Entraînement divin [Arès]
Posté : 23 mai 2026 22:42
« Tu devrais t’entraîner auprès de Arès, ma chère. »
Aphrodite faisait tournoyer le dernier cadeau forgé par son mari à son attention : une superbe lance dorée. De l’or récupéré dans les mines de l’Olympe, et fondu dans un moule par Héphaïstos en personne. Il était l’un de ceux qui avaient survécu à l’Olympomachie, et qui avaient aidé à mettre fin à l’emprise de Chaos sur l’Olympe. Héphaïstos restait le mari dévoué d’Aphrodite, avec qui il partageait régulièrement les innombrables amantes et amants de sa femme. Leur mariage n’avait jamais reposé sur l’amour. La preuve la plus palpable était qu’aucun enfant n’était né de leur union. Leur amour était avant tout symbolique, voulu par Héra pour féminiser leur grande famille divine. Héphaïstos restait toujours aussi proche d’Aphrodite, et, quand celle-ci lui avait fait part de sa volonté d’apprendre à se battre, Héphaïstos avait forgé pour elle une lance. Elle lui avait rappelé qu’il avait forgé pour Athéna ses armures divines destinées à ses Chevaliers après un épisode complexe où Athéna avait donné naissance à Érichtonios, selon une liaison qu’on disait non consentie de la part de la Déesse. Une affaire surprenante, car Athéna n’était pas du genre à se laisser faire, et Héphaïstos avait beau être le plus talentueux de tous les forgerons, il n’était pas un guerrier.
L’Olympe venait de connaître sa plus grave crise. Les cendres de l’Olympomachie redescendaient encore tandis que Héra s’efforçait de reconstruire le panthéon. Ses plus puissantes divinités avaient perdu la vie, dont la légendaire Trinité de l’Olympe : Zeus, Hadès, et Poséidon. Aphrodite avait aussi fait le deuil de celui qu’elle avait profondément aimé et désiré quand elle était plus jeune, Apollon. Mais Aphrodite n’était pas qu’Aphrodite, elle était aussi la réincarnation de la Déesse Ishtar. Déesse de l’amour et de la guerre, Ishtar avait été une divinité redoutable, l’équivalente de Zeus à tout le moins à l’époque de la Mésopotamie. Aphrodite savait maintenant qu’Ishtar s’était scindée en deux quand elle était tombée sous l’influence des Grands Anciens. Cette histoire, Aphrodite l’avait entendu de la part d’un ancien Dieu qui était venu au sein de l’Olympe, Fulron. Fulron avait eu plusieurs réincarnations, et avait expliqué à Aphrodite qu’elle était une partie de ce que Ishtar fut jadis. Fulron lui avait expliqué qu’Ishtar était devenue une Déesse maléfique en faisant confiance, comme Héra, à la mauvaise personne. Elle avait suivi les conseils du même magicien que celui que Héra avait fait venir à l’Olympe, et qui avait profité de sa venue pour ouvrir la Boîte de Pandore. Le Magicien, comme on l’appelait simplement, avait confirmé à Ishtar que ses craintes sur la chute de Babylone étaient fondées. Après trois millénaires de règne, sa civilisation allait chuter en vénérant les cultes maudits et en vénérant les Grands Anciens. Pour repousser ces derniers, Ishtar avait ainsi choisi de se séparer de la partie en elle qui était dédiée à l’amour, la voyant comme une faiblesse. En faisant cela, elle avait scindé son être en deux parties : Aphrodite, la « partie faible » d’Ishtar, et Inanna, qui avait de ce fait succomber aux puissances néfastes de la ruine, et avait disparu avec la chute de Babylone.
Fulron avait expliqué à Aphrodite qu’elle disposait en elle de la puissance d’Ishtar, et l’avait encouragé à se battre. Aphrodite avait pris la chose très au sérieux, mais il était très difficile de trouver quelqu’un avec qui se battre. Elle avait sollicité ses fils et ses prêtresses, mais aucun n’osait porter sa main sur elle.
