Yoake est "La Nouvelle Aube" du Japon. Symbole du renouveau économique nippon, Yoake est une commune maritime de premier plan dans la politique du Japon.
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Le coût d'une côte de popularité - Vaas

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Karina G. Aogami
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Jamais la quête de popularité n'avait cessé. Malgré une polémique récente impliquant Karina et des propos lâchés à l'encontre de « ces Indiens qui débarquent pour faire des rues une déchetterie », ses manigances n'en étaient que retardées. Alors qu'elle faisait profil bas sur les réseaux, elle s'arrangeait avec son attaché presse et confidente sur la manière dont elle pourrait s'attirer la sympathie du public. Des solutions basiques telles qu'un don à une œuvre caritative ou des visites d'usines avaient été proposées mais aucune ne convenait à Karina. Elle voulait quelque chose de plus grand, quelque chose qui éclipserait les news sans importance pendant au moins un bon mois. Son regard s'était ainsi tourné vers le passé. Le Japon avait hérité d'une sacrée réputation auprès des historiens, celle d'un pays où s'investir dans la politique résultait bien trop souvent en tentatives d'assassinat politique. Cependant, Karina n'avait guère envie de mettre sa vie entre les mains d'un tireur embusqué qui pouvait faire une bête erreur de calcul et lui loger la balle dans le crâne plutôt que dans l'oreille. Il lui fallait autre chose, un événement qui choquerait mais ne la mettrait pas autant en danger. De nouvelles délibérations l'avaient amenée à porter son choix sur un enlèvement. Mais qui serait prêt à s'en charger et à ne pas vendre la mèche ? C'était à Kimi de trouver la réponse.

Quelques jours plus tard, la jeune femme fit son entrée dans le bureau de sa patronne, un dossier sous le bras. Karina remarqua de suite le petit foulard rouge de Kimi. Sa couleur n'était pas anodine puisqu'elle s'intégrait dans un petit jeu de codes qu'elles avaient développé lors de leur adolescence. Bleu pour « besoin de réconfort », blanc pour « rien de neuf », vert pour « tout va bien », noir pour « je ne veux pas parler » et enfin rouge pour « sujet sensible ». De peur que ce petit jeu soit compromis en raison de ses nombreuses apparitions publiques, Karina l'avait abandonné. Seule Kimi l'avait maintenu en vie au cours de ces dernières années et semblait aujourd'hui encline à le répéter une fois de plus, ce qu'elle confirma en entamant la conversation d'une façon incongrue. « Bonjour Mademoiselle. Les nouvelles vont de bon train. Votre mère tient à s'excuser pour la première fois, déclara la fidèle associée tout en s'avançant vers le bureau de sa patronne.
— Ce n'est pas trop tôt. Elle se savait en tort mais s'évertuait à jouer la forte tête pour les apparences, poursuivit Karina, déterminée à jouer le jeu quelle que soit la raison derrière. Kimi tendit ensuite le dossier à la boss qui l'attrapa et se mit à le lire silencieusement.
— Voici votre emploi du temps pour la semaine à venir ainsi que des annotations personnalisées. Je ne serai pas en mesure de vous assister lors de mes congés, j'ai donc pris toutes les précautions nécessaires en avance. Veuillez contacter Madame Sakamoto en cas d'urgence.
— Ah, tes vacances... J'avais oublié.
»

Elles poursuivirent la conversation l'air de rien, enchaînant sur des sujets parfois mondains, parfois plus sérieux d'apparence. En parallèle, Karina poursuivit sa lecture du dossier dont l'incipit annoté lui apprit que Kimi s'était potentiellement exposée à des risques médiatiques, bien entendu contre son gré, lors de ses recherches, et qu'elle préférait qu'aucun mot ne soit dit concernant la mise en place du plan fou détaillé par le dossier. Selon ce dernier, le contact avait déjà été établi avec un gang indépendant se faisant appeler les Animals. Lieu, heure et date avaient également été convenues, avec une grille tarifaire qui garantissait un versement préalable au gang puis une prime en cas de réussite, le tout depuis un compte offshore au nom d'un patron complice. Les seules instructions laissées aux gros bras étaient de « ne pas blesser Mademoiselle Aogami de façon permanente » et de « ne pas exposer son garde du corps à des conséquences fatales, celui-ci n'ayant pas été mis au courant afin de garantir le secret et le réalisme de l'opération ».

