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Test blanc [Le Lys]

Posté : 26 déc. 2025 20:48
par Shani Stevens
Le test Senta. Toute la vie étudiante des enfants japonais, de l’école maternelle au lycée, était rythmée, cadencée, agencée en fonction de cela. Contrairement en France, il n’y avait pas de baccalauréat à la fin du lycée. À la place, les lycéens pouvaient s’inscrire aux tests d’entrée aux universités japonaises. Ce test était dispensé par une institution administrative indépendante, le Daigaku Nyushi Center, ou « Centre national des admissions ». Il s’agissait d’une série de 29 tests portant sur six sujets, le tout durant deux jours. Le test n’avait officiellement aucune valeur normative, et chaque université japonaise pouvait d’ailleurs appliquer ses propres concours d’entrée. Dans les faits, la réussite de ce test déterminait largement les facilités d’admission des élèves aux universités. Si le Japon avait beaucoup de côtés positifs, il en était un qu’on retrouvait dans les pays d’Asie du Sud-Est, à savoir une forte compétition couplée à un conformisme social à toute épreuve. Le clou qui dépasse appelle le marteau, disait-on au Japon.

Comme tout lycée, le lycée Jinmu préparait ses élèves à réussir ce test. Il y avait donc des essais blancs en condition réelle. On utilisait donc de grandes salles, et il fallait préparer les tests. Ce soir, Shani faisait donc des heures supplémentaires, car il fallait attendre le départ de tous les élèves pour qu’elle accède aux fichiers sécurisés afin d’imprimer les tests, et les répandre ensuite dans la salle où aura lieu le contrôle. Elle avait reçu de Kuroda-sensei son test, et Shani venait d’imprimer les nombreuses feuilles, puis de les classer. Elle comptait ensuite les apporter à celle qu’elle considérait comme sa quasi-consœur. Vanilla Kuroda avait après tout un prénom qui sonnait presque français, des cheveux un peu trop roses pour faire Japonaise, et une poitrine un peu trop grosse pour une Japonaise pure souche. Elle était pourtant née à Atarashï Yoake, mais Shani s’était souvent demandée si elle n’avait pas un parent français.

*Enfin, je me fais des idées…*

Elle avait imprimé les exercices de mathématiques, qui s’étalaient sur plusieurs pages, soit plusieurs centaines de pages qu’elle traînait dans un chariot. Kuroda-sensei était une professeure très appréciée, connue pour son sourire, sa chaleur, sa motivation, son engouement. Shani n’avait toutefois jamais vraiment eu l’occasion d’échanger avec elle. Elle rejoignit donc la salle de cours, et toqua à la porte, puis sourit quand la professeure lui ouvrit. Shani s’inclina respectueusement devant elle.

« Bonsoir, Kuroda-sama ! J’ai amené les contrôles ! »

La secrétaire rentra à l’intérieur de la classe. Outre positionner les contrôles, il allait aussi falloir déplacer les tables et répartir les noms de manière à ce que chaque élève puisse travailler demain. Shani avait un peu de retard, alors elle s’empressa de s’excuser :

« Je suis désolée pour mon retard, l’imprimante avait encore bourré… »

Une conséquence de cela, c’est qu’elle avait les joues encore un peu rouges, et des gouttes de sueur. Son chemisier était aussi légèrement défait, signe qu’elle avait dû courir et se dépêcher de venir…

Re: Test blanc [Le Lys]

Posté : 05 janv. 2026 19:55
par Le Lys
Vanilla Kuroda était déjà dans la salle de classe depuis une bonne heure, les manches de son chemisier blanc retroussées jusqu’aux coudes, ses cheveux roses attachés en une queue de cheval haute pour ne pas la gêner tandis qu’elle déplaçait les tables une à une avec une efficacité calme et méthodique. La pièce, baignée par la lumière orangée des lampes du soir, sentait encore la craie et le bois verni, elle alignait les chaises avec précision, imaginant déjà les élèves assis là demain, le visage tendu par la concentration, et un sourire doux effleura ses lèvres à cette pensée. Elle aimait ces moments de préparation, cette sensation d’ordre qu’elle imposait au chaos potentiel d’un examen, comme si ranger les tables pouvait aussi ranger les inquiétudes de ses élèves. Son chemisier légèrement déboutonné laissait entrevoir la courbe généreuse de sa poitrine, et sa jupe crayon épousait ses hanches avec une élégance naturelle tandis qu’elle se penchait pour ajuster une chaise récalcitrante.

Un coup discret à la porte la fit se redresser, elle traversa la salle d’un pas léger, ses talons claquant doucement sur le parquet, et ouvrit avec un sourire chaleureux. « Stevens-san, bonsoir ! Entrez donc, je vous attendais. » Elle s’effaça pour laisser passer la secrétaire, et dès que Shani franchit le seuil, cette odeur sucrée si caractéristique l’enveloppa à nouveau, ce parfum de bonbon acidulé et de vanille chaude qu’elle sentait toujours quand elle croisait Stevens-san dans les couloirs, un effluve qui lui chatouillait les narines et faisait naître une chaleur familière dans ses joues. Vanilla sentit un frisson étrange lui parcourir le ventre, comme si quelque chose en elle se réveillait, se tendait, réclamait… Non, ce n’était que son imagination, se dit-elle en secouant légèrement la tête, sûrement le parfum que Stevens-san portait aujourd’hui, rien de plus. Pourtant, ses yeux glissèrent discrètement sur les courbes de la secrétaire, la façon dont son chemisier défait laissait deviner la ligne de son décolleté, les gouttes de sueur qui perlaient sur sa peau, les hanches qui se balançaient légèrement sous l’effort, avant de se détourner vivement, rougissante. Elle referma la porte derrière elle, son sourire toujours doux et professionnel.

