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Re: Quand le futur toque à la Taverne [avec Arxa Cheelks]

Posté : 14 mars 2026 09:42
par La Taverne
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ImageRakasha : « Est-ce que tu sous-entends que je devrais moi aussi devenir une Génasi ? »
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« Que ce soit le cas ou non, force est de constater que quelques instants doivent être pris pour découvrir une petite fée devenir grande élémentaire. Et dans une version pour les adultes ! Oui, peut-être que votre Narrateur ressent une certaine chaleur qui ne soit pas forcément relié aux flammes bleues ou orange, selon le désir de l’IA. Mais revenons donc à Rakasha qui doit faire son premier choix afin de pouvoir faire progresser l’aventure à deux. A trois ? Si je me compte au-dedans. Bien que Miss Cheelks ait eu le désir de me renvoyer à mes peinates… Tout de même, elle a évoqué « le cadre, la Voix ! » Est-ce son instinct qui lui permet de me cerner ainsi ? Intrigant. Il ne manquerait plus qu’elle parvienne à s’élever dans la charte cachée du quatrième mur… »
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Un nouveau dé dégringola du plafond et atterrit au pied de la cartographe hésitante. Il afficha le chiffre de 9.

ImageRakasha : « Neuf ? » dit-elle en ramassant l’artefact.

L’autel présentant la race des Tieffelins sembla bourdonner/pulser d’une vie nouvelle, attirant l’attention des deux aventurières.
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« Selon le site d’AideDD, il est dit, à la manière des Genasi :

Les tieffelins descendent d'une lignée humaine et, dans l'absolu, ils ressemblent toujours aux humains. Malgré tout, leur héritage infernal a laissé une marque claire et indélébile sur leur apparence. Les tieffelins possèdent comme attribut le plus marquant de larges cornes, qui peuvent apparaître sous une grande variété de formes : certains ont les cornes courbées d'un bélier, d'autres les longues cornes d'une gazelle, et d'autres encore ont les cornes en spirales de l'antilope. Ils ont aussi une fine queue mesurant entre 120 et 150 centimètres de long qui fouette l'air ou s’enroule autour de leurs jambes quand ils deviennent agacés ou nerveux. Leurs canines sont particulièrement pointues et leurs yeux d'une couleur unique – noirs, jaunes, argent ou or – sans sclère ni pupille discernable. La couleur de leur peau couvre toute la palette des couleurs humaines, mais intègre aussi plusieurs nuances de rouges. Leurs cheveux, descendants de derrière leurs cornes, sont généralement sombres, plutôt noirs ou bruns, ou parfois rouge sombre, bleu ou pourpre. »
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Narrateur : « Quel hasard intrigant ! Etant donné le nature du Maître, ou de la Maîtresse de Donjon actuelle, et des vies ayant déjà été vécus ou du moins partiellement dans ce Donjon Mimique. Rakasha la Cartographe sera donc… »

ImageRakasha : « Une Tieffelin. »

Cette dernière traversa la silhouette sombre et changeante du neuvième autel. Quand elle redescendit les marches et s’arrêta, son ombre quitta le sol pour se dresser face à elle. Il y avait une similarité entre son soi actuelle et tatouée, et sa version ombreuse et tieffelin.

Un petit peu plus loin, l’étrange porte se mit en mouvement. Ce n’était pas quelque chose de « violent » comme « FX ». Mais c’étaait un mouvement. A savoir que la porte qui était à la croisée entre cette dernière et un libre donnait l’impression d’être feuilleter…à l’infini.

ImageRakasha : « Le passage est ouvert. Continuons ! »

Il y avait assurément une euphorie nouvelle chez Rakasha l’ancienne cartographe et Rakasha la nouvelle Tieffelin des Ombres.

La salle suivant fut quasi la copie conforme de la première. Une salle de pierre. Une porte par laquelle elles étaient entrées maintenant verrouillées. Devant elles, une série d’autel avec une silhouette changeante et sombre. Et plus loin encore, une porte-livre qui attendait avant d’être pouvoir traversé/lu.

Cette fois, il fallait faire un choix entre : BARBARE / BARDE / CLERC / DRUIDE / ENSORCELEUR / GUERRIER / MAGICIEN / MOINE / OCCULTISTE / PALADIN / RÔDEUR et enfin ROUBLARD.

