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Corruption [Braënox Agdranath]

Posté : 16 déc. 2025 02:01
par Yennesä
Quand elle s’y approcha, Yennesä put sentir l’influence malsaine des démons. Elle grimaça en survolant ce manoir. Perdu dans l’épaisse forêt entourant Atarashï Yoake, le manoir avait tout de la structure écologique moderne. Mélangeant tradition et modernité, la demeure Goto était composée de lierre végétale filant le long des murs, d’une petite mare d’eau, d’une cour intérieure, et de multiples dépendances. L’Ange aux Vertus y sentait aussi une présence sournoise, grandissante. Le Malin sommeillait ici. Baïzan Agdranath. Un démon sournois, puissant, qui s’était fait appeler Seyama Goto sur Terre, et avait acheté ce manoir abandonné, puis l’avait rénové. Yennesä connaissait la lignée des Agdranath, elle savait que Baïzan était un démon en exil, le frère du Prince Infernal Garrozan Agdranath. Garrozan ne dirigeait pas l’un des Sept Cercles, mais il était du même niveau que les autres Princes Infernaux, au sommet de la hiérarchie infernale. C’était donc un individu dangereux, au clan tout aussi dangereux. Yennesä ne prenait donc pas cela à légère, et n’avait malheureusement pas le temps d’attendre des renforts. Le Conseil des Archanges souhaiterait de toute façon mener une enquête pour s’assurer de ses allégations. Envoyer la Milice Angélique sur l’un des Mondes-Cœurs était un acte important, susceptible de remettre en cause l’équilibre des relations diplomatiques entre Anges et Démons. Yennesä devait avoir la preuve que Baïzan cherchait à invoquer son frère sur Terre.

Un rituel démoniaque avait lieu, Yennesä le savait. Elle avait perçu la présence du fils de Garrozan, Braënox. Il se faisait passer pour un lycéen, et il avait récemment capturé plusieurs adolescentes de la ville. Baïzan disposait de fidèles, des cultistes ressemblant à des Yakuzas, visiblement dotés de pouvoirs magiques. Elle avait repéré le fourgon noir qu’ils avaient utilisé pour convoyer la demi-douzaine de lycéennes. Un sacrifice rituel destiné à invoquer Garrozan. Si cela arrivait, la Milice Angélique pourrait se déployer, mais Yennesä préférait empêcher le rituel d’avoir lieu. Garrozan était instable, suffisamment arrogant et téméraire pour vouloir déclencher une guerre.

*Mettons fin à cela…*

Yennesä commença à concentrer ses pouvoirs. Ses ailes irradièrent. Dans la nuit profonde de la ville, les gardes perçurent sa présence. Ils commencèrent à se transformer, leurs yeux devenant rouges. Yennesä se posa sur le jardin.

« Créatures impies, votre heure est venue ! »

Re: Corruption [Braënox Agdranath]

Posté : 19 déc. 2025 23:34
par Braënox Agdranath
Il m'a fallu poser les yeux sur le convoi pour commencer à me dire que mon oncle est peut-être bien aussi chtarbé que mon père. Non mais à quoi pensait-il, à la fin ?! Ce fou a quand même fait enlever une poignée de lycéennes dans un fourgon noir pour les ramener contre leur gré au manoir ! Le véhicule est entouré d'hommes de main qui ne sont autres que des démons ayant accepté de le servir, lui, Baïzan Agdranath, le renégat. Et moi, en tant que « bon » neveu, je me retrouve logiquement impliqué dans cette histoire d'enlèvement. Il y a des chances qu'après ça, ma couverture tombe définitivement en lambeaux...
Je regarde mon oncle faire signe à ses larbins de ne pas ouvrir les portières du véhicule à l'arrêt.

- Que personne ne touche à ces jeunes femmes, suis-je clair ? Contentez-vous de surveiller le périmètre. Notre invitée ne va plus tarder à se montrer.

Forcément, je ne suis pas au courant de tout. Et comme d'habitude, il y a quelque chose de pas très net dans cette histoire. C'est drôle : j'ai comme l'impression d'avoir déjà vécu ce genre de situation il y a de cela à peine quelques jours avec ce contrat louche qu'on m'a refilé, et qui s'est soldé par une rencontre animée avec une faucheuse d'âme, un sous-fifre de mon père et une machine démoniaque qui partageait mon sang.
Las de ces cachoteries, je m'en vais de ce pas faire part de ma réclamation au concerné :

- C'est quoi encore, cette histoire d'invité surprise ? Tu débloques, ou quoi ?

- Les ordres sont les mêmes pour toi, Braënox. Tiens-toi prêt.

- Hm-hm. Cool. Figure toi, mon oncle, que je n'ai pas la moindre envie de les suivre, tes ordres, pour ce soir.

- Tu le feras. Enfin, si tu souhaites réellement mettre des bâtons dans les roues à ton père.

