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Un oubli regrettable - pv

Posté : 06 sept. 2026 23:46
par Anouchka
La nuit commençait à tomber. Il était à peine 17 h 30, mais les journées avaient déjà bien raccourci depuis quelques semaines. Ce n’était jamais très agréable pour le moral, et elle le voyait également au niveau de son magasin : il y avait un peu moins de monde. Les gens préféraient rentrer directement chez eux après le travail ou les cours, à la recherche d’un peu de réconfort. Même la beauté et la bonne humeur d’Anouchka ne pouvaient rien y faire.

Anouchka s’approcha de la grande porte en verre de sa supérette, qui s’ouvrit dans une petite mélodie familière. La jeune femme mit un pied dehors et sentit aussitôt le froid lui mordre la peau. Ça s’était sacrément rafraîchi depuis cet été, où la canicule avait écrasé les habitants de la ville. Il fallait dire qu’Anouchka n’était pas vraiment habillée en conséquence. Elle portait une jupe évasée en vinyle vert qui lui arrivait au-dessus des genoux, mettant en valeur ses longues jambes pâles. Sa jupe haute remontait jusqu’au-dessus de son nombril, tandis qu’un petit espace de peau restait visible avant que son top doré ne vienne couvrir le reste de son buste. Son haut, loin d’être moulant, était maintenu par quelques fines ficelles autour de son cou et dans son dos. Le tissu flottait légèrement autour d’elle au gré de ses mouvements, épousant suffisamment ses formes généreuses pour attirer les regards sans même qu’elle ait besoin de les chercher. Avec une tenue pareille, le froid n’était clairement pas son meilleur allié, ses tétons se dressant sous le tissu.

La brise qui se levait faisait virevolter sa longue chevelure noire, dont les reflets trahissaient sa dernière coloration. Son visage dégagé laissait apparaître un maquillage audacieux : un rouge à lèvres vert assorti à sa jupe, des paupières légèrement pailletées et un trait d’eye-liner parfaitement maîtrisé. Il n’y avait pas à dire, Anouchka savait attirer les regards, qu’elle le veuille ou non.

Elle resta plantée là quelques minutes, contemplant le paysage tandis que ses pensées défilaient sans véritablement s’arrêter. Puis elle reprit ses esprits, se redressa et se tapota doucement les joues du bout des doigts, laissant apparaître ses ongles soigneusement vernis de vert.

"Pas le temps de rêver, ma belle. T’as encore des choses à faire aujourd’hui." Un accent de l'est marquait ses phrases.

Elle retourna dans la réserve afin de sortir quelques cartons pour remplir les rayons. Elle en profita pour remettre en ordre ceux qui avaient été laissés en désordre par les clients de la journée. Une fois cela terminé, elle passa un coup de balai dans l’entrée pour retirer la poussière qui s’était accumulée. Une petite mamie passa alors dans le magasin pour acheter quelques légumes afin de préparer un bouillon. Anouchka prit le temps de discuter un peu avec elle, échangeant quelques banalités et souriant chaleureusement avant de finalement se motiver à aller s’occuper de sa paperasse.

Installée derrière son comptoir, elle attrapa les dernières lettres qu’elle avait reçues. Sur les enveloppes, une même mention revenait encore et encore : Supérette de M. Tao. Elle n’avait toujours pas fait les démarches nécessaires pour remplacer officiellement le nom de l’ancien gérant par le sien. Elle ouvrit une première enveloppe, puis une deuxième. Factures d’électricité, d’eau, commandes de marchandises… Rien d’anormal. Anouchka faisait particulièrement attention à tenir ses comptes correctement. Elle voulait que son commerce fonctionne et, surtout, ne souhaitait pas avoir de mauvaises surprises.