« Le problème est qu’ils t’aiment trop, ma chère femme. Tu fais cet effet à tout le monde.
- Alors, que me suggères-tu ?
- Arès est revenu, tu sais. Il a été le premier de nos frères tombés à se réincarner, à tel point que j’en viens à me demander s’il n’avait pas prévu de se réincarner dès le début. »
Arès… Les sentiments d’Aphrodite envers son frère étaient assez nébuleux. Dieu de la Guerre, il était l’éternel rival d’Athéna, protecteur de Sparte là où Athéna était l’égérie d’Athènes. Un nom qui évoquait la guerre, le meurtre, et les tueries liées aux guerres. Étant l’un des enfants de Héra et de Zeus, Arès avait toujours été une divinité majeure en Olympe. Il avait la réputation d’être haï par l’ensemble des autres Dieux ; L’Iliade rapportait de Zeus qu’il avait dit à Arès être le plus haï par lui des Dieux vivant en Olympe, en ce qu’Arès ne rêverait que de guerres et de combats. Aphrodite ne savait donc pas à quoi s’attendre de lui… Et en avait peur. Plus petite, Arès était toujours impressionnant, et Aphrodite se débrouillait toujours pour être avec Athéna quand elle rencontrait Arès.
Devant admettre que Héphaïstos avait raison, Aphrodite délaissa sa forge. Du Palais de l’Olympe, il ne restait plus grand-chose. Le palais central avait été totalement détruit, et, en attendant que Hestia puisse le reconstruire, Héra avait conçu un grand jardin avec un cour d’eau et une structure centrale abritant la table de réunion du « Conseil de l’Olympe », une sorte d’institution provisoire chargée de diriger la reconstruction de l’Olympe, la protection de Terra, et retrouver les Dieux perdus.
Arès disposait encore de son temple, et Aphrodite s’y dirigeait, sa lance nichée dans son dos. Elle était reconnaissable à son armure brillante qu’elle portait, un autre cadeau d’Héphaïstos. La jeune femme se dirigeait ainsi vers le temple d’Arès, sans trop savoir à quoi s’attendre avec lui…
Aphrodite faisait tournoyer le dernier cadeau forgé par son mari à son attention : une superbe lance dorée. De l’or récupéré dans les mines de l’Olympe, et fondu dans un moule par Héphaïstos en personne. Il était l’un de ceux qui avaient survécu à l’Olympomachie, et qui avaient aidé à mettre fin à l’emprise de Chaos sur l’Olympe. Héphaïstos restait le mari dévoué d’Aphrodite, avec qui il partageait régulièrement les innombrables amantes et amants de sa femme. Leur mariage n’avait jamais reposé sur l’amour. La preuve la plus palpable était qu’aucun enfant n’était né de leur union. Leur amour était avant tout symbolique, voulu par Héra pour féminiser leur grande famille divine. Héphaïstos restait toujours aussi proche d’Aphrodite, et, quand celle-ci lui avait fait part de sa volonté d’apprendre à se battre, Héphaïstos avait forgé pour elle une lance. Elle lui avait rappelé qu’il avait forgé pour Athéna ses armures divines destinées à ses Chevaliers après un épisode complexe où Athéna avait donné naissance à Érichtonios, selon une liaison qu’on disait non consentie de la part de la Déesse. Une affaire surprenante, car Athéna n’était pas du genre à se laisser faire, et Héphaïstos avait beau être le plus talentueux de tous les forgerons, il n’était pas un guerrier.
