n’en était pas bien sur. Et qu’aussi sa question avait un potentiel pour que Gine aille vérifier. Ce qui, passé le moment étrange et un peu joueur, était tout à fait perturbant et propre à faire naître du malaise ou de la honte ! Alors son sourire mi-figue mi-raison fut remplacé par une sensation de hâte à dissiper rapidement un quiproquo !

« J’en ai marre ! »

Un cri du cœur. Même si le Renard n’était pas un menteur. Dans ce cas précis, c’était sorti trop précipitamment pour que ce soit tout sauf honnête.

« Ce devait être un moment sympa. La plage reste bizarre à être dans la journée et la nuit en même temps. Mais il faisait bon. On était tous les deux. Et tu étais jolie dans ton maillot de bain. Tu l’es toujours ! Je m’exprime mal, ahlala… »

Baissant les yeux de dépit, il se gratta le derrière de la tête de sa main (gantée).

« Et puis il y a ça ! »

Il montra justement sa main gantée en gros plan à sa belle.

« Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas d’une bataille contre une pieuvre même pollueuse. Je ne veux pas retrouver en plein milieu d’une guerre de territoire avec des crabes de toutes les tailles et de toutes les formes. Pas plus que je ne veux me retrouver mêler à une étrange femme à la peau verte et sa masseuse effrayante. J’en ai marre. J’en ai…oui, marre. J’aurai même envie de rentrer maintenant… »

Le Renard baissait les bras. Au sens propre comme au figuré.

***

« Je…nous allons faire de la magie ? Toutes les deux ? »

Ca lui arrivait régulièrement. A savoir de féminiser une phrase alors que les lois « habituelles » auraient eu tendance à évoquer un « tous les deux » au lieu de ce qu’il avait dit. Mais c’était ainsi et ça ne changeait pas grand-chose au final. Il avait un physique androgyne et nombre de femmes lui tournaient autour. En fait, il réalise qu’il avait surement ajouté l’inconsciente au lot. Deux femmes pour un homme.

« Comme ça ? Je fais ce qu’il faut ? »

Il sentit ! Cette puissance invisible. Ce flux qui passait d’un corps à un autre. Il ne comprenait rien du tout de ce qu’il faisait. Et il n’avait pas pour vocation à devenir magicien, sorcier, ensorceleur ou peu importe le titre qu’il pourrait proclamer s’il acquérait une sorte de maîtrise. Ca fonctionnait et c’était tout ce qui importait. Et c’est que ça lui donnait le sourire et une joie à aider son prochain.

La magicienne en bikini rouge gémit. Ce que Camille prit pour un bon signe. Comme un estomac qui grommelle parce qu’il a faim.

« Tu crois que nous devrions l’amener à quelqu’un après ? Je n’ai pas vu de bâtiment ou de gens qui pourrait s’en occuper. Et…il est hors de question de la laisser. Rapport à cette chose fumante qu’on a retrouvé sur la plage. C’est plus dangereux qu’il n’y parait. Alors quoi ? La ramener au manoir ? Après tout, il y a suffisamment de chambres pour une invitée supplémentaire. »

Sans s’en rendre compte, de ses mains commencèrent à jaillir le métal organique. Une simple spirale au niveau du nombril de la magicienne spécialisée dans un unique sort d’explosion. Comme un piercing, en fait. Mais magique.

Re: Un séjour estival dans des contrées mutliverselles ! [PV Kamiye Goupile]

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Gine
Gine
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Fiche
Demande de RP
Gine comprenait le ras-le-bol de Kamiye. Oh ! probablement pas autant que sa fragile personne, dans la mesure où elle était une guerrière alors que lui ne l'était pas. Mais la Saïyajin, contrairement à ses congénères, brillait de cette chaleureuse empathie qui faisait d'elle un spécimen à part. Une qualité sans laquelle la femme à queue de singe n'aurait jamais pu se rapprocher à ce point de l'ancien esclave.
Elle l'attrapa doucement par les poignets.

- Regarde-moi, Kamiye.

Gine attendit autant de temps que nécessaire - quitte à devoir lui répéter la chose pour qu'il accepte de s'y soumettre.

- Tu as tout à fait le droit d'en avoir marre, mais tu n'as pas le droit de tout abandonner.