« Ne vous excusez pas pour le retard, ce n’est rien du tout, » répondit-elle d’une voix posée et rassurante, en s’approchant déjà du chariot chargé de copies. « L’imprimante fait toujours des caprices à cette heure-ci, je le sais bien. » Elle posa une main légère sur l’épaule de Shani un instant, un geste amical et maternel, mais ses doigts s’attardèrent une seconde de trop, captant la chaleur de la peau à travers le tissu humide de sueur, son regard, malgré elle, descendit brièvement le long du cou de la secrétaire, suivant la ligne de sa gorge jusqu’au col ouvert, avant de se reprendre. « Venez, nous allons faire cela ensemble, cela ira plus vite. » Elle se pencha légèrement pour poser les premières copies, ses mouvements fluides et gracieux, sa poitrine se pressant un peu contre le tissu de son chemisier tandis qu’elle se déplaçait d’une table à l’autre, l’odeur sucrée de Shani semblait plus forte maintenant qu’elles étaient si proches, et Vanilla sentit à nouveau ce picotement étrange, cette chaleur qui montait malgré elle, mais elle l’ignora vaillamment, concentrée sur la tâche, même si ses yeux trahissaient parfois une œillade furtive vers les courbes de la secrétaire qui travaillait à ses côtés.

« Vous avez l’air d’avoir couru, Stevens-san… tout va bien ? » demanda-t-elle avec une douceur sincère, ses yeux noisette posés sur la secrétaire avec une attention bienveillante, tout en continuant à disposer les copies avec une précision presque obsessionnelle. « Et… si cela ne vous dérange pas, appelez-moi simplement Kuroda-sensei… ou Kuroda-san… » ajouta-t-elle avec un petit sourire timide, comme si cette familiarité la touchait plus qu’elle ne voulait l’admettre. « Cela me ferait plaisir. » Ses joues rosirent légèrement, et elle détourna le regard, feignant de se concentrer sur une pile de feuilles, mais son esprit vagabondait encore sur cette odeur entêtante, sur ces courbes qu’elle avait entrevues, se demandant pourquoi son cœur battait un peu plus vite ce soir.

Re: Test blanc [Le Lys]

Posté : 12 janv. 2026 01:23
par Shani Stevens
Quand elle croisa le regard de Kuroda-sensei, Shani rougit doucement. Elle avait surtout du mal à ne pas loucher sur ses seins. Dieu, que sa poitrine était grosse ! Shani n’avait pas à rougir de ses seins, mais elle se sentait presque plate en comparaison des deux obus qui se comprimaient dans la chemise serrée de Kuroda-sensei. Shani savait que le lycée Jinmu abritait beaucoup de professeurs extrêmement belles, à tel point qu’elle pensait que le Proviseur recrutait avant tout son équipe en fonction de critères esthétiques. Dans cet environnement, Kurod-sensei ne dérogeait pas à la règle ! Elle était belle, mais aussi assez timide. Les élèves l’appréciaient beaucoup, et Shani savait aussi qu’ils faisaient énormément de dessins et de fantasmes de Kuroda-sensei.

« Oui, c’est qu’elle a beaucoup tourné la journée, donc elle bourre plus facilement… »

Le secrétariat disposait d’une grosse imprimante, le genre d’appareils qui valait le prix d’une petite voiture. Quand il y avait un bourrage, il fallait souvent ouvrir tous les compartiments de l’imprimante, tirer sur les leviers, et rechercher la page malencontreuse qui s’était coincée. C’était une tâche plus laborieuse qu’il n’y semblait, car une imprimante de ce type comprenait un certain nombre de compartiments cachés. Shani songeait à tout cela tandis que son regard revenait presque naturellement sur les courbes incroyables de Kuroda-sensei. Il n’y avait pas que sa poitrine monstrueuse, il y avait aussi ses hanches, ses reins, ses jambes fuselées, la manière dont sa minijupe noire moulait son postérieur quand elle se penchait pour récupérer les copies. Shani ne le réalisait pas, mais son corps était en train de réagir. Il fallait aussi dire qu’elle n’avait pas fait l’amour depuis ce matin. Avec la préparation des tests blancs, elle était très occupée ! En une journée, son corps avait donc commencé à sécréter des phéromones qui se diluaient naturellement dans l’air, et qui s’amplifiaient avec sa sueur. Un phénomène d’autant plus marquant que Shani n’en avait pas connaissance, et ne pouvait donc le contrôler.

Elle ramassa les copies, et commença à les disposer. Il y avait un bloc par élève, l’examen portant sur de nombreux domaines : équations, géométrie, probabilités statistiques… Kuroda-sensei lui demanda alors si elle allait bien, et l’invita ensuite à ne pas être trop formaliste.

« Oh… Euh… Eh bien, vous savez, je… Je viens de la France, je m’habitue encore un peu à vos us et coutumes. Chez moi, quand on veut se rapprocher, on s’appelle par nos prénoms, et… On se tutoie. Ce… Cela t’irait… Vanilla ? »

Shani rougit en la regardant. Encore une fois, elle se faisait violence contre ses yeux, qui avaient toujours tendance à glisser sur la volumineuse poitrine de Vanilla.

« Et… Ça va, mais… Comme j’étais en retard avec l’imprimante, je me suis hâtée, oui. Ne vous… Euh… Ne t’en fais pas, Vanilla, ça va passer. Et… Et toi ? Ta journée n’a pas été trop épuisante ? »