Teto sentit une vague de chaleur lui monter aux joues, puis au cou, puis à toute la poitrine quand les lèvres d’Iori se refermèrent autour de son gland. Un couinement involontaire, lui échappa, vibrant dans sa gorge comme un son qu’elle ne contrôlait plus. La langue chaude qui glissait sur sa longueur, les petits mouvements de succion, la pression humide et parfaite autour de son membre… c’était trop. Beaucoup trop. Elle avait voulu rester maîtresse de la situation, garder cette distance calculée qu’elle arborait d’habitude, mais là, tout son corps trahissait son trouble : ses cuisses tremblaient, ses doigts se crispèrent sur les cheveux d’Iori sans savoir s’ils voulaient pousser ou tirer, et son bassin, malgré elle, donna un petit coup en avant, enfonçant un peu plus profondément son sexe dans la bouche accueillante. Iori n’eut le temps que de faire quelques va-et-vient avec sa tête avant que Teto ne craque.
« Hnngh… ! »
Un autre son qui sortit de sa bouche était à mi-chemin entre le gémissement et le couinement surpris. Elle sentit ses jambes fléchir, son dos se cambrer contre le mur, et un spasme de plaisir pur lui traversa l’échine. Elle était encore plus gênée que jamais, la sensation de vulnérabilité était écrasante, son membre exposé, dur, palpitant, offert à la bouche d’une inconnue. Chaque succion envoyait des décharges électriques jusqu’à la base de sa colonne vertébrale, chaque passage de langue la faisait haleter plus fort, et elle sentait déjà la pression monter, dangereusement vite.
Non. Pas comme ça. Pas maintenant.
D’un mouvement brusque, presque paniqué, elle posa les deux mains sur les épaules d’Iori et la repoussa doucement mais fermement, arrachant son membre de la bouche chaude avec un bruit humide et obscène. Son sexe tressauta dans l’air, luisant de salive, dressé à en être douloureux, et elle recula de deux pas chancelants, le souffle court, les joues en feu.
« Je… j’avais pour but de… de ramener les Seishi à la fête d’Halloween, » balbutia-t-elle, la voix tremblante, essayant désespérément de retrouver un semblant de contenance. « C’est… c’est tout. Je ne… je ne peux pas… »
Elle se releva d’un coup, les jambes encore faibles et tremblantes, se redressant maladroitement pour tenter de reprendre le contrôle de son corps et de la situation. Mais à peine debout, elle trébucha légèrement sur le bord du tapis, vacillant un instant avant d'atterrir les fesses contre le sol. Les talismans qui étaient censés contenir son érection et cacher ses tétons, glissèrent de sa peau et tombèrent au sol avec un petit bruit sec. Elle se figea, les yeux écarquillés, réalisant avec horreur que son sexe était maintenant totalement visible, palpitant, dressé vers le plafond.
« Non… non non non… ! »
Elle se précipita pour ramasser les talismans, les doigts tremblants, mais quand elle essaya de les recoller sur son bas-ventre, ils refusèrent de tenir. La magie semblait s’être dissipée, ou pire, retournée contre elle. Les petits papiers enchantés glissaient de sa peau comme s’ils étaient huilés, tombant mollement au sol. Elle les fixa avec incrédulité, le cœur battant à tout rompre, rouge jusqu’aux oreilles, la respiration saccadée.
« Je… je ne comprends pas… ils ne collent plus… »
Debout, les jambes encore flageolantes, elle tenta alors, dans un sursaut de panique, de faire disparaître son membre par la force de sa volonté, un sort simple qu’elle maîtrisait d’habitude sans effort. Mais au lieu de s’effacer, une nouvelle vague de magie incontrôlée jaillit de ses doigts. Une corde de soie rouge apparut dans les airs et tomba sur le sol avec un bruit doux. Puis des menottes en cuir noir, ornées de boucles métalliques, surgirent et atterrirent à côté. Une série de jouets sexuels, comme un gode violet luisant, un plug anal avec une queue de lapin blanche, un vibromasseur rose, se matérialisèrent sur le tapis comme s’ils avaient été invoqués par un sort érotique. Et enfin, une brume rosée et parfumée, chargée de phéromones, se répandit dans la pièce, épaississant l’air, faisant monter la température, et enveloppant les deux jeunes femmes d’un voile de désir presque palpable.
Teto se figea, les yeux écarquillés, réalisant avec horreur ce qu’elle venait de faire. La pièce empestait maintenant le sexe, le musc sucré et l’excitation brute. Elle était nue, exposée, son membre toujours dur et palpitant, et tous ces objets… ces instruments… gisaient autour d’elle comme une invitation obscène. Elle leva les yeux, le souffle court, les joues en feu, la voix tremblante.
« Je… je ne voulais pas… c’est pas moi qui… »
Elle déglutit, incapable de finir sa phrase, le corps tremblant d’un mélange de honte, de peur et d’une excitation qu’elle ne pouvait plus nier. La brume de phéromones s’infiltrait dans ses poumons, dans sa peau, dans son esprit, et elle sentait déjà son membre tressauter de nouveau, durcissant encore plus malgré elle.
Elle était distraite. Vulnérable. Et elle savait qu’elle aurait dû se relever, fuir, se cacher… mais ses jambes refusaient de lui obéir. Elle resta là, debout sur le tapis, le regard fuyant, le cœur battant, attendant, ou redoutant, ce qui allait se passer ensuite.