Touché en plein dans ce vide qui me tient lieu de cœur ?
Je grimace. Mon regard retourne se poser sur ce fourgon noir où sont enfermées les filles que j'entends d'ailleurs pleurnicher. Il ne m'en faut pas plus pour comprendre qu'elles ne représentent qu'un appât aux yeux de mon oncle. Mais pour attirer qui, au juste ? Cela, je l'ignore encore.
Quand soudain...

- Regardez ! s'exclame un subalterne en pointant du doigt une lumière intense dont l'éclat n'est pas du tout celui d'une étoile. Quelque chose approche !

- Vos armes, siffle mon oncle. Déployez-les.

Les costards et les chemises tombent, révélant une peau sombre et squameuse. Les corps gonflent, les visages s'étirent et les gorges se mettent à produire des grognements animal. Certains déplient des mains griffues, là où d'autres ont conservé de grosses paluches humaines pour tenir fermement une lame au cœur rougeoyant. Les yeux incandescents sont braqués sur cette ange, fraîchement descendue du ciel. Une redoutable beauté aux yeux bleu clair, avec des cheveux blonds noués en une queue de cheval. Une armure en argent accompagne les formes de son corps ô combien féminin. Ses ailes blanches sont immenses, presque aveuglantes de par leur éclat. Elles se replient dans son dos.

- Sérieusement ? Ton plan, c'était d'attirer une de ces beautés célestes ici, chez nous ? Tu ne serais pas devenu un petit peu gâteux, avec l'âge ?

L'insulte ne titille même pas son orgueil. Mon oncle n'est visiblement pas aussi malade que je me l'étais imaginé. Son visage sérieux, impénétrable, est resté de marbre face à cette engeance divine. Il n'a pas bougé, droit comme un «i», les mains rangées dans le dos. Je connais cette posture. Elle est trompeuse ; il s'agit en fait d'une garde. Je le sais parce que c'est ainsi qu'il m'affronte lors de nos entraînements.
Je dois donc m'attendre à du lourd. Du très lourd venant de cette « invitée ».

- Reste concentré, Braënox. Ne la quitte pas des yeux, et peut-être alors que tu comprendras où je veux en venir.

La provocation de l'ange attise la colère des subalternes démoniaques. Ces idiots se jettent sur elle avec la ferme intention de la réduire en charpie. Eux n'ont visiblement pas conscience qu'ils ne sont rien de plus que de la chair à canon pour le vieux briscard.
En ce qui me concerne, je ne bouge pas. J'observe ce cirque du soir, les mains plongées dans les poches, debout à côté de mon diable d'oncle. Et surtout, j'apprends.
On apprend toujours et tous les jours. Même quand on est un monstre.
Surtout quand on en est un.

Re: Corruption [Braënox Agdranath]

Posté : 29 déc. 2025 01:48
par Yennesä
Les humains corrompus n’étaient pas de vrais démons, tout au plus des subalternes. Ils disposaient de pouvoirs magiques, mais bien insuffisants face à une Ange. Les premiers d’entre eux déployèrent des lames qui s’enflammèrent, ou se recouvrirent de glaces, ou d’éclairs. Des épées élémentaires. Un Yakuza bondit vers Yennesä depuis les airs, en pointant son épée enflammée vers elle. Yennesä tendit sa main, et envoya une onde de choc qui déchiqueta le Yakuza, le couchant au sol. D’autres s’élancèrent sur les flancs. Un kusarigama infernal fusa dans son dos, et se heurta à un bouclier. Yennesä se concentra, et replia ses ailes angéliques contre son corps, avant de les rouvrir avec force, envoyant des plumes dorées qui frappèrent plusieurs Yakuzas. Les plumes sacrées firent enflammer et bouillonner leurs sangs nocifs, et les Yakuzas se tortillèrent en gémissant, grognant de douleur.

« L’heure de votre jugement a sonné, créatures renégates !
- Tuez-là ! »

Des Yakuzas supplémentaires s’élancèrent, en utilisant cette fois des armes à feu enchantées. Des balles explosives frappèrent l’Ange, qui grogna. Elle cicatrisa rapidement, et se propulsa en avant. Elle frappa le torse d’un tireur ennemi, et le souffla en arrière. L’ennemi alla défoncer une fenêtre de la maison. Yennesä tendit ensuite son autre main vers d’autres ennemis, et, dans un geste qui n’aurait pas déplu dans un film Matrix, elle figea les balles en l’air. Des balles élémentaires, chargées de feu, de foudre, de glace… Ou même de poison. L’Ange se concentra, et renvoya les balles en arrière.

Yennesä leva la tête en entendant des bruits de roulement. Depuis le toit du manoir, des wanyūdō s’élancèrent. Ces yokai avaient la forme de roues de feu enflammées. Ils rebondirent sur les tuiles, et s’élancèrent vers Yennesä en ricanant, tournoyant autour d’elle, formant un cercle enflammé qui avait pour but de l’immobilier.