Pourtant, une mauvaise surprise, elle allait bientôt en avoir une. Ce qu’elle ignorait encore, c’était que Monsieur Tao avait oublié de lui parler d’un petit… détail avant de lui laisser les clés. Une dépense importante, absente de tous les livres de comptes, tombait environ tous les six mois. Monsieur Tao la réglait lui-même, de sa poche, afin de la dissimuler à sa femme et à Anouchka. Il avait toujours préféré garder cette affaire pour lui et éviter de mêler ses proches à ses problèmes. Sauf qu’avant de partir, il aurait peut-être été judicieux de prévenir l’Ukrainienne. Cette somme n’était pas destinée à une simple entreprise ou à un fournisseur mécontent. Elle servait à assurer la « protection » du commerce auprès d’un groupe particulièrement influent de la ville. Une mafia. Et le véritable problème, c’est qu’Anouchka, sans même le savoir, avait déjà un mois de retard sur le paiement. Or, dans ce genre de milieu, les personnes qui occupaient les hautes sphères n’étaient pas réputées pour leur patience. Anouchka, elle, continuait tranquillement à faire ses comptes, totalement inconsciente de ce qui l’attendait.

Re: Un oubli regrettable - pv

Posté : 14 sept. 2026 01:27
par Vaas Montenegro
Supérette de M. Tao… Le nom s’affichait encore sur la devanture, avec une affiche annonçant un changement de propriétaire. Aucuns travaux n’avaient encore été faits pour annoncer le changement de propriétaire, ou d’enseigne. Tandis que Anouchka vérifiait ses comptes, la sonnette annonçant l’ouverture du portique se déclencha. Des bruits de pas résonnèrent ensuite. Des bruits de pas lourds, lents. Un homme se déplaçait lentement à travers les allées, examinant les spiritueux, puis les rayons de denrées alimentaires. Il attrapa machinalement une pomme, et commença à croquer dedans. La supérette était étonnamment vide, mais les quelques clients qui s’y trouvaient frémirent en voyant l’homme se rapprocher d’eux. On entendit ensuite le raclement métallique d’un objet qui se frottait contre les parois.

« Messieurs-dames, la boutique ferme précipitamment ! Veuillez prendre vos affaires, et bien vouloir foutre le camp rapidement ! »

Le temps pour Anouchka d’arriver, et l’homme serait revenu à l’entrée du magasin, pour y fermer la herse de sécurité. Il avait un double des clefs menant au portique qui permettait d’actionner la herse. Il jeta le trognon de sa pomme dans une poubelle. Vaas tenait dans le creux de la main une batte de base-ball, et la posa sur son épaule. En entendant Anouchka se rapprocher, et sans encore commencer à la regarder, Vaas, qui était pour l’heure relativement (i]clean[/i], se mit à parler :

« Monsieur Tao a bien changé, on dirait. On dirait qu’il ne vous a pas averti du fonctionnement des choses par ici. Le Japon… N’est pas aussi sûr que ce que les touristes en disent, vous savez. L’immigration est de plus en plus importante, et attire avec elle son lot de personnes désagréables. Les Kurdes ne sont pas très respectueux de vos règles de bienséance. Alors, pour assurer la protection des honnêtes citoyens, nous sollicitons une modeste contribution mensuelle. Monsieur Tao a toujours payé celle-ci, mais il semble que vous ayez fait l’impasse. On m’a donc chargé de venir vous rappeler que vous aviez une taxe à verser… Si vous ne voulez pas subir les pénalités de retard. »

Vaas se faisait l’impression de parler comme un Huissier ! Il se retourna enfin, et haussa les sourcils en voyant la propriétaire… Et loucha immédiatement sur ses seins. Cela lui donna envie de fumer ses cigarettes spéciales, chargées au rakyat, une drogue spéciale conçue à partir des fleurs de son île, et qui avait un effet très aphrodisiaque.

« Oh… Tu es bien roulée, ma chérie. Raison de plus pour veiller à ta protection. Heureusement que je suis un charmant gentleman, car qui sait ce qu’un homme malintentionné pourrait faire en voyant de si gros nichons ? Je m’appelle Vaas. Et toi, poupée ? Tu diriges vraiment cette supérette ? Car, si ce n’est pas le cas, il n’y a aucune raison que tu prennes pour ton patron. »

