Page 1 sur 1

Désert : un sauvetage in extremis [PV Zaïna]

Posté : 09 janv. 2026 16:43
par Valeria
Le soleil de plomb dardait ses rayons impitoyables sur sa peau brûlée. Elle avançait comme un zombie, uniquement maintenue en vie par sa volonté et une réserve magique qui s’amenuisait de plus en plus. Un pas puis un autre, encore et encore et toujours. Elle finirait bien par arriver quelque part.

Elle maudissait son ambition qui lui avait fait désirer les glandes d’un ver des sables. Leurs propriétés alchimiques étaient réputées dans tout Terra et elle voulait absolument pouvoir les étudier elle-même voire les marchander à prix d’or.

Elle avait monté une expédition, engagé les meilleurs chasseurs. Rien ne s’était passé comme prévu. De chasseur, le groupe était devenu proie. Elle aurait pu à ce moment-là sauver sa peau en laissant les autres derrière elle, mais son orgueil l’avait empêchée de voir la vérité en face. Ce n’est que plus tard qu’elle se réalisa son erreur, bien après avoir été mise ko puis engloutie par le ver des sables. Sa nature et son énergie l’avaient protégée des sucs gastriques. Elle était parvenue à sortir, tuant la créature par la même occasion, mais avait perdu toutes ses possessions et la grande majorité de son énergie magique.

Impossible de se téléporter. Impossible de communiquer magiquement. Impossible de générer quoi que ce soit d’utile. Il ne lui restait que ses jambes et les lambeaux de tissu que l’estomac n’avait pas digérés.

Elle ne savait pas où elle était, pas plus que combien de temps s’était écoulé. Tout ce qu’elle savait était qu’elle était la seule survivante. Peut-être pas pour très longtemps. Ainsi amoindrie, elle avait réduit son gabarit pour user moins d’énergie. Mais même cette économie serait vaine si elle ne trouvait pas un point où se reposer et récupérer des forces.

Des jours durant, elle chemina, en proie à de plus en plus de difficultés. Jusqu’à ce que la chance lui sourie enfin. Ou pas.

Elle remarqua au loin, en contrebas d’une dune, ce qui semblait être un palmier. Eblouie par le soleil, titubant plus que marchant, elle avança vers ce qu’elle espérait être son salut. Plus elle approchait, plus il lui sembla que quelques tentes étaient établies autour non pas d’un mais plusieurs palmiers.

Elle s’écroula peu après, mais pas sans entendre les cris venant du campement. On l’avait repérée ! Elle était sauvée ! Elle sombra dans l’inconscience.

Elle reprit connaissance quand on lui jeta de l’eau au visage. Elle chercha à comprendre ce qui se passait et sut rapidement, malgré sa confusion, qu’elle n’était pas sortie d’affaire, au contraire. Elle était attachée sous un auvent de toile qui la maintenait dans une ombre relative sur une croix en bois formant un X, les membres bien écartés. Le crépuscule tombait. Le crépitement d’’un feu non loin se faisait entendre. Autour d’elle, des hommes riaient grassement. Elle comprit qu’elle allait servir de déversoir à leurs désirs. Pas bien grave en fait, elle les ponctionnerait et regagnerait ainsi assez de forces pour leur échapper.

Mais elle était tellement affaiblie qu’elle ne put pas glaner énormément d’énergie. Les hommes étaient durs et leurs appétits brutaux nécessitaient qu’elle use d’une partie de ce qu’elle récupérait pour pouvoir encaisser la suite. Ainsi elle resta dans un état de faiblesse extrême sans même avoir compris à qui elle avait vraiment affaire : elle était en mode survie.

Le corps meurtri, l’âme en détresse, elle refusait d’abandonner l’espoir de se sauver. Mais il faudrait qu’elle puisse avoir un peu de répit. Peut-être viendrait-il avec l’aube ? Si ces salauds la gardaient en vie…

Re: Désert : un sauvetage in extremis [PV Zaïna]