« Est-ce là tout ?! »

L’Ange aux Vertus se concentra, et leva un doigt devant elle. Elle généra une bulle temporelle, et ralentit le temps autour d’elle. Une plume sacrée fusa ensuite comme un trait mortel, et transperça l’un des monstres. Le mouvement était toutefois attendu, car un énorme oni rouge émergea ensuite, tenant un monstrueux kanabo. Son bâton s’enflamma. Des flammes rouges, pourpres, qui frappèrent Yennesä. Malgré son bouclier, l’onde de choc fit trembler les murs, et la repoussa en arrière. Elle passa à travers le mur d’enceinte du manoir, et atterrit dans la forêt de bambous entourant le manoir. Yennesä grommela en sentant du sang s’égoutter de ses lèvres.

« WUUUAAARGH !! » hurla l’oni.

La belle Ange se releva à nouveau, et s’envola en rase-mottes. Elle fila vers l’oni à une vitesse délirante… Et le transperça comme un boulet de canon lumineux. Yennesä s’arrêta ensuite, ses ailes recouvertes du sang de l’oni. Ce dernier observa le trou béant dans son ventre, où résidait une plume sacrée qui se mit à briller furieusement…

*BOOM !*

Le monstre explosa, répandant partout autour de lui tripes et viscères. Les wanyūdō commencèrent à tournoyer sur eux-mêmes, et l’un d’eux fusa vers Yennesä. Elle bondit alors en arrière, faisant un saut périlleux, et attrapa avec sa main la roue du démon. Elle l’intercepta ainsi, le stoppant dans sa course, et le projeta contre un autre démon. Le choc entre les deux créa une violente explosion enflammée. Une grosse boule de feu jaillit au beau milieu du jardin. Yennesä ne vit ainsi pas le Yakuza qui planta dans son dos son naginata. Elle grogna en crachant du sang.

« Souffre, salope, souffre ! »

Yennesä grommela, et trancha l’arme d’un coup d’aile. Elle se retourna ensuite, et attrapa le démon avec sa main. Elle serra son cou, et le souleva du sol, puis extirpa avec son autre main la pointe de sa lance. Elle lança ensuite l’ennemi en l’air, et lui lança dessus la pointe en acier de la lance, qui l’empala en pleine course. Et, comme souvent avec Yennesä, elle avait pris le soin de répandre son sang sacré sur la pointe de la lance, ce qui, au contact du démon, la fit exploser.

Autant dire que le combat était une vraie boucherie…

Re: Corruption [Braënox Agdranath]

Posté : 04 janv. 2026 17:41
par Braënox Agdranath
Tandis que l'ange se frottait aux sbires démoniaques, mon oncle et moi jouissons du fabuleux spectacle d'un corps à la limite du divin en mouvement.

- Tu leurs as même filé des armes magiques ? Pfouah ! Même pas besoin d'effets spéciaux : avec tout ce bordel, on se croirait dans La Guerre des Etoiles plutôt que dans Le Seigneur des Anneaux.

Baïzan ne me répond pas. Il observe, les mains toujours rangées dans le dos. Je me surprends à contempler la scène mortelle alors que, pour être franc, cette bataille ne me fait pas spécialement envie. Car j'ai beau être un démon doublé d'une entité cauchemardesque, les combats d'importance ne figurent pas au sommet de la liste de mes fantasmes les plus chers. Reste que je dois tout de même apprécier la plastique de cette grande colombe. Elle est magnifique. Sublime. Parfaite, sans doute. Mais je la sais aussi très dangereuse rien qu'à son aura meurtrière. Ce qui pourrait bien faire d'elle une créature corruptible et...
Ça y est : je crois que j'ai pigé le but de la manœuvre.
Je me penche vers mon oncle pour lui souffler :

- Dis voir, le vieux... tu n'aurais pas vu un petit peu large, par hasard ?

Cette fois-ci, son regard imperturbable roule dans ma direction. Un verbe qui s'accorde avec l'apparition des wanyūdō, ces roues infernales et hilares qui ont bondi des toits du manoir pour se jeter sur l'ange au moment où nous entretenons cet échange.

- Tu as compris plus vite que je ne l'escomptais.

- Ce n'est pas le problème ! Cette femme va créer plus de souci qu'elle nous aidera à en résoudre. Tu y as pensé, à ça, en la regardant se battre ?

- En effet. Comme quoi, démons et anges ne sont rien de plus que les faces opposées d'une même pièce.

Je reporte mon attention sur l'affrontement. Un Oni est intervenu. Une baraque sur pattes ! Un géant tout en muscles, armé d'une massue. Ses flammes heurtent le bouclier de l'ange dont le corps, protégé par une fine armature argentée, traverse un mur d'enceinte de notre précieux manoir.
Je grimace.

- Après ça, tu n'échapperas pas aux remarques acerbes de nos bonnes à tout faire, mon oncle.

Et moi qui me demandais pourquoi je n'en avais trouvé aucune, tout à l'heure...
Ce vieux filou leur a imposé à toutes un jour de congé comme s'il était question d'un jour férié.

