Elles sont neutres, indépendantes, alliées ou ennemies des deux grandes nations.
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Lumenara, Royaume elfique aux attraits secrets [PV Le Lys]

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Lumenara. Un Royaume très intéressant où seules les créatures féminines ont droit de cité. Un Royaume où la bienveillance règne en Maître et où la poigne de la dirigeante ne semble servir qu’à protéger les frontières de l’intrusion masculine.

Pourquoi ? Valeria ne le savait pas et s’en fichait totalement. Chacun régnait comme il l’entendait. Elle en avait fait de même en son temps, et le faisait d’ailleurs encore sur certains plans. Cependant, sans mâles se posaient les questions de la reproduction, de la croissance et de la pérennité du territoire.

Et là, les réponses intéressaient le succube, qui voyait peut-être le moyen d’insérer des pions dans la société et d’obtenir des informations importantes sur le Royaume. Mais pour le découvrir, il fallait déjà les informations de base. Au cours des dernières années, elle avait envoyé plusieurs espions afin de récolter les premières données et son intérêt avait crû, notamment au sujet de la magie de guérison de la jeune Reine Cartethyia ainsi qu’au sujet de la bibliothèque royale dont les références jalousement gardées en matière de magie, de faune et de flore lui paraissait au-dessus de la moyenne.

Elle avait donc décidé de venir voir par elle-même et s’était introduite dans le palais sous la fonction de servante, une fonction passe-partout magnifiquement utile, notamment par son « invisibilité ». Son efficacité et ses pouvoirs de charme utilisés avec justesse lui permirent d’entrer rapidement (au bout de plusieurs mois) dans l’équipe des serviteurs et domestiques de la Reine.

Elle était en train d’épousseter les étagères du boudoir royal. Elle en profitait pour fureter un peu et voir ce qu’il y avait à trouver. La magie s’invitant bien souvent pour dissimuler quantité de choses, elle étendit ses sens pour mieux explorer. Elle découvrit ainsi plusieurs caches mineures contenant des objets d’importance pour l’état mais qui ne l’intéressaient pas. Sauf pour le contenu d’un tiroir.

Il contenait une correspondance. Entre Sa Majesté et une amante. Les plis parfumés avaient été gardés avec soin. Valeria se dit que là elle détenait quelque chose d’important. Elle subtilisa le paquet pour l’étudier plus tard et reprit sa tâche.

Alors qu’elle passait son plumeau sur un énorme portrait, elle remarqua un indice. Il était remarquablement discret, mais les plumes du plumeau avaient accroché un très léger rebord. Il s’agissait d’un œilleton permettant de voir dans les appartements royaux.

Elle jeta un œil curieux et resta stupéfaite devant ce qu’elle découvrit !

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Les appartements royaux de Lumenara baignaient dans la lumière tamisée des lanternes de cristal suspendues au plafond voûté, leurs lueurs bleutées dansant lentement sur les tapis de mousse vivante et les tentures de soie végétale qui ondulaient comme des vagues paresseuses. L’air était lourd d’un parfum entêtant de fleurs de lune mêlé à la sève chaude et sucrée des plantes enchantées que Cartethyia faisait infuser chaque soir, un rituel intime qui transformait cet espace en un cocon où elle pouvait enfin déposer le poids invisible de sa couronne et redevenir la petite sœur fragile que Fleurdelys connaissait mieux que quiconque. Les sons de la cour ne parvenaient plus jusqu’ici, les enchantements de silence tissés par Fleurdelys veillaient à ce que rien ne trouble leur sanctuaire partagé.

Cartethyia était allongée nue sur le lit immense aux draps de pétales tissés vivants, sa peau pâle et lumineuse presque phosphorescente sous la lumière douce, ses longs cheveux blonds répandus comme une auréole désordonnée. Ses joues étaient rosies par l’anticipation, ses lèvres entrouvertes, son souffle court. Toute la journée elle avait porté le masque de la reine bienveillante, là, enfin, elle pouvait lâcher prise. Fleurdelys, penchée au-dessus d’elle, était tout aussi nue, son corps sculptural contrastant avec la délicatesse de Cartethyia. Sa corne unique luisait faiblement, sa chevelure argentée cascadait sur les épaules de la reine alors qu’elle déposait un baiser lent sur sa clavicule, descendant vers sa poitrine. Les doigts de la licorne effleurèrent un téton durci, arrachant un petit soupir tremblant à la reine.