Posté : 09 janv. 2026 17:46
par Zaïna Almshaj
Comme cela arrivait souvent à la jeune demi-elfe, celle-ci était de sortie aujourd'hui. Après avoir passée des décennies dans une grotte sans issue, toutes les occasions de mettre les nez dehors étaient bonnes à prendre. Et puis ce n'était pas comme s'il pouvait faire mauvais temps dans un désert. Au pire, elle était capable de se protéger lors d'une tempête de sable de toute manière. Maintenant, que pouvait-elle faire au milieu des dunes à part se dorer la pilule ? Et bien le plus souvent, elle observait les différentes cités du désert depuis les hauteurs, hors de vue. Lorsqu'une plante, un fruit ou un légume piquait sa curiosité, elle essayait d'en récupérer les graines, pour les planter plus tard dans sa caverne. Et puis elle cherchait aussi des idées pour améliorer son confort personnel. Pas dans des fringues, elle n'en avait rien a faire, mais surtout pour le mobilier ou la literie. Sinon, elle s'entrainait à la magie, au milieu de nul part, pour ne pas être dérangée par des quidams. le plus souvent, ça consistait à fusionner des éléments ensembles ou du moins en utiliser plusieurs simultanément, pour paraitre plus impressionnante. Et quand elle ne faisait rien de tout cela, elle se baladait juste à dos de créatures du désert, comme quelqu'un qui ferait simplement du cheval dans une prairie.

C'est d'ailleurs comme cela qu'elle tomba sur le cadavre d'un ver des sables, éventré depuis l’intérieur de son estomac et des corps à moitié digérés encore visibles. Il fallait être sacrément déterminé à vivre pour réussir pareil exploits, connaissant l'efficacité des sucs de cette bestiole et la résistance de ses chairs. Ou en tout cas, il fallait avoir une sacré réserve magique, parce que même sortis de l'estomac, sans moyen de se nettoyer, les sucs devaient normalement continuer à faire effet. Le seul moyen de s'en prémunir était donc de se doter d'une barrière magique. Zaïna pu voir des traces de pas aller vers une destination inconnue. L'individu devait être sacrément affaiblit pour ne plus pouvoir se déplacer autrement. Elle se coucha contre le flanc de la créature qu'elle chevauchait.

- Suis ces traces, il faut retrouver cette personne...

La bête s’élança aussitôt, suivant la piste. Bien plus rapide que n'importe quelle cheval, elle fila si vite qu'il ne lui fallut qu'une poignée d'heure pour arriver aux abords d'un camp de mercenaires, quelques tentes plantées autour d'une petite oasis, agrémentée de quelques palmiers seulement. La nymphe descendit de sa monture qui resta en retrait, tandis qu'elle même s’avança discrètement. Personne ne semblait monter la garde, et pour cause, tous était dans une tente, s'amusant joyeusement à abuser sexuellement d'une jeune fille, qui faisait à peu près la même corpulence qu'elle. Attachée sur une croix de bois, elle ne servait que de sac à sperme à des hommes baraqués qui faisaient facilement trois têtes de plus qu'elle, encaissait des membres démesurés par rapport à sa corpulence et était déjà saturée de semence, ce qui ne semblait pas les gêner plus que cela pour continuer à la besogner en riant grassement. la demi-elle put voir dans son regard qu'elle était a bout de forces, ce qui semblait logique, si c'était elle qui, en plus, était sortie du ver.

Mais surtout, Zaïna vit sur leurs armures l'écusson de Mijak. Ce n'était pas des mercenaires originaires du désert. Une fois de plus, des Mijakiens abusaient de Papouains. Oui, elle pouvait l'affirmer, car la basanée pouvait sentir un lien ténu entre elle et la reine de l'Oasis, impossible pour l'heure de dire si elle était une compagne, une de ses filles ou une citoyenne, mais d'une manière ou d'une autre, elle semblait être liée à Phasmara. Alors la brune sortit de sa cachette et entra dans la tente. Les mercenaires mirent du temps à percuter sa présence.

- Oh putain les gars, r'gardez c'que l'vent nous amène !

- Alors mignonne ? T'es perdue toi aussi ? Tu veux t'amuser avec nous ? hé hé...

- L'odeur de foutre a dû l'attirer ici, Ha ha !

- Les filles d'ici sont de vraies salopes, à se balader à poil en plein désert !


Zaïna ferma les yeux, soupirant face à leur bêtise. Ils n'avaient même pas remarqués qu'ils étaient déjà enfoncé dans le sable, presque aux genoux maintenant.

- Vous ne devez pas avoir beaucoup entendu parler de moi, sinon vous seriez déjà en train de me supplier de vous laisser la vie sauve...

- Qu'est qu'tu nous bave morveuse ?

