Fönn et Lissandre venaient de jouir dans les corps des deux Slime-boys. Lissandre restait toujours aussi excitée, et avait décidé d’adopter ces deux-là. Un choix que Fönn ne pouvait que comprendre et partager. Elle avait l’impression d’être dans ce manoir depuis des mois, alors qu’elles n’étaient là que depuis quelques heures… Des heures intenses ! Fönn avait découvert une nouvelle forme, elle avait couché avec une Lamia, avec deux androgynes ultra-mignons, et elle venait de retrouver sa femme, pour voir que Mélissandre avait elle aussi évolué, grâce à Mélinda. Leur objectif initial, à savoir la récupération d’un Portail, paraissait désormais bien secondaire, tant leur famille s’était agrandie en quelques instants. La villa Verrières allait bien se remplir.
«
Nous ne sommes pas des esclaves de Mélinda, nous sommes… Comme des clones de Mélissandre…
-
C’est toi qui nous as conçus, inconsciemment… Tu es pour nous notre Maman ! »
Les deux Slimes se lovèrent contre Lissandre, venant lui faire un gros câlin. Celui qui avait été mordu par Fönn frotta son visage contre le sein de Lissandre, son petit nez glissant dessus. Fönn se rapprocha, et caressa leurs cheveux, tout en embrassant sa femme.
«
Bien sûr qu’on les emmène, ma chérie… Ils sont trop mignons ! »
Un compliment qui ne put que plaire aux Slime-boys. Fönn avait déjà envie de retourner les sodomiser… Elle était curieuse de voir à quoi ils ressembleraient en prenant une forme humaine. Ils s’étaient inspirés de Kamiye et de Camille, au point de reprendre leurs noms, mais il leur faudra une apparence bien à eux, avec des cheveux roses, et un joli petit corps glabre…
Fönn rompit le baiser avec sa femme, et la câlina à son tour.
«
Je t’aime, ma Lissandre… J’ai l’impression de ne pas te l’avoir dit depuis des mois, c’est fou, ça ! »
Cela donna lieu à un second baiser, plus long que le précédent. Fönn était désormais toute nue, sans aucune envie de s’habiller. Elle regarda ensuite les Slime-boys.
«
Les garçons, vous devriez retrouver Mélona et les autres pour vous présenter. Moi et Lissandre, on va essayer de trouver le portail de Mélinda ! »
Elles auraient pu aller voir Mélinda, mais, vu la manière dont celle-ci avait regardé Kamiye et Camille, Fönn se doutait qu’elle allait être occupée. Les deux femmes allaient devoir se débrouiller par elles-mêmes.
Fönn attrapa donc la main de Lissandre, et lui sourit, avant de sortir de la cuisine. Elles marchèrent main dans la main.
«
Je crois que ce manoir nous réserve encore bien des surprises, mon amour… On trouvera bien quelqu’un qui pourra nous en dire plus sur ce Portail. »
Tandis qu’elles marchaient, Fönn vit une porte entrouverte d’où s’échappait une musique française, «
La Vie en Rose »… Sa curiosité naturelle l’amena à jeter un œil… Pour y voir dans un salon une belle blonde en train de se coiffer devant son miroir. Celle-ci tourna la tête, et cligna des yeux en voyant les deux femmes sur le palier de la porte.
«
Oh ! C’est vous qui faites tout ce bruit, c’est ça ? Lissandre Verrières… »
La jeune femme rougit alors, et attrapa un livre qu’elle avait sorti. C’était un livre de Lissandre Verrières, «
La Vie en Rose », titre inspiré d’une célèbre chanson d’Edith Piaf.
Celle-ci s’était de toute évidence rhabillée pour aller les voir, et finissait de mettre ses bottes.
Alice Korvander leur faisait face avec une élégante robe chinoise, des bottes lacées dorées, et un élégant diadème en or sur la tête.
«
Je… Je m’appelle Alice. Je… Euh… Je voulais vous demander un autographe… »
Les yeux bleus d’Alice dévisageaient Fönn des pieds à la tête, ne s’attendant visiblement pas à voir une femme nue débarquer en tenant la main de Lissandre Verrières…