« Soeurette… » murmura Fleurdelys d’une voix grave et chaude, chargée d’une tendresse possessive. « Tu trembles déjà. Toute la journée tu as porté le monde, et maintenant tu n’arrives même plus à respirer calmement quand je te touche… » Cartethyia ferma les yeux, les hanches se soulevant vers la main qui glissait entre ses cuisses. « Ma sœur… doucement… » souffla-t-elle, la voix cassée. « J’ai encore l’impression que tout le monde me regarde… même ici… » Fleurdelys releva la tête, un sourire carnassier aux lèvres. « Personne n’entre, soeurette. Et même s’ils osaient… » Elle glissa deux doigts entre les plis trempés, arrachant un gémissement étouffé. « …ils ne verraient que ce que je leur permettrais de voir. Tu es à moi. »

Cartethyia rouvrit les yeux, pupilles dilatées, joues en feu. « Je… je veux juste… toi… ma sœur… juste toi… » Mais soudain, Fleurdelys se figea. Ses oreilles frémirent violemment, son regard s’aiguisa, glacial. « Quelqu’un nous observe. » Cartethyia sursauta, le cœur battant. « Q-Quoi ? Mais… personne ne peut… ma sœur, tu es sûre ? » Fleurdelys disparut dans un éclat argenté.

Elle réapparut derrière l’œilleton dissimulé, main autour de la gorge d’une servante. Son épée, matérialisée dans un éclair, pressait la jugulaire de l’intruse. Fleurdelys était nue, corne luisante d’aura meurtrière, corps puissant dégageant une menace palpable. « Ton nom. Et ce que tu fais ici, » gronda-t-elle, voix basse, mortelle. « Parle, ou je t’ouvre la gorge et je laisse ton sang souiller les tapis de ma petite sœur. »

De l'autre côté, Cartethyia s’était redressée sur le lit, bras croisés sur sa poitrine dans un geste de pudeur, joues en feu, yeux écarquillés de surprise et de honte. « F-Fleur… ! » balbutia-t-elle, voix tremblante. « Elle… elle nous a vus ? Elle… elle a tout vu ? » Elle attrapa un drap de pétales pour se couvrir maladroitement, joues écarlates. « Je… je ne comprends pas… comment… ? » Elle baissa les yeux, incapable de soutenir le regard de l’intruse. La honte la submergeait : quelqu’un avait vu son corps nu, ses soupirs, ses gémissements… et pire, Fleurdelys en train de la toucher.

Fleurdelys ne bougea pas. Sa main serrait toujours la gorge de la servante, juste assez pour l’immobiliser. L’épée restait immobile contre la peau. « Parle, » ordonna-t-elle, voix froide comme l’acier. « Ton nom. Ta fonction. Pourquoi tu nous espionnais. Si tu mens, je le saurai. Et si tu mens… » Sa corne s’illumina plus vivement, projetant des ombres acérées sur le visage de l’intruse. « …je laisserai ma petite sœur décider de ton sort. Et crois-moi… elle est plus clémente que moi. »

Cartethyia serrait le drap contre elle, jambes repliées, joues brûlantes. « Fleur… ne… ne la tue pas… s’il te plaît… » murmura-t-elle, presque suppliante. « Je… je veux savoir… pourquoi… pourquoi elle nous regardait… » Mais ses yeux trahissaient son trouble : peur, honte écrasante, et malgré tout… une minuscule, coupable étincelle de curiosité qui la faisait trembler encore plus fort.

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Valeria ne s’attendait pas à être si vite remarquée, ni à une réaction aussi prompte. Elle savait qu’elle n’avait fait aucun bruit, commis aucun impair. Mais elle se retrouvait néanmoins avec magnifique un corps nu pressé contre le sien et une lame sous sa gorge.