Un nouveau dé tomba aux pieds de Rakasha qui semblait remettre ses choix au Destin.

ImageRakasha : « Il semblerait qu’on me veuille sous la peau d’une guerrière. Je ne sais pas. Qu’en penses-tu ? Que vas-tu choisir ? »

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ImageLinette : « M-m-mais ! »
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« Ce fut tout ce que parvint à « dire » la bardesse. Les joues toutes rouges d’une sorte de jalousie, elle se mordillait le doigt de son petit poing collé contre sa bouche. Elle aurait pu se damner pour ravir la place de Miss Cheelks ! Elle aurait pu, également, commettre une bêtise et s’attirer les foudres de Belle-de-nuit, se privant à tout jamais d’entrer dans ses grâces. »
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ImageRose-Laurie : « Hmm… ♥ Donc deux années à me servir. Je me demande quel sera l’issue de cette bataille interne entre la peau verte en toi et l’être civilisé ? Quelque chose me susurre à l’oreille, et cela pourrait être une version miniature de moi avec des cornes d’accessoire et un autre type d’accessoire me donnant une queue caudale, que tu respecteras l’expression qui veut que jamais deux sans trois. »
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« Si Belle-de-nuit était une experte du Rose, cela lui permettait d’à la fois prendre un plaisir non feint et tout à le fois d’imaginer quel genre de plan elle pourrait réserver à Miss Cheelks. Et autant vous prévenir, cher lectorat, cela se vivra dans un autre lieu. La première image qui vient à mon esprit est celui d’un donjon. Une tour comme on en imagine l’archétype médiévale. Dans une version Rose avec une croix de Saint-André. Et, quelle « meilleure » tâche pour une esclave que de nettoyer ? Epousseter les coffres à jouets ? Tiens donc ! Et s’il y avait un lien avec le coffre de notre bardesse ? De toute manière, mettre un collier à la peau verte, l’habiller d’une tenue de soubrette et lui faire… hum, quel dommage que je ne puisse finir ma phrase sur un autre mot en « -ette ». Dans tous les cas, il y a fort à parier qu’il y a là un tout nouveau chapitre passionnant à lire et écrire dans le Donjon de Rose-Laurie ! »
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ImageLinette : « S-s-s’il vous plaît, vous deux. Je n’en peux plus. Je me consume à vous regarder. Arxa, s’il te plaît, redeviens raisonnable. Sors du bain. S’il te plaît ! »

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ImageMaggot : « HEY ! Attends, attends. J’ai tellement de choses sur lesquels réagir. Bon, soyons futée et reprenons ça dans l’ordre chronologique. »
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« Moui. Les Raccomodeuses, qui avaient été potentiellement insultées « d’insectes » n’eurent pas le temps de répondre à la question d’une version alternative d’Arxa. Il faut dire qu’avec Maggot, il faut s’attendre à ce que la parole soit coup-… »
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ImageMaggot : « Ouais, ouais : chut ! Bon. Donc. En voyant l’image du champi-squelette, et peut-être aussi parce qu’un certain quelqu’un joue à un certain jeu. »
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« A ce moment, la candide Automne fit un signe un tournant un de ses doigts autour de sa tempe. Signe (multi)universel pour exprimer silencieusement si la personne en question n’était pas folle. »
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ImageMaggot : « Hey ! Vous allez arrêter de m’interrompre tous les deux. Oui, toi la petite fée au doudou et toi la voix que presque personne n’entend. Donc, j’étais en train de me dire que je pourrais peut-être me faire un nouveau set d’équipement sur ce nouveau monde. Ou sur le même monde que d’habitude mais dans un autre temps ? Est-ce qu’on peut dire que c’est un autre monde alors ? Vous avez quatre heures. Sinon ? Sinon. Oui ! M’en fiche qu’on parle de Nécro-Yggdra en demi-mot mais, comment ça « la plus intelligente des deux peaux vertes » ? Je pourrais mal le prendre si je n’étais pas aussi brutasse ! Il y a différentes sortes d’intelligence. Moi j’excelle dans celle du type intelligence de combat et intelligence de l’instinct. Voilà. Et puis, pourquoi je me retrouve toujours infligée de toutes les merdes dans tous les RPs ?! Tu aimes me faire souffrir ! »
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« Effectivement, la gobeline regarde directement l’avatar Ryanne Hilaris droit dans les yeux. En gros plan. Très gros plan même ! Ce doit être assez malaisant. Ou…non, je ne préfère pas savoir. Je vais détourner les yeux. Sait-on jamais ce qu’une paire de lèvres en gros plan pourrait avoir comme réaction ? »
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ImageMaggot : « C’est bon. J’ai fini. On peut reprendre le cours à peu près normal de l’aventure. De celle-là, en tout cas. De la partie trois. »
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« Vraiment ? Tu as vraiment terminé de blablater ? Nous pouvons y aller ? »
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(silence)
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« Parfait. Donc reprenons. Le minion de la nécromancienne du VertNoir éleva son sceptre en direction de la canopée pour réclamer l’attention qui lui était dû. »
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ImageMaggot : « Tu vas me le payer, saloapard ! C’est absolument pas sexy le pus ! »

