La Fête de Pâques [PV]
Posté : 06 avr. 2026 15:21

La Sainte-Arcadie était l’un des chefs-d’œuvre architecturaux de Atarashï Yoake. Un véritable château situé dans les hauteurs de la ville, le siège du clan Morimoto. Rarement l’Arcadie ouvrait ses portes aux étrangers. Cependant, aujourd’hui, ce n’était pas n’importe quel jour. Le christianisme n’était nullement au cœur de la culture japonaise, mais l’occidentalisation du Japon conduisait les Japonais à célébrer à leur manière les grandes fêtes de la religion chrétienne. Noël en était le parfait exemple, mais c’était aussi le cas de Pâques. Pâques, la conclusion de la Semaine Sainte, la semaine qui précédait la Résurrection du Christ. Le lendemain de la Résurrection, le « huitième jour », un Lundi qui inaugurait des lendemains meilleurs, ceux du retour du Christ. C’était une journée de célébration où il fallait célébrer la vie, car le jour qui suivait la Semaine Sainte, qui avait vu le Christ finir crucifié. Si Leona Morimoto n’était pas spécialement religieuse, elle savait qu’on célébrait le huitième jour, soit le Lundi de Pâques, par du chocolat et des lapins. On appelait ça les « œufs de Pâques ».
Au Japon, le hasard du calendrier voulait que la célébration de Pâques coïncide peu ou prou avec une fête traditionnelle très connue, le hanami, la fête des cerisiers en fleur. Symbolique du printemps, le hanami désignait cette période où les célèbres cerisiers japonais, les sakuras, entraient en floraison. On pique-niquait massivement, on chantait, on organisait des concerts dans les parcs publics… Pour les Morimoto, il était important de faire coïncider tradition et maternité. Le clan avait donc fait parvenir il y a quelques jours par coursier des invitations à célébrer Pâques et le hanami. L’Arcadie ne se résumait pas qu’au bâtiment principal, c’était aussi un énorme domaine avec un centre équestre, un parc d’acrobranche, et des endroits plus intimistes, avec son lot de sakuras. Les invités avaient ainsi reçu une lettre nominative, une lettre dans une enveloppe rose, rédigée par la plume de Leona Morimoto, et qui invitait chaque destinataire à venir à une fête pour adultes au sein de la Sainte-Arcadie le Lundi de Pâques. Ceux qui avaient des enfants pouvaient bénéficier du service garderie de l’Arcadie, afin de laisser les adultes entre eux. Chaque lettre comprenait également une clef USB comprenant des photographies de l’Arcadie, certaines étant destinées à illustrer les lieux, et d’autres plus érotiques. Chaque clef comprenait également des vidéos individuelles, montrant des enregistrements de séquences érotiques. Ainsi, quand Fönn et Lissandre reçurent la lettre, elles purent voir une vidéo d’elles-mêmes en train de faire l’amour. On aurait pu percevoir cela comme une menace, mais la lettre disait que ces vidéos étaient simplement destinées à montrer que ce n’était pas un canular. Les Morimoto avaient le bras long, et tenaient à le faire savoir à quiconque en doutait.
La sororité Seishi reçut également une invitation, avec une lettre pour chaque membre de la fratrie, y compris Isis et Nuwa.
Mélinda reçut la visite d’un fourgon avec des dizaines et des dizaines de lettres, destinées tant à elle qu’à ses esclaves.
Le jour attendu arriva ensuite. L’Arcadie étant située à l’extérieur de la ville, les invités reçurent la venue de véhicules affrétés pour eux. Ils furent ainsi conduits vers l’entrée principale de l’Arcadie. Les enfants étaient conduits à une garderie isolée du reste de l’Arcadie, dans un pavillon situé dans une autre partie du domaine. Les adultes purent ensuite rejoindre le parvis d’entrée. Massif et somptueux, il comprenait un énorme escalier monumental avec au milieu du parvis une fontaine énorme. Inspirée du Bassin de Latone située au Palais de Versailles, la statue représentait en son sommet la magnifique Aphrodite. C’était une statue de femme nue avec une longue chevelure dans son dos, s’arrêtant à la courbure de ses fesses sculptées dans le marbre. En-dessous, les Enfants d’Aphrodite observaient la Déesse, véritables Chérubins. Puis, répartis de manière à former un cercle, des Anges d’Aphrodite se tenaient là. Enfin, sur les rebords du cercle, des animaux répandaient de l’eau à l’intérieur de la fontaine.
Un grand escalier menait ensuite dans le Hall d’Or, le hall d’accueil. Très haut de plafond, le Hall avait été installé en fonction. Dans les angles, des banquets avaient été préparés pour les convives. Sur des bancs, on avait installé les plats sur des corps de femmes. Le nyotaimori, une spécialité japonaise érotique, consistant à répandre des suishisde manière artistique sur le corps d’une femme. Ici, Pâques oblige, les sushis avaient été remplacés par des chocolats et des bonbons, ainsi que des fraises, ou de la crème chantilly. La crème était notamment répandue sur les parties intimes des hôtesses. Des majordomes accueillaient chaque invité en leur remettant une puce individualisée. La puce pouvait se greffer à un collier, à une bague, ou à tout autre appareil.
Dominant la scène, Leona Morimoto se tenait sur une mezzanine en hauteur. Elle était aisément reconnaissable, que ce soit en raison de sa grande beauté, ou du fait qu’elle portait son éternel sling bikini rouge. Celle-ci était par ailleurs très occupée. La plupart du temps, elle embrassait celle qu’elle considérait comme sa sœur, les deux descendant de la Déesse Aphrodite, Alice Korvander. Elles s’embrassaient longuement tandis que les invités remplissaient peu à peu le hall.
Dernier détail : les convives tout comme le personnel portaient tous des tenues de bunnies girls ou de bunnies boys !