Duché autonome et indépendant, Innistrad est une région maudite, dangereuse, peuplée de monstres, de légendes terribles. Gare aux voyageurs qui s'y aventureraient imprudemment !
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Un loup dans la bergerie MEKA [Le Lys]

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Arlinn Kord
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La sensation grisante de la virée en forêt. C’était un plaisir qu’Arlinn avait adopté depuis qu’elle avait cédé aux cris de la hurlemeute. Avant, elle avait peur de ce que pouvait receler les sombres clairières de Kessig, ainsi que les ombres derrière les arbres de l’Ulvenwald Désormais, elle savait à quoi s’en tenir, et elle trouvait cela des plus vivifiants. D’un milieu parfaitement hostile, c’était désormais plus chez elle qu’Avabruck ne l’avait jamais été avant les affrontements. Patience, sa louve, suivait derrière. Arlinn essayait de rester à une distance suffisante pour que son amie puisse la suivre, mais l’avantage d’un loup-garou sur un simple loup tenait au pouce opposable, qui permettait à Arlinn d’agripper des branches ou de dégager des obstacles, et donc d’aller plus vite. Ce n’était pas toujours aisé en Kessig, mais au bout de quelques années, la rousse savait y faire.

Arlinn effectuait une petite patrouille dans les bois impénétrables pour s’assurer qu’aucun vampire ne tente de s’aventurer. Elle n’arrivait pas à se résoudre à tuer des innocents, mais des vampires... C’était autre chose, surtout depuis la Guerre du Célestus. Pour eux, aucune pitié. Après tout, les dents-longues sont insensibles au passage du temps, donc pour s’en débarrasser, il n’y avait qu’une solution : les déchiqueter sans aucune forme de pitié. Ainsi, la lycan au poil gris courrait, les sens à l’affût, prête à sentir cette odeur si particulière de sang séché et de voracité mal étanchée.

Soudain, je sens quelque chose que je n’ai pas l’habitude de sentir : du métal, en grande quantité. Et une autre odeur qui va avec... Étrange. Dans le doute, j’y vais. On verra bien ce que c’est, et si ça doit se faire ratiboiser, alors ça le sera. Et vite, pas que ça à faire non plus. Heureusement que mon odorat est bien meilleur sous cette forme. Je bondis entre les arbres, écrasant quelques branches et racine au passage, mais ce n’est pas grave : l’Ulvenwald ne sera pas moins dangereux pour ces quelques brindilles de pétées. L’odeur de métal se fait plus forte, plus entêtante. Ce doit être un gros truc, j’en suis sûre.

Et au bout de quelques instants, je tombe sur le filon : une grosse masse blanche et rose un peu teinte de vert, avec un peu de feuilles et de branches disposées dessus. Celui ou celle qui a caché ça doit pas s’y connaître en camouflage : même les vampire essayent de se fondre un peu plus dans les ténèbres. Enfin, les Cathars ne se camouflent pas non plus... Et soyons honnêtes deux minutes : dans l’Ulvenwald, on n’est pas à l’abri d’une crotte quelque part. Prudence, donc. J’approche doucement, essayant de rester cachée du mieux que je peux dans ma forme lupine. Après tout, si je dois partir en vitesse, être un loup-garou sera bien plus avantageux.


Arlinn resta à observer la chose pendant quelques minutes, luttant entre sa curiosité et son esprit qui lui disait d’être plus prudente. La curiosité a fini par l’emporter. Elle finit par pénétrer dans la petite clairière doucement, prudemment, avant de toucher du bout d’une griffe la chose. Aucune réaction. Arlinn fit donc le tour, notant qu’il y avait une sorte de fenêtre pour voir dedans. Quelque chose d’étrange pour la kessig, qui n’avait jamais vu ça auparavant. Elle passa de l’autre côté, sa patte parcourant la surface métallique tout en faisant attention à ne pas griffer quelque chose.