ImageAutomne : « Nous devrions l’aider, oui ? »

ImageClochette : « Je ne sais pas. Je crois que la forêt se porterait bien mieux sans elle. Un peu de silence ferait beaucoup de bien pour les oreilles eeet… »

ImageMaude : « Clochette. »

ImageClochette : « Ok ! Pff… »
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« Et c’est ainsi que les Raccomodeuses se mirent en action. Automne chevaucha Doudou et descendit le long d’un fil pour se poser sur l’épaule de Maggot. Cette même épaule souvent dessinée d’une croix qui permettait à une sorte de boule canard d’y être attaché. Ce même endroit où le bras tout couvert d’or voyait émerger une épaulière. Alors, qui savait si la maladie de l’homme-champignon n’allait pas faire naître un nouveau chara-design ? Combattre le mal par le mal ? C’était une possibilité certaine avec cette gobeline maintenant épaulée de la Raccomodeuse spécialisée dans le soutien. Doudou léchait déjà la plaie. Clochette quant à elle dégaina son arme effilée et vola en ligne droite vers l’ennemi ! C’était donc la « tank » du groupe. N’hésitez pas à corriger le Narrateur que je suis qui a manqué certaines heures de cours concernant un langage très précis. C’est qu’il y a tant de peuplades différentes à étudier. Les peaux vertes, les gamers, les mimiques ou encore les peaux vertes. Oups. Répétition. Quant à Maude dont le nom de famille était toujours refusé, elle assistait Clochette la bourrine. Elle aussi brandit son arme mais attaquait en utilisant les failles qu’ouvrait Clochette. C’était une tacticienne. Une roublarde voire une lâche pour certains. Maude restait une Raccomodeuse hors-pair alliant compétences martiales et usage de sa matière grise. »
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ImageMaggot : « Mouais. Et sinon, quelqu’un pense que l’autre feu-follet tout triste et vendant ce qui lui reste de son âme à Maumaur va faire irruption ? Parce que je préférerais me frotter à un big boss plutôt qu’à ses laquais. »
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« Avant de vous quitter, le Narrateur que je suis n’a pas pu s’empêcher d’aller visiter un certain musée. Le Musée 34. Et il se trouve que la Muse de cet endroit n’en fini pas de déclencher l’inspiration. Alors, peut-être que pour un certain temps, il y aura un partage picturale pour conclure mon travail de narration. Une tâche supplémentaire, certes. Mais un délice pour les yeux qui devraient contenter chacun et chacune, oui ? »
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Re: Quand le futur toque à la Taverne [avec Arxa Cheelks]

Posté : 25 mars 2026 17:57
par Arxa Cheelks
Rakasha eut beau dire, ce ne fut pas elle qui choisit l'appartenance à sa nouvelle espèce. Un dé tomba du plafond pour lui présenter le chiffre neuf. Celui qui correspondait à la race des tieffelins. L'ombre de la cartographe se dressa sous la forme d'une silhouette cornue qui, outre ce détail là, ressemblait en tout point à la sienne. Et puis la porte-livre s'ouvrit en battant des pages.

- Fonçons, ma jolie !