- Putain c'quoi c'bordel ? J'peux plus bouger !


Très vite, un vent de panique s'empara d'eux, lorsqu'il réalisèrent s'être enfoncé jusqu'à la taille dans ce qui ressemblait à des sables mouvant, mais apparu seulement sous eux.

- Je suis Zaïna, la nymphe du désert. Vous êtes sur mon territoire, et les Mijakiens n'y sont pas les bienvenus...

Les quelques rares qui connaissaient sa légende devinrent livide, les autres l'inondant de noms d'oiseaux. Mais elle ne s’intéressait déjà plus à eux. Une colonne de sable souleva la croix de bois et la déplaça hors de la tente, que la basanée suivit, délaissant les hommes qui étaient déjà engloutis jusqu'au torse. Certains essayèrent de s'accrocher à du mobilier pour s'en sortir, mais ne firent que le trainer jusqu'à eux, d'autres prièrent leurs dieux pour qu'ils leur viennent en aide, mais sans résultat. Dehors, Zaïna insinua du sable dans les serrures, qui se durcis, ce qui lui permit de déverrouiller les attaches. Et la jeune fille tomba dans ses bras. Elle faisait à peu près sa taille, quoi que légèrement plus grande qu'elle.

- Là... Doucement... Tu es a bout de forces... Je vais t'emmener en lieu sûr, accroche toi à moi...

Zaïna se téléporta avec la victime dans son antre, laissant derrière le camp désert, un silence de mort régnant désormais dessus...

Re: Désert : un sauvetage in extremis [PV Zaïna]

Posté : 12 janv. 2026 11:08
par Valeria
Valeria faiblissait sous les assauts répétés. Cela faisait plusieurs heures à présent qu’elle servait de jouet sexuel à ces hommes rustres et brutaux. Elle était toujours capable d’encaisser, mais absorber les énergies devenait compliqué. Son pouvoir s’autogérait à présent que la fatigue étendait son emprise sur sa conscience. Elle ne « jouait » plus vraiment le jeu et se contentait d’encaisser, encore et encore, les sexes épais, les éjaculations et les traitements humiliants.

Ils ne perdaient rien pour attendre, elle s’en faisait serment. Mais à ce stade, il s’agissait déjà de survivre.

Elle remarqua alors une silhouette frêle qui se découpa dans l’embrasure de la tente. Les hommes commencèrent à lui parler graveleusement, jusqu’à ce qu’un changement survienne dans leur attitude. Valeria ne comprit pas tout, mais la voix de la femme traversa les brumes de son esprit épuisé.

« Je suis Zaïna, la nymphe du désert. Vous êtes sur mon territoire, et les Mijakiens n'y sont pas les bienvenus... »

Des cris de plus en plus paniqués sortirent alors des gorges des hommes. Elle ne comprit pas trop ce qui se passait, se demanda pourquoi soudain elle semblait surélevée par rapport à eux alors que c’était eux qui s’enfonçaient dans le sol.

Puis la fille fut sur elle et la détacha. Elle s’écroula dans ses bras, incapable de faire mieux.

« Là... Doucement... Tu es à bout de forces... Je vais t'emmener en lieu sûr, accroche-toi à moi... »

Lieu sûr ? Aaah c’est bien ça… se dit-elle avant de sombrer dans l’inconscience.
****
Elle se réveilla dans un lit moelleux. Les draps étaient légers et soyeux, la lumière autour d’elle tamisée. Elle regarda alentours, la décoration était plutôt simple et dépouillée, mais avait son charme. À en juger par les murs, elle se trouvait dans une cavité naturelle, une grotte a priori.

La lumière émanait d’un globe magique en suspension, proche du plafond. Courbaturée, elle mit un peu de temps à parvenir à atteindre la position assise, puis debout. Elle fronça les sourcils : elle était nue et… propre.

J’espère que j’ai pas troqué ces pervers pour une autre forme de perversité…

Elle se dirigea vers la porte – un rideau tiré devant un couloir en réalité – et s’avança dans l’habitation. S’appuyant sur la paroi rocheuse, elle continua lentement, recouvrant ses sensations et s’apercevant que son corps était étonnamment en bon état malgré l’épuisement et les sévices.