- Elles finiront par oublier, m'assure-t-il avant de m'enjoindre, d'un mouvement de tête, à le suivre.

Nous n'avançons pas bien loin. L'ange ayant visiblement décidé que le jardin est un endroit idéal pour se déchaîner. L'oni se fait transpercer de part en part avant d'exploser. Les wanyūdō font de mêmes, catapultés entre eux. Et les yaks n'en mènent pas plus large, avec leurs armes enchantées. L'un d'eux, attrapé par la gorge, se découvre soudain la capacité de voler avant de se faire embrocher en plein ciel avec sa propre lance qui le fait ensuite exploser comme une parodie sanglante de feu d'artifice.
Je baisse aussitôt la tête, rabattant la capuche de mon sweat sur mon front.
Il pleut de l'hémoglobine pendant un instant...
Bordel ! Tu parles d'une douche sainte.
Cette ange doit être aussi dingue que mon oncle.
Les deux devraient vite parvenir à s'entendre.
Je constate alors que notre unité a été quasiment totalement purgée.

- Alors ça, pour une surprise, je soupire.

- C'est à nous d'entrer en scène, annonce mon oncle en se retroussant les manches.

Un geste qui est loin d'être anodin, venant de lui ! J'en connais la signification : le combat qui s'annonce va être extrêmement douloureux.
Secouant modérément la tête, je me fends d'un discret petit sourire.

- Bon, eh bien... En piste.

L'herbe a sensiblement rougi sous nos pieds. Et quand je m'approche de notre ennemie, j'ai comme la sensation de traverser un voile invisible. La délimitation d'une zone à risque, où l'on doit se frotter à un de ces boss de fin niveau darksoulien qui ne pardonne pas l'erreur.
Je me retrousse les manches, moi aussi...

- Je m'appelle Braënox Adgranath. Mais j'imagine que tu es déjà au courant, ma colombe aux mœurs sanguinaires, pas vrai ?

Mon oncle nous laisse faire les présentations. Je ne suis pas déçu. Il a toujours été galant... et très serviable, dans sa jeunesse. D'ailleurs, il en a conservé le costume.

- Tu es venue jusqu'ici pour récupérer mes petites camarades, je continue sur le même ton, le menton relevé et l'œil sombre. Je crains de devoir t'en empêcher car, vois-tu, mon oncle a des projets pour elles. De ce que j'ai pu comprendre, Il envisage de donner un sens à leur misérable existence. Et quand Baïzan Agdranath promet quelque chose, la plupart du temps ça mérite que l'on s'y plonge corps et âme.

Ai-je l'air crédible ?
Peu me chaut.
Je frappe du poing contre la paume de ma main, que je finis par écarter de façon plus trainante. Une lame rougeoyante s'étire entre mes dix doigts. Le manche prend forme en dernier, dans ma main droite. Il est couvert d'aspérités tranchantes qu'aucune poigne humaine ne pourrait jamais supporter sans finir en lambeaux. Mais moi, en temps que Bâtard Cauchemardesque, je n'ai pas du tout été fabriqué dans le même moule. Je fais pousser un tentacule d'un côté de la garde. Une simple décoration ? Que nenni ! Il attaquera, cet appendice acéré. Lorsque je frapperai, en l'occurrence. Pas avant.

Image

- Allez... Accordons-nous cette petite danse, ma colombe !

Je la charge. Mais pas comme mes stupides prédécesseurs, non. Je le fais, oui, mais avec rapidité et prudence. Et je m'escrime en quête d'une faille dans sa défense d'acier, zébrant l'air de slashs noir et brûlant qui la forcent à se mouvoir dans un élan de survie.
Ce soir, ça va saigner pour tout le monde !

Re: Corruption [Braënox Agdranath]

Posté : 05 janv. 2026 01:47
par Yennesä
Après avoir massacré le menu fretin, Yennesä vit devant elle l’un des meneurs de cette secte de démons et de monstres : Braënox. Il généra à partir de son corps une épée démoniaque. L’Ange aux Vertus observa la scène. Son corps irradia brièvement, et nettoya les traces de sang et autres morceaux démoniaques sur son corps.

« Je ne vous laisserai pas sacrifier d’innocentes. Ce que toi et Baïzan faites est contre le Pacte. Je suis donc habilitée à vous neutraliser maintenant. »

Braënox savait qu’il n’avait aucune chance de gagner ce combat. Il aurait fallu un Archidémon ou un Prince Infernal pour rivaliser avec Yennesä. Mais il pouvait se fier au plan de son oncle. Baïzan était parti dans les entrailles de leur demeure, récupérant les otages. C’était la clef de voûte de son plan. Il fallait les guider dans un endroit spécial, là où ils pourraient piéger l’Ange. Alors, tout ce que Braënox devait faire, c’était occuper l’Ange pendant qu’il mettrait en place son plan pour piéger l’Ange. Yennesä se mit en position tandis que Braënox bondit vers elle. Il se mit à courir vers elle, et tournoya ensuite en faisdant un pas de côté. Une feinte suivie d’une attaque directe. Son épée frappa dans le vide, tranchant une image rémanente de Yennesä. Un mouvement dans son dos amena Braënbox à se retourner, mais il trancha une autre illusion, avant que Yennesä n’apparaisse derrière lui.

