Une Dîme Impériale sous haute-surveillance. (A réserver)
Posté : 15 juin 2026 18:38
Disclaimer : Bien qu'ayant fait des recherches, je ne suis pas familière à l'univers de Warhammer 40 000, aussi s'il y a des erreurs cela risque fort d'être une erreur de compréhension et m'en excuse d'avance.
(Si vous souhaitez participer, n'hésitez pas à me contacter sur Discord.)
[Planète : Proche des bordures l'Imperium (Nom au choix)]

La jeune écrivaine posait la plume d'oie grossièrement taillée, se relevant pour étirer son dos. Elle avait l'impression d'être déjà à la fin de vie de son précédent corps. Son choix de transférer sa mémoire dans un corps jeune était au final une bonne idée, même si elle n'avait pas prévu il y a deux ans qu'elle finirait transportée dans l'avenir par le warp. Elle regardait ses mains endoloris par cet effort, c'était beaucoup plus simple de transférer une information par clavier holographique ou connexion neuronale. Elle savait qu'elle était encore jeune, ce corps allait mûrir avec le temps et la pratique formerait ses doigts .
Pendant qu'elle lavait ces mains et ses ongles noircit par cette encre de piètre qualité, ayant dû lutter aussi sur ce parchemin mal conçu. Son esprit venait à soupirer devant la gymnastique qu'elle avait déployée pour transformer ses calculs et son savoir du temps doré, en une révélation mystique et aussi en écrits que même, pour elle, un animal pourrait comprendre. Au moins la tablette de cire sentait bien mieux et étaient moins contraignant pour de la rédaction ou faire passer un message courant.
Pour écrire cette lettre, il avait fallu qu'elle aille voir le Pater, signaler qu'elle avait une vision à coucher sur le cuir à destination du Seigneur, attendre qu'il arrive dans la chambre avec le coffret, qu'il l'ouvre pour en sortir le nécessaire à la rédaction. Tant de processus qui semblaient compliqués juste pour écrire une fichue lettre de recommandation d'irrigation qui manquerait, quoi qu'il arrive, d'efficacité, un centre hydroponique prendrait beaucoup moins d'espace au sol, produirait bien plus et consommerait moins d'eau.
La dénommée Tacita se mit à secouer sa tête, il fallait éviter d'avoir trop de sentiment. Comme elle venait de l'Âge d'or, son esprit n'était pas aussi pieux que les autres, ayant conscience de sa vulnérabilité face à cet élément dont elle n'avait eu connaissance qu'ici. Même si son esprit rationnel avait toujours un blocage sur le fait qu'une croyance pouvait impacter le warp ou les objets, même l'idée d'une mer sentiente aurait paru folie avant, si elle arrivait à y appliquer des principes, y adhérer était autre chose.
Pour l'heure la foi des personnes environnante la protégeait, comme le ferait une couverture vaccinale face à une épidémie dormante.
Elle sortie de la chambre, tendant le plateau contenant la lettre, mais aussi le parchemin inutilisée et l’encre. Le fait de n’avoir rien gaspillée était pour elle une optimisation de ressources très limité, se doutant que pour cet homme ce parchemin en trop serait une sorte de relique ou Le parchemin qui servira pour le prochain écrit « divin ». Elle avait une pensée fatiguée rien qu’à imaginer le Pater passer dix minutes à ranger une simple feuille ou baragouiner que c’était une feuille bénie par ses mains saintes. Saluant le Pater, elle retournait dans sa chambre, s’affalant sur le lit en repensant à ce qui l’avait conduit ici.
Elle se remémorait le dernier Congrès sur le développement d'arme pour lutter efficacement contre les machines qui se révoltaient. Dans son nouveau corps, elle avait essuyé des critique. Son ancien corps était celui d'un homme massif, à la voix puissante, ayant donc une autorité naturelle. Ce changement radical d'enveloppe corporel avait donné du grain à moudre à ses opposants, venant à demander, alors que ce n'était pas le sujet, de retirer les brevets qu'elle avait conçue, mettant en avant une possible instabilité cognitive suite au transfert de mémoire. Elle avait dû perdre dix minutes à énumérer tous les numéros de dossier et validation de son projet.