Elle toucha une aspérité, comme une sorte de petite brique, et un bruit ainsi que quelque chose bougea. Arlinn bondit en arrière, prête à frapper, mais visiblement il ne s’agissait que d’une sorte de porte étrange, à double battants verticaux. Elle n’avait jamais vu ça, et où était la personne qui avait ouvert ? La lycanthrope décida donc de reprendre sa forme humain avant de s’aventurer dans l’étrange structure, en posant d’abord un pied su une des portes. Le contact était étonnant, surprenamment doux et confortable. Et puis, Arlinn posa la main là où il ne fallait pas : une sorte de trappe qu’elle n’avait pas vu. Face au manque de solidité au bout de la main, elle tomba et traversa la trappe.

Oh pu-...furent les seuls syllabes que je puisse dire avant de complètement traverser la trappe bizarre. Je me retrouvais alors dans un endroit complètement différent. Est-ce que c’est encore un coup des vampires ?Y’a quelqu’un ?demandais-je étant désormais certaine d’être repérée. J’avais marché directement dans le piège, de toute façon...

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Hana laissa échapper un long soupir de satisfaction en refermant le dernier panneau d’accès du MEKA. L’air frais et humide de la forêt d'Ulvenwald, chargé d’odeurs de terre mouillée, de résine de pin et de feuilles en décomposition, collait encore à sa peau. Après plus d’une heure de maintenance intensive, elle était trempée de sueur. Sa combinaison moulante, complètement imbibée, collait à sa peau nue comme une seconde peau humide et chaude, soulignant nettement la forme de ses seins fermes, ses tétons durcis et la courbe athlétique de ses fesses rebondies.

« Bon boulot, ma belle », murmura-t-elle en tapotant affectueusement la carlingue encore tiède. Oubliant d'activer le mode invisible et les sécurités, elle ouvrit le portail dimensionnel et franchit le vortex rose.

Un pas plus tard, la fraîcheur climatisée de son penthouse l’enveloppa comme une caresse glacée sur sa peau brûlante. Sans perdre une seconde, elle fit glisser la fermeture de sa combinaison. Le tissu trempé se décolla lentement de sa peau avec un bruit humide et collant, révélant son corps svelte et tonique, entièrement nu.

En tenue d'Eve, elle se dirigea vers la salle de bain. L’eau chaude cascada abondamment sur elle avec une pression puissante, ruisselant entre ses seins, le long de son ventre plat et sur ses cuisses athlétiques. Le parfum fruité de son gel douche à la cerise emplit la cabine tandis qu’elle se savonnait longuement, passant ses mains sur chaque courbe de son corps.

Quelques minutes plus tard, elle ressortit, une grande serviette blanche moelleuse enroulée bas sur ses hanches, couvrant à peine le haut de ses fesses rebondies, et une seconde serviette plus petite négligemment posée autour de son cou, laissant ses seins fermes presque entièrement exposés. Des gouttes d’eau fraîche glissaient encore sur sa peau rosée, descendant lentement sur la courbe de ses seins, son ventre tonique et l’intérieur de ses cuisses. Ses longs cheveux bruns ondulés cascadaient sur ses épaules, quelques mèches collées à sa poitrine humide.

Sur ses joues, les marques roses emblématiques en forme de moustaches de chat étaient encore bien visibles, légèrement estompées par la vapeur mais toujours aussi craquantes, donnant à son visage juvénile cet air joueur et iconique qui la caractérisait.

Pieds nus sur le marbre froid, elle se dirigeait vers le salon quand elle s’arrêta net. Une inconnue se tenait là, au milieu de son penthouse.

Hana cligna de ses grands yeux brun profond, surprise, mais un grand sourire joueur et confiant étira immédiatement ses lèvres. Elle pencha légèrement la tête, pas du tout inquiète, et ajusta machinalement sa serviette d’un geste nonchalant, ce qui fit remonter légèrement le tissu sur ses cuisses et dévoila encore plus la naissance de ses seins.

« Oh ! Eh bien… bonsoir ! » lança-t-elle d’une voix enjouée et chaleureuse, encore un peu essoufflée. « Je ne m’attendais clairement pas à avoir de la visite ce soir. Désolée pour la tenue… je sors tout juste de la douche et je pensais vraiment être seule. »

Elle fit un petit geste décontracté de la main, son sourire s’élargissant, ses yeux pétillants de curiosité et d’amusement.