« Ton nom. Et ce que tu fais ici. Parle ou je t’ouvre la gorge et je laisse ton sang souiller les tapis de ma petite sœur.
- Non ! Ne me tuez pas ! Pitié !
- F-Fleur… ! Elle… elle nous a vues ? Elle… elle a tout vu ? Je… je ne comprends pas… comment ? »

Le contraste entre les deux femmes était d’une flagrance incroyable : l’une acérée, dangereusement mortelle, l’autre douce, l’air tellement fragile. Ca faisait tellement cliché que si Val n’avait pas été dans cette position elle en aurait ri.

« Parle. Ton nom. Ta fonction. Pourquoi tu nous espionnais. Si tu mens, je le saurai. Et si tu mens… Je laisserai ma petite sœur décider de ton sort. Et crois-moi… elle est plus clémente que moi. »

La corne de Fleurdelys s’illumina dangereusement. C’était assez intimidant, à vrai dire.

« Fleur… ne… ne la tue pas… s’il te plaît… Je… je veux savoir… pourquoi… pourquoi elle nous regardait… »

Valeria n’osait pas trop respirer, la prise de Fleurdelys sur elle ne lui laissait pas de grande marge de manœuvre. Elle ferma les yeux, décida de jouer sur son expérience ainsi que sur la curiosité et la clémence de Cartethyia.

« Je… je suis… Valeria. Je suis une de vos servantes, Majesté. Je… faisais le ménage… »

Elle lança un regard apeuré à Fleurdelys.

« Je ne mens pas ! »

Puis revint à Cartethyia tout en escamotant magiquement la correspondance et laissant se diffuser subtilement son aura de charme, son visage rougissant tant de honte que de culpabilité.

« En passant… le plumeau… sur l’étagère, j’ai remarqué une erreur dans le tapis, une asymétrie… J’ai passé le doigt dessus, un œilleton s’est soulevé. Et je vous ai vues… Pardon ! Je sais que je n’aurais pas dû mais… vous étiez si belles ! Je suis restée subjuguée. C’était pas de l’espionnage, juste… Je me suis sentie m’embraser des pieds à la tête, j’ai pas pu m’arrêter de vous regarder. Je me suis surpris à imaginer… »

Elle lança un regard honteux et apeuré à Fleurdelys.

« Ne… me tuez pas… pour ça… s’il-vous-plaît… »

Revint à la Reine.

« Ce que ça pourrait être… d’être… avec vous deux… dans ce lit… »

Ce n’était pas la vérité nue, crue, totale. Mais ce n’était pas un mensonge non plus et il contenait assez de vérité pour convaincre la majorité des gens. Probablement la Reine, même si elle était rompue aux intrigues des courtisans. Fleurdelys par contre, c’était moins sûr.

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Fleurdelys maintint encore un long moment sa main puissante autour de la gorge de Valeria, ses doigts chauds et fermes serrés juste assez pour lui faire sentir le contrôle absolu qu’elle exerçait. Elle se tenait maintenant face à elle, imposante, son corps nu, sculptural et luisant d’une fine pellicule de sueur pressé contre le sien. Ses seins lourds et fermes s’écrasaient contre la poitrine de Valeria, son ventre plat et brûlant collé au sien, sa cuisse glissant entre les jambes de l’espionne dans un contact délibérément intime. La corne unique de la licorne brillait d’une aura argentée dangereuse, tandis que son souffle chaud et rauque caressait directement les lèvres de Valeria, comme une promesse à la fois menaçante et terriblement excitante.

Pourtant, quand Cartethyia murmura son nom d’une voix tremblante et suppliante, Fleurdelys poussa un long soupir rauque et rangea lentement son épée dans un éclat de lumière pure. Elle ne relâcha pas sa prise sur la gorge de Valeria, la maintenant fermement, presque caressante, son pouce glissant lentement sur la peau sensible de son cou comme pour marquer déjà sa nouvelle propriété.

« Tu as de la chance que ma petite sœur soit si clémente, » murmura-t-elle d’une voix basse, grave et chargée de désir contenu, ses lèvres frôlant celles de Valeria. « Sans elle… je t’aurais déjà prise contre ce mur pour te faire payer ton audace… et je ne t’aurais pas laissé jouir. »

D’un geste autoritaire, Fleurdelys garda sa main sur la gorge de Valeria tout en la poussant devant elle, la forçant à reculer jusqu’au centre de la chambre royale. Elle referma la porte enchantée d’un claquement lourd qui résonna comme un verdict irrévocable. L’air y était épais, saturé du parfum enivrant des fleurs de lune mêlé à l’odeur musquée et douce du désir qui flottait encore entre les deux demi-sœurs.