Elle voulait faire une expérimentation in corpore, ainsi que mener une expérimentation de déterrement génétique aux premiers membre de sa lignée, ses yeux verts. Pour le choix du corps, elle avait opté pour des origines plus récentes datant de l'Egypte antique de Terra pré-spatiale. Elle se souvient très bien de la levée de bouclier devant ses deux points. Les factions historiques étaient contre le fait que l'on réemploi des phénotype datant de l'ancienne Terra, ses paires de la biologie venant à dire que l'épuration des traits génétiques pour rendre ses yeux verts dominant tirait bien plus d'un fétichisme que d'une réelle démarche scientifique, puis il y avait les autres, ceux trop ancré vers le futur, l'avenir, ayant oublié que même dans le passé il pouvait exister des choses qui méritaient d'être exploré.
Elle avait dû batailler avec les institutions automatisées, pour faire reconnaître la continuité de son existence et non qu'il s'agissait d'une vie nouvelle. Elle avait passé trois longs mois à subir des tests psychologique pour authentifier une stabilité et des connaissances liées à sa vie de scientifique. C'était clairement un calvaire administratif juste pour un projet qui déviait des normes. Elle avait tout de même gardé des modifications, une capacité d'assimilation et mémorielle digne de son temps.
Elle se souvenait d'être en partance pour la planète Azdnorea-R-10, devant se présenter suite à une demande d'un confrère qui lui était resté fidèle et avait besoin de ses lumières sur une zone qui présentait une forte instabilité gravitationnelle et une odeur persistante d'ozone. C'est au cours du voyage dans le warp que le champ de Geller se mit à faiblir. Elle avait eu le réflexe de rentrer dans une capsule de secours, appuyant sur le bouton d'éjection quand les parois du vaisseau semblaient se contracter. Elle pensait qu'en sortant du champ d'attraction du warp, il n'y aurait eu que quelques années au mieux de décalage, non un saut temporel aussi important.
Elle avait atterri dans l'ancien lac, la carcasse fumante à moitié fondu l'ayant protégé de la pénétration atmosphérique, les circuits brûlant les un après les autres. Si elle n'avait pas été brûlée vive par la population, ce n'était que par cette arrivée sans portail warp apparent, ayant été éjectée depuis l'orbite et qu'elle repéra rapidement le Pater en refaisant un signe qu'un paysan avait fait.
En l'espace de deux ans elle avait appris les règles de base de cette société, se retenant de parler pour ne pas se trahir, voilant sa soif de savoir par le souhait d'être encore plus utile à l'Imperium. Elle joua la carte de l'amnésique muette, laissant le Pater faire ses suppositions qu'elle était une envoyée de l'Empereur-Dieu et qu'elle faisait voeux de silence suite à son transport mystique. Aujourd'hui le Pater et le Seigneur savent qu'elle peut parler et que son silence serait car "sa voix est devenue indigne de chanter les louanges de l'Empereur." . Cela avait été complexe de justifier la disparition de la capsule, ayant activée discrètement le module de décomposition moléculaire, laissant entendre que le Très-Haut avait repris cette relique pour permettre à d'autres Saints de voyager parmi les étoiles et soutenir l'Humanité. Penser à tout cela était déprimant.
Aussi prit elle sa tablette de cire, venant à faire des calcules de probabilité pour estimer la météo qu’il fera avec comme seul indice ce ciel si calme, avant d’effacer avec l’autre bout de l’outil, elle devait faire attention à ce genre de détente, l’écriture scientifique était inconnu chez eux.
Tacita savait que la Dîme Impériale devait être payé aujourd’hui, pensant que comme l’année précédente un simple navire accosterait pour être chargé.
Elle allait devoir jouer encore une fois l'idiote touchée par la bénédiction, sachant pertinemment que son statut de Sainte n'était que sur cette planète, le Pater n'ayant certainement pas fait la procédure pour la déclarer ou alors cela s'était perdu dans leurs systèmes administratif chaotique.
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[Planète : Proche des bordures l'Imperium (Nom au choix)]
Au très estimé Seigneur de ces terres, sous le regard bienveillant de l'Empereur-Dieu
Le Très-Haut a entendu vos inquiétudes concernant la terre qui se meure et la dîme qui vacille. Dans le silence ma chair éprouvée, Sa volonté s'est manifestée dans mon esprit. L'eau du ciel ne parvient pas à vos sols assoifés car une ombre invisible retient ces larmes bienfaitrices, privant vos champs de leur juste subsistance.
Pour que la bénédiction de l'Aquilla coule à nouveau, l'Empereur, par l'intermédiaire de son oiseau, m'a accordé Sa bienveillance.
