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Le couvent Warren [Soeur Marie]

Posté : 11 juin 2025 13:02
par Bran Warren
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Le couvent de Sainte-Marguerite faisait partie de l’administration du prieuré de Kingsbridge, qui était elle-même sous l’autorité de l’abbaye de Kingsbridge, et qui était enfin sous les ordres de l’évêché. C’était un couvent très occupé, car les nonnes qui y habitaient officiaient comme guérisseuses et infirmières dans l’hôpital religieux situé au sein d’un ensemble abritant l’église, le couvent, le prieuré, l’hôpital, et le monastère. Un site religieux d’importance, et où le prieuré de Kingsbridge devait régulièrement côtoyer l’abbé, et parfois l’évêque. Bran était ce prieuré. Il avait sous sa responsabilité le prieuré, mais aussi et surtout le couvent. Il disposait ainsi de sa propre demeure, une maison accessible depuis le prieuré et le couvent. Imaginer Bran en religieux, voilà une image qui avait de quoi amuser n’importe qui ! Il était venu ici pour mener une enquête, pour investiguer sur les agissements d’un certain Astarion, un vampire qui était un magistrat luméen, et qui était lié à l’histoire des Warren.

Bran n’avait aucun mal à passer pour un homme pieux. Il avait toujours été un ascète, il était fort, et n’hésitait pas à participer aux tâches manuelles, ce qui changeait de l’ancien prieur, un homme âgé et fatigué. Bran était aussi quelqu’un de profondément dévoué envers sa sœur, et n’avait donc aucune difficulté à exprimer sa foi. Bran était venu ici pour mener son enquête, mais il était désormais confus. Il en avait fait part à sa sœur et Maîtresse, s’entretenant avec elle la nuit à l’aide d’un palantír. C’était une orbe magique qui permettait de communiquer avec une autre. Le site religieux bénéficiait naturellement de défenses magiques, mais le palantír permettait d’échapper à ces surveillances, car celui-là fonctionnait avec le sang. Bran l’avait donc utilisé, et avait parlé à sa sœur et Maîtresse de celle qui était son assistante.

Il l’avait rencontré le premier jour. Elle était dans le jardin du couvent, à répandre des semences et à entretenir les fleurs. Sœur Marie. Il avait été surpris en la voyant. Elle était belle, indéniablement, mais elle n’était pas la seule dans ce cas. Il avait eu envie de lui faire l’amour dès le premier jour. Alors, il avait nommé Sœur Marie comme étant son assistante personnelle. Elle lui avait fait découvrir le couvent, la routine matinale, les cantiques que la sororité faisait. Bran était suffisamment lucide pour discerner les rougissements de Sœur Marie. Alors, il en avait profité. Comme il était manuel, il avait même usé de la hache en étant torse nu, abattant des arbres, suant en plein soleil, avant de demander à Sœur Marie de lui apporter des serviettes. Il sentait ses émois. Cela faisait désormais plusieurs semaines. Bran n’avait pas spécialement besoin de dormir beaucoup, il explorait les dortoirs du couvent la nuit, et il savait que Sœur Marie avait des chaleurs, des pulsions inattendues.

« Tu n’es pas venu ici pour séduire des nonnes, Bran, lui rappela Mélinda. Je te rappelle que tu es mon frère, et, si les autorités luméennes apprennent ce que tu fais, nos efforts en vue d’obtenir un armistice seront contrariés… »

Mélinda lui parlait en laissant Alicia la téter. C’était l’une de ses trois filles.

« D’un autre côté, la prudence n’a jamais été ce qui me caractérise… Je ne devrais donc pas être surprise de cela. Mais tu ne peux pas juste te contenter de cette religieuse, Bran.
- Que veux-tu dire ?
- Bientôt, Vanillia et moi fêterons à nouveau notre anniversaire de mariage. Alors, le célébrer dans une église remplie de nonnes perverses, ça me motive pas mal. »

Il n’y avait sans doute que Mélinda pour avoir des idées pareilles. Bran se surprenait à ne pas lui dire que ce qu’il ressentait pour Sœur Marie ne se limitait pas qu’à un rapport purement sexuel. Il pouvait désormais procréer, et commençait à se dire qu’il avait peut-être trouvé celle qui porterait son enfant.