L’Olympe venait de connaître sa plus grave crise. Les cendres de l’Olympomachie redescendaient encore tandis que Héra s’efforçait de reconstruire le panthéon. Ses plus puissantes divinités avaient perdu la vie, dont la légendaire Trinité de l’Olympe : Zeus, Hadès, et Poséidon. Aphrodite avait aussi fait le deuil de celui qu’elle avait profondément aimé et désiré quand elle était plus jeune, Apollon. Mais Aphrodite n’était pas qu’Aphrodite, elle était aussi la réincarnation de la Déesse Ishtar. Déesse de l’amour et de la guerre, Ishtar avait été une divinité redoutable, l’équivalente de Zeus à tout le moins à l’époque de la Mésopotamie. Aphrodite savait maintenant qu’Ishtar s’était scindée en deux quand elle était tombée sous l’influence des Grands Anciens. Cette histoire, Aphrodite l’avait entendu de la part d’un ancien Dieu qui était venu au sein de l’Olympe, Fulron. Fulron avait eu plusieurs réincarnations, et avait expliqué à Aphrodite qu’elle était une partie de ce que Ishtar fut jadis. Fulron lui avait expliqué qu’Ishtar était devenue une Déesse maléfique en faisant confiance, comme Héra, à la mauvaise personne. Elle avait suivi les conseils du même magicien que celui que Héra avait fait venir à l’Olympe, et qui avait profité de sa venue pour ouvrir la Boîte de Pandore. Le Magicien, comme on l’appelait simplement, avait confirmé à Ishtar que ses craintes sur la chute de Babylone étaient fondées. Après trois millénaires de règne, sa civilisation allait chuter en vénérant les cultes maudits et en vénérant les Grands Anciens. Pour repousser ces derniers, Ishtar avait ainsi choisi de se séparer de la partie en elle qui était dédiée à l’amour, la voyant comme une faiblesse. En faisant cela, elle avait scindé son être en deux parties : Aphrodite, la « partie faible » d’Ishtar, et Inanna, qui avait de ce fait succomber aux puissances néfastes de la ruine, et avait disparu avec la chute de Babylone.
Fulron avait expliqué à Aphrodite qu’elle disposait en elle de la puissance d’Ishtar, et l’avait encouragé à se battre. Aphrodite avait pris la chose très au sérieux, mais il était très difficile de trouver quelqu’un avec qui se battre. Elle avait sollicité ses fils et ses prêtresses, mais aucun n’osait porter sa main sur elle.
« Le problème est qu’ils t’aiment trop, ma chère femme. Tu fais cet effet à tout le monde.
- Alors, que me suggères-tu ?
- Arès est revenu, tu sais. Il a été le premier de nos frères tombés à se réincarner, à tel point que j’en viens à me demander s’il n’avait pas prévu de se réincarner dès le début. »
Arès… Les sentiments d’Aphrodite envers son frère étaient assez nébuleux. Dieu de la Guerre, il était l’éternel rival d’Athéna, protecteur de Sparte là où Athéna était l’égérie d’Athènes. Un nom qui évoquait la guerre, le meurtre, et les tueries liées aux guerres. Étant l’un des enfants de Héra et de Zeus, Arès avait toujours été une divinité majeure en Olympe. Il avait la réputation d’être haï par l’ensemble des autres Dieux ; L’Iliade rapportait de Zeus qu’il avait dit à Arès être le plus haï par lui des Dieux vivant en Olympe, en ce qu’Arès ne rêverait que de guerres et de combats. Aphrodite ne savait donc pas à quoi s’attendre de lui… Et en avait peur. Plus petite, Arès était toujours impressionnant, et Aphrodite se débrouillait toujours pour être avec Athéna quand elle rencontrait Arès.
Devant admettre que Héphaïstos avait raison, Aphrodite délaissa sa forge. Du Palais de l’Olympe, il ne restait plus grand-chose. Le palais central avait été totalement détruit, et, en attendant que Hestia puisse le reconstruire, Héra avait conçu un grand jardin avec un cour d’eau et une structure centrale abritant la table de réunion du « Conseil de l’Olympe », une sorte d’institution provisoire chargée de diriger la reconstruction de l’Olympe, la protection de Terra, et retrouver les Dieux perdus.
Arès disposait encore de son temple, et Aphrodite s’y dirigeait, sa lance nichée dans son dos. Elle était reconnaissable à son armure brillante qu’elle portait, un autre cadeau d’Héphaïstos. La jeune femme se dirigeait ainsi vers le temple d’Arès, sans trop savoir à quoi s’attendre avec lui…