Re: Un oubli regrettable - pv

Posté : 17 sept. 2026 21:32
par Anouchka
Les comptes avançaient bien, Anouchka était efficace et organisée ; pourtant, dans ses papiers, une facture d'un montant inconnu venait d'apparaître. Vu le nom, cela venait d'un fournisseur, un papy qui lui livrait des légumes et des fruits, mais elle n'avait aucun retrait qui pouvait correspondre à ce montant. Était-ce un oubli de sa part ou du fournisseur ? Ça arrivait parfois avec ce papy. Il avait la tête ailleurs et il lui arrivait parfois de déterrer d'anciennes factures ou même de se tromper d'adresse entre ses clients. Elle poussa un soupir avant de se lever. Elle devait mettre cette affaire au clair ; elle partit dans l'arrière-boutique, au fond de la réserve où étaient rangés les papiers actuellement. Une grande armoire en métal avec de nombreux cartons qui contenaient les factures, des reçus, des catalogues… elle allait devoir remédier aussi à ce rangement qui datait de l'ancien propriétaire. Anouchka cherchait le dossier du fournisseur, laissant sa supérette sans surveillance. Ça ne l'inquiétait pas vraiment : elle entendait encore ce qui se passait là-bas et, si quelqu'un voulait payer à la caisse, une sonnette était à disposition sur le comptoir pour la prévenir.

Elle entendit par contre la sonnette de la porte d'entrée, signe que quelqu'un venait d'arriver ou de partir, rien de bien nouveau. Elle continuait de fouiller les cartons, enlevant la poussière qui couvrait les étiquettes, faisant un peu de bruit, n'entendant pas distinctement les premières paroles de son nouveau client. Ce qui lui sembla bizarre fut la suite : la sonnette de la porte qui se déclencha plusieurs fois de suite et le bruit distinctif de la herse pour fermer boutique. Elle déposa le carton qu'elle portait au sol, levant la tête pour être certaine de ce qu'elle entendait. Quelle était cette mascarade ? Elle cracha une insulte en ukrainien, cherchant un torchon pour s'essuyer les mains.

D'un pas lourd, elle se mit en route vers la boutique, le talon de ses longues bottes en cuir claquait sur le sol, signe qu'elle n'aimait pas ce qu'elle entendait. Et ce n'était pas fini : la voix grave d'un homme résonna à ses oreilles, parlant d'immigration... de choses qu'on aurait oublié de lui dire...

"Qu'est-ce qu'il baragouine, celui-là ?"

Anouchka arriva enfin dans la boutique, voyant un homme massif se tenir dans l'entrée. Un frisson lui traversa l'échine à la vue de la batte de baseball qui s'agitait sur son épaule.

**Qu'elle merde.** Voilà ce qu'elle aurait voulu dire, mais c'était sûrement mieux de s'abstenir pour le moment. Anouchka était attentive à ce qu'il racontait, à cette contribution mensuelle. Elle n'en avait jamais entendu parler ; est-ce que Monsieur Tao aurait omis ce gros détail ou cet inconnu profitait du changement de propriétaire pour lui raconter des salades et tenter de l'amadouer ? Elle se plaça derrière son comptoir, attrapant un stylo pour faire sauter le remontoir quand l'homme se tourna dans sa direction. Si ses yeux avaient vite dévié au niveau de ses seins, Anouchka fixait son visage, il n'avait clairement pas l'air des plus amicaux, même s'il se présentait comme un gentleman. Comme si elle avait besoin de ça...

"Cette supérette est bien la mienne. Ce n'est pas la peine d'aller embêter Monsieur Tao, il me l'a vendue." Anouchka n'avait pas envie de faire des histoires avec Monsieur Tao, il avait mérité sa retraite avec sa femme.

Anouchka gardait son stylo en main et passa de l'autre côté du comptoir d'un pas lent, elle se rapprochait de Vaas. Elle avait peur, c'est sûr, mais elle ne voulait pas rester éloignée et trop sur ses gardes, comme une pauvre petite créature sans défense. Ce n'était pas la solution face à cet inconnu.

"En bon gentleman, vous ne voudriez pas déposer votre batte ? Je ne vois pas d'homme mal intentionné ici, et même si on pourrait en douter... je ne suis pas capable de vous mettre ko,... rassurez vous." Anouchka ricane, basculant sa tête sur le côté tout en plissant légèrement les yeux, les laissant glisser de haut en bas et de bas en haut sur Vaas.