Une fois le dossier passé en revue, Karina le rendit à Kimi et hocha simplement la tête, faisant implicitement savoir à son amie qu'il lui faudra s'en débarrasser sans laisser la possibilité de le retrouver ou recomposer. « Tu ne m'as pas épargnée. Je pensais que tes vacances me permettraient de me reposer un peu mais je vois que tu es toujours aussi cruelle.
— Tout pour votre succès, Mademoiselle.
— Je suppose que tu as raison, oui.
»

Le jour convenu, Karina se rendit dans un restaurant de quartier ouvrier, loin du luxe qu'elle affectionnait, et d'ailleurs vêtue plus modestement quoique toujours élégamment pour l'occasion : un veston beige en laine au col V sans rien dessous à l'exception de lingerie, un jean bleu moulant aux ourlets repliés et exposant ainsi les chevilles de l'ex-mannequin, décorées par la fine lanière en cuir de ses escarpins assortis au blanc de son vernis à ongles. Une femme débrouillarde pouvait recomposer cet ensemble pour un peu moins de quinze mille yens. Cet élan de populisme, évidemment volontaire, avait été arrangé pour maximiser les conséquences empathiques de l'enlèvement. Accompagnée de son garde du corps pour des raisons de crédibilité, Karina traça sa route au travers les curieux pour aller saluer le modeste patron de l'enseigne et le féliciter pour son « honorable travail qui permet au cœur de la nation de se nourrir à prix abordable ». Elle échangea avec lui pendant quelques minutes, écoutant ses rêves et doléances, puis partit s'installer à table après avoir passé commande.

Comme prévu, les civils présents sur les lieux ne se doutaient de rien, certains avaient même déjà leurs portables de sortis, tweetant et photographiant la scène. L'heure approchait dangereusement mais Karina restait naturelle, savourant ses haricots et pommes de terre en adressant parfois quelques saluts de la tête aux caméras qui capturaient son image. Taro, son garde du corps, se tenait derrière la chaise de sa patronne, droit comme un piquet et sur le qui-vive mais inconscient de ce qui allait se produire prochainement.

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Vaas Montenegro
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Il y avait au Japon un vent de féminité et d’ultra-conservatisme. Le peuple japonais avait élu comme Première Ministre la rigide Sanae Takaichi, une femme qui avait remporté les élections législatives à une écrasante majorité. Anti-immigration, anti-homosexualité, anti-sexe, anti-tout, Takaichi était la figure moderne d’une ligne politique rigoureusement conservatrice, ce qui n’était pas peu dire au Japon, l’un des pays les plus xénophobes et réfractaires du monde. Dans ce contexte, la campagne de Karina Aogami avait tout pour être un succès. Cependant, Atarashï Yoake faisait partie de ces quelques îlots où les conservateurs avaient du mal à l’emporter. Le fait est que cette ville était l’une des plus cosmopolites du pays, qu’elle avait été reconstruite par les Américains, et qu’une population métisse importante s’y trouvait. Parmi les dignes cibles du programme politique défendu par Takaichi, il y avait l’homme qui s’apprêtait à la rencontrer. De son petit nom Vaas, il était, non seulement un immigré, mais aussi et surtout un clandestin. Arrivé illégalement au Japon, Vaas était aussi un criminel, et avait répandu dans les rues de la ville sa redoutable drogue, le rakyat. Cette drogue était conçue à partir des fleurs hallucinogènes de son île natale, Rook Island, une île perdue en Indonésie, et où les touristes finissaient généralement en plusieurs morceaux.