Elle souleva ses puissantes mains, qu'elle savait fortes d'un pouvoir hors-norme mais temporaire. Tout en fixant son aimé, Gine les serra malgré tout entre les siennes. Elle souriait quand son Ki se mit à luire, produisant une forte chaleur autour de ces gants à la texture rocailleuse mais au poids si faible.

- Nous n'avons pas besoin de cette puissance pour nous en sortir.

En émettant de petits craquements, les armes que portaient le renard se lézardaient. La lumière perçait à travers les gantelets que l'écoulement du temps avait tout simplement affaiblis. Gine n'en concevait aucune douleur ; ses traits n'affichaient plus que de la sérénité.
Très bientôt, ce furent des débris qui s'éparpillaient à leurs pieds.

- Le jour et la nuit nimbent ce territoire. Je suis persuadée qu'il y existe des coins cachés où l'adversité ne s'est pas établie.

Réduits à l'état de grains de sable, les gants du Grand Crabitou avaient disparu. Les mains de la Saïyajin n'émettaient plus de Ki, mais elles restaient chaudes au toucher. Une chaleur néanmoins dépourvue d'agressivité. Un feu agréable, doux et gratifiant.

- Un endroit où la paix est entretenue.

Son sourire était aussi chaleureux que ses doigts.

- Un endroit que nous allons trouver ensemble, d'accord ?

Plus qu'une brave combattante, Gine relèvait davantage du soutien de taille envers ses alliés.

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- Tu te débrouilles très bien, sourit Korë.

Camille ne possédait peut-être pas un don inné pour la magie qu'il n'en demeurait pas moins compétent avec le concours de la bardesse. La magie rayonnait doucement autour du centre de gravité de la jeune femme en bikini rouge. Les forces lui revenaient doucement. La Wyvérienne veillait, en catimini, à ce que le flux étincelant ne fût pas trop important pour son organisme. Magicienne ou non, leur patiente était une humaine et, par conséquent, une créature de chair et de sang plus fragile qu'un animal.
Les questions et les propositions de son compagnon androgyne tombaient sous le sens mais la Wyvérienne visualisait les choses autrement.

- Il est encore top tôt pour en décider. Nous n'aurons peut-être pas besoin de la transporter ailleurs dans la mesure où cette magicienne ne doit son épuisement qu'à un trop important déficit en mana. Comme elle ne possède aucune blessure apparente, il serait raisonnable de croire à son rétablissement quasi complet d'ici quelques minutes.

Ses yeux rouges ne manquèrent rien de la création artistique autour du nombril de l'assommée.

- C'est très joli, déclara doucement Korë, et potentiellement utile à notre conjointe concentration. Fixons ce point précis et continuons d'œuvrer à son salut. Elle ne devrait plus tarder à recouvrer connaissance.

Le métal magique s'étirait paresseusement. Et comme lorsque Camille y ajoutait son grain de sel, le matériau n'était pas froid mais tiède. En bon conducteur de magie, il renforçait également le processus de guérison qui encourageait la jeune femme à se réveiller.
Tout n'est pas perdu ! En fait... rien ne l'est vraiment tant que l'espoir demeure !
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Pour toute demande de RP, me MP sur le compte Ryanne Hilaris ou se référer à ce topic.

Re: Un séjour estival dans des contrées mutliverselles ! [PV Kamiye Goupile]

Message par Kamiye Goupile »

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Kamiye Goupile
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« Ah ! »

L’exclamation s’en était échappé hors de ses lèvres sans contrôle. C’était idiot mais il se sentait plus « léger » maintenant que les gants maudits n’emprisonnaient plus ses mains. C’était à la fois un réconfort physique et aussi mental. Alors il souriait. D’une pure joie. D’une forme d’innocence.

« Merci merci ! »

Et quelle meilleure forme de remerciement qu’un baiser imprévu ?

Puis il entremêla ses doigts dans les siens à elle. Et il la tirait déjà vers un ailleurs. Sa confiance renouvelé. Sa motivation reprenant de la vitesse.