C'est sûr qu'elle n'avait pas la force de le mettre ko, mais elle avait bien des atouts dans son sac pour éviter que sa tête saute. Car on ne va pas se mentir : à l'heure d'aujourd'hui, elle n'avait pas de quoi payer cette contribution, qu'importe le prix, elle était dans le rouge et elle n'avait pas envie de la payer tout court, en fait. Posant ses mains sur le bord du comptoir, elle s'appuie dessus tout en prenant une impulsion sur ses jambes pour s'y asseoir. Sa poitrine se soulève en même temps que son corps et continue de s'agiter même quand ses fesses se posent sur le rebord. Elle croise les jambes en les laissant s'agiter dans le vide, sa jupe se relève sur ses cuisses blanches alors qu'elle se redresse pour se tenir bien droite sur le rebord du comptoir.

"Et cette poupée a comme prénom : Anouchka." Elle lui affiche alors un sourire, ses lèvres pulpeuses vertes s'étirant vers le haut.

Tenant encore son stylo, elle recommence à jouer avec, posant sa main sur sa cuisse à moitié dénudée.

"Monsieur Tao ne m'a jamais parlé de cette contribution mensuelle. Peut-être que vous pourriez m'en dire plus pour qu'on trouve un accord. J'aime bien avoir toutes les informations. En bon gentleman, Monsieur Vaas vous allez m'expliquer, j'en suis certaine." Elle apporte le bout de son stylo à sa bouche, le passant sur ses lèvres, laissant la pointe de sa langue sortir de temps en temps. Prête à l'écouter s'il décidait de lui parler.

Re: Un oubli regrettable - pv

Posté : 21 sept. 2026 01:26
par Vaas Montenegro
Une étrangère, une gaijin… Vu son accent, elle était Slave. Vaas n’était pas forcément au courant de l’actualité internationale, mais même un péquenaud comme lui originaire de son île savait qu’il y avait dans cette région du monde une guerre interminable… Ou des guerres. La guerre de Bosnie-Herzégovine, la guerre civile en Tchétchénie, la guerre en Ukraine… Cette jeune femme aux seins énormes devait probablement venir de cette région. Monsieur Tao ne l’avait pas prévenu qu’elle ferait l’objet d’un racket, ce n’était pas vraiment un argument vendeur à mettre dans un acte de vente. De fait, cette pratique avait longtemps existé chez les Yakuzas, avant de péricliter massivement dans le cadre de la lutte contre le crime organisé. La loi avait notamment décidé de criminaliser le commerçant qui payait la « taxe de protection ». Le racket de rue classique concernait désormais surtout certains établissements spécifiques, comme les commerces de nuit, les bars, les soaplands… Soit des endroits où on ne voulait pas forcément que la police débarque.

Anouchka ne se laissa pas décontenancer, tandis que Vaas commençait à se dire que Monsieur Tao devait faire partie de l’un des derniers demeurés à payer cette taxe. Fort heureusement, Anouchka ne semblait pas trop savoir comment les choses avaient évolué au Japon. Vaas observa ses lourds seins, ne se gênant pas pour la mater, puis sourit. Il se rapprocha d’elle, et laissa sa batte tomber au sol. S’il était sobre, il avait encore assez de rakyat dans les veines pour laisser parler ses pulsions reptiliennes. Ou alors, il était juste un homme attiré par elle, ce qui n’aurait en soi rien de surprenant.

« Eh bien… Il y a plusieurs manières de régler cela, Mademoiselle. »

Il se rapprocha d’elle. Elle s’était assise sur le comptoir, et il se retrouva face à elle. Vaas avança sa main, et caressa la joue d’Anouchka. Son pouce vint ensuite effleurer les lèvres vertes de la jeune femme.

« Moi aussi, je suis un étranger ici… S’ils m’ont envoyé moi, et pas eux, c’est pour éviter les ennuis. Je ne devrais pas vous le dire, mais… Ces taxes de rue sont de moins en moins pratiquées. Je suppose que mes employeurs ont tablé sur votre origine étrangère, ou ont voulu me baiser. Mais on ne peut pas non plus exclure qu’ils cherchent à récupérer votre établissement, ou à envisager de l’utiliser comme lieu pour couvrir des activités illégales. Et cela, ce serait regrettable pour vous… Comme vous êtes étrangère, la police ne vous fera pas de cadeaux. »

Vaas était bien placé pour savoir le fonctionnement de la police au Japon.