Au Japon, Vaas dirigeait depuis un entrepôt portuaire son gang, « les Animals ». Rapts, séquestrations, viols, meurtres, les Animals défrayaient régulièrement la chronique, et étaient devenus l’incarnation aux yeux du Parti libéral-démocrate de cette immigration sauvage hors de contrôle. Les Animals… On les appelait ainsi autant pour leurs méthodes que pour le fait qu’ils enfilaient des masques d’animaux en attaquant. Ils travaillaient très souvent pour le crime organisé. Les Yakuzas les employaient pour foutre le bordel chez les Russes, et inversement. Ils s’attaquaient à des magasins sous protection des Yakuzas pour les décrédibiliser, et inversement. Vaas en profitait aussi pour vendre sa terrible drogue aux criminels organisés. Le rakyat était une drogue très aphrodisiaque, qui était jadis utilisé pour que les guerriers du clan rakyat soient sans peur et ne ressentent pas la douleur. Mais cela servait aussi pour des rituels sexuels. Si on faisait sniffer à la Première Ministre une ligne de rakyat, la si rigide dame deviendrait vide une nymphomane en chaleur.

Ce soir, leur cible était la candidate du parti de Yoake. Karina Aogami. Le van violet des Animals, décoré de multiples tags, se rapprochait d’un restaurant de bas étage, un genre de Flunch du Japon. Le van s’était stationné sur le parking aérien à côté du restaurant, qui était situé dans la zone commerciale, soit un peu en périphérie de la ville. À l’aide d’un drone, l’un des Animals avait identifié la femme.

« Matez comme elle est bonne, putain ! »

À l’intérieur du van, on fumait tranquillement sur fond de dubstep. L’idée était de capturer Aogami, et de donner l’illusion que tout était vrai. L’ordre avait été donné aux Animals par l’intermédiaire d’un des Yakuzas en lien avec eux. Vaas observa depuis l’écran le corps de la politicienne, et souffla lentement en observant son cul.

« Okay, les mecs, en piste. Oubliez pas l’ordre de mission, on la capture indemne, mais on doit faire genre que c’est vrai. »

Vaas enfila son masque de lion, tandis que ses acolytes se préparaient. Vaas ouvrit ensuite la porte arrière du van, et descendit. Les armes à feu étaient peu nombreuses au Japon, mais les Animals disposaient de leur propre stock, des armes ramenées par Vaas depuis son île. Il chargea son pistolet, puis finit sa cigarette de rakyat, avant d’enfiler dans ses oreillettes une musique adaptée : « The Rebels », de Carpenter Brut.

Showtime !

Les Animals entrèrent rapidement, et se signalèrent en mitraillant les fenêtres du restaurant. Hurlements, cris… Des fumigènes verdâtres furent ensuite lancées à l’intérieur, puis Vaas entra. Le garde-du-corps de la jeune femme, une armoire à glace sur l’écran, prit la forme d’un ours aux yeux de Vaas. Il pointa son pistolet sur lui, et tira, faisant jaillir de son corps de magnifiques arcs-en-ciel multicolores qui éclaboussèrent les murs.

« Woow ! J’ai touché le gros lot ! À moi la Princesse ! »

Les Animals ricanaient et hurlaient, renversant les tables, faisant hurler le public. Un Cocktail Molotov fut jeté au milieu du restaurant, tandis qu’on se mit à tagguer les murs. Quand des agents de sécurité se rapprochèrent, un Animal avec un masque de cochon mitrailla leur point d’arrivée. Il en blessa un à la jambe, contraignant les autres à se reculer.

Vaas se rapprocha de la table de la Princesse, et la repoussa. Karina était dessous. Elle avait le corps tacheté par les pastilles arc-en-ciel qui étaient parties de Toro quand Vaas lui avait troué le corps. Son visage brillait comme une putain d’étoile géante. Ça y est, Vaas était amoureux !