Son aile frappa violemment le jeune démon. Il décolla en l’air, et atterrit à l’intérieur du manoir, en défonçant une fenêtre. Il roula dans une pièce avec des tatamis, et Yennesä le rejoignit ensuite. Le tentacule adossé à son épée fusa alors, et s’enroula autour du cou de Yennesä. L’Ange grogna, et fit à nouveau irradier son corps. Une lueur dorée l’enveloppa, et calcina le tentacule, le forçant à se rétracter. Mais cela permit à Braënox de se relever. Yennesä tendit alors sa main, et une onde de choc propulsa Braënox en arrière. Il passa à travers le mur, rejoignant un couloir. Tandis qu’il se redressait, deux de ses hommes apparurent.

« Goto-sama !
- Nous mourrons pour vous ! »

Ils étaient torse nus, avec des tatouages démoniaques qui s’illuminèrent d’une vive lueur rouge. Yennesä comprit ce qu’ils allaient faire en voyant les lumières rougeâtres s’intensifier furieusement. Ils se ruèrent vers elle, et, quand elle généra un bouclier pour se protéger, les deux démons se sacrifièrent en explosant. Une puissante explosion qui vaporisa la pièce, et souffla Yennesä au sol. Elle atterrit dans un grand salon au rez-de-chaussée, un peu sonnée.

Pendant ce temps, Baïzan avait rejoint une pièce au sous-sol. Un énorme pentagramme s’y trouvait, et il attacha les adolescentes à chaque branche du pentagramme, ordonnant à ses hommes d’agir vite. Ils déshabillèrent les jeunes femmes. Les murs étaient spongieux, organiques, avec des tentacules. Elles furent attachées à chaque pilier, et les tentacules s’enfoncèrent dans leurs fondements. Elles étaient toutes vierges, et se mirent à gémir. Sur le sol, le pentagramme commença à s’illuminer, arrachant sur les lèvres de Baïzan un sourire satisfait.

Les choses se mettaient en place…

Re: Corruption [Braënox Agdranath]

Posté : 09 janv. 2026 20:05
par Braënox Agdranath
Le Pacte. Ha ! effectivement, mon oncle était en train de jouer à un jeu dangereux. Il n'en fallait pas moins pour attirer sur nous l'attention d'une créature angélique aussi puissante. Et ça, je ne pouvais le constater de mes yeux qu'à mes dépends. L'Ange était vive. J'ose même dire que ses réflexes affutés vont me poser de sérieux problèmes. Sa vitesse lui permet, en outre, de me duper avec des images rémanentes que je ne peux qu'inutilement trancher. Elle danse juste, la colombe. Et ça me gêne pas mal de devoir le reconnaître alors qu'elle vient de m'envoyer paitre, tel un amant éconduit, à travers une des nombreuses fenêtres de notre manoir. Je regarde rapidement autour de moi. L'ironie du sort a voulu que j'atterrisse dans la salle qui nous sert à nous exercer au combat. Du moins, en temps normal... Quand je ne m'amuse pas un tantinet avec une ou deux de nos bonnes à vraiment tout faire.
Je me réceptionne d'une roulade arrière avant de me redresser, l'épée au poing. Le tentacule de cauchemar qui y est attachée fuse vers son cou. La lumière qui se dégage alors de l'Ange le réduit aussitôt en poussière.

- Ah, fais-je avec une légère mimique. Ça, c'est un peu gênant.

Avec sa main tendue, elle me balance une onde de choc en pleine face. Cette fois-ci, je traverse un mur et je m'écrase en travers du couloir. Fin de l'ironie de la situation, de toute évidence.

- Comme tu y vas fort d'entrée de jeu !... Où sont donc passées les petites taquineries entre volatiles, hein ?

Deux ailes de chair rougeâtre me poussent dans le dos tandis qu'autant de gus, visiblement en patrouille, font leur apparition à mes côtés. Ceux-là arborent des tatouages cabalistiques qui brillent d'un éclat mauvais. La vue de notre invitée a de quoi les mettre dans un état de rage avancé, leurs yeux illuminés d'un feu sauvage et meurtrier.
Non... attendez, ces cons-là ne vont pas faire ce à quoi je pense, si ?
Sans que j'eusse le temps de dire quoi que ce soit, ils se jettent sur l'Ange, toutes griffes sorties, et explosent dans NOTRE putain de couloir !
Je me retrouve sur le cul, à moitié sonné par cette initiative barbare.

- Putain d'abrutis finis... Qui vous a demander de vous foutre en l'air, bordel ?