Cartethyia était assise au centre du lit immense, serrant le drap de pétales contre sa poitrine nue, ses joues d’un rouge profond, ses grands yeux bleus écarquillés de honte et d’une excitation interdite. Ses longues oreilles pointues frémissaient, sa respiration rapide et saccadée faisait trembler légèrement le drap contre ses tétons durcis.

Fleurdelys s’arrêta juste devant le lit, maintenant Valeria face à elle, sa main toujours serrée autour de sa gorge. De son autre main, elle caressa lentement la hanche de l’espionne, remontant jusqu’à sa taille dans une caresse à la fois menaçante et sensuelle.

Cartethyia déglutit difficilement, sa voix douce et tremblante, presque essoufflée :

« V-Valeria… maintenant que tu connais notre secret… tu ne dois en parler à personne. À personne. Sous peine de mort. Ma sœur ne plaisante pas… et moi… je ne pourrai pas toujours la retenir. »

La jeune reine elfe rougit encore plus violemment, ses cuisses se serrant instinctivement sous le drap tandis que son regard glissait malgré elle sur le corps de Valeria, puis sur les formes généreuses et nues de Fleurdelys. Une chaleur humide et traîtresse montait entre ses jambes.

« Et… puisque tu nous as vues… puisque tu as osé nous regarder dans notre intimité… tu vas maintenant participer, » continua Cartethyia d’une voix plus basse, presque timide, mais vibrante d’excitation. « Tu n’as pas le choix. Si tu refuses… ma sœur sera bien moins clémente. »

Fleurdelys esquissa un sourire lent, carnassier et chargé de promesses, ses doigts resserrant légèrement leur prise sur la gorge de Valeria tandis que son pouce caressait la ligne de sa mâchoire.

« Tu as entendu ma petite sœur, » murmura-t-elle d’une voix rauque et sensuelle qui fit vibrer l’air entre elles. « Retire tes vêtements de servante… et tes sous-vêtements. Lentement. Très lentement. Nous voulons savourer chaque centimètre de peau que tu dévoiles, chaque courbe, chaque frisson. Tu peux garder le reste… Ca rendra le spectacle encore plus appétissant. Montre-nous ce corps qui s’est permis de nous épier… et fais-le comme si ta vie et ton plaisir en dépendaient. »

Cartethyia, le souffle court, serrait le drap contre sa poitrine, mais ses yeux brûlants ne quittaient plus Valeria. Ses lèvres étaient entrouvertes, ses cuisses frottant discrètement l’une contre l’autre sous le drap, trahissant l’excitation grandissante qui la faisait trembler.

Fleurdelys, toujours face à elle, main sur sa gorge, croisa son autre bras sous sa poitrine généreuse, faisant ressortir ses seins, son regard doré brillant de désir dominateur :

« Et une fois nue… tu viendras t’agenouiller devant nous. Tu embrasseras nos pieds. Lentement. Avec la langue. Tu les lécheras comme la servante obéissante et excitée que tu es désormais. Montre-nous ton obéissance, Valeria… et peut-être que nous te laisserons goûter à bien plus ce soir. »

L’atmosphère dans la chambre était devenue suffocante, lourde d’une tension sexuelle presque électrique. Les deux demi-sœurs, l’une timide et brûlante de honte, l’autre imposante et affamée, fixaient Valeria avec une intensité dévorante, attendant qu’elle commence à se dévêtir sous leurs regards ardents et possessifs.

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La pression de Fleurdelys était volontairement marquée, voire brutale. Valeria se sentait un peu étouffer, son visage rougissant sous le manque d’air. Le regard de la puissante garde du corps de la Reine était des charbons ardents. Le corps de Valeria était extrêmement conscient de la proximité entre elles, la peau humide de sueur collée contre son corps, leurs seins qui s’écrasaient mutuellement, la cuisse ferme entre les siennes, imposant une pression contre son sexe en émoi dont l’humidité commençait à se faire perceptible.