Il se releva rapidement en tirant la femme par le bras. Elle avait le sang de Toro répandu sur elle, ainsi qu’un peu de son cerveau et quelques morceaux osseux. Objectif ? La conduire vers le van, puis l’emmener à son château. La situation risquait toutefois de se tendre, car les agents de sécurité avaient récupéré les armes de l’armurerie.

« Si vous faites la connerie de débarquer, on flingue les otages ! »

Comme pour prouver qu’il en était capable, Vaas tira dans la jambe d’un des clients du restaurant. Dehors, son van se rapprochait rapidement. Il avait laissé le pilote à bord, qui se rangea sur le côté. Les Animals emmenaient plusieurs femmes avec eux. Si les maris protestaient, ils se recevaient des coups de crosses. Plusieurs otages permettraient à Karina de s’imposer comme une femme charismatique en les rassurant…
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Karina G. Aogami
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Tout était arrivé si vite et sans possibilité de contrôler les événements. Des bris de verre, des détonations, des blessures mais surtout tout un tas de syndromes post-traumatiques en devenir. Les civils hurlaient et Karina ne tenait qu'à un fil malgré sa connaissance préalable du rapt en cours, le fil de sa dignité. Elle s'était nichée sous sa table, se tenant nerveusement les mains pour en contenir les tremblements et cillant frénétiquement face à cette débâcle. Ses yeux s'attardèrent sur le corps immobile de son garde du corps dont la survie faisait pourtant partie des termes définis. Elle commença à s'interroger sur ce qu'on lui ferait puisque cette simple instruction n'avait pas été respectée, elle questionna sa confiance déjà maigre en ces truands mais n'osa pas mettre le plan davantage en déroute tant par principe que pour les apparences. Alors quand la table fut repoussée, Karina tâcha d'apparaître effrayée, ce qu'elle était réellement, mais pas tétanisée. Ses jambes répondirent lorsque l'homme au masque de lion la saisit par le bras, sa tête pivota à multiples reprises pour dresser un rapide état des lieux. Elle constata rapidement que les criminels ne souhaitaient pas repartir les mains vides, un problème qu'elle devait adresser au moins pour qu'on la pense altruiste. Sur une voix légèrement tremblante mais assez haute pour faire écho, elle déclara : « S'il-vous-plaît, ne blessez pas ces gens ! Vous tireriez bien plus de ma seule coopération que de la leur, épargnez-les ! »

Karina appuya son propos en se détendant du mieux qu'elle le put, n'opposant désormais plus la moindre résistance physique à celui qui la tirait. Se concentrer sur son propre jeu avait au moins le mérite de l'aider à détourner le regard du corps inerte de Taro et des quelques restes de l'homme qui tâchaient ses habits. Dans son office, elle croisa brièvement le regard de son ravisseur, celui qui semblait diriger les autres tant par les paroles que les gestes. L'éclat de son regard, la seule chose réellement observable à l'heure actuelle, transpirait la folie. Karina ne savait que trop bien qu'il ne fallait pas aller à sens contraire de quelqu'un du genre, règle d'autant plus légitimée par le statut armé du lion. « Les renforts ne devraient pas tarder à arriver, vous ne devriez pas perdre plus de temps. S'il-vous-plaît, arrêtez de les terroriser ! Ces pauvres dames ne savent pas comment réagir et leurs maris n'écoutent que leur instinct, rien qui ne vaille de les mutiler et de vous attarder ici... » Karina observa les dames en question, leur souffla que tout allait bien se passer et qu'elles devaient se calmer pour ne pas mettre leur vie en danger. Certaines essayèrent effectivement de se calmer en réponse tandis que d'autres, plus en proie à la peur, pleurèrent à flots et supplièrent les ravisseurs à coup d'ethos familial : j'ai des enfants, mes parents ont besoin de moi, je ne peux pas abandonner mon mari malade...