Aujourd’hui, Bran était au confessionnal. Habituellement, ce n’était pas le prieur qui assurait cela, mais il avait pris la place du prêtre chargé du confessionnal, un vieil homme à moitié sourd, quand il avait appris que Sœur Marie comptait s’y rendre. Il attendait donc sa venue, et se surprenait à trembler nerveusement, tout en ayant un commencement d’érection quand il perçut son groupe sanguin. Il avait modifié l’ordre du jour pour que Sœur Marie vienne en dernier. Il n’y avait personne dans l’église, et il savait qu’elle allait confesser à lui.

Bran comptait bien passer à l’action en fonction de ce que Marie allait dire…

Re: Le couvent Warren [Soeur Marie]

Posté : 30 mars 2026 10:37
par Soeur Marie
C'était la première fois de sa vie que Marie ressentait réellement le besoin de passer par le confessionnal, n'ayant encore jamais eu jusque là de "crise de foi" ou de tentations pouvant la perturber, mais depuis que le nouveau prieuré était venu ici...tout avait changé. La jeune Soeur ne s'était jamais préoccupée d'autre chose que des malades de l'Hôpital, et du jardin du Couvent, une vie simple et dépourvue des tentations du monde extérieur. Elle avait été surprise que le Père Bran demande qu'elle soit son assistante, mais n'avait certainement pas refusée de faire son devoir, d'autant qu'il lui laissait encore le temps de participer aux soins et d'entretenir le jardin. Forcément, les deux avaient fini par avoir des discussions, généralement initiées par Bran lui même, tant Soeur Marie était d'une nature réservée, mais qui pouvait se montrer passionnée dès lors qu'on la lançait.
La jeune femme s'était trouvée à apprécier ces séances de travail où discussions sur divers sujets se mêlaient, et pour quelqu'un qui avait l'air aussi jeune qu'elle, Marie trouvait que le Père Bran avait un esprit particulièrement affûté et intéressant, comme si, malgré son jeune âge, il avait dores et déjà vécu énormément d'expériences.
Les semaines s'étaient écoulées depuis l'arrivée du Père Bran et...le regard que Soeur Marie portait sur lui avait nettement évolué, ce qui était la raison, ce soir, de sa venue au confessionnal. Le bruit tendre de ses pas résonnait au coeur de la petite église acceuillant le confessionnal, et elle passa par le rideau, et prit place assise dans la minuscule alcôve.

Pardonnez moi mon Père, car j'ai pêchée.

Sa voix était tremblante, lourde, porteuse des incertitudes qui pesaient sur ses épaules depuis maintenant bien des jours. Elle avait besoin de conseils, et elle avait besoin de se libérer de ce poids. Comme il s'agissait de quelque chose d'inavouable, seul le principe du secret de la confession lui avait donnée assez de courage pour oser venir ici et parler à voix haute de ce qui la tourmentait.

Je...je crois éprouver des sentiments interdits à l'encontre du Père Bran, mon Père.

Soeur Marie n'avait même pas attendue d'entendre une quelconque voix s'élever de l'autre côté du confessionnal, tant elle semblait pressée de soulager sa conscience, ce qui fît qu'elle n'avait nullement conscience que c'était Bran lui même qui était en train de l'écouter.

Cela fait plusieurs jours que...mes nuits sont hantées par lui, mon Père. Et lorsque je suis en sa présence je...ressens ce que je ne pourrais que décrire comme une attirance que...j'ai de plus en plus de mal à contrôler, mon Père. Mais pas seulement...je...je me surprends à espérer qu'il m'enlève et me prenne pour son épouse, et que je passe le reste de ma vie avec lui. Je sais parfaitement que c'est impossible, mais ces pensées ne veulent pas partir, malgré toutes les prières que je peut faire !


Soeur Marie éprouvait indéniablement un désir physique à l'encontre de Bran, ce qu'il pourrait aisément sentir, et avait déjà pu constater en l'observant secrètement. La jeune femme avait commencée à se masturber en pensant à son amour interdit, le soir même du jour où ce dernier s'était révélé à elle torse nu, ce qui l'avait hautement troublée. Mais un simple désir sexuel n'aurait pas été autant un problème pour Soeur Marie, non, le vrai problème venait du fait qu'elle se mettait à rêver d'une vie autre que celle d'une nonne de couvent, car elle était profondément amoureuse.

