Dangereuse mission d'exploration[PV Lariela]
Posté : 13 juil. 2026 13:36
La région autour de la Forêt d’Eld était étrange et dangereuse. Il était difficile d’y vivre, plus encore d’y prospérer. De nombreux monstres et créatures vivaient tapis dans les sous-bois qui servaient de dernier tombeau à l’antique cité qui leur donnait son nom. Beaucoup avaient tenté l’aventure, se croyant plus chanceux ou plus habiles que les autres, les deux peut-être, mais peu avaient simplement survécu.
Pourtant, la vie dans ces contrées, bien que rude, offrait de belles récompenses. Et pour les colons courageux qui décidaient de s’y établir, il n’était pas toujours facile d’écouler leur marchandise ou même obtenir des denrées qui leur faisaient défaut. Certains rétameurs faisaient bien le trajet, mais c’était extrêmement risqué, parfois pour bien peu de profit, alors, entre ceux qui ne revenaient pas et les profits aléatoires, ils se réduisaient comme peau de chagrin.
Valeria était quant à elle à la tête d’une prospère guilde de marchands, la Guilde du Vent léger, et cherchait à établir un trajet sûr dans ces contrées pour pouvoir ouvrir une route commerciale digne de ce nom. Sa dernière tentative avait été un échec. Son convoi avait été massacré, tout comme les habitants du village dans lequel il se trouvait pour passer la nuit. Plus rien ne restait à présent du village de Madrigal que des ruines et un panneau brisé avec son nom.
Il était cependant hors de question de baisser les bras. La Maîtresse de Guilde avait ainsi fait placer des annonces pour recruter des personnes capables de cartographier les terres et établir un relevé le plus exact possible de la région. Cela comprenait également quelques incursions dans la forêt pour s’assurer de l’absence de danger trop proche.
L’annonce était affichée depuis deux mois à présent. Elle avait déjà suscité plusieurs candidatures et les éclaireurs étaient partis, seuls ou en groupe, mener leur mission. Peu étaient revenus et aucun avec un relevé correct ou complet.
Assise à sa table de travail où décrets, contrats, relevés de marchandises et autres paperasses l’accaparaient, Valeria porta sa plume à ses lèvres, son regard errant quelque peu dans la pièce jusqu’à un exemplaire de l’annonce.
Si ça continue, je vais devoir y aller moi-même. Ou envoyer une équipe directement sortie des Enfers !
Agacée, elle reporta son attention sur sa comptabilité. Elle ferma les yeux, soupira d’agacement. Elle avait besoin d’un verre. Ou de tirer un bon coup. Les deux peut-être ? Oui. Les deux.
« Madrakin ? » appela-t-elle.
- J’arrive Maîtresse ! » répondit une jeune voix féminine.
Une jeune femme poussa la porte quelques instants après.
« Maîtresse ?
- J’ai besoin d’un verre. Et de tes services. On en aura pour une petite heure. »
Les lèvres de Madrakin se relevèrent en un sourire gourmand.
« A votre service Maîtresse. »
Elle sortit pour placer l’affiche sur la porte. Qu’ils sachent lire ou non, tous savaient que tant que celle-ci était accrochée, il ne fallait pas déranger la Cheffe.
Madrakin revint vers le bureau en délaçant son corsage, attrapant au passage un bouteille rhum.
« Comme ça on a envie d’un petit moment de relâche… ? »
Un coup de talon désinvolte ferma la porte sur les occupations de la Maîtresse et sa secrétaire…
Pourtant, la vie dans ces contrées, bien que rude, offrait de belles récompenses. Et pour les colons courageux qui décidaient de s’y établir, il n’était pas toujours facile d’écouler leur marchandise ou même obtenir des denrées qui leur faisaient défaut. Certains rétameurs faisaient bien le trajet, mais c’était extrêmement risqué, parfois pour bien peu de profit, alors, entre ceux qui ne revenaient pas et les profits aléatoires, ils se réduisaient comme peau de chagrin.
Valeria était quant à elle à la tête d’une prospère guilde de marchands, la Guilde du Vent léger, et cherchait à établir un trajet sûr dans ces contrées pour pouvoir ouvrir une route commerciale digne de ce nom. Sa dernière tentative avait été un échec. Son convoi avait été massacré, tout comme les habitants du village dans lequel il se trouvait pour passer la nuit. Plus rien ne restait à présent du village de Madrigal que des ruines et un panneau brisé avec son nom.
Il était cependant hors de question de baisser les bras. La Maîtresse de Guilde avait ainsi fait placer des annonces pour recruter des personnes capables de cartographier les terres et établir un relevé le plus exact possible de la région. Cela comprenait également quelques incursions dans la forêt pour s’assurer de l’absence de danger trop proche.
L’annonce était affichée depuis deux mois à présent. Elle avait déjà suscité plusieurs candidatures et les éclaireurs étaient partis, seuls ou en groupe, mener leur mission. Peu étaient revenus et aucun avec un relevé correct ou complet.
Assise à sa table de travail où décrets, contrats, relevés de marchandises et autres paperasses l’accaparaient, Valeria porta sa plume à ses lèvres, son regard errant quelque peu dans la pièce jusqu’à un exemplaire de l’annonce.
Si ça continue, je vais devoir y aller moi-même. Ou envoyer une équipe directement sortie des Enfers !
Agacée, elle reporta son attention sur sa comptabilité. Elle ferma les yeux, soupira d’agacement. Elle avait besoin d’un verre. Ou de tirer un bon coup. Les deux peut-être ? Oui. Les deux.
« Madrakin ? » appela-t-elle.
- J’arrive Maîtresse ! » répondit une jeune voix féminine.
Une jeune femme poussa la porte quelques instants après.
« Maîtresse ?
- J’ai besoin d’un verre. Et de tes services. On en aura pour une petite heure. »
Les lèvres de Madrakin se relevèrent en un sourire gourmand.
« A votre service Maîtresse. »
Elle sortit pour placer l’affiche sur la porte. Qu’ils sachent lire ou non, tous savaient que tant que celle-ci était accrochée, il ne fallait pas déranger la Cheffe.
Madrakin revint vers le bureau en délaçant son corsage, attrapant au passage un bouteille rhum.
« Comme ça on a envie d’un petit moment de relâche… ? »
Un coup de talon désinvolte ferma la porte sur les occupations de la Maîtresse et sa secrétaire…