Pendant ce temps, les autorités semblaient tenter de désamorcer la situation par le dialogue, rien qui n'était supposer fonctionner dans un tel contexte. Un autre agent, un peu plus en retrait, pouvait être vu en train de parler dans un talkie-walkie dont la portée limitée des ondes signifiait l'arrivée imminente de renforts. Karina pouvait tenter de jouer la montre pour tenter d'échapper à ce scénario devenu hors de contrôle mais son appât du gain la poussa à formuler la conclusion suivante : si l'enlèvement aboutissait dans des conditions telles, le traitement médiatique n'en sera qu'extrêmement positif pour sa carrière. Malgré les circonstances, elle choisit de risquer son intégrité physique pour un avenir plus que radieux, estimant de toute manière avoir plusieurs cartes dans sa manche pour convaincre ses ravisseurs de la libérer tôt ou tard. Excès de confiance ou assurance justifiée, nul ne pouvait le déterminer à l'heure actuelle. Alors elle souffla un grand coup, tentant de calmer ses palpitations, et fit un pas hésitant vers l'homme au masque de lion. « Vous– je veux dire nous... devrions partir. Il est inutile de faire plus de blessés que ça, bien des gens ont déjà souffert. »

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Vaas Montenegro
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Bien sûr, Vaas n’avait pas oublié la mission. Mais il était un artiste, et un artiste, ça improvisait toujours. Il fallait bien que ça fasse vrai, après tout ! Il savait que tout cela était un coup monté, un putain de coup monté pour faire mousser la carrière d’une politicienne. On avait beau dire, il n’y avait que les politicards pour envisager cela. Et Vaas, malgré tout le rakyat qu’il s’enfilait, n’était pas idiot. Il y avait bien trop d’otages à gérer, et, tandis que Vaas réfléchissait, la cavalerie se rapprochait. Toutes sirènes déployées, un métal hurlant leur fonçait dessus. Vaas n’avait clairement pas les moyens ni le calme nécessaires pour mener une prise d’otages. Sa cliente lui parla, et il la trouva magnifique, si belle… Il avait bien fait de flinguer son garde du corps, il était sûr que cette salope se la tapait, et Vaas n’aimait pas la concurrence. C’était comme dans ce film, qui avait été adapté en série sur Netflix, Bodyguard. Et puis, cette bonnasse au visage d’ange ne pouvait qu’avoir un seul garde du corps !

Sous son masque, Vaas sourit, et pointa son flingue sur la tempe de la jeune femme.

« Ah ouais ? Et t’es qui, toi ? Tu te prends pour une héroïne, c’est ça ? Tu veux que j’te bute comme j’ai buté ton pote ?! »

Il se retint de la frapper. Elle était trop belle pour ça, comme un diamant pur. Vaas la regarda encore. Avec l’effet hallucinogène de sa drogue, son visage rayonnait, ses cheveux donnant l’impression d’être une cascade d’étoiles filantes tombant autour de sa tête parfaite. Bordel, il en aurait bandé ! Vaas la gifla alors. Une claque qui la jeta au sol. Du spectacle. Il fallait être convaincant ! Une nouvelle idée germa dans son esprit tandis que, dehors, les flics se rapprochaient. Vaas attrapa une gamine qui était là. Elle se mit à pleurer, les parents hurlèrent, la sérénade habituelle des cris larmoyants !

« Non, KYOKO !! »

Vaas se recula, et fit face aux flics qui se rapprochaient.

« Bande de connards ! Si vous voulez pas que je bute la gamine, écartez-vous ! »

Les policiers se concertèrent. Les clients filmaient, les gens hurlaient. Vaas attrapa Karina par le poignet.