Pitié, mon Père, je suis perdue, que dois-je faire ?

Re: Le couvent Warren [Soeur Marie]

Posté : 31 mars 2026 07:46
par Bran Warren
Bran ressentit instantanément la présence de Sœur Marie, et sentit son corps se stimuler à cette idée. Si elle avait été vampire, elle aurait senti l’excitation du vampire. Il n’y avait pas que sa grande beauté, Bran avait eu le temps de discuter avec elle. Marie était une sœur courageuse, pleine d’optimisme, qui rêvait d’un monde en paix, et qui ne comprenait pas les préjugés. Bran avait très rapidement choisi Marie pour devenir la première vampire du couvent, celle qui lui permettrait ensuite, l’une après l’autre, de de séduire toutes ces nonnes. C’était pour lui une offrande naturelle envers sa sœur, Mélinda. Bran avait toujours eu pour objectif de la servir, de la protéger, de l’aider à améliorer son pouvoir. Maintenant que sa sœur avait une femme et des enfants, les objectifs de Bran avaient évolué, portant sur la famille Warren, sur les enfants de Mélinda… Et lui commençait à se prendre au goût. Il avait été le premier que Mélinda avait remordu, en insufflant en lui son précieux sang béni par la Déesse. Bran commençait donc à ressentir des désirs qui le concernaient donc lui, comme l’envie d’avoir un enfant… Marie était visiblement intervenue au bon moment, ou peut-être que c’était là la volonté des Dieux. Dans tous les cas de figure, Bran était convaincu d’une chose : il l’aimait. Il voulait en faire une vampire, mais il avait pris son temps, il avait entrepris de la séduire.

Et, ce soir, Bran allait récolter ses fruits. Le sang de Marie bouillonnait, et elle ne tarda pas à se confesser. Bran soupira lentement. Il ne chercha pas à moduler sa voix, en se disant que, en raison de la grille qui les séparait, et de sa nervosité, Marie ne prendrait pas conscience qu’elle confessait cela au prieur.

« Je vous écoute, mon enfant. »

Marie indiqua ressentir des sentiments à son encontre. Cet aveu le fit frissonner. Sous sa soutane, Bran était nu comme un ver, et sentit sa verge durcir. Il utilisait de base ce confessionnal pour se masturber sereinement. Sa mission au couvent l’amenait en effet à devoir rester ici pendant des jours, et donc à faire preuve d’une abstinence sexuelle… Ce qui, pour un Warren, était une chose très difficile à supporter. Et, quand il se masturbait, il pensait désormais systématiquement à Marie… Qui ressentait visiblement aussi ce type de pensées.

Bran la laissa encore parler. Il frémit quand elle indiqua aller jusqu’à rêver de le prendre comme époux, puis elle lui demanda quoi faire. Le beau vampire resta silencieux un certain temps, comme s’il réfléchissait à la meilleure façon d’aborder la chose. Puis, il tira sur la grille qui séparait les deux parties du confessionnal, et approcha sa main. En la voyant, Marie pourrait reconnaître ses doigts.

« Sœur Marie, je me dois moi aussi de vous confesser… Que je ressens les mêmes choses que vous à votre égard. »

Marie pourrait dorénavant comprendre qu’elle venait de se confesser à « Père Bran ». Ce dernier enchaîna :

« Non, ne soyez pas choquée, je pense au contraire que, si vous êtes ainsi venue spontanément vous confesser alors que je tenais l’office, c’est que c’est là la volonté du Seigneur. Dieu est amour, Sœur Marie, vous le savez, n’est-ce pas ? Et l’amour est le plus noble des sentiments. Ce sentiment, j’ai vu combien vous le ressentiez, et il m’a… Inspiré. »

Bran hésita un peu, puis reprit :

« Avant de vous connaître, je menais à bien ma mission, mais sans jamais… Penser à moi-même. J’étais entièrement dévoué envers la cause du Seigneur. Les pensées que vous m’inspirez… Je les ai considérés comme impures, moi aussi, au début… Mais je me trompais. Nous avons dévoué notre vie à servir la cause du Seigneur, Sœur Marie, mais le Seigneur lui-même nous enseigne à profiter des autres, il rejette tout fanatisme et tout dogmatisme qui ferait de nous des zélotes. »

Bran était sincère, c’était juste qu’il parlait du Seigneur pour évoquer sa sœur, mais, à ses yeux, Mélinda était l’équivalent d’une Déesse.