Elle papillonnait quelque peu du regard : elle n’osait pas affronter celui de Fleurdelys mais était incapable de ne pas y revenir. Le souffle de la guerrière caressait ses lèvres, elle aurait pu les toucher si elle avait juste sorti la langue. Le dessin de leurs commissures, l’ourlé de leur galbe était une merveille, tout comme son visage.

Dans le regard de Valeria, l’admiration, le désir et la soumission prenaient leur place tour à tour.

Puis Cartethya murmura le nom de sa sœur et la pression cessa. La lame disparut, le regard de la guerrière s’apaisa tout en restant dominateur.

« Tu as de la chance que ma petite sœur soit si clémente. Sans elle… je t’aurais déjà prise contre ce mur pour te faire payer ton audace… et je ne t’aurais pas laissé jouir. »

Val eut un regard surpris étant donné le comportement de Fleurdelys. Elle aurait plus vite eu la gorge tranchée à son humble avis, mais elle ne moufta pas. Elle n’était pas en position. Mieux valait laisser Carthetya gérer.

La guerrière n’attendit pas. Elle poussa Valeria dans la chambre, la guida jusqu’au lit où se trouvait sa sœur, la maintenant toujours par le cou. La porte claqua derrière elles comme un glas. Valeria se retrouva donc plantée face à Fleurdelys juste devant l’immense lit et la jolie Reine.

La main de la farouche garde du corps se posa sur sa hanche, remonta jusqu’à sa taille en une douce caresse en total contraste avec son attitude. La succube frémit doucement alors que Carthetya prenait la parole d’une voix douce et timide.

« V-Valeria… maintenant que tu connais notre secret… tu ne dois en parler à personne. À personne. Sous peine de mort. Ma sœur ne plaisante pas… et moi… je ne pourrai pas toujours la retenir. »

Val hocha la tête.

« Et… puisque tu nous as vues… puisque tu as osé nous regarder dans notre intimité… tu vas maintenant participer, Tu n’as pas le choix. Si tu refuses… ma sœur sera bien moins clémente. »

Ah ! Voilà la Reine, la main de fer sous le gant de velours…

Val rougit.

« Je… participer ? Vraiment ? »

Elle sentait l’excitation de Fleurdelys grimper en flèche, mais la plus palpable, la plus coupable, était assurément celle de la jeune Reine. Elle était délicieusement perverse, apparemment pas encore vraiment sûre de ses choix et de ses désirs, au contraire de la guerrière.

D’ailleurs, celle-ci lui caressa la ligne de la mâchoire du pouce sans cesser de la tenir. Son regard n’était plus menaçant à ce stade, il était juste dominateur et chargé de désir.

« Tu as entendu ma petite sœur. Retire tes vêtements de servante… et tes sous-vêtements. Lentement. Très lentement. Nous voulons savourer chaque centimètre de peau que tu dévoiles, chaque courbe, chaque frisson. Tu peux garder le reste… Ca rendra le spectacle encore plus appétissant. Montre-nous ce corps qui s’est permis de nous épier… et fais-le comme si ta vie et ton plaisir en dépendaient. »

C’était intense. Torride. Le désir des deux sœurs menaçait d’éclater à tout moment. Carthetya frémissait et se trémoussait sous une montée exponentielle de son appétit, Val pouvait sentir d’ici les suintements de son sexe affamé.

Fleurdelys glissa son bras libre sous ses seins pour les redresser et les faire gonfler. Valeria les admira un peu trop longtemps, la bouche entrouverte, et rougit furieusement quand la jeune femme poursuivit, comme une enfant prise en faute devant un gâteau bien trop appétissant.

« Et une fois nue… tu viendras t’agenouiller devant nous. Tu embrasseras nos pieds. Lentement. Avec la langue. Tu les lécheras comme la servante obéissante et excitée que tu es désormais. Montre-nous ton obéissance, Valeria… et peut-être que nous te laisserons goûter à bien plus ce soir. »

Les deux femmes semblaient avoir terminé avec leurs consignes et désirs. Pour le moment. Valeria se sentit enfin libre de bouger. Elle n’en fit rien. Elle fixa Fleurdelys dans les yeux et dégrafa doucement, lentement mais pas trop, son tablier, le laissa glisser sur elle. D’un geste lascif, elle le poussa du pied en reculant d’un pas, commençant alors à déboutonner son chemisier. Son regard oscillait entre les sœurs, mais revenait toujours à Fleurdelys.