« Tu viens avec nous, Princesse ! »

Dans ce chaos ambiant, les Animals sortirent en hurlant, et grimpèrent dans le van, qui démarra rapidement. Vaas jeta la gamine dans les bras de Karina, la chargeant de la réconforter, puis le van fusa sur les chapeaux de roues. Les flics allaient naturellement tenter de les poursuivre, mais le van parvint à s’enfuir.

« Pourquoi t’as kidnappé la gamine ? Bordel ! » s’exclama l’un des Animals.

Vaas retira son masque de son visage, et utilisa un mouchoir imbibé de chloroforme pour que la fillette s’endorme dans les bras de Karina. Il sourit alors à la femme, et caressa doucement son visage.

« Désolé pour la gifle, Princeza, mais il fallait que ce soit convaincant. Quand tu sortiras avec la gamine dans les bras, tu seras une héroïne pour ces abrutis. »

Le plan s’était somme toute bien passé. Vaas avait improvisé en tuant le garde du corps de la cliente et en capturant une gamine.

« On va inventer un scénario sympa, faire monter les enchères… »

Pour l’heure, le van filait vers leur repaire, dans la zone portuaire. Vaas s’assit sur un fauteuil situé au fond du van, et sortit une cigarette, puis commença à la fumer.

« T’inquiètes pas, bébé, mes hommes te feront rien. Sinon, je les tuerai, comme j’ai buté l’autre, là. Une femme comme toi, elle mérite le top du top, le mâle alpha pur ! »
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Re: Le coût d'une côte de popularité - Vaas

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Karina G. Aogami
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Le rythme cardiaque de Karina repartit de plus belle aussitôt le canon du flingue collé contre sa tempe. L'imprévisibilité de son employé officieux ne faisait que rajouter de l'huile sur le feu, si bien qu'elle n'avait pas eu besoin de fausser sa réaction. Elle déglutit nerveusement et articula ses doigts sans but précis, comme pour chercher à malaxer une balle anti-stress qui ne se trouvait que trop loin d'elle. « Karina Aogami, » balbutia-t-elle, tâchant d'apparaître aussi confiante que possible malgré l'angoisse grandissante. « Je ne fais que vous proposer ceci en tout pragmatisme, pas seulement pour le bien des innocents ici présents mais aussi pour le vôtre... Plus vous prendrez d'otages et plus vous aurez du mal à vous en sortir. » Elle savait son affirmation raisonnable mais saurait-elle trouver son public ? Rien n'était moins sûr pour la jeune femme. Ses inquiétudes furent d'ailleurs confirmées par une claque à laquelle elle ne s'était pas attendue, partant immédiatement tituber sur le côté avant de trébucher misérablement.

Le visage caché derrière ses cheveux en désordre, Karina garda la bouche ouverte pendant quelques longues secondes, interloquée. Ça valait mieux qu'une balle dans le crâne, c'était certain, mais ça n'en restait pas moins choquant pour la miss privilégiée dont la lèvre inférieure avait été légèrement fendue par une morsure accidentelle subie lors de l'impact. Elle ne s'en rendit compte qu'un peu après et en lécha maladroitement la perle de sang, retenant une grimace. Elle aurait continué d'être absorbée par son propre malheur s'il n'y avait pas eu les soudains cris de cette petite fille prise en otage. Karina se retourna aussitôt et tenta de ne pas manifester sa colère, visiblement décontenancée par l'implication d'une pauvre enfant dans cette histoire. Elle ouvrit la bouche, sur le point de s'exprimer, mais fut interrompue par le chef de la cohorte de sauvages qui la releva d'une traction sèche et la contraignit à le suivre sous les hurlements déchirants de la mère à qui l'on avait arraché sa fille. Les policiers, pris au dépourvu, furent contraints de laisser les criminels s'échapper après avoir reçu l'ordre crié de tout faire pour qu'il n'arrive rien à l'enfant.