Une chose est sûre : nos bonnes vont en entendre parler ! Je commence tout juste à me dire qu'il serait peut-être préférable que je ne survivre pas à cette confrontation quand je remarque que ma terrible adversaire est passée à travers le sol à la suite de cette explosion conjuguée.
En ce qui me concerne, je déplore surtout l'état de mes fringues...

- Mon oncle, dès demain, t'as tout intérêt à me filer ta carte bleue, je grommelle avant d'arracher mes lambeaux de veste et de bondir, torse nu, dans le trou encore fumant.

Quand je touche le sol, j'ai comme le sentiment désagréable que quelque chose est en train de se passer sous nos pieds. Baïzan et ses rituels dégueulasses... voilà qui faisait longtemps ! Je dois bien dire que ça ne m'a pas manqué car, j'ai beau être de nature sombre et cauchemardesque, les arts occultes ne sont décidément pas ma came. Oui : je me suffis largement à moi-même.
Mes yeux rouges dardent l'Ange qui s'est remise de ses menus déboires. Dans mon dos, mes nouvelles ailes s'étirent vers l'arrière et se tordent sur elles-mêmes, formant deux cylindres torsadés.

- Tu sais, dans le fond... tout ce qui se passe ici m'emmerde autant que toi.

Je hausse sobrement les épaules avant de m'incliner en avant, dans ce qui s'apparente fort à une posture de départ en athlétisme. Puis j'ourle un petit sourire en coin.

- Attention, ma jolie : ça va secouer.

Mes "ailes" s'allument comme deux réacteurs d'avion. Elles s'embrasent et, en l'espace d'une détonation, me voilà déjà sur l'Ange, que je percute d'un formidable coup de poing ! Nous traversons ensemble plusieurs murs - et probablement une ou deux portes en bonus - avant de nous écraser sourdement dans le grand hall. Je me redresse parmi les décombres, pensant qu'on aurait dû commencer par cette pièce là, autrement plus vaste et accueillante que les autres.

- Tu peux toujours renoncer, tu sais ? je lui propose sans trop y croire. Même si je me doute que tes blanches instances enverront d'autres serviettes moins méritantes que toi pour nous torcher sévèrement le cul.

Pourquoi est-ce que je lui cause autant alors qu'on est censés s'en foutre plein la tronche ? La réponse fait de moins un parangon d'égoïsme : cela me fait du bien. Ça me décontracte un peu, oui.
Je roule des épaules, sautillant sur place, de nouveau prêt à la castagne.

- Allez, relève toi, poupée de nacre ! J'ai comme l'impression que t'as pas fini de m'en mettre plein les yeux, hein ?

Et comme l'exige la coutume, je lui fonce dessus. Au tranchant de ma lame s'ajoute celui des mes ailes, devenues des sabres reliées à mes omoplates nues par des bras articulés. En tant qu'entité cauchemardesque, il est toujours bon de savoir se recycler de temps en temps.

Re: Corruption [Braënox Agdranath]

Posté : 19 janv. 2026 02:06
par Yennesä
Difficile de dire ce qui allait rester intact suite à ce combat dantesque ! Yennesä était peu à peu en train de déployer sa puissance angélique, cette force céleste et grâcieuse qui caractérisait les Anges. Braënox se battait avec acharnement. Son coup de poing avait projeté Yennesä dans le grand hall de son manoir. Il déploya ses ailes démoniaques, puisant dans ses réserves, et se propulsa vers Yennesä. L’Ange banda ses muscles, et déploya ses ailes devant elle. Le choc entre ses ailes et les lames de Braënox fit trembler les murs. Yennesä fut repoussée, ouvrit ses ailes, et envoya une sphère d’énergie magique brillante. De la lumière sacrée condensée. Braënox l’esquiva habilement, prouvant son agilité et sa rapidité. Il bondit en hauteur, tournoya sur place, et frappa avec sa lame. Celle-ci heurta le visage de Yennesä dans un choc qui aurait sans doute découpé en deux le crâne de n’importe qui. L’Ange baissa la tête, et recula encore. Elle sentit une pointe chaude à hauteur du visage, et toucha sa joue, là où la lame avait frappé, et vit, avec surprise, des gouttes de sang sur ses doigts.

« Tous ces efforts pour une simple éraflure… »

Yennesä serra ensuite les poings et les dents.

« Assez joué, démon ! Je suis une Puissance, penses-tu pouvoir m’impressionner avec tes tours ?! »

La hiérarchie angélique se composait de neuf Chœurs Angéliques répartis en trois Cercles. Les Puissances formaient l’élite des Anges guerriers, ceux chargés de combattre les démons, de diriger la Milice angélique, de former les hommes à combattre les démons. Les yeux de Yennesä s’illuminèrent d’un blanc vitreux, et des éclairs crépitèrent autour d’elle. L’air se chargea d’énergie statique, les débris rocailleux s’élevèrent pour stagner en l’air. Yennesä puisait dans sa puissance céleste, et relâcha une puissante déflagration, une onde de choc qui fit onduler l’air autour d’elle. Braënox se réfugia derrière un bouclier ou une armure, mais le coup le projeta au plafond. Il retomba au sol, et Yennesä se rua vers lui. Elle avait généré son épée énergétique, une épée bleuâtre qui frappa celle du démon, provoquant de terribles éclairs quand les deux épées magiques s’entrechoquèrent. Les éclairs fusèrent tout autour d’eux.