Un oiseau à deux-tête s'est mis à gratter le sol de ses lumineuses serres, traçant une seconde cicatrice pour permettre d'accueillir les eaux et abreuver les champs injustement privée de leurs juste récompense.
Cette tranchée sanctifié devra être creusé cinquante pas de soldat vers la source de l'eau et s'étendre vers le soleil couchant de cent pas, avant de venir toucher vos champs.
La profondeur ne devra faire preuve d'aucune paresse ou d'arrogance, devant atteindre celle de la hanche d'un homme de taille commune.
Les gens habitant les terres entre ses deux cicatrices devront faire preuve de sacrifice, l'Empereur commande que ces familles déplacent leurs demeures. S'ils ne prennent pas garde à Son avertissement, le sol se dérobera et les engloutira.
Que le Pater guide le bras de vos travailleurs dans cette sainte tâche. Par cet effort et votre dévotion, la terre sera lavée de sa stérilité, et le dîme due à l'Impérium sera généreuse et honorée..
Reçu en vision et couché par la main de la Servante Silencieuse, que le clergé nomme Tacita.

La jeune écrivaine posait la plume d'oie grossièrement taillée, se relevant pour étirer son dos. Elle avait l'impression d'être déjà à la fin de vie de son précédent corps. Son choix de transférer sa mémoire dans un corps jeune était au final une bonne idée, même si elle n'avait pas prévu il y a deux ans qu'elle finirait transportée dans l'avenir par le warp. Elle regardait ses mains endoloris par cet effort, c'était beaucoup plus simple de transférer une information par clavier holographique ou connexion neuronale. Elle savait qu'elle était encore jeune, ce corps allait mûrir avec le temps et la pratique formerait ses doigts .
Pendant qu'elle lavait ces mains et ses ongles noircit par cette encre de piètre qualité, ayant dû lutter aussi sur ce parchemin mal conçu. Son esprit venait à soupirer devant la gymnastique qu'elle avait déployée pour transformer ses calculs et son savoir du temps doré, en une révélation mystique et aussi en écrits que même, pour elle, un animal pourrait comprendre. Au moins la tablette de cire sentait bien mieux et étaient moins contraignant pour de la rédaction ou faire passer un message courant.
Pour écrire cette lettre, il avait fallu qu'elle aille voir le Pater, signaler qu'elle avait une vision à coucher sur le cuir à destination du Seigneur, attendre qu'il arrive dans la chambre avec le coffret, qu'il l'ouvre pour en sortir le nécessaire à la rédaction. Tant de processus qui semblaient compliqués juste pour écrire une fichue lettre de recommandation d'irrigation qui manquerait, quoi qu'il arrive, d'efficacité, un centre hydroponique prendrait beaucoup moins d'espace au sol, produirait bien plus et consommerait moins d'eau.
La dénommée Tacita se mit à secouer sa tête, il fallait éviter d'avoir trop de sentiment. Comme elle venait de l'Âge d'or, son esprit n'était pas aussi pieux que les autres, ayant conscience de sa vulnérabilité face à cet élément dont elle n'avait eu connaissance qu'ici. Même si son esprit rationnel avait toujours un blocage sur le fait qu'une croyance pouvait impacter le warp ou les objets, même l'idée d'une mer sentiente aurait paru folie avant, si elle arrivait à y appliquer des principes, y adhérer était autre chose.
Pour l'heure la foi des personnes environnante la protégeait, comme le ferait une couverture vaccinale face à une épidémie dormante.
Elle sortie de la chambre, tendant le plateau contenant la lettre, mais aussi le parchemin inutilisée et l’encre. Le fait de n’avoir rien gaspillée était pour elle une optimisation de ressources très limité, se doutant que pour cet homme ce parchemin en trop serait une sorte de relique ou Le parchemin qui servira pour le prochain écrit « divin ». Elle avait une pensée fatiguée rien qu’à imaginer le Pater passer dix minutes à ranger une simple feuille ou baragouiner que c’était une feuille bénie par ses mains saintes. Saluant le Pater, elle retournait dans sa chambre, s’affalant sur le lit en repensant à ce qui l’avait conduit ici.