« Tu as raison. Ce serait nul de quitter cet endroit maintenant. Il a tout pour être fabuleux. Je suppose que nous n’avons juste eu pas de chance jusqu’à maintenant. Et si on a réussi à en avoir après les événements du Roi Rouge, de l’oasis et du désert avec ce fameux titan, et bien, je crois qu’on a le droit d’espérer d’avoir un moment comme ce qui avait suivi toute ma liste ! »

Il avait parlé vite. Trop excité de trouver un petit coin rien qu’à eux. Une petite parcelle d’une forme de paradis. Là où ils n’auraient pas à s’inquiéter. Pas à réfléchir. Juste à ressentir. A être, tout simplement. L’un avec l’autre. L’un pour l’autre.

Alors Kamiye tirait son petit bout de femme qui aurait pu simplement appuyer de ses pieds dans le sable pour l’arrêter. Ça aurait été si simple que ça pour elle. Cette douce créature en maillot de bain qui avait la puissance d’une guerrière propre à décimer des planètes avec les siens…

Parce que le bord de mer ne leur avait pas réussi, le Renard s’en alla ahaner en affrontant les dunes de sable. Mais cette chaleur dans ces cuisses lui faisait du bien. Elle était douloureuse, d’une forme de douleur affrontable. Mais elle présageait aussi de faire des efforts pour mieux apprécier la découverte. Et quelle découverte ! Il s’était imaginé découvrir un petit chemin entrant dans la forêt. Mais aurait-il pu imaginer que ce lieu à l’ombre, de fraîcheur et de quiétude…accueillerait une bibliothèque sous la canopée !

« Wow !... C’est…beau. »

L’endroit était chaleureux. Décidément, l’élément du feu était omniprésent. Il renifla par réflexe.

« Les livres…sentent bon. C’est bizarre à dire ? »

Il s’était approché pour aller à la découverte des livres. De prendre place dans un petit coin où aucuns regards espions ne les dérangeraient. Est-ce qu’un tel lieu pouvait être le lieu qu’ils recherchaient ? Mais il avait ralenti. Sa main étant dans la sienne à elle, il communiqua ses doutes. Parce que…et bien, parce qu’on n’avait pas appris au Renard à lire. Et il devait être trop vieux pour apprendre maintenant…

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***

Il avait suffit de trois petits mots pour que Camille plonge un étage plus profond dans cette espèce de transe magique qui opérait avec sa bardesse. « C’est très joli », ce compliment, c’est ce qui avait caressé son âme. Son travail était apprécié. Alors, maintenant, il voulait en démontrer davantage. Il était petit. Il était maigre. Il était faible. Il savait que son côté androgyne et sa gentillesse étaient en quelque sorte des forces. Mais ça ne suffisait pas. Là, maintenant, il pouvait répondre à cette faim du petit garçon qu’il avait été : devenir exceptionnel. Même quelques instants.

Le métal tiède s’échappa alors du nombril de Megumin pour partir, lentement, presque paresseusement, à la conquête de ce nouveau corps. Une spirale d’acier qui prenait lentement toujours plus d’espace. Et comme des pensées cristallisées, de petites perles de couleurs germaient ici et là.

(gémissement…)

« Je crois qu’elle reprend un petit peu conscience ! »

*Mais est-ce que c’est bien ? Et si nous faisions le contraire de ce qu’il fallait ? *

Son instinct lui révélant par énigme le point fort qui était aussi le point faiblesse de cette magicienne d’explosion. A savoir qu’elle ne pouvait lancer qu’un seul sortilège par jour. Mais que ce sortilège avec le potentiel de détruire toute une région d’un seul coup. Donc…lui faire découvrir qu’elle pouvait se recharger dans la journée et tirer une seconde fois : n’était-ce pas la naissance d’un monstre ?

Mais Camille le Corsetier ne pouvait plus s’arrêter. L’art devenant plus forte que la raison. A la manière dont un homme avait du aller au bout de ses idées scientifiques pour regretter après coup la création de la bombe nucléaire. Mais sur le moment, ce devait être un challenge formidable pour son intellect.

Donc le métal tiède atteignit presque la zone de son bikini rouge au niveau de sa petite poitrine. Et le petit tentacule hésita. Il y avait une volonté de se glisser au-dessous le textile rouge. Et il y avait ces bons sentiments en Camille. Mais…cette femme évanouie. Son physique si semblable au sien et à celui de Korë. Quelque chose en elle l’attirait. Tout comme il avait été attiré par la Poupée.
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