Yennesä devait bien admettre qu’elle était surprise de voir Braënox tenir encore debout.

« Tu es plutôt résistant, pour un démon ! » grimaça-t-elle.

Elle intensifia sa frappe, et le sol se fissura autour d’eux, se lézardant sous la puissance de leurs épées respectives. Les ailes de Yennesä se déployèrent, et heurtèrent celles de Braënox, provoquant une onde de choc supplémentaire, qui élargit les fissures autour d’eux.

« Tu vas mourir ce soir, Braënox. Apaise ta conscience, et libère ces jeunes femmes que tu as capturés ! »

Re: Corruption [Braënox Agdranath]

Posté : 22 janv. 2026 19:34
par Braënox Agdranath
C'est quand même drôle (spoiler : non, ça ne l'est pas du tout !) mais quand ma lame entre en contact avec la peau de cette divine beauté, j'ai comme l'impression de frapper de l'acier trempé. Au lieu de lui fendre le crâne en deux, mon dernier coup d'épée semble à peine l'avoir égratignée...
Je jette un rapide coup d'œil à ma lame. Elle s'est quelque peu ébréchée alors je m'en débarrasse tout bonnement, d'un mouvement négligé.

- Tu as raison : passons au plat de résistance.

La Puissance s'agace. Il se dégage de sa silhouette une énergie absolument prodigieuse qui m'invite à croire que je suis vraiment mal barré. L'ironie de la situation m'arrache un petit gloussement : un démon cauchemardesque qui commence légèrement à se chier dessus !
...Quel enfer.

- T'es vraiment obligée de produire autant de lumière ?

Elle me répond par une impressionnante déflagration. Je vois l'air se déformer sur son passage. Détail inquiétant qui me pousse à plonger mes pieds à travers le sol et à croiser les bras devant moi. Renforcée par le Noir et le Rouge, ma chair mutée se solidifie drastiquement. Il n'empêche que le choc, époustouflant, m'arrache à mon support. Je décolle donc, et mon dos embrasse douloureusement le plafond. Les bras-lames que j'y avais fait pousser m'en tombent avant que je ne suive le même chemin.
Je crache un peu de sang noir.

- Ok. Je constate que t'en as sous le capot.

Elle ne me laisse guère le temps de jaser ; une lame brûlante apparait entre ses mains et vole jusqu'à mon cou. Toujours un genou à terre, je tends la main vers mon épée abandonnée trop tôt, l'attirant entre mes doigts qui se crispent autour de son manche. Nos épées se heurtent dans un crissement énergétique où fusent les arcs électriques.
Nom d'une puterelle ! Cette femme possède une force abrutissante.
Je souris tout de même à sa remarque chargée de mépris.

- Ça, c'est parce que je suis un fils indigne.

Le poids change. Le sol proteste d'une voix sinistre. Je le sens qui se fissure sous nos pieds, tout comme je visualise très bien la tête que feront les bonnes quand elles verront ça. C'est vraiment super : je me sens autant dans la merde dans le présent que dans le futur !
Les ailes de la Puissance se déploient offensivement. Je leur oppose mes lames dorsales, qui ont littéralement bondi du sol fracturé. Leurs extrémités non létales repoussent pour se fixer dans mon dos tandis que les fissures s'élargissent encore.
Elle profite de sa position de force pour me cracher ses menaces à la figure, ainsi que sa vaine proposition de rédemption.

- Putain, ce que tu peux être crue, comme gonzesse !

Je pousse vaillamment sur mes jambes mais ça ne m'aide pas beaucoup. La Puissance porte bien son titre, et ça commence sérieusement à m'énerver !

- Tu me parles de conscience... alors que ce plan à la con n'est pas le mien ! je rugis.

Ce n'est pas qu'un hurlement d'indignation, non. Car après que ma gorge a craché ces mots, c'est un rayon incandescent entouré d'épaisses volutes sombres qui engloutit nos lames et creuse le ventre de mon adversaire.

Image

Avec cette attaque de souffle, j'espère bien l'envoyer s'écraser contre le plafond à son tour - de toute façon, il est déjà foutu !
Je grimace tout de même en voyant mon tir cauchemardesque déchirer la voûte, passer à travers les différents étages et se perdre dans le ciel nocturne. Je concède, sans mauvaise foi, que j'étais un petit peu énervé sur le coup.

- Pardonnez-moi, domestiques, car j'ai péché.