Karina s'installa du mieux qu'elle put à l'intérieur du van, maladroitement assise sur ses chevilles. On lui confia l'enfant en pleurs sans qu'elle ne sache vraiment comment s'en occuper. Elle tenta tout ce qui lui venait à l'esprit, de la berceuse improvisée jusqu'aux baisers sur le front et les promesses bateau que tout ira bien, mais rien n'y fit. La petite fille, effrayée et désemparée, ne s'arrêtait pas de pleurer et d'appeler sa mère, au grand déplaisir de certains criminels. La solution la plus simple pour eux, à en juger par l'initiative de leur leader, avait été d'assommer l'enfant au chloroforme. Impuissante, Karina ne s'opposa pas à l'action qu'elle jugeait pourtant dangereuse, mais fusilla son imprévisible collaborateur du regard et fit appel à toute sa retenue pour ne pas le noyer sous les plaintes. « Soit. Je peux pardonner la gifle, ce n'est qu'un moindre mal. Mais l'enfant ? Qu'auriez-vous fait si elle avait pris un coup ou pire encore, une balle ? » Dans un même temps, elle s'assura que la petite dormait bel et bien. Il aurait été fâcheux que son plan soit compromis par les oreilles et la bouche d'une gamine un peu trop bavarde. « Quel scénario ? Veuillez ne plus improviser de la sorte. Tout aurait pu mal se terminer. »

Alors que le van roulait à plein régime, signe que les quartiers avaient enfin été quittés et les routes dégagées atteintes, Karina put enfin prendre le temps d'observer son ravisseur démasqué. Une coupe déjantée, des pupilles dilatées, un langage corporel très hasardeux mais surtout des traits étrangers. Sur l'instant, elle pesta silencieusement, se faisait une remarque mentale qu'il lui avait fallu tomber sur un junkie mais aussi un gaijin à l'éthique professionnelle douteuse. Tous ces traits justifiaient, selon elle, les décisions irréfléchies du lion, et ne rendaient ses derniers propos que plus clairs. Monsieur était sans doute totalement défoncé. « Ce mâle alpha est-il avec nous actuellement ? » questionna-t-elle sur un ton faussement innocent, passant sous silence le fait évident qu'elle agréait à l'autre partie de la phrase. « Mes excuses, cette claque semble m'avoir bousculé les neurones. » Finalement, elle avait du mal à pardonner cette gifle d'un point de vue purement personnel. Sa fierté en avait pris un coup plus gros encore que son visage, et le contexte n'était certainement pas le bon et ne pouvait ainsi changer cette humiliation déplaisante en quelque chose de délicieux.

Elle soupira, prit le temps de se positionner un peu plus confortablement, s'extirpa de ses escarpins et plaça la petite contre elle, une main dans son dos et l'autre derrière sa tête qu'elle laissa reposer sur sa propre épaule. « J'espère que vous avez prévu de quoi m'accueillir. Je ne me sentirai pas à l'aise en cage ou sur le sol de je ne sais quel entrepôt. »

Re: Le coût d'une côte de popularité - Vaas

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Vaas Montenegro
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Elle était aussi belle que bavarde, une vraie pie ! Vaas sortit une nouvelle cigarette de sa poche, et l’alluma. Il fuma tranquillement tandis que Karina, moqueuse, se demanda où était le vrai mâle-Alpha.

*Oh, ne t’inquiète pas, Princesse, tu vas le sentir tout à l’heure, le mâle-Alpha, tout droit dans ton cul !* songea Vaas.

Le rakyat provoquait des effets hallucinogènes. Quand il commença à fumer, Karina se remit à briller comme une guirlande de Noël, et Vaas constata qu’il avait bel et bien un début d’érection en la voyant. Il aimait les femmes fortes. Même s’il n’était plus à Rook Island, sa société de naissance restait une société matriarcale, où les femmes étaient des prêtresses qui guidaient les guerriers, comme sa sœur. Il regarda la femme, et sourit lentement.