« Je suis Hana Song, mais tout le monde m’appelle D.Va. Bienvenue dans mon petit nid perché… et toi, tu es qui, au juste ? »

Re: Un loup dans la bergerie MEKA [Le Lys]

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Arlinn Kord
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Mais qu’est-ce que c’est que cet endroit... Le sol c’est de la pierre, je m’en aperçoit rapidement, mais pas comme j’en ai déjà vu. Il y a tellement de lumières, des meubles – ce sont des meubles, au moins ? – qui sont d’un style totalement nouveau pour moi... Mais où je suis tombée encore, moi ? Enfin bon. Au moins, la pierre au sol me rafraîchit, tout comme l’endroit. Mais il n’a rien, mais alors rien du tout de naturel. Par exemple, même à Havengul, je sentais encore un peu de la magie verte de la nature dans les environs, malgré le Nebelgast. Mais ici... C’est comme s’il n’y avait pas de nature.

Comme si elle n’existait pas... ou plus. Comme si ce nouveau lieu avait annihilé toute nature. C’est juste déroutant. Je m’avance un peu et touche une espèce de meuble. Du cuir, mais pas travaillé de la même façon qu’en Kessig. Par terre, je vois un sorte de vêtement étrange. Je l’attrape pour essayer de deviner la texture, mais rien à voir avec quelque chose que je connais. Plus ça va, plus c’est étrange... Et les lumières au-dehors... Mais où ais-je atterrit ? Je suis tellement perdue que je n’entends pas que le bruit d’eau cesse, ni les bruits de pas qui s’approche.


Lorsqu’elle entendit la voix féminine, Arlinn se tourna d’un coup, sa main disponible prête à lancer un sort de magie verte... mais sans nature autour, rien. Elle se maudit intérieurement, avant qu’une tout autre expression ne remplace l’alerte : la gêne. En effet, la kessig ne s’attendait pas du tout à tomber sur une humaine, et encore moins une humaine dénudée. Elle resta interdite pendant quelques instants, comprenant pourquoi le vêtement était au sol à son arrivée et pourquoi de l’eau tombait jusqu’à encore quelques instants. Mais surtout, elle remarqua que la jeune femme devant elle était pratiquement... nue, autant utiliser les bons termes.

Les joues d’Arlinn s’empourprèrent et elle détourna le regard. “Je... Euh... Désolée... Je... J’ai vu la chose dans la forêt, et je suis tombée... ici,” fit Arlinn, tentant de retrouver une posture et son calme devant cette situation plus qu’inédite pour elle. Elle finit par se tourner de profil face à la jeune en serviette, respectant un peu son intimité sans pour autant tourner le dos à une potentielle menace. Malgré tout, elle restait curieuse, et il se pouvait que son regard s’accroche sur le corps de la jeune femme. N’avait-elle pas froid aux yeux ? Quelque part, elle était chez elle, donc elle faisait ce qu’elle désirait, mais n’avait-elle pas peur qu’on la surprenne ?

Je... Je ne sais pas quoi faire là, en vrai. Je suis totalement perdue. Elle dit qu’elle s’appelle Hana Song. Pas un nom kessig, ni même innistradi. Bon, visiblement, ça n’est pas étonnant, vu la chose en métal, la trappe magique et l’endroit où je suis. Mais purée, dans quoi je suis tombée encore... C’est pas la première fois que je surprend des gens à moitié nus, disons qu’un arbre peut en cacher un autre, pour rester civile. Mais là c’est une première... Bon allez, on va être polie, d’autant qu’elle ne m’a pas attaquée ou menacée pour le moment...Je... Je m’appelle Arlinn Kord, une habitante de Kessig...Pas la peine de dire que je suis une changepeau, on va éviter les sujets qui peuvent fâcher... Et pour le moment, elle n’a pas l’air de savoir quelque chose sur les lycanthropes.

Désolée... Désolée d’être entrée chez sans permission...continuais-je en détournant le regard. Je sens encore le feu à mes joues, plus de gêne qu’autre chose.Si, euh... Si je gêne, par où je peux repartir pour vous laisser... Vous couvrir, pour pas attraper froid déjà...balbutiais-je, incapable de ne serait-ce que jeter un regard vers Hana sans me sentir coupable, comme un homme véreux qui regarderait une femme sans la moindre honte aucune. Mais la curiosité, bien qu’il s’agisse d’un défaut, me pousse à poser une question tout de même.Euh, madame Song... Votre “nid”... Comment il tient dans votre structure en acier ? On est toujours en Ulvenwald ?