Elles la traversèrent... pour retomber dans une pièce similaire à la première. Arxal vit de nouveaux autels, de nouvelles ombres flottantes ainsi que...

- Encore ?!... Non, attends, il y a quelque chose d'autre ! Les autels sont plus nombreux, cette fois-ci.

Un autre choix à faire, donc !
Ici, il n'était pas question d'un choix racial ; plutôt d'un choix de métier.
BARBARE / BARDE / CLERC / DRUIDE / ENSORCELEUR / GUERRIER / MAGICIEN / MOINE / OCCULTISTE / PALADIN / RÔDEUR et enfin ROUBLARD.
Arxal plissa les yeux devant chacune de ces ombres stylisées. Elle prit le temps d'y réfléchir tandis que Rakasha, encore une fois, se soumettait aux règles du hasard. Le vert feu follet entendit ainsi qu'elle décrocherait le rôle de guerrière. Elle haussa un flamboyant sourcil à son attention.

- Tu sais manier l'épée, ou encore la hache ?

Si elle maniait la plume aussi bien que le gourdin, peut-être que ça lui irait comme un gant ?
En attendant, l'Ingénieuse était quelque peu sceptique...
D'un haussement d'épaules, elle poursuivit sans vraiment lui répondre :

- Laisse-moi encore un petit peu de temps.

Son regard fila d'une description de job à l'autre. Et il y en avait bien un qui lui faisait de l'œil :
Les ensorceleurs sont les porteurs d’une magie innée qui prend sa source dans un lignage exotique, une quelconque influence d'Outremonde ou une exposition à une force cosmique inouïe. On ne peut pas étudier la sorcellerie comme on apprend un langage, pas plus qu’on ne peut apprendre à vivre une vie de légende. Personne ne choisit la sorcellerie ; le pouvoir choisit l’ensorceleur.

[...]

La magie fait partie intégrante de tout ensorceleur. Elle insuffle au corps et à l’esprit une puissance latente qui n’attend que d’être éveillée. Certains ensorceleurs manient une magie qui prend sa source dans un lignage ancien, imprégné par la magie des dragons. D’autres portent une magie brute et incontrôlable, un tempête chaotique qui se manifeste de manière inattendue.

L’apparition des pouvoirs de sorcellerie est totalement imprévisible. Certaines lignées draconiques génèrent exactement un ensorceleur à chaque génération, mais pour d’autres lignages, chaque individu est ensorceleur. La plupart du temps, les talents pour la sorcellerie sont le fruit d’un hasard manifeste. Certains ensorceleurs ne peuvent déterminer l’origine de leur puissance, alors que d’autres font un lien avec des événements étranges de leur passé. Le contact d’un démon, la bénédiction d’une dryade lors de la naissance d’un enfant ou une gorgée d’eau puisée dans une mystérieuse source pourrait éveiller le don de la sorcellerie. Tout comme pourrait le faire un cadeau de la part d’une divinité de la magie, l’exposition aux forces élémentaires des Plans Intérieurs ou du chaos affolant des Limbes, ou bien un regard dans les engrenages de la réalité.

Les ensorceleurs, contrairement aux magiciens, ne font pas usage de grimoires ou d’anciens tomes de magie. Ils ne comptent pas non plus sur un patron pour leur accorder des sorts, à la manière des occultistes. En apprenant à maîtriser et canaliser leur propre magie intrinsèque, ils peuvent découvrir des manières nouvelles et stupéfiantes de libérer leur puissance.

- Ça, c'est de la bombe ! claironna Arxal en pointa du doigt son choix. C'est décidé : je vais devenir une putain d'ensorceleuse !

Avec son corps de feu, l'anciennement hobgobeline partait avec un avantage certain !

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Arxa n'entendait rien de ce que Linette essayait de lui dire. La pauvre bardesse en chaleur bégayait son hésitation et ses suppliques. En même temps, elle se trouvait aux premières loges pour « souffrir » de cette scène pour le moins coûteuse envers la contractante au teint maladif. Tandis que Belle-de-nuit, sous l'influence de l'appétit grandissant de cette dernière, s'imaginait dans la peau d'un succube.