« Peut-être qu’on peut trouver un arrangement, oui… Un moyen d’éviter les soucis. Après tout, il s’agit d’assurer ta protection, non ? Je pourrais m’en charger… Personnellement. Un peu comme si… »

Tout en disant cela, Vaas fourra son pouce entre les lèvres d’Anouchka, et termina sa phrase :

« …J’étais ton petit-ami. »

Re: Un oubli regrettable - pv

Posté : 30 sept. 2026 10:58
par Anouchka
Le bruit de la batte qui tombait au sol lui serra la poitrine ; une bonne chose de faite déjà, mais ce n’était pas la fin des ennuis. Vaas restait une arme à lui tout seul face à l’ukrainienne, à mains nues, il pouvait facilement l’étriper. Malgré le fait qu'il ne donnait pas l'impression de vouloir lui arracher la tête... Mais plutôt son haut pour pouvoir accéder à sa poitrine plus facilement, vu comment ses yeux la reluquaient. En même temps, elle le voulait bien, sauf que, d’habitude, c’était plutôt pour ses clients et non pas pour des brutes. Vaas se rapprocha d’elle et en profita pour lui caresser la joue, ce à quoi elle répondit par un léger sourire, plissant ses beaux yeux verts qui semblaient s’étirer un peu plus à cause du maquillage tout autour. Anouchka le laissait la toucher, même se rapprocher un peu plus s’il le voulait, elle restait sur son comptoir, l’écoutant…

Cette taxe qu’on lui demandait n’était presque plus pratiquée, les employeurs de ce type profitaient de son origine pour la berner. Donc, monsieur Tao ne la payait pas avant ? Lui n’était pas d’origine étrangère, pourtant. Ils profitaient de son grand âge ? Il ne payait rien de base ? Ou tout ça n’était que des mensonges ? Bien des questions passaient dans la tête de l’Ukrainienne, et ce n’était pas terminé. Voilà que Vaas abordait le sujet de sa supérette, la récupérer pour couvrir des affaires illégales. Son cerveau chauffait derrière une apparence plutôt calme. Qu’est-ce qu’elle avait envie de crier, de passer ses nerfs sur son bureau en arrière-boutique, de s’arracher les cheveux… Et Vaas n’allait pas arranger les choses en lui proposant SA solution. Devenir son petit ami, fourrant son pouce entre les lèvres vertes d’Anouchka ne la laissait pas de marbre. Elle fronça les sourcils, ses yeux verts se figèrent dans ceux de Vaas et, cette fois, son sourire affichait une touche de malice.

La belle ukrainienne pinça le doigt de Vaas entre ses dents, ajoutant un peu de force pour lui faire comprendre qu’il devait l’enlever, et, s’il ne le faisait pas, elle basculerait la tête pour se libérer.

« Un petit ami ? » Anouchka ricana avant de sauter du comptoir, bousculant légèrement Vaas au passage. Elle passa derrière lui, reprenant un peu possession de l’espace autour d’elle au lieu de rester coincée entre lui et le meuble.

“Monsieur Vaas, vous croyez vraiment que je vais accepter si facilement ce genre d'offre ? Juste parce que vous avez de gros bras pour me protéger ?” L’ukrainienne posa ses mains sur ses biceps musclés, du bout des doigts, elle appuya dessus. “Hmmm.” Un léger grognement que Vaas pouvait prendre de bien des manières, puis elle se retira en arrière, n’affichant aucun indice sur son visage quant à ce qu’elle pensait de sa corpulence.

“Vous ne croyez pas que je peux me défendre toute seule ?” Anouchka se pencha pour ramasser la batte qui traînait au sol, ses gestes étaient lents, laissant sa lingerie blanche à dentelle apparaître sous sa jupe, ses lèvres intimes visibles contre le tissu délicat. Jusqu’au moment où elle se redressa, tenant l’objet à deux mains ; elle ne pensait pas que cela pouvait être aussi lourd. “Je ne pense pas être aussi douée que vous pour me servir de ce genre… D’outil de dissuasion, mais je sais me débrouiller avec bien d’autres choses, vous savez.” Elle lui fit un clin d'œil.