Le tissu s’effeuillait doucement, dévoilait par moments une peau douce et hâlée. Petit à petit, une épaule se dénuda, puis l’autre. Les clavicules apparurent au-dessus d’une poitrine ferme et généreuse soutenue par une brassière bas de gamme – les moyens des servantes étaient très limités. Enfin, le chemisier fut dégrafé et Valeria joua un peu avec lui, dévoilant par bribes son ventre plat avant de le lancer négligemment vers Fleurdelys.

Elle ne savait pas comment ce geste serait perçu mais espérait qu’il le serait de manière positive. Le tissu caressa les genoux de l’intéressée avant de s’échouer sur ses pieds nus. Valeria se tourna, ondula des hanches, glissa les pouces dans les rebords de sa longue jupe. Elle la fit descendre un peu, dévoilant une demi-paire de fesses, puis le releva et tourna la tête vers ses spectatrices.

Elles voulaient un strip-tease puis un léchage de pieds, mais elle s’attendait à voir l’une ou l’autre, les deux peut-être mais plus probablement Fleurdelys, l’interrompre pour brusquer la suite. En attendant, elle continuait avec lascivité à s’effeuiller, tournant sur elle-même pour leur faire face ou leur présenter ses fesses, jusqu’à ce qu’elle pose un pied sur une chaise toute proche. Elle releva sa jupe et les jupons qui l’accompagnaient, dévoilant une jambe incroyablement bien galbée couverte par le bas réglementaire et la chaussure vernie assortie.

Elle s’amusa à se caresser. La jambe, la cuisse. Remonta sa main entre elles en fixant les sœurs l’une après l’autre au fond des yeux. Petit à petit, le bas descendit le long de sa jambe, jusqu’à sa cheville. Ses seins s’écrasèrent contre son genou quand elle la déboucla, une vision de paradis terriblement appétissante. La chaussure et le bas volèrent au sol rapidement. Elle se redressa, rit, tourna autour de la chaise en s’y asseyant comme une cowgirl, jouant à écarter ou non les jambes, s’amusant du regard posé sur elle et du contraste entre sa jambe nue et sa jambe vêtue dont elle jouait habilement.

Puis elle recommença avec l’autre jambe. Le même spectacle si ce n’était qu’elle souriait plus fort. Elle recommença à tournoyer autour de la chaise, à se caresser. Ses doigts se perdirent dans sa bouche avant de se perdre dans sa jupe, dévoilant à demi ses cuisses tandis qu’elle se touchait et imprégnait ses doigts de son suc intime.

Elle revint vers Fleurdelys, tourna autour d’elle et laissa ses doigts courir sur ses lèvres, y déposer sa saveur humide dont la nature-même contenait des phéromones sexuels incroyablement puissants. Elle dansa autour de la guerrière, ses mains effleurant par instants sa peau, puis s’éloigna pour continuer à faire tournoyer sa jupe. Elle recommença alors à la baisser petit à petit, jouant encore un peu avec ses Maîtresses, jusqu’à ce qu’elle glisse au sol accompagnée des jupons, la laissant l’intimité parfaitement glabre et nue face à elles.

Elle tourna à nouveau sur elle-même, se claqua les fesses plusieurs fois en les leur présentant puis dégrafa la dernière attache de tissu. Elle se retourna, joua un peu avec la brassière pour finalement la jeter vers Carthetya d’un geste qui était une invite à la luxure puis soupeser ses seins avec un petit rire mutin.

« Suis-je à votre goût, Maîtresses ? »

Elle s’approcha du lit, au plus proche des deux jeunes femmes. L’étape suivante avait été énoncée par Fleurdelys mais peut-être la donne avait-elle changé. Elle était prête à s’agenouiller, laissant juste un petit flottement pour qu’elles puissent agir si elles le voulaient.
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