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[Terra] Le duché d'Innistrad

Posté : 26 mai 2026 12:13
par Arlinn Kord
"J’ai rêvé avant ce matin,
Il s’agissait d’un rêve troublant,
Dans mon jardin se tenait maintenant
Un arbre à romarin
"

- J’ai rêvé avant ce matin, chanson populaire du pays d’Innistrad

Innistrad. Ce nom évoque ce sombre duché tombé dans la réclusion. Ancienne région fertile, il s’agit désormais d’une terre maudite, où l’humanité lutte aux cotés des quelques nains et elfes locaux contre les menaces de la nuit, sous la lune blafarde qui n’augure rien de bon à chaque fois que le soleil se couche. En ce pays, les amis du jour peuvent se révéler être des bêtes féroces lorsque le disque d’argent règne dans le ciel noir, les nobles décadents se gorgent des fluides vitaux de la populace traitée comme du bétail, les fous vénèrent les démons ou s’amusent à réveiller les morts... et par dessus tout, les regards deviennent tous méfiants et insistants à la moindre suspicion.

Bienvenue dans le terreau fertile du désespoir, de la folie, de la foi abandonnée, des arts sombres et de la paranoïa.

Bienvenue dans le duché d’Innistrad.


Innistrad en données


Nom officiel : Duché d’Innistrad
Organisation : Quatre comtés : Stensie, Gavonie, Néphalie, Kessig
Gouvernement : Officiellement une monarchie féodale. Dans les faits, les comtés sont autonomes, avec leur propre système en place : aristocratie (Stensie), théocratie élective (Gavonie), ploutocratie (Néphalie). Kessig est à part.
Dirigeant actuel : Officiellement Sorin Markov. Dans les faits : Olivia Voldaren (Stensie), Lunarque Mikaeus (Gavonie), Herzag (Néphalie). Kessig est à part.
Superficie : environ 405 000 km²
Population : environ 527 000 habitants (majoritairement en Gavonie)
Religion : Culte d’Avacyn (Gavonie), divers cultes démoniaques, cultes des monstres de la mer
Espèces intelligentes principales : Humains, quelques établissements nains et elfes (Gavonie), vampires (Stensie), loup-garous (Kessig), esprits, zombies (Néphalie)
Monnaie officielle : Denier (emblème d’Avacyn sur l’avers, emblème du comté où est frappée la pièce sur le revers). Distinction en or, argent, cuivre.
Gentilés : innistradi, stensien, gavonien, néphalien, kessig
Ressources : Blé, orge, argent, bois, poissons, mercenaires



Géographie


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Innistrad se situe dans une enclave du même nom, nichée entre plusieurs chaînes de montagnes impénétrables. Ce duché est pour ainsi dire coupé du monde, d’autant plus que la plupart des passes montagnardes n’existent plus depuis le Grand Conflit, à l’exception des terres désolées des Marches, donnant au sud vers Mijak après des semaines de marche. Le duché est lui-même coupé en son sein par la Chaîne de Geier, séparant le comté montagneux de Stensie des autres. La ceinture montagneuse étreignant Innistrad agit comme barrière naturelle face aux vents chauds du sud et de l’ouest, tout en retenant le climat océanique charrié par les côtes néphaliennes dans l’enclave.

Il en résulte des épisodes de brume épaisse et de fortes intempéries récurrents, notamment en Néphalie. La Stensie est épargnée par cela grâce à la Chaîne de Geier, cependant il y règne une chape de nuage cachant en grande partie les rayons du soleil la plupart du temps. Les températures sont plutôt basses dans l’ensemble du duché : on estime que les minimales hivernales sont atteintes en Néphalie aux alentours du mois de janvier, avec à peu près moins dix degrés Celsius, et le maximum sur la même période se trouve en Kessig, avec à peu près zéro degrés. La période la plus chaude est en Gavonie aux alentours du mois de juillet, avoisinant les vingt-sept degrés, et coïncide avec la saison des récoltes.