Puis, Anouchka donna un coup de batte dans le vide, son opulente poitrine s’agitant sous son haut. Elle devrait aller tester un jour les animations de baseball sur les toits de la ville, elle aurait peut-être une carte à jouer dans ce domaine et sûrement de nombreuses parties gratuites.

“Vous savez Monsieur Vaas, je ne suis pas une fille si facile que ça, même si c’est pour faire semblant ou arrondir les angles avec vos employeurs… Employeurs que vous êtes prêt à rouler dans la farine.” Pour une paire de seins, mais elle s'abstenait bien de le dire.

Anouchka aimait séduire, elle aimait noyer les hommes dans ses charmes et, surtout, elle adorait plus que tout les faire languir, se montrer accessible et, finalement, non. Même si Vaas semblait être une brute, un type louche… Il n’allait pas y manquer et elle n’allait pas jouer le jeu de la petite amie si facilement pour qu’il puisse l’embrasser ou même tirer son coup avec autant de facilité que ça.

“Vous m’avez parlé de plusieurs manières de régler cette affaire. J’attends vos autres brillantes idées.”
Elle sourit encore une fois, déposant la batte contre le comptoir pour ne pas qu’elle tombe par terre, puis elle se dirige vers le frigo à côté pour se saisir de deux canettes de bière de marque japonaise. Elle revient pour en tendre une à son gentleman, ou plutôt voyou du soir. Anouchka garde l’autre pour elle, mais avant de l’ouvrir, elle va passer l’acier froid sur sa peau. L’ukrainienne avait bien besoin de se rafraîchir un peu, la pression était trop importante. Le simple contact de la canette contre la peau de son cou lui décrocha un frisson. Un frisson si agréable ! Les lèvres en cœur, elle souffla un bon coup.

“Si vous voulez autre chose…” Anouchka fait glisser la canette un peu plus bas au niveau de son décolleté, avant de la déposer entre sa poitrine par-dessus le tissu de son haut, mettant ses seins encore bien plus en avant. “Servez-vous.” Sa main libre s’agitait au niveau de son visage de haut en bas pour se faire un peu d’air. “Et pour éviter toute confusion, je parle des produits de ma supérette.” Les lèvres vertes de l’Ukrainienne s’étirent une nouvelle fois vers le haut, malicieuses.

Re: Un oubli regrettable - pv

Posté : 05 oct. 2026 01:50
par Vaas Montenegro
Vaas n’était pas particulièrement ému à l’idée qu’Anouchka puisse avoir des ennuis. L’empathie, ce n’était pas son fort. Tout au plus ressentait-il un plaisir malsain à torturer des gens, et à les placer face à des choix impossibles. La main qui caressait le visage de poupée d’Anouchka n’était pas une main innocente, bien loin de là. Il lui avait expliqué calmement les choses, et il constata vite que la jeune femme n’avait pas froid aux yeux. Elle ne chercha pas à le supplier, ou à marchander, mais s’amusa au contraire… À le séduire. Il la vit s’emparer avec lenteur de sa batte, jouant sur le sens des mots, et se pencha suffisamment pour permettre à Vaas de voir sa belle culotte blanche. Une fine culotte avec de la dentelle qui moulait également ses lèvres intimes. Vaas sentit sa respiration s’alourdir tout en continuant à l’observer. Elle avait aussi palpé ses muscles, et doucement gémi, non sans frotter son opulente poitrine contre lui.

L’esprit de Vass s’embrumait doucement. Il était sobre, certes, mais le rakyat ne disparaissait jamais vraiment de son organisme. Et, avec le désir sexuel naissant, les effets de la drogue s’amplifiaient, se diluaient dans son crâne. Il soupira lentement, observant la jeune femme. Elle lui tendit une bière, et Vaas l’attrapa, avant de la décapsuler.

« Là d’où je viens, on boit encore de l’alcool japonais ancien… On en retrouve dans les bunkers abandonnés par l’armée. »

Il avala quelques gorgées de fraîcheur, et se déplaça.