Un bruit de vaisselle venant d’une autre zone de l’habitation l’incita à s’y rendre. Curieuse, elle progressa dans une sorte de salon où soieries et coussins moelleux se disputaient l’espace principal, puis vit une autre ouverture d’où provenaient les bruits. Il y avait également un chantonnement doux et mélodieux.

Elle s’appuya dans l’entrée de la pièce, regarda la jolie petite jeune femme qui se mouvait dans la pièce. Elle se souvint d’elle. Sa sauveuse. Elle resta un moment à la regarder sans rien dire, attendant qu’elle la remarque.

Re: Désert : un sauvetage in extremis [PV Zaïna]

Posté : 12 janv. 2026 11:51
par Zaïna Almshaj
Ce qui est pratique avec la téléportation, c’est que le voyage est quasiment instantané. L’instant d’avant, les deux jeunes filles étaient au milieu du campement dans le désert et, la seconde suivante, dans la caverne aménagée de la nymphe, directement dans sa salle de bain. Son invitée s’était effondrée dans ses bras, épuisée et inconsciente. Elle avait besoin de repos et de soins, mais avant, notre demi-elfe entrepris de la laver, retirant tout se sperme et le sable incrusté dedans, puis ensuite de shampouiner ses cheveux, la sécher et même la recoiffer, avant de l’installer dans la chambre des invités.

Après cela, Zaïna se rendit dans son jardin pour y récolter quelques plantes médicinales mais aussi des légumes, dont la plupart ne pousseraient pas dans un désert. La terre de son jardin était fertile et le soleil artificiel enchâssé en haut de la caverne fournissait lumière et chaleur. Toutefois, certaines plantes poussant dans des climats différents, la basanée utilisait des pierres magiques pour varier le climat et la température à certains endroits et optimiser ses cultures. Elle était donc occupée à récolter de quoi faire un potage de légumes, avec quelques plantes réduites en poudre pour booster son rétablissement.

Il lui fallut une bonne heure pour récupérer tout ses ingrédients, avant de se rendre dans sa cuisine certes rustique, mais tout équipée. Réduire les patates en purée, y ajouter tomates, carottes, courgettes et brocoli dans sa marmite d’eau. Pour finir, elle ajouta du poivre noir et du citron, pour booster l’absorption des nutriments, ainsi que ses plantes en poudre pour accélérer le rétablissement de son invitée. La préparation lui pris trois bonnes heures supplémentaires, mijotant à feu doux, mais finit par dégager une bonne odeur. Zaïna, qui s’était installé dans un coin avec un livre, le reposa en sentant celle-ci.Elle retourna devant le feu pour retirer sa marmite et en se retournant, vit la victime des mercenaires dans l’encadrement du passage, sans doute réveillée par l’odeur du potage.

– Bonsoir, tu es bien reposée. Ça tombe bien, ton repas est prêt, tu va pouvoir reprendre des forces. En passant, je me nomme Zaïna. Et toi, quel est ton p’tit nom ?

La brunette basanée souriait gaiement à son homologue. Après ce qu’elle venait de vivre, avalée par un ver, son errance de plusieurs jours, puis son viol final, elle avait besoin d’un environnement calme et joyeux. Lorsque Valeria se présenta, Zaïna l’invita a l’attendre à table dans le salon, qui outre celle-ci et quatre chaises, comportait surtout un canapé en osier recouvert de coussins, une bibliothèque, une commode et un tourne-disque. Les assiettes étaient déjà posées, avec une corbeille de pain et une grande cruche d’eau fraîche. La nymphe ne tarda pas à arriver avec sa marmite puis à les servir toutes les deux, avant de la reposer en cuisine, puis revenir. Ce n’était pas parce que notre petite éternelle n’avait pas besoin de manger pour vivre, qu’elle ne pouvait pas apprécier un bon repas, en bonne compagnie.

– On peut dire que ces derniers jours n’ont pas été tendres avec toi. Mange tant que c’est chaud ♪ Tiens dit moi, tu n’aurais pas un lien avec l’Oasis de Phasmaria ? Je l’ai ressentie en te venant en aide. Comment t’es tu retrouvée dans ce ver géant ?

Re: Désert : un sauvetage in extremis [PV Zaïna]

Posté : 12 janv. 2026 17:02
par Valeria
Sa jeune sauveuse était en train de cuisiner, nue tout comme elle. Val la regarda déambuler dans son environnement pendant un instant avant qu’elle ne la remarque. Elle était vraiment belle et la sensualité de ses mouvements éveillait un appétit vorace chez la succube.