« Je comptais demander ma mutation, Sœur Marie… Et Le Seigneur m’a montré que j’étais sur l’erreur. Je vous aime, Sœur Marie. Ces pensées que vous ressentez, ce désir de me prendre pour époux, de porter la vie… Elles sont saines. Dieu vous a conçu pour porter la vie, Sœur Marie, et vous a doté de votre amour infini pour autrui pour cela. Je suis… Je suis flatté d’être le réceptacle de votre désir de vie, Sœur Marie. »

Elle était toujours là, et lui avait une bonne érection. Bran commença à remuer.

« Si vous souhaitez accepter mon amour, Sœur Marie, prenez ma main, et je viendrais vous embrasser. Si ce n’est pas le cas, je partirai de ce confessionnal, je demanderai ma mutation, et vous ne me reverrez plus jamais… » fit-il.

Re: Le couvent Warren [Soeur Marie]

Posté : 31 mars 2026 12:02
par Soeur Marie
Avec tout ce cocktail d'émotions qui la traversait, Soeur Marie ne s'était même pas rendue compte que la voix qu'elle avait brièvement entendue au tout début de sa confession était celle du Père Bran. Ce n'était généralement pas la tâche du Prieuré que de prendre les confessions, alors Soeur Marie ne s'y était clairement pas attendue. Mais, lorsque la grille séparant les deux parties du confessionnal fût glissée, et qu'elle réentendit sa voix, de façon plus claire...Soeur Marie écarquilla les yeux, se tendant sur place en sentant un gigantesque sentiment de honte l'envahir.

M-mon père je...

Oh Seigneur...quelle cruche elle pouvait être ! Même si il n'y avait rien de techniquement répréhensible dans tout ce qu'elle venait de dire, et que de toutes façons le secret de la confession continuait de s'appliquer...elle venait de se confesser à la seule personne qu'elle avait voulu éviter de voir ! Le rouge monta aux joues de la jeune femme rapidement, et l'espace d'un instant, elle songea même à fuir pour tenter d'échapper à ce sentiment de gêne et de honte qu'elle éprouva comme jamais ! Toutefois, Bran reprit rapidement, et ne la "crucifia" pas sur place...même au contraire, il entreprit de la rassurer avec sa voix douce, qui avait un effet hypnotique sur Marie.

M-mon père ?

Était-elle en train de rêver, ou de prendre ses désirs pour des réalités ? Plus il parlait, et plus il semblait sur le point de...lui avouer une réciprocité de ses sentiments ? Soeur Marie demeura sans voix lorsque ce qu'elle pensait, voire même espérait secrètement, s'avéra être réel. Le...Père Bran...l'aimait ? D'une modestie sans pareil, Soeur Marie peinait à croire que le Père Bran puisse sincèrement éprouver les mêmes sentiments à son encontre, mais tout dans sa voix portait le lourd fardeau, là aussi d'une confession. La jeune femme ne pu que frémir sur place, et sentir son trouble grandir encore, lorsqu'il déclara clairement l'aimer, et que ses envies d'aimer et de...porter la vie, étaient saines.
Soeur Marie ne déclara encore rien à ce moment, mais passa la paume d'une de ses mains au niveau de son ventre. Bien qu'elle n'aie pas directement mentionnée son envie de porter ses enfants, cela faisait partie du "lot" de celui de se marier avec lui. Tous les rêves que Marie faisait concernant leur vie à deux ne comprenaient pas que du sexe, mais aussi de elle, fortement enceinte et portant son enfant, tandis qu'il prendrait soin d'elle. A mesure que Bran parlait, les émotions de Marie s'emballaient, jamais elle n'aurait imaginée que cette vie rêvée puisse avoir une véritable chance de se concrétiser en vrai, mais il y avait tant d'obstacles qui pouvaient encore se dresser en face...
Bran pu alors sentir une main douce, mais dont la prise sur la sienne se voulait ferme, s'y poser. La respiration de Marie était lourde, et grâce à ses sens vampiriques, il pouvait aisément constater qu'elle avait le coeur qui battait la chamade.