Là, c'est sûr : elles vont reconnaître ma signature et me pourchasser jusqu'en Enfer.

Re: Corruption [Braënox Agdranath]

Posté : 26 janv. 2026 01:45
par Yehaël
L’affrontement entre les deux allait sûrement laisser un goût amer au gestionnaire de la villa, vu l’état de destruction de ce dernier. Braënox était acculé, et déploya sur Yennesä une attaque magique d’une puissance terrifiante, qui créa un sillon dans le plafond, et une déchirure rouge visible jusque dans le ciel. Son rayon infernal vaporisa les étages au-dessus, et provoqua un trou béant dans la toiture. Le souffle projeta Yennesä en l’air, la soufflant comme Végéta soufflé par le Kamehameha surpuissant de Sangoku. Elle fut propulsée dans le ciel, et ne dut sa survie qu’à son bouclier magique. Néanmoins, son armure magique était fissurée. Surprise, Yennesä contempla ses mains, voyant des striures et des zébrures dorées en jaillir. Une attaque à bout portant qui aurait pu vaporiser un Ange moins bien protégé qu’elle.

*Misérable démon…*

Yennesä observait l’impact. Le souffle de Braënox avait créé des trous, et la maison tout entière commençait à trembler sur place. Braënox pouvait sentir les craquements, les fissures. À ce rythme, sa villa allait finir par s’écrouler ! Yennesä replia ses ailes autour d’elle, et concentra sa magie. Ses ailes s’illuminèrent, brillèrent, devenant terriblement intenses. Et, quand elle les rouvrit, elle brillait en l’air comme une étoile.

« ASSEZ ! DISPARAIS !! »

Yennesä plongea alors sur le manoir. Elle fusa à la vitesse d’un boulet de canon, des flammes dorées autour d’elle, et frappa violemment le sol du manoir, déclenchant une terrible onde de choc qui fissura le plancher. La maison s’illumina, toutes les fenêtres encore restantes explosèrent, et la maison s’effondra dans un gargouillement de bois et de fracas. Le trou provoqué par le souffle infernal de Braënox s’élargit en une épaisse fissure qui fit s’effondrer une partie de la maison, et déclencha un incendie. Les conduites de gaz explosèrent en effet sous l’impact.

Défonçant le sol, Braënox fut projeté en contrebas, et termina sa course dans une caverne souterraine. Il rebondit mollement au sol, et Yennesä soupira lentement, brillant dans l’obscurité comme un soleil mortel. Elle s’avança vers le corps désarticulé de Braënox.

« Il suffit, démon, pars rejoindre les tiens ! »

Yennesä tendit sa main vers lui, et une aura dorée enveloppa Braënox. Elle fut surprise de voir qu’il respirait toujours. Du sang dégoulinait de son visage. Elle le souleva en hauteur, et referma son poing. Sa magie se comprima autour de Braënox. Il sentit cette force l’envahir, il sentit son corps s’apprêter à éclater…

…Quand un pentagramme s’illumina au sol. Yennesä sentit alors une force démoniaque la frapper. Elle relâcha Braënox, et des tentacules noirs «émergèrent du sol, venant immobiliser ses membres.

« Qu’est-ce que… »

Tandis que Yennesä se débattait, Braënox entendit des bruits de pas.

« Hahaha ! Parfait, mon cher neveu, parfait ! »

Baïzan venait d’apparaître. Il marcha à côté de Braënox, qui put sentir son corps cicatriser. Le pentacle était alimenté par l’énergie des lycéennes capturées. Elles étaient attachées à des piliers ressemblant à des croix de crucifixion installées à chaque branche du pentagramme. Des tentacules les labouraient, les mêmes qui retenaient Yennesä. Les tentacules se regroupaient autour d’elle, tandis qu’un slime noirâtre se répandait sur son corps, l’amenant à se recroqueviller.

« Ce pentagramme est lent à mettre en place. Tu dois le connaître, Yennesä, n’est-ce pas ?
- Tu… Tu n’as jamais cherché à amener…
- Garrosan ? s’amusa Baïzan. Bien sûr que non ! Moi et Braënox, nous le haïssons, mais nous ne sommes pas assez puissants pour le vaincre. C’est là que tu interviens, Ange aux Vertus ! »

Yennesä se débattait, tandis que le slime continuait à l’envahir, comme pour la piéger.

« Ce pentagramme vise à piéger des Anges, il a été conçu par Lucifer en personne. Il requiert l’utilisation d’innocentes. Leur sang virginal se mélange, et affaiblit les pouvoirs d’un Ange. »

C’était un sortilège impie, mais Yennesä s’était dépensée contre Braënox. Elle se débattait, cherchant à briser ses liens. Utilisant sa magie, Baïzan cherchait à la retenir, mais les liens magiques qu’il ajoutait se fissuraient sur place.

« Elle est tellement puissante… Braënox, aide-moi ! Il faut la retenir jusqu’à ce que le slime se cristallise sur son corps ! »