Elle se remémorait le dernier Congrès sur le développement d'arme pour lutter efficacement contre les machines qui se révoltaient. Dans son nouveau corps, elle avait essuyé des critique. Son ancien corps était celui d'un homme massif, à la voix puissante, ayant donc une autorité naturelle. Ce changement radical d'enveloppe corporel avait donné du grain à moudre à ses opposants, venant à demander, alors que ce n'était pas le sujet, de retirer les brevets qu'elle avait conçue, mettant en avant une possible instabilité cognitive suite au transfert de mémoire. Elle avait dû perdre dix minutes à énumérer tous les numéros de dossier et validation de son projet.
Elle voulait faire une expérimentation in corpore, ainsi que mener une expérimentation de déterrement génétique aux premiers membre de sa lignée, ses yeux verts. Pour le choix du corps, elle avait opté pour des origines plus récentes datant de l'Egypte antique de Terra pré-spatiale. Elle se souvient très bien de la levée de bouclier devant ses deux points. Les factions historiques étaient contre le fait que l'on réemploi des phénotype datant de l'ancienne Terra, ses paires de la biologie venant à dire que l'épuration des traits génétiques pour rendre ses yeux verts dominant tirait bien plus d'un fétichisme que d'une réelle démarche scientifique, puis il y avait les autres, ceux trop ancré vers le futur, l'avenir, ayant oublié que même dans le passé il pouvait exister des choses qui méritaient d'être exploré.
Elle avait dû batailler avec les institutions automatisées, pour faire reconnaître la continuité de son existence et non qu'il s'agissait d'une vie nouvelle. Elle avait passé trois longs mois à subir des tests psychologique pour authentifier une stabilité et des connaissances liées à sa vie de scientifique. C'était clairement un calvaire administratif juste pour un projet qui déviait des normes. Elle avait tout de même gardé des modifications, une capacité d'assimilation et mémorielle digne de son temps.
Elle se souvenait d'être en partance pour la planète Azdnorea-R-10, devant se présenter suite à une demande d'un confrère qui lui était resté fidèle et avait besoin de ses lumières sur une zone qui présentait une forte instabilité gravitationnelle et une odeur persistante d'ozone. C'est au cours du voyage dans le warp que le champ de Geller se mit à faiblir. Elle avait eu le réflexe de rentrer dans une capsule de secours, appuyant sur le bouton d'éjection quand les parois du vaisseau semblaient se contracter. Elle pensait qu'en sortant du champ d'attraction du warp, il n'y aurait eu que quelques années au mieux de décalage, non un saut temporel aussi important.
Elle avait atterri dans l'ancien lac, la carcasse fumante à moitié fondu l'ayant protégé de la pénétration atmosphérique, les circuits brûlant les un après les autres. Si elle n'avait pas été brûlée vive par la population, ce n'était que par cette arrivée sans portail warp apparent, ayant été éjectée depuis l'orbite et qu'elle repéra rapidement le Pater en refaisant un signe qu'un paysan avait fait.
En l'espace de deux ans elle avait appris les règles de base de cette société, se retenant de parler pour ne pas se trahir, voilant sa soif de savoir par le souhait d'être encore plus utile à l'Imperium. Elle joua la carte de l'amnésique muette, laissant le Pater faire ses suppositions qu'elle était une envoyée de l'Empereur-Dieu et qu'elle faisait voeux de silence suite à son transport mystique. Aujourd'hui le Pater et le Seigneur savent qu'elle peut parler et que son silence serait car "sa voix est devenue indigne de chanter les louanges de l'Empereur." . Cela avait été complexe de justifier la disparition de la capsule, ayant activée discrètement le module de décomposition moléculaire, laissant entendre que le Très-Haut avait repris cette relique pour permettre à d'autres Saints de voyager parmi les étoiles et soutenir l'Humanité. Penser à tout cela était déprimant.
Aussi prit elle sa tablette de cire, venant à faire des calcules de probabilité pour estimer la météo qu’il fera avec comme seul indice ce ciel si calme, avant d’effacer avec l’autre bout de l’outil, elle devait faire attention à ce genre de détente, l’écriture scientifique était inconnu chez eux.
Tacita savait que la Dîme Impériale devait être payé aujourd’hui, pensant que comme l’année précédente un simple navire accosterait pour être chargé.
Elle allait devoir jouer encore une fois l'idiote touchée par la bénédiction, sachant pertinemment que son statut de Sainte n'était que sur cette planète, le Pater n'ayant certainement pas fait la procédure pour la déclarer ou alors cela s'était perdu dans leurs systèmes administratif chaotique.