« Rook Island. Si vous cherchez sur Google, vous n’y verrez pas grand-chose… Si ce n’est que les autorités déconseillent d’y faire du tourisme, car l’île est dangereuse, et est liée à des pirates. Là-bas, j’étais un Gardien. Et, là-bas, on cultive une fleur spéciale, le rakyat. On l’utilise à la base sur les guerriers pour les rendre plus combatifs. Mais les prêtresses ont trouvé d’autres fonctions à cette fleur. »

Vaas sort de sa poche une petite fiole abritant des gélules roses. Il se rapproche d’Anouchka en exhibant la fiole.

« Des vertus aphrodisiaques… Grâce à mes amis, nous disposons dans cette ville d’un laboratoire où on utilise ces fleurs pour concevoir ce produit. On se l’arrache en ville… C’est une drogue sexuelle qui a peu d’effets secondaires. Voilà un produit qui ferait merveille dans votre supérette, ma chère Anouchka… Mais le rakyat persiste sur le long terme. Par exemple, plus j’observe vos gros seins, et plus j’ai envie de les presser. J’ai envie de déchirer vos vêtements, et de vous baiser sur votre comptoir… Et, plus je ressens ça, et plus le rakyat se réveille, et me stimule. C’est… C’est comme un putain de cercle vicieux, vous voyez le genre ? »

Il s’était rapproché d’elle, et caressa à nouveau son visage, observant ses grands yeux verts, cette lueur mutine, presque prédatrice dans les yeux. Il posa la fiole sur le bureau.

« Parce que je viens d’une île, on me prend pour un sauvage… Je suis quelqu’un de dangereux, tu sais. Ces mains qui veulent pétrir tes seins ont déjà tenu des armes. »

Vaas attrapa l’un des mains d’Anouchka, et l’amena à toucher avec son doigt la cicatrice qui barrait une partie de son front, et allait jusqu’à son sourcil gauche.

« Cette cicatrice, on ne se la fait pas en jouant à l’aérobic, Anouchka… Et ton si joli visage de porcelaine mérite de rester aussi pur que le diamant que tu es… »

Vaas se rapprocha lentement, encore et encore. Sa main se déplaça pour caresser le cou d’Anouchka. Il commença lentement à serrer, tout en se rapprochant.

« Tu penses pouvoir te défendre toute seule, alors ? Si un individu aussi peu recommandable que moi cherchait… À abuser de ton corps… Pourrais-tu y résister ? »

Contre son bas-ventre, la jeune gérante de supérette pourrait sentir l’érection de son tortueux amant…

Re: Un oubli regrettable - pv

Posté : 27 oct. 2026 02:36
par Anouchka
Anouchka ouvrit sa canette de bière une fois avoir bien profité de la fraîcheur du métal sur sa peau. L’alcool moussa un peu et elle s’embrassa d’approcher ses lèvres de la canette pour en aspirer le contenu, passant ensuite sa langue sur ses lèvres pulpeuses regardant Vaas dans les yeux. Pour une fois, ce n’était pas un geste calculé de la belle ukrainienne comme les nombreuses démonstrations qu’elle avait faites avant. Elle se montrait même très attentive aux paroles de Vaas. À son histoire.

Rook island lui était totalement inconnu. Déjà qu’elle avait parfois du mal à se rappeler les villes qui orbitaient autour de la sienne… Alors une île dite dangereuse, c’est sûr qu’elle n’allait pas connaître. Tout comme le rakyat. Cette drogue qui d’après les dires de son voyou du soir avait des vertus aphrodisiaques hors du commun. Autant dans la stimulation de l’organisme, que dans le temps, formant un cercle vicieux… La jeune femme aurait plutôt pris l’exemple du cocktail Molotov. Avec les paroles de Vaas, elle comprenait qu’elle allait devoir peut-être redescendre en pression avec lui sous peine qu’il explose plus rapidement que prévu.

Il se rapprocha de la belle ukrainienne, attrapant l’une de ses mains pour la conduire vers sa cicatrice la faisant parcourir et lui précisant qu’il était un homme dangereux. Anouchka s’en doutait quand même pas mal de cette information. Même si elle faisait la maligne, elle savait qu’elle jouait avec le feu. Et que ce feu devenait de moins en moins contrôlable. Sa poigne lui serra l’arrière du cou, pour l’empêcher de reculer et lui permettait de se rapprocher encore plus.

