Lustoria. L’archipel aux mille îles. Endroit idyllique par essence, où il faisait bon vivre et où l’harmonie semblait régner en maître. Valeria déambulait dans les rues de la capitale, flânant dans les marchés, regardant les étals, profitant d’un bain de foule rafraîchissant et bonhomme, les vendeurs n’étant pas aussi harcelants que dans certains souks ou marchés bondés d’une population nettement plus diversifiée et aux aguets de toute bonne affaire ou larcin éventuel. Elle en profitait ainsi pour flâner tranquillement, sachant que derrière et devant elle ses gardes fondus dans la foule veillaient au grain.
Au détour d’une rue adjacente à la place principale du quartier marchand, elle trouva une boutique d’herboristerie dont le bâtiment avait un cachet indéniable
Elle poussa la porte, entra dans un domaine de senteurs et d’arômes incroyable, un mélange d’odeurs à nul autre pareil. C’était un royaume à part entière. Partout autour d’elle s’étalaient étagères, armoires, présentoirs et étals couverts de différentes herbes, algues, graines, potions, mixtures et autres préparations diverses. Pas une seule surface n’était vierge tant la quantité de produits était grande. Une impression de caverne semblait se dégager de certains endroits, particulièrement ceux qui n’étaient pas baignés de lumière.
L’achalandage était impressionnant, elle ne s’était pas attendue à entrer dans pareille surface au vu de l’extérieur. Un escalier en colimaçon menait vers une grande mezzanine pareillement achalandée, semblant être plus dédiée aux ouvrages et tomes d’alchimie.
Valeria cherchait depuis longtemps des ingrédients spécifiques pour un rituel qu’un de ses protégés désirait réaliser. L’alchimiste était renommé et lui avait rendu plusieurs services par le passé. Il était normal de chercher à se procurer ce qu’il cherchait, tant pour qu’il lui soit redevable que pour se concilier ses faveurs lorsqu’un appel à lui pour un cas extrême se présenterait, ce qui ne manquerait certainement pas d’arriver un jour ou l’autre, lointain ou pas, l’alchimiste étant un Elfe encore relativement jeune.
Elle s’avança alors jusqu’au comptoir où venait de redresser la tête une ravissante jeune femme blonde à lunettes. Elle la détailla en la rejoignant, la trouvant particulièrement jolie.
« Bonjour Madame. Je recherche un ingrédient particulier et je me disais que peut-être, étant donné l’achalandage remarquable de votre boutique, vous pourriez m’aider. C’est un ingrédient rare et précieux, particulièrement difficile à obtenir. Je cherche un œil de Gorgone et une plume de Coatl. Auriez-vous ça en stock ? Ou la possibilité de vous les procurer ? »
Les chances étaient minimes, mais Valeria se dit qu’une question valait une réponse. Alors que son regard avenant étudiait la jeune femme, elle nota l’étrange bracelet qu’elle avait au poignet, l’identifiant sans effort et haussant un sourcil intéressé.
Peut-être y avait-il plus de chances que prévu après tout…
Le tintement de la clochette au-dessus de la porte tira Ratiya de l'ouvrage ancien qu'elle consultait derrière son comptoir. Elle releva doucement la tête, ajusta ses fines lunettes du bout de l'index et accueillit la nouvelle cliente d'un sourire aussi discret que chaleureux.
Son regard azur observa la jeune femme avec une curiosité mesurée. Sa tenue, son maintien et l'assurance tranquille qui émanaient d'elle ne trompaient pas elle n'avait pas affaire à une cliente ordinaire.
Lorsque celle-ci énonça les deux ingrédients qu'elle recherchait, les lèvres de l'herboriste s'étirèrent en un sourire un peu plus marqué.
— Vous ne faites pas dans les demandes communes, madame.
Elle joignit ses mains devant elle avant de poursuivre d'une voix douce.
— Un œil de Gorgone... et une plume de Coatl.
Ratiya se détourna un instant et ouvrit une petite armoire dont la serrure était gravée de symboles alchimiques. Elle en retira un écrin de bois sombre qu'elle ouvrit avec précaution. À l'intérieur reposait une sphère d'un vert profond, parcourue de fines veines dorées un véritable œil de Gorgone, encore chargé d'une infime aura pétrifiante.
Elle referma soigneusement le coffret avant d'aller chercher un long tube de verre scellé. À l'intérieur flottait une plume aux reflets irisés, dont les couleurs variaient au gré de la lumière.