La terre est fertile malgré tout dans la région, cas à part de la Néphalie où le brouillard épais innistradi, le Nebelgast, ne permet pas une agriculture autosuffisante. De manière générale, la Gavonie est le poumon agraire de la région, là où la Néphalie assure l’apport de richesses de la mer, Kessig dispose de gibier en abondance, et la Stensie se suffit à elle-même pour des raisons qui seront expliquées plus tard. En Innistrad, la céréale principale est le blé, suivit de peu par l’orge. Ayant été un des anciens greniers céréaliers de l’est de l’Eld, les innistradi gardent un fort lien avec la culture des sols, un savoir qui pourrait donner des merveilles si le climat pouvait se montrer plus clément. Kessig fait quelque peu cas à part car il s’agit du comté le moins peuplé, mais les sols pourraient produire autant que ceux de la Gavonie si l’Ulvenwald n’existait pas.

Culture


Innistrad : ce simple mot évoque le caractère bourru et froid des habitants de ce pays. Chaque comté a plus ou moins sa propre culture depuis les années du Grand Conflit, tant et si bien qu’un observateur quelque peu moqueur pourrait affirmer que du duché, il n’en reste que le nom. Néanmoins, quelques traditions communes subsistent, trace de l’unité qui faisait la force du fief Markov à sa grande époque. Ainsi, on note que l’organisation sociétale reste féodale : chacun a un rôle dans la société, et sert un seigneur chargé de la protection de ses liges.

Ainsi, là où l’autorité des Markov n’est désormais que nominative, la religion a pris le pas et fédère le pays. Cette religion est basée à Thraben et se nomme l’Église d’Avacyn, en l’honneur de l’ange qui a guerroyé pour les mortels lors de la Grande Guerre. Cette puissante organisation, dirigée par le Lunarque, régit les pratiques des innistradi et veille à la protection des humains, nains et elfes dans la région. L’Église remplit un rôle essentiel et est intimement liée au pouvoir temporel : elle assure que l’ordre règne, que les lois soient respectées. Nombre de prélats officient dans des affaires de justice et dans des fonctions d’éducation. Les artisans et les commerçants doivent aussi doivent recevoir une sanction officielle pour pouvoir exercer.

Malheureusement, bien que la foi ait des propriétés magiques, les protections accordées par l’Église ne sont pas parfaits, et fonctionnent tantôt bien, tantôt mal, sans avoir de fiabilité absolue. De plus, la corruption règne dans une partie du clergé, et enfin, le corps armé du culte, les Cathars, recrute de plus en plus des hommes et des femmes moins animés par la foi et la protection des autres, ce qui conduit à nombre d’exactions et d’abus de pouvoir. Il existe aussi des ordres dédiés à certains héros, comme l’Ordre de Saint Traft, qui sont plus rigoristes que le canon officiel.

En plus de l’Église officielle, de nombreux cultes prolifèrent dans les quatre comtés autour de la vénération de divers démons, plaie infectée laissée par la Grande Guerre, mais aussi des cultes liés aux monstres des mers habitant les côtes d’Innistrad. Enfin, le dernier type de culte, présent surtout en Stensie et au Kessig, est le culte de la Lune, pour des raisons évidentes qui seront abordées dans les sections dédiées à ces comtés. Mais de manière générale, la Lune et la nuit jouent un rôle important dans la culture innistradi. La nuit est honnie car elle reflète tous les maux qui accablent le petit peuple, et elle n’est jamais mentionnée directement, les innistradi préférant utiliser des termes comme “avant le matin” ou “quand on dort”. En effet, les habitants de l’enclave sont très superstitieux, et ils pensent fermement que parler de quelque chose de mal suffit à les faire se réaliser. La Lune est le point de référence principal dans le duché. En fonction de ses phases et de la saison, l’Église proclame les fêtes, les récoltes...