“Vous savez Monsieur Vaas, parfois nos cicatrices ne sont pas visibles.”

Anouchka était presque aussi grande que Vaas, les talons qu’elle portait aidant. Cela lui permettait de ne pas avoir à lever la tête pour pouvoir lui parler.

“Dans le pays d’où je viens, la guerre est présente. J’ai appris qu’un de mes petits frères avait rejoint l’armée. À chaque nouvelle de mes parents, j’ai peur d’apprendre sa mort ou sa capture par l’ennemi. J’ai peur à chaque annonce du gouvernement quand il liste nos morts. J’ai déjà perdu tellement de monde que j’aimais…”

L'ukrainienne attrape à son tour la main de Vaas, ses doigts fins glissent sur les siens marquant la différence de taille autant en longueur qu’en épaisseur. Se saisissant de son index, elle le guide vers le haut de sa poitrine. Elle profite de ce moment pour également finir sa canette de bière d’une traite. Tendant le cou vers le haut, dévoilant sa gorge à son voyou avant d’écraser le métal encore froid entre ses doigts.

“De la famille. Des amis. Apprendre comment ils sont morts… Un de mes meilleurs amis d’enfance s'est fait exploser par l’ennemi avec son équipe. Il n’est pas mort sur le coup cherchant à crier alors qu’il avait les poumons à l’air, le bas de son corps arraché par l’explosion. C’est un survivant de son équipe qui a fait ce témoignage. Lui-même possédant des prothèses maintenant. Même si je ne participe pas activement à cette guerre, j’en fais partie d’une certaine façon.”

Doucement, elle fait descendre les doigts de Vaas dans son décolleté, abaissant le tissu de son haut pour faire apparaître de plus en plus sa poitrine. Elle se doute que Vaas s’en fiche de son histoire, que s’il est vraiment un guerrier, tout cela doit lui passer au-dessus de la tête… Mais comme il avait pris le soin de lui raconter une partie de sa vie, l’ukrainienne voulait en faire de même. Et surtout lui prouver qu’elle n’était pas qu’une simple poupée au corps parfait.

“Si j’ai un visage de porcelaine, je ne suis pas si pur que ça.”

La belle ukrainienne lâche les doigts de son gentleman entre sa lourde poitrine, c’est bien ce qu’il voulait non ? : La presser. Libre, maintenant, elle glisse rapidement sur son torse pour plonger à sa ceinture.

“Si je peux résister ?”

Anouchka attrape le cuir, tire dessus fermement pour enlever la boucle de ceinture. Le bouton de son pantalon saute tout aussi rapidement et elle force sa main dans le sous-vêtement de Vaas. Sous la pression de sa main, sa braguette s’ouvre lui laissant plus de place pour attraper sa queue bandée.

“Hmmmm.”

Comme avant avec ses muscles, Anouchka laisse juste un soupir s’échapper de ses lèvres. Trop petit ? Trop gros ? Juste parfait ? Elle le fixe pour lui laisser le doute. Elle le fixe alors que sa main serrant son membre descendant jusqu’à ses bourses pour les soupeser.

“Hmmm.”

Un examen en profondeur ? Une meilleure prise. Sa main, qui avait écrasé la canette de bière, vient rejoindre l’autre rapidement. Vaas peut sentir le métal froid se poser entre ses couilles et sa verge. Le métal plié pouvait facilement déchirer la chair… Surtout à cet endroit.

“Je pense pouvoir résister à ma manière.”

Elle appuie plus fortement le métal pour qu’il puisse sentir toutes les imperfections du métal, de ce qui pourrait arriver si elle faisait un mouvement trop brusque. Ça n'allait pas être une coupure nette. De son autre main, elle remonte sur sa verge le caressant du bout des doigts, il peut sentir ses ongles passer sur sa peau, sur ses veines. Et d’un coup, elle serre ses doigts autour de sa queue, le serrant, le masturbant sans pour autant enlever ce morceau de métal qui pouvait lui arracher les couilles à tout moment. Et en le fixant cette fois, elle se mit à sourire avec malice.