Pitié mon Père je...je ne saurais vivre sans vous, ne plus vous revoir...j'en mourrais ! Mais...c-comment ? J'ai fait des voeux, et vous aussi. Le couvent est toute ma vie, et je ne puis vous demander de sacrifier votre avenir brillant pour moi et...et pourtant je...je ne désire rien d'autre en cet instant que de vous épouser, de passer ma vie avec vous, et de porter vos enfants...mais...

Soeur Marie était clairement tiraillée entre ses devoirs, et ses désirs. Jamais la question pour elle ne s'était posée, mais le Père Bran ébranlait ces convictions. Elle voulait être sienne, terriblement, et ce désir était proche de lui faire renoncer à ses voeux, mais il était aussi évident qu'ils demeuraient importants, et qu'elle n'imaginait pas une seule seconde faire ça en dehors du cadre d'un mariage...mais qui, seulement, accepterait de les unir ?
Une chose était sûre en tout cas, c'était qu'elle avait bel et bien posée ses deux mains sur celle de Bran...

Re: Le couvent Warren [Soeur Marie]

Posté : 31 mars 2026 21:42
par Bran Warren
La perche tendue par Bran… Fut saisie par Marie. Elle prit la forme d’une grille ouverte, d’une main tendue, et de la menace de partir. Marie, partagée entre son sens du devoir et ce désir naissant pour lui, attrapa sa main, et lui assura qu’elle ne voulait pas qu’il parte. Elle s’interrogea néanmoins sur la conformité de ce qu’ils envisageaient avec ses vœux. Vœu de chasteté, vœu de pauvreté, et vœu d’obéissance, constituaient le triptyque des vœux religieux, que chaque religieux rejoignant un ordre se devait de prononcer.

Bran répondit à tout cela… En se relevant. Marie aurait pu craindre qu’il ne cherche à partir, mais ce dernier ouvrit tout simplement le rideau du côté de Marie. Cela allait naturellement totalement à l’encontre des règles du confessionnal, mais il s’en moquait. Bran se trouvait face à Marie, croisa son regard. Il se rapprocha alors d’elle, et, sans rien dire, mais en agissant vite, il se pencha vers elle, et l’embrassa.

« Hmmm… »

Un baiser surprenant, mais qu’il maintint, en sentant le corps de Marie fondre progressivement. La surprise s’effaça vite tandis qu’il pressa son corps contre le sien. Une main sur sa coiffe, il sentait contre celle-ci les longs cheveux de Marie, et maintint ainsi le contact. Il l’embrassa longuement, et s’amusa ensuite à reculer lentement ses lèvres, juste pour sentir Marie s’y crisper davantage.

Le baiser dura plusieurs minutes, et Bran aida Marie à se relever. Ils sortirent ainsi du confessionnal. La nef était plongée dans l’obscurité et le silence. Bran rompit alors le baiser, et sourit à Marie, tout en maintenant son corps contre le sien. Elle pourrait sentir contre ses mains son torse, et, le long de sa soutane, la verge en érection du vampire s’écrasait contre elle.

« Aime ton prochain comme tu aimes le Seigneur, Marie… Tes vœux ne t’interdisent nullement d’aimer. »

Bran réalisa qu’il venait un peu de se trahir… En évoquant seulement les vœux de Marie, comme s’ils n’étaient pas les siens…

*Reprends-toi, idiot, Mélinda n’est pas là pour la séduire à ta place !*

Bran sourit à Marie, restant près d’elle.

« Oseriez-vous penser que vous êtes le fruit du démon, Marie ? Que je suis envoyé pour vous tenter ? Ce que vous ressentez… N’est-ce pas du plaisir ? Tous les enfants que vous avez aidé à mettre au monde sont le fruit de l’amour. Vous ont-ils semblé être démoniaques ? Sœur Marie, si les enfants sont l’incarnation de l’innocence, et qu’ils sont le fruit d’un désir mutuel et consenti, alors comment ce désir pourrait être malsain ? »

Il reprit alors, en posant ses mains sur ses hanches, rapprochant ses lèvres des siennes.

« Si je dois choisir entre mes vœux ou toi, Marie, c’est toi que je choisis, car le Seigneur est amour, et le Seigneur ne pourra que tolérer notre amour ! »