- Aucun doute là-dessus, dit la peau verte en ignorant la bardesse. Tu sais parfaitement prendre sur toi au point d'arriver à me remplir les oreilles alors même que je te tripote de partout ! Je me demande combien de personnes sont passé par là ? Non, ne me le dis pas ! Le temps ne file que dans un seul sens et... HEY ! Mes précieuses secondes de dégustation ! Grrrr !!

Autant énervée qu'excitée, la hobgobeline obéit à ses bas instincts en frottant énergiquement, sous l'eau, son entrejambe contre cette cuisse de velours. Elle empoigna un sein lourd et délicieux avant de le téter comme un nourrisson. Elle aspira bien fort, manquant de faire un sort à ce biberon d'anthologie, avant de se jeter sur son voisin qu'elle avait malaxé comme une sauvageonne.
La deuxième limite fut franchie. Trop vite à son goût, car la peau verte lança à celle qui l'avait si généreusement hameçonnée :

- Allez, va pour une dernière minute !

Suite à cette déclaration osée, ses prunelles étincelèrent de lubricité. Arxa se redressa pour lui voler un baiser avant d'enfouir carrément sa tête sous l'eau parfumée. Là, elle bouscula les cuisses de Rose-Laurie, les écartant de sorte à ce que ses talons prennent appui sur le rebord de la baignoire, avant de butiner comme une assoiffée sa succulente fleur aux doux pétales de chair.
Le gros de l'action ainsi masqué, Linette n'aurait peut-être pas à en rougir jusqu'à l'explosion.

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Détourner le regard ! Ne surtout pas regarder l'animal furieux droit dans les yeux. Les éviter comme ceux d'un gorille qui prendrait cela pour un défi. L'orage ne pouvait que passer. C'était obligé ! Cette gobeline jouait sur deux plans en même temps. L'un d'eux lui en coûtait beaucoup plus que l'autre. Or, elle aurait besoin de toute sa concentration pour se tirer de ce mauvais pas !
...Et l'orage passa bel et bien.
Ouf !
Revenons-en à nos moutons~

Après concertation, les Raccommodeuses filèrent à la rescousse de Maggot. Doudou, l'araignée fétiche d'Automne, se chargeait d'atténuer tant bien que mal... le mal - beurk, répétition ! - qui l'affligeait. Clochette et Maude, entretemps, attaquèrent l'envoyé de la Nature Corrompue. La première fut chassée d'un coup de sceptre avant de se redresser pour le harceler comme un frelon. La seconde lui infligea des dégâts en lui entaillant profondément les os par-ci par-là.
Arxa d'Antan admira leur travail d'équipe. Parce qu'elle ne savait pas trop quoi faire dans tout ce bordel.

- Sans blague ! Alors je sers à quoi, moi ?!

Il était peut-être encore un peu tôt pour user de ses talents secrets.
Je n'ai pas la moindre idée de ses capacités~
- Quoi ?! Quel embarras ! Nom de dieu, c'est un putain de scandale que je vais vous faire - là, tout de suite !

Tandis que les autres bataillaient, notre colérique amie se jeta tête la première dans les fourrés et se mit à produire un boucan pas possible. Après maints grognements, l'Ingénieuse ne fit guère honneur à son surnom ; elle était revenue dans la partie avec un très, très gros bâton entre les mains.

- Au programme ? Soupe de champi' pour tout l'monde !

La « plus intelligente parmi les deux peaux vertes » chargea le groupe en brandissant son arme de fortune. Heureusement qu'elle avait appris à frapper avec une hache dans sa vie du future parce qu'il lui fallut moins de quatre coups pour renverser le sorcier en lui déboitant la hanche.

- J'vais t'fumer la gueule, sac à vomi !

Déchaînée, la hobgobeline, qui était comme retournée à l'état sauvage, abandonna son bâton pour s'agripper au chapeau champignon. Elle tira dessus en arquant le dos. Le sorcier émit un son alarmant avant de la griffer dans le cou. Une de ses mains osseuse finit par se refermer sur sa gorge. Il n'avait pas besoin de son sceptre pour lancer des sortilèges, aussi entreprit-il d'empoisonner la jugulaire de sa vigoureuse adversaire.
Les Raccommodeuses qui n'avaient pas pu faire leur travail correctement allaient devoir en remettre une couche !