Proches de la nature, les innistradi sont relativement connus pour la qualité de leurs récoltes et sur la façon de pérenniser des cultures, tant céréalières qu’arboricoles. L’alchimie joue un rôle important dans la société, et occasionne des frictions avec l’Église de temps à autres. La connaissance des plantes n’est pas sans mauvais côtés : par exemple, offrir du romarin est vu comme une grave offense à quiconque se voit offrir ceci ou que cela soit mit devant sa porte. En effet, le romarin est un symbole de mort chez les innistradi et en offrir est souhaiter la mort du receveur. Les tulipes, de leur côté, sont vues comme des gages d’amour, le chêne est vu comme un bois noble offrant une après-vie calme, entre autres.

Les innistradi accordent aussi une grande importance aux fêtes, qu’elle soient religieuses ou non. Chaque grande occasion est un moment de retrouvailles non seulement pour les familles, mais aussi pour la communauté, qui resserre ses liens à ces occasions – quand bien même la paranoïa pourraient les pousser à se dénoncer à l’inquisition acynienne le lendemain. Malgré leurs mauvais côtés, les habitants d’Innistrad restent fiers de leur région, un patriotisme qui peut surprendre plus d’un observateur extérieur, d’autant plus lorsque l’on sait que l’Empire de Mijak n’est pas loin. Malgré ses problèmes internes et les troubles liés à la Grande Guerre, Innistrad n’a jamais subit d’invasion, et de là en résulte une source d’orgueil incroyable, mais aussi une détermination sans faille à défendre leur pays envers et contre tout. Défendre oui, mais ils ne se bornent pas dans la xénophobie. Les innistradi sont des gens gardant une culture de l’accueil, quand bien même abuser de leur hospitalité n’est pas bien vu. Farouchement indépendants, les innistradi refusent même l’idée d’esclavage, et bien que désavouée par l’Église, la prostitution est tolérée tant qu’elle est encadrée par les magistrats locaux pour assurer la sécurité des prostitués.

En somme, il s’agit en général d’un peuple simple, endurant, fier et superstitieux ; qui fait de solides combattants si le besoin s’en fait sentir.


Gavonie


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Coeur fertile du duché, la Gavonie est une région de plaines, de champs et de villages essaimés sur la plus grande partie de l’ancien Hartland du temps d’Otton Markov, premier du nom. Il s’agit d’une contrée où le Nebelgast s’infiltre à l’est, des incursions de bêtes sauvages hantent le sud, et les aristocrates stensiens effectuent des rafles dans l’ouest. Malgré cela, il s’agit d’un comté de foi et de volonté. Car bien qu’elle subit d’inlassables assauts, la Gavonie est et restera debout face à l’adversité. Ce n’est pas pour rien que l’Église a une réelle emprise ici : face à l’état général du duché, la seule chose qui empêche les gavoniens de sombrer dans la folie est une confiance immuable dans le clergé.

La Gavonie en elle-même est divisée en plusieurs régions, elle-mêmes divisées en paroisses. La plus large et la plus importante d’entre elles est sans conteste Thraben. Ville, région et paroisse de son droit, il s’agit tout autant d’une capitale de comté, du siège de l’Église d’Avacyn, et d’une formidable forteresse imprenable bâtie sur une falaise surplombant le Lac des Hérons. Là où la Gavonie rassemble à peu près la moitié des habitants d’Innistrad, Thraben et ses terres abrite un bon tiers des habitants de la Gavonie, et constitue ainsi le rempart inviolable des mortels face aux dangers de la nuit. Le Helgruft, monument d’argent contenant Avacyn et Griselbrand, se situe aussi non loin de Thraben.