Elle remarqua sa présence et lui parla d’un ton enjoué.

« Bonsoir, tu es bien reposée. Ça tombe bien, ton repas est prêt, tu vas pouvoir reprendre des forces. En passant, je me nomme Zaïna. Et toi, quel est ton p’tit nom ?
- Je… oui, ça va. Mon repas ? Vous… tu ne manges pas ? Euh… Valeria. »

La fille lui indiqua de se rendre au salon pour l’attendre. Valeria obéit sans broncher et se laissa tomber dans un joli canapé en osier garni de coussins. Ceux-ci accueillirent son corps meurtri avec énormément de bienveillance et elle soupira de plaisir.

Son regard parcourut l’environnement dans lequel elle se trouvait. Une caverne. Magnifiquement aménagée. La lumière baignait les lieux d’une manière telle qu’on aurait pu se croire sous la lumière du soleil. Une vaste bibliothèque occupait un mur, la table devant elle était déjà mise et le pain et l’eau déjà présents.

Zaïna. Au vu de ce qu’elle avait fait, nul doute qu’il s’agissait de la fille de la légende. Elle ne ressemblait aucunement aux racontars glanés ici et là. Sa nature même semblait complètement aux antipodes des dires des autochtones.

Elle arriva justement, d’une démarche si souple qu’elle semblait planer au-dessus du sol.

« On peut dire que ces derniers jours n’ont pas été tendres avec toi. Mange tant que c’est chaud ♪ Tiens dis-moi, tu n’aurais pas un lien avec l’Oasis de Phasmaria ? Je l’ai ressenti en te venant en aide. Comment t’es-tu retrouvée dans ce ver géant ?
- Oh, c’est de ma faute. J’ai sous-estimé le danger. Je voulais récupérer certains de ses organes aux propriétés des plus incroyables mais je ne suis retrouvée devant quelque chose que je n’imaginais pas et malgré mon équipe et notre préparation, nous étions bien incapables de rivaliser. Je ne dois qu’à ma nature d’avoir échappé au funeste destin de mes compagnons. »

Elle se mit à manger et se rendit compte qu’elle mourait de faim. Les minutes qui suivirent furent consacrées à ingurgiter son repas avec frénésie.

« Excuse-moi pour mon impertinence, mais je t’avoue être très surprise. Je ne m’attendais pas à ce que la légende soit incarnée par… toi. Les dires populaires sont souvent exagérés, mais je m’imaginais quand même une créature bien plus terrifiante et imposante. »

Re: Désert : un sauvetage in extremis [PV Zaïna]

Posté : 13 janv. 2026 11:54
par Zaïna Almshaj
Valeria semblait un peu timide au début, mais une fois à table devant un bon repas chaud, elle s’ouvrît plus facilement, lui racontant qu’elle voulait à l’origine les glandes du ver pour ses propriétés alchimique, sans doute la mission qui lui avait été confiée. Pas suicidaire non plus, elle n’y était pas allée seule, mais avec une expédition préparée, même si cela ne les avaient pas empêchés de se faire avaler tout rond. C’était donc uniquement grâce à sa nature magique que Val avait survécue.

En l’observant et en écoutant sa voix, Zaïna se fit la réflexion que son invitée était tout à fait son genre. Plutôt petite et menue, avec peu de formes féminines, tout comme elle, mais avec malgré tout des détails excitants, comme ses tétons pointant naturellement malgré l’absence d’excitation. Il devait sans doute en être de même avec son bouton d’amour plus bas. Sa voix aussi était plus fluette, en adéquation avec son physique. A la réflexion, seule sa coupe de cheveux, un carré stricte, et le peu de maquillage et de bijoux, mais aussi l’intonation de sa voix, démontraient qu’elle avait bien affaire à une adulte et non une adolescente.

– Excuse-moi pour mon impertinence, mais je t’avoue être très surprise. Je ne m’attendais pas à ce que la légende soit incarnée par… toi. Les dires populaires sont souvent exagérés, mais je m’imaginais quand même une créature bien plus terrifiante et imposante.