— Une plume de Coatl authentique, conservée sous enchantement afin qu'elle ne perde ni ses propriétés ni sa magie.
Elle revint déposer les deux contenants sur le comptoir sans toutefois les pousser vers son interlocutrice.
— Ces deux composants sont authentiques. Leur provenance est parfaitement vérifiable, ce qui explique leur rareté.
Alors qu'elle terminait sa phrase, Ratiya remarqua le regard de la jeune femme glisser vers son poignet. Ses yeux s'étaient arrêtés sur le bracelet qu'elle portait. Son cœur manqua un battement.
Par pur réflexe, elle ramena aussitôt sa main contre elle et fit glisser la manche de sa tunique sur le bracelet, le dissimulant presque entièrement. Le geste avait été vif, instinctif, comme si elle cherchait à cacher un secret qu'elle n'était pas prête à partager.
Un léger silence s'installa, mais Ratiya retrouva rapidement son calme. Son sourire demeurait présent, bien qu'un peu plus réservé qu'à son arrivée.
— Si ces ingrédients sont destinés à une œuvre alchimique sérieuse, je serai heureuse de vous les céder. Et si, à l'avenir, vous aviez besoin d'autres composants encore plus rares, je dispose de quelques contacts capables de s'en procurer.
Elle inclina légèrement la tête avec toute la courtoisie qui la caractérisait.
— Alors oui, madame. Je peux répondre favorablement à votre demande.
Son expression s'adoucit de nouveau tandis qu'elle croisait le regard de sa cliente.
— Y a-t-il autre chose que je puisse faire pour vous ? Recherchez-vous d'autres ingrédients, ou peut-être quelques conseils ?
Son regard azur observa la jeune femme avec une curiosité mesurée. Sa tenue, son maintien et l'assurance tranquille qui émanaient d'elle ne trompaient pas elle n'avait pas affaire à une cliente ordinaire.
Lorsque celle-ci énonça les deux ingrédients qu'elle recherchait, les lèvres de l'herboriste s'étirèrent en un sourire un peu plus marqué.
— Vous ne faites pas dans les demandes communes, madame.
Elle joignit ses mains devant elle avant de poursuivre d'une voix douce.
— Un œil de Gorgone... et une plume de Coatl.
Ratiya se détourna un instant et ouvrit une petite armoire dont la serrure était gravée de symboles alchimiques. Elle en retira un écrin de bois sombre qu'elle ouvrit avec précaution. À l'intérieur reposait une sphère d'un vert profond, parcourue de fines veines dorées un véritable œil de Gorgone, encore chargé d'une infime aura pétrifiante.
Elle referma soigneusement le coffret avant d'aller chercher un long tube de verre scellé. À l'intérieur flottait une plume aux reflets irisés, dont les couleurs variaient au gré de la lumière.
— Une plume de Coatl authentique, conservée sous enchantement afin qu'elle ne perde ni ses propriétés ni sa magie.
Elle revint déposer les deux contenants sur le comptoir sans toutefois les pousser vers son interlocutrice.
— Ces deux composants sont authentiques. Leur provenance est parfaitement vérifiable, ce qui explique leur rareté.
Alors qu'elle terminait sa phrase, Ratiya remarqua le regard de la jeune femme glisser vers son poignet. Ses yeux s'étaient arrêtés sur le bracelet qu'elle portait. Son cœur manqua un battement.
Par pur réflexe, elle ramena aussitôt sa main contre elle et fit glisser la manche de sa tunique sur le bracelet, le dissimulant presque entièrement. Le geste avait été vif, instinctif, comme si elle cherchait à cacher un secret qu'elle n'était pas prête à partager.
Un léger silence s'installa, mais Ratiya retrouva rapidement son calme. Son sourire demeurait présent, bien qu'un peu plus réservé qu'à son arrivée.
— Si ces ingrédients sont destinés à une œuvre alchimique sérieuse, je serai heureuse de vous les céder. Et si, à l'avenir, vous aviez besoin d'autres composants encore plus rares, je dispose de quelques contacts capables de s'en procurer.
Elle inclina légèrement la tête avec toute la courtoisie qui la caractérisait.
— Alors oui, madame. Je peux répondre favorablement à votre demande.
Son expression s'adoucit de nouveau tandis qu'elle croisait le regard de sa cliente.
— Y a-t-il autre chose que je puisse faire pour vous ? Recherchez-vous d'autres ingrédients, ou peut-être quelques conseils ?
Ratiya humaine parle en #00BFFF
Ratiya succube parle en #FF40BF
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