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La deuxième région est Prochelande, avec comme siège Hanweir, une cité fortifiée où la paranoïa a laissé durablement sa trace dans l’esprit des habitants, un trait de personnalité qui n’est égalé que par la férocité de son inquisition locale. Dans cette région cohabitent les trois paroisses d’Effalen, de Wittal et de Videns, cette dernière abritant Hanweir. Les habitants de Prochelande sont pari les plus fervents soutiens des Cathars de l’Église, et il n’est pas rare de trouver des familles parlant avec fierté d’un des leurs ayant rejoint leurs rangs.

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Enfin, la dernière région, plus grande que les quatre autres, se nomme simplement la Lande. Dernière paroisse de Gavonie, c’est aussi la plus rurale, et la plus sensible aux raids venant de Kessig. Son siège est Val d’Orient, abritant la grande Abbaye de Val d’Orient.

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Néphalie


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Régon majoritairement côtière, la Néphalie est connue pour ses récifs traîtres, ses marécages lugubres, et pour le Nebelgast qui y règne sans partage, plongeant le comté dans un brouillard perpétuel. Il s’agit d’une ancienne terre elfique, mais qui désormais est peuplée par des humains. Ouverte sur le reste du monde, la Néphalie et le comté commercial d’Innistrad. Ses ports voient une quantité de marchands y négocier les pris alors que les pêcheurs ramènent leur butin du large. Néanmoins, le climat et la géographie de la région laisse beaucoup d’occasions aux contrebandiers de se déplacer sans attirer le regard de l’Église... Mais d’autres choses ont un oeil attentif sur ce qui se passe. Car, en effet, plusieurs monstres des abysses chassent les navires, là où les spectres des disparus hantent les cimetières de bateaux formés sur les récifs traîtres.

À terre, ce n’est guère mieux : les prélats luttent pour maintenir l’ordre et le dogme là où les cultes voués aux démons pullulent presque autant que les alchimistes charlatans et les adeptes de la nécromancie. Dans de grandes demeures, l’argent circule librement de main en main en fonction des avantages qu’il y a à tirer d’une situation ou d’une autre. Certains se mettent même à vénérer les monstres des mers, convaincus qu’ils seront les maîtres du marché innistradi s’ils servent le plus puissant des monstres.

La Néphalie fut divisée en paroisses fut une époque, mais opère selon un système de villes franches étant presque autonomes les unes des autres. La capitale de comté reste celle du temps d’avant la Grande Guerre, à savoir Havengul. Cité industrielle et commerciale, Havengul est le poumon économique de la Néphalie, et est à bien des égards plus riche et puissante que Thraben, si tant est que sa ploutocratie se mette d’accord sur des politiques communes. C’est dans cette ville que réside Herzag, le marchand le plus puissant d’Innistrad, dont la rumeur veut qu’il est si riche et avide de richesse qu’il est devenu trop gros pour se déplacer après avoir ripaillé de somptueux banquets toute sa vie.

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La deuxième ville de Néphalie est Selhoff, située au nord de la province. Il s’agit de la ville où le Nebelgast est le plus présent, ce brouillard attirant les esprits terrorisant les strates inférieures alors que les plus riches vivent dans les spires s’élevant au-delà des bas-fonds. Selhoff est la ville où la nécromancie est la plus présente, et une guerre fait rage entre ceux prônait l’utilisation des giests et autres esprits, et les raccommodeurs de cadavres créant des abominations mort-vivantes.

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La dernière grande ville est Drunau, ville relativement calme où le clan Stormkirk s’est installé depuis la Stensie, rejetant ainsi les intrigues incessantes caractéristiques des aristocrates. Drunau est sans aucun doute la ville ayant le moins à faire au Nebelgast, mais d’autres problèmes subsistent : les raids kessig s’aventurent sur les terres, la nécromancie reste un fléau local comme partout dans le comté côtier, et à cela s’ajoute les cultes des krakens et léviathans, plus forts et présents qu’autre part et ayant réussi par moment à attirer ces monstres sur les côtes.