Après tout, cette rencontre pouvait tout aussi bien marquer le début de découvertes sur ce qu’il peut y avoir au delà d’Innistrad. Arlinn sentit sa gêne s’estomper face à la curiosité, comme un enfant qui découvre un tout nouveau concept...

Re: Un loup dans la bergerie MEKA [Le Lys]

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Hana laissa échapper un petit rire cristallin tout en passant la serviette dans ses longs cheveux bruns encore humides, les frottant énergiquement pour les sécher. Des gouttes d’eau fraîche glissaient encore le long de sa nuque et de sa poitrine, roulant sur sa peau rosée avant de disparaître entre ses seins fermes. Elle observait l’intruse avec un mélange d’amusement et de curiosité, pas le moins du monde gênée d’être pratiquement nue devant elle. Après tout, des dizaines de femmes avaient déjà vu son corps, et elle-même en avait vu bien plus.

« En effet, tu ne connais pas tout ça, toi… » murmura-t-elle avec un sourire joueur, tout en continuant à se sécher les cheveux.

Un petit robot roulant, compact et stylé comme un barman miniature, s’approcha silencieusement et lui tendit une bouteille fraîche de lait à la fraise. Hana la saisit avec gratitude, la décapsula d’un geste et but le contenu d’un trait, sa gorge bougeant visiblement tandis que le liquide rose et sucré coulait. Elle laissa échapper un soupir de satisfaction en terminant la bouteille, passant sa langue sur ses lèvres pour récupérer une goutte égarée.

« Ahhh… parfait après une douche. »

Elle posa la bouteille vide sur le robot qui repartit discrètement, puis s’approcha lentement d’Arlinn, tournant autour d’elle avec une démarche chaloupée, ses hanches ondulant sous la serviette blanche qui tenait à peine autour de sa taille. La serviette glissait dangereusement bas, révélant la courbe supérieure de ses fesses rebondies à chaque pas.

« Alors… Pour t'expliquer, Arlinn, c'est ça ? On est à Busan, en Corée du Sud. Mon petit penthouse perché au-dessus de la ville, » expliqua-t-elle d’une voix enjouée tout en faisant tourner la bouteille vide entre ses doigts. « Le gros truc en métal dans la forêt, c’est mon MEKA. J’ai un portail qui me permet de revenir directement ici. Attention à ne pas te tromper de porte : celle-là mène directement dehors, en pleine ville. Tu risquerais d’avoir un choc culturel. »

Hana s’arrêta juste devant elle, si proche que leurs corps se frôlaient presque. Elle pencha légèrement la tête, ses yeux brun profond pétillant de malice, un sourire aguicheur aux lèvres.

« Désolée d’avoir oublié d’activer le mode invisible du MEKA… Tu n’étais vraiment pas censée voir tout ça. Mais bon, maintenant que tu es là… »

Elle se colla soudain plus près, sa poitrine nue effleurant le bras d’Arlinn, la serviette autour de sa taille glissant encore un peu plus bas sur ses hanches. Son parfum fruité et chaud enveloppa la demoiselle tandis qu’elle murmurait d’une voix joueuse, légèrement perverse :

« Tu veux quelque chose à manger ? À boire ? Parce que puisque tu es là… ça tombe plutôt bien. J’ai une petite mission assez spéciale à accomplir, et j’aurais bien besoin d’une partenaire. La récompense serait très généreuse… en argent, bien sûr… »

Elle laissa volontairement traîner sa phrase, son regard glissant lentement sur le corps d’Arlinn avec une lueur suggestive.

« …et en d’autres services beaucoup plus intéressants, pourquoi pas… Si tu vois ce que je veux dire »

Hana mordilla sa lèvre inférieure, sa serviette à peine retenue par un dernier effort, son corps encore humide et chaud pressé tout contre l’intruse, attendant sa réaction avec un sourire espiègle et clairement séducteur.
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