« Tu me prends pour un con, hein, ma belle ? Tu crois que je sais pas que ta carrière est à chier ? Tu joues la carte de la raciste, mais t’as plutôt la gueule d’une Américaine que d’une niakoué pure souche, sans vouloir te vexer. Tu es plus populaire sur Twitter que dans les médias. Tu sais combien il y a de montages de toi avec IA où tu t’enfiles des kilomètres de queue ? T’es une putain de blague, ma cocotte. Et moi, on m’a chargé de remonter ta campagne de merde. Pour ça, j’ai un plan. »

Le van ne rejoignait pas l’entrepôt des Animals, il sortait de la ville.

« Tu vas devenir une putain d’héroïne, on a déjà prévu tout le script. Nous, on est les sales Animals qui viennent de capturer une jeune fille et toi en bonus pour vous vendre à des pédocriminels, tu vois le genre, poupée ? Des prédateurs sexuels à la Epstein, ça te cause, j’suis sûr. Et toi, tu vas arrêter le pédocriminel, tu vas même le buter, et tu auras assez de preuve pour que personne ne remette en doute ton histoire. Tu seras genre la final girl de ces putains de films d’horreur de merde, et tu pourras faire tes beaux discours contre les réseaux pédocriminels qui corrompent votre beau pays de tantouzes ! »

Il souffla encore sur sa cigarette, puis fixa avec le mégot la petite fille endormie.

« Cette gamine, là, c’est elle qui va assurer ta campagne. On va prendre des photos, l’enfermer dans une cage. Bon, elle aura peut-être besoin d’un psy ensuite, mais… On fait pas d’omelettes sans casser les œufs, hein ? »

Ils étaient sortis de la ville, s’enfonçant dans l’épaisse forêt montagneuse qui entourait Atarashï Yoake. Le van rejoignit ainsi une route cahoteuse. Ce plan n’était pas vraiment celui de Vaas, c’était sa sœur, Citra, qui avait tout organisé. Le van s’enfonça dans les bois, et s’arrêta en rejoignant une ferme abandonnée. L’endroit avait tout du film d’horreur. Le van se gara dans un garage. Vaas sortit ensuite.

« On t’a réservé la meilleure chambre, Altesse, et le meilleur des hommes pour s’en occuper, moi ! » ironisa Vaas.

Les portes arrières du van s’ouvrirent. La petite-fille dormait toujours. Un Animal grand et gros, avec une bedaine énorme, la posa sur son épaule, et ils sortirent. Le garage était attenant à la maison. Le rez-de-chaussée ressemblait à un squat puant et indigeste, avec des tags, des capotes usagées, une odeur rance qui était un mélange de foutre, d’alcool rance, et de crasse. Karina put rapidement sentir l’odeur de rakyat qui flottait dans l’air, et qui imbiba ses narines. Vaas lui attrapa alors la main, et lui sourit.

« Plus tard pour la fête, bébé… »

Vaas descendit l’escalier menant à la cave. Il y avait un appareil photo monté sur un trépied, des cages, et une chambre à côté, ressemblant à une chambre pour enfants. On y déposa la fillette sur un lit.

« C’est là qu’on va la prendre en photo, et qu’on va monter notre atelier pédophile. On a déjà notre homme. »

Le mercenaire guida Karina vers une cage. Un homme nu et bedonnant avec des lunettes s’y trouvait.

« Lui, c’est… Euh… Je sais pas, je me souviens plus de son nom. Mais il a déjà fait de la prison pour des infractions sexuelles impliquant des gosses. C’est un tordu ! Et, dans mon petit scénario, c’est lui qui nous a embauché. On a déjà mis sur pied ses profils sur les réseaux sociaux où il bande sur toi. On est des pros, ma poupée. »

Faisant encore parler son inspiration, Vaas déplaça sa main libre pour les poser sur les fesses de Karina, et pressa son cul.

« Donc, pour que tu sois crédible, j’vais devoir t’baiser tout le week-end comme la dernière des putes, ma grande. C’est chouette, non ? »
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