– Et bien a la réflexion, les Nymphes sont souvent plus menues et harmonieuses que ce que les hommes aimeraient. Pour ma part, voici huit siècles que j’ai cette apparence, et j’en suis très heureuse. Toutefois, si mon physique ne correspond pas aux rumeurs, soit certaine qu’il n’en va pas de même pour ma puissance ♪


C’était sans doute à cause de sa puissance que les rumeurs l’imaginaient d’avantage comme une bombe fatale ou un monstre, mais la demi-elfe n’allait pas s’en plaindre, car c’est plus facile de sa balader dans une cité ou un village sans trop attirer l’attention. Aux yeux des habitants, elle devait avoir l’air d’une jeune vagabonde sans le sous, sans se douter de sa véritable identité.

Alors qu’elles continuaient de manger leur potage, Zaïna réalisa que Valeria avait complètement esquivée sa question concernant Phasmaria, mais n’insista pas dessus. Tout le monde avait ses secrets, ce qui était aussi le cas de notre demi-elfe.

– Il faut dire aussi que la plupart des gens ne connaissent que les Nymphes rattachées aux forêts, ce qui leur sert de référence quand on les mentionnent. Pourtant, nous ne somme pas tant rattachées aux végétaux, mais plutôt à notre environnement de naissance. Partant de ce postulat, on trouve aussi bien des Nymphes désertiques comme moi, que de milieux froids ou tropicaux.

Si pour tuer une Nymphe vivant en forêt, il fallait détruire celle-ci par le feu ou rendre les sols infertiles, pour une vivant dans la neige, il fallait provoquer un réchauffement climatique, ce qui était nettement plus compliqué. Et dans le cas d’une Nymphe vivant dans un désert, il fallait changer celui-ci en plaines fertiles. Autant dire que ce n’était pas demain que cela risquait d’arriver. Dans l’inconscient collectif, c’était plus simple de se dire que ces dernières n’existaient pas, plutôt que d’admettre qu’elles étaient virtuellement impossible à éliminer, sans transformer drastiquement leur environnement.

Re: Désert : un sauvetage in extremis [PV Zaïna]

Posté : 13 janv. 2026 16:43
par Valeria
Loin de se vexer, Zaïna répondit posément à son interrogation.

« Eh bien à la réflexion, les Nymphes sont souvent plus menues et harmonieuses que ce que les hommes aimeraient. Pour ma part, voici huit siècles que j’ai cette apparence, et j’en suis très heureuse. Toutefois, si mon physique ne correspond pas aux rumeurs, sois certaine qu’il n’en va pas de même pour ma puissance ♪
- Ça, j’imagine ! J’ai quelques vagues souvenirs qui vont dans ce sens d’ailleurs…
- Il faut dire aussi que la plupart des gens ne connaissent que les Nymphes rattachées aux forêts, ce qui leur sert de référence quand on les mentionne. Pourtant, nous ne sommes pas tant rattachées aux végétaux, mais plutôt à notre environnement de naissance. Partant de ce postulat, on trouve aussi bien des Nymphes désertiques comme moi, que de milieux froids ou tropicaux.
- Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce que la terreur du désert soit une Nymphe. C’est une agréable surprise. Je suis également une créature « magique » et d’ailleurs je dois ma survie à cet état de fait. J’espérais pouvoir me servir de ces salopards de Mijakiens pour me guérir, mais ils étaient trop brutaux pour le permettre. Sans toi, je crois que mes deux mille ans et quelque d’existence auraient pris fin. Dans l’anonymat le plus total. »

Elle secoua la tête, dépitée.

« Quelle galère. Si âgée et toujours certaines vieilles habitudes tenaces qui me mettent dans de sales draps. »

Elle releva la tête, son regard glissa sur le corps de Zaïna avec un peu trop d’insistance pour être discret. La fatigue amoindrissait ses réflexes... La Nymphe était vraiment très jolie dans un style androgyne et elle aurait adoré passer de longues heures avec elle sous des draps soyeux.

Elle aurait aussi aimé lui parler de sa vraie nature, lui expliquer son principal besoin et les effets guérisseurs que ça avait sur elle, mais elle n’avait aucune idée de comment la jolie Nymphe pourrait réagir. Et dans son état, elle ne pourrait opposer aucune résistance suffisante pour sauver sa peau si Zaïna décidait de la tuer.

Elle se tut donc, se préparant à « subir » une longue convalescence.

« Je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi. Ce repas était vraiment très bon. Je… aïche… »

Elle grimaça en se redressant, son corps meurtri protestait déjà malgré l’économie de mouvements dont elle faisait preuve.