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Stensie


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La Stensie est la première région innistradi à avoir fait de facto sécession du pouvoir Markov, et pour cause : l’aristocratie a longtemps bénéficié et accumulé des richesses apportées par les mines d’argent au sein des mines d’origine naine creusées dans les montagnes stensiennes. Mais cela a bien changé sous le règne d’Edgar Markov, puis avec la Grande Guerre. Maintenant, la région ne vit principalement de raids sur la Gavonie et ne produit plus grand chose pour une raison simple : l’argent blesse les habitants de Stensie. Car s’il y a bien quelque chose qui distingue les stensiens du reste des habitants locaux, c’est le vampirisme.

Suite à la trahison d’Edgar Markov, la plupart des nobles d’Innistrad ont fini par embrasser volontairement le vampirisme, donnant lieu par la suite à une colonisation des villes naines de la région, ainsi que leur esclavage. Libérés de leur mortalité, les désormais vampires firent face à u autre fléau : la soif de sang. Car désormais, la consommation de sang devint nécessaire, et le style de vie très opulent de l’aristocratie stensienne finit par occasionner de la décadence : orgies sanguines, réceptions où le fluide carmin coulait à flots, baptêmes vampiriques, tout nécessitait toujours plus de sang.

Ainsi, les populations restées mortelles de la région sont désormais parquées comme du bétail, et nombre de vampires finissent par attaquer la Gavonie pour pouvoir acquérir du sang neuf. Les non-vampires de Stensie se murent alors dans de vaines protections de pierres, ou d’argent pour espérer que les vampires ne s’en prennent pas à eux. Beaucoup de stensiennes se tournent ainsi vers la sorcellerie pour des raisons tout aussi variées qu’il y a de sorcières.

De toutes les familles aristocratiques de Stensie, la plus prestigieuse reste la famille Voldaren, dirigée par Olivia Voldaren. Récemment mariée à Edgar Markov, bien que ce dernier ai laissé son titre de duc à son petit-fils Sorin, Olivia règne sans partage sur les vampires de Stensie, menant une vie de débauche, de luxe et de stupre. Le sang coule à flots dans de beaux calices dorés. Son château, plongé dans l’éternelle nuit du nord de la Stensie, s’élève comme une gigantesque cathédrale noire dans une vallée où triment les restes des familles naines de la région, condamnées à extraire les minerais pour les Voldaren jusqu’à la fin de leurs jours.

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Bien que d’autres familles aient leur propre manoir, la famille la plus ancienne reste les Markov, bien que ceux-ci ne dispose que d’un pouvoir tout juste honorifique dans le faits. Des suites de la Grande Guerre, leur manoir est devenu une grande ruine perpétuellement figée dans les airs au dessus de la Passe de Kruin, ses anciens occupants devenus des statues de pierre désormais attachés au manoir. Seul Sorin s’y aventure désormais, arpentant les halls de sa famille dans le silence pesant.

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Dans les vallées, quelques hameaux décrépis forment la plupart des installations mortelles. La terre ne laisse pas pousser grand chose, mais c’est suffisant pour eux. On peut noter cependant l’existence de l’Asile de la Chaîne de Geier, un établissement où tous sont bienvenus, mais peu en ressortent. Trop peu, selon les dires locaux...

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Le reste de la Stensie est dominée soit par des bois sombres, soient par les farbolg, nom donné aux marais omniprésents depuis la Grande Guerre, et dont le tourbes gardent bien d’horribles secrets.

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Kessig


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Dernière région d’Innistrad, la plus proche de l’Eld, puis de Mijak, elle est aussi paradoxalement la moins contrôlée par le duché, et la plus fermée aux étrangers. Territoire situé dans une forêt en perpétuel automne, l’Ulvenwald, cette région est composée de hameaux taillés dans les bois, la terre est cultivée après que les arbres aient été coupés, les clairières dégagées. Pour les kessigs, la vie est difficile et se résume au travail. Il n’y a pas de profession de lettrés ou de philosophe, il n’y a que des fermiers, des chasseurs, des forgerons, des maçons. Des tâches simples et pratiques, qui influence leur caractère. Les kessig sont en effet des gens honnêtes, simples, et directs.

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La province de Kessig fut dirigée depuis la grande ville d’Avabruck, seul établissement qui fut fortifié dans l’Ulvenwald. Cependant, lors de la Grande Guerre et la chute d’Avacyn, Avabruck vit ses murailles tomber ainsi qu’une partie des quartiers extérieurs, et fut définitivement détruite lors de la Guerre du Celestus par la hurlemeute Mondronen. Devenue le site de Cerclecreux, elle n’est désormais habitée que par les parias, les esprits des morts, et quelques loup-garous. Car en effet, le principal danger que l’Ulvenwald renferme est la lycanthropie, transformant ceux qui en sont affectés en bêtes sauvages dotés d’une force et d’une férocité absolues une fois la nuit tombée et la Lune brillant intensément dans le ciel. Quelques villes se retrouvent en Kessig, comme Gastaf, ville attenante à la Chaîne de Geier, ou Lambholt, ville aussi appelée les "Prairies Menacées" du fait que des raids constants de loup-garous menacent les hommes et les troupeaux.

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Une mégastructure existe néanmoins au sein de Kessig, nommée le Célestus. Il s’agit d’une grande structure disposant de plusieurs bras pouvant bouger, et utilisée du temps d’Otton Markov, premier du nom, pour calculer les déplacements de la Lune et prévoir ainsi les saisons des récoltes. Mais le développement de Thraben, l’ascension des vampires et la lycanthropie ont fait abandonner le Célestus ainsi que son but, ce qui a mené les stensiens à déclencher la Guerre du Célestus pour apporter la nuit éternelle, bien qu’ils furent repoussés par deux hurlemeutes conjointes.

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Désormais, bien qu’étant un compté innistradi, Kessig est livrée à elle-même face aux dangers dissimulés dans l’Ulvenwald, où même les pistes connues et surveillées font l’objet d’attaques d’animaux territoriaux ou de loups-garous une fois la nuit tombée. Il faut noter aussi qu’il s’agit de la région attenante aux Marches, cette mince bande de terre reliant le duché au reste du monde, et rares sont les convois s’aventurant dans les Marches pour ensuite pénétrer en Ulvenwald



Histoire d'Innistrad


Ancienne région du nord-est de l’Eld, ce duché s’est bâtie dans une région gardée par les montagnes. Forteresse naturelle où défendre les passes était ainsi facile tant que les castels tenaient les encolures, cette région a profité de temps cléments sous la domination d’Arthur. Plusieurs familles rendaient ainsi hommage à la famille Markov, qui veillait à ce que le Hartland, qui deviendra par la suite la Gavonie et la Néphalie, soit bien gardé pour envoyer des ressources vers l’Eld, quand bien même la principale force d’Innistrad restait ses hommes et femmes, au corps bien bâti par le labeur des riches champs du Hartland.

Innistrad trouve ainsi sa naissance dans l’établissement de la famille Markov et de ses liges dans cette région fertile, où chaque année les cultures prenaient de plus en plus le pas sur les forêts profondes. Des villes furent érigées : d’abord Ollenbock et Wollebank, deux villes créées pour garder la Passe de Kruin où avait été érigée le manoir de Otton Markov, premier du nom, puis Thraben, qui allait par la suite devenir le véritable poumon économique de la région. Innistrad continua de grandir pour englober le Hartland, et la famille Markov réussit le tour de force de devenir un acteur de paix entre les nains de Stensie et les elfes de Néphalie au fil des années.

Le duché devint prospère sous la coupe des Markov, et plusieurs famille humaines furent autorisées à s’établir dans la Chaîne de Geier pour veiller à la sécurité de la Stensie et le Hartland, alors que des établissement côtiers furent autorisés par les elfes en Néphalie, notamment Havengul, qui devint le port où la cohabitation entre elfes et humains fut la plus solide. Tout allait pour le mieux, le Célestus fut construit pour anticiper les récoltes, et Avabruck fut érigée pour sécuriser les routes à travers l’Ulvenwald, qui déjà à cette époque restait une forêt plein de dangers.

Le premier problème majeur vint au début de la Grande Guerre, lorsque les démons finirent par se révolter. Ne voyant que l’objectif de combattre pour Satan, et donc de défaire les anges, les démons se mirent dans l’idée de faire d’Innistrad, contrée reculée par définition, un laboratoire pour la lutte céleste. Ainsi, le démon Shilgengar convainquit Edgar Markov, duc d’Innistrad et amateur d’alchimie, de piéger un ange pour en extraire le sang afin de faire face à une famine qui venait de frapper l’enclave. Ainsi, une ange nommée Marycz fut détenue et vidée de son sang. De ce saint liquide, des potions furent préparées et les nobles les plus méritants en burent. Leur appétit pour le sang fut éveillé, leur jeunesse préservée, et la vie éternelle offerte.

Ainsi, les grandes familles Markov, Voldaren, Maurer, Stormkirk et Dusken devinrent les Purs, les vampires originels nés de la trahison d’Edgar Markov. Face à cela, l’ange Avacyn fut dégoûtée du traitement infligée à sa paire et décida d’aider le petit peuple innistradi à lutter contre les démons, puis par la suite à renverser les vampires. Les années passèrent, et face à la puissance d’Avacyn, un culte se forma et radicalisa les humains, mais aussi les elfes et les nains fuyant leurs terres pour se ranger sous la bannière de l’ordre angélique.

Bien qu’Avacyn était très puissante, elle ne pouvait être partout. Et c’est ainsi qu’elle rencontra Sorin Markov, nouveau duc d’Innistrad et vampire Pur. Bien que l’échange commençait mal, Sorin s’avéra être le plus sensé : les mortels devaient survivre, sans quoi les vampires ne se contenteraient pas que d’Innistrad et infecteront le monde entier, les rendant bien plus difficile à arrêter. Une alliance fut donc conclue entre l’ange et le duc, pacte qui attira les foudres stensiennes à Sorin qui fut désormais traité comme un traître à son espèce. La première grande bataille eut lieu au Manoir Markov, où la famille Dusken, menée par Shilgengar en personne, affronta un ost angélique mené par Avacyn et Sorin.

La bataille fut rude, mais Shilgengar fut finalement vaincu. Sa mort entraîna une pétrification des liges Markov et des Dusken encore vivants alors que le manoir explosait sous une magie proférée par le démon en un dernier soupir. Désormais sans demeure, sans liges et son autorité en miettes, Sorin mit les bouchées doubles pour faire tomber son grand-père Edgar ainsi que les Purs, les seuls vampires à même de transformer les mortels en buveurs de sang.

Avacyn partit ensuite à Thraben, où le démon Griselbrand avait commencé à mener un siège, qui dura jusqu’aux dernier jours du Grand Conflit, et qui se termina par Sorin scellant Griselbrand dans le Helgruft, profitant du fait qu’Avacyn se sacrifie pour le contenir. Ainsi se termina la Grande Guerre en Innistrad, qui rompit ses liens avec l’extérieur, et que d’autres ennuis restèrent malgré tout. Les vampires restaient un véritable problème, et des humains habitant en Kessig commencèrent à entendre des hurlements de loup les attirant en pleine forêt, les transformant alors en loup-garous. Le Nebelgast néphalien fut utilisé pour relever des morts, et l’Église d’Avacyn gagnait suffisamment de terrain dans la société pour devenir indispensable malgré son extrémisme.

La situation était précaire, d’autant que malgré son rôle, Sorin Markov n’était plus respecté : les vampires le voient comme un traître, les mortels comme un vampire. Ainsi, le duc légitime s’effaça et quitta la province, cherchant un moyen de guérir du vampirisme pour délivrer son peuple de ce fléau. Le duché en lui-même, au vu de sa situation géographique, ne prit pas part aux diverses tractations entre Lumen, Gilead et Mijak, et resta isolé dans un équilibre précaire, un statut quo ténu entre les différents comtés.

Ce n’est qu’à la chute de l’Eld qu’un événement de grande ampleur eu lieu : la Guerre du Célestus. En effet, cette énorme globe astronomique avait vu son usage et sa signification oubliée depuis que les hurlemeutes lycanthropes rôdaient, et c’est ainsi qu’Olivia Voldaren, récemment mariée à Edgar Markov, se mit en tête d’utiliser le grand artefact pour apporter une nuit éternelle sur Innistrad, pour garantir aux vampires la capacité de se déplacer tout en évitant de perdre leurs forces face au Soleil. Les armées stensiennes fondirent sur Kessig et commencèrent le siège d’Avabruck. Au même moment, afin de garantir le front à l’est, la famille Stormkirk appela des créatures des profondeurs à venir sur les côtes néphaliennes.

La résistance s’organisa sur ces deux fronts. En Néphalie, l’invasion fut repoussée relativement rapidement par une pratique que les vampires n’avaient pas jugé bon de craindre : la nécromancie. Car en effet, des morts-vivants n’avaient pas besoin d’air ou de sang pour se battre, et les envahisseurs furent repoussés en l’espace de quelques semaines, avec comme autre conséquence que la nécromancie devint rapidement populaire et créa donc des troubles à l’ordre publique dans les volutes du Nebelgast, en plus d’éveiller les esprits courroucés des navires ayant fait naufrage à cause de ce brouillard pesant. L’aide gavonienne n’est pas non plus à mésestimer, les Cathars ayant combattu fièrement bien que la présence des morts debout ne contribua à alimenter des récits effroyables en Gavonie, et une dégradation des relations définitive entre gavoniens et néphaliens.

En Kessig, il en fut totalement autrement. L’aide ne vint pas de Gavonie, trop apeurée face aux vampires et déjà occupée à l’est. Les kessigs tentèrent donc de se défendre comme ils le pouvaient, mais restèrent perdants. Avabruck devint le théâtre d’une boucherie sans nom, et cela ne fut que pire une fois que les hurlemeutes Mondronen et Krallenhorde ne vinrent se joindre au siège. En effet, Tovolar des Mondronen et Ulrich de la Krallenhorde ne vinrent pas d’un bon oeil l’arrivée des vampires, et décidèrent donc d’aller les affronter. Avabruck tomba et fut rasée sous les combats entre les deux camps surnaturels, puis ce fut au tour du Célestus de devenir un champ de bataille.

Le couvain de sorcières qui y avait élu domicile tenta tant bien que mal de rester neutre, mais choisit au final de se joindre aux loups-garous pour une raison simple : les lycanthropes ne sont dangereux que la nuit et sont plus facilement tuables que les vampires au quotidien. La bataille dura ainsi plusieurs mois, entre escarmouches sanglantes et périodes de repos, mais les vampires finirent par battre en retraite quand Olivia Voldaren les rappela, une incursion des Cathars la rappelant à l’ordre. En effet, ayant constaté que les vampires n’étaient plus en Stensie, la Gavonie finit par reprendre le premier fort historique d’Innistrad, Ollenbock, et menaçait désormais directement la Passe de Kruin, et donc la Stensie.

Désormais, le duché est revenu à son statu quo ante bellum : les comtés sont indépendants les uns des autres, dans une tension tout aussi néfaste que les maux surnaturels affligeant sa population.

Innistrad ainsi que tout ce qui en dépend provient de Magic : the Gathering, adapté au forum. La carte d'Innistrad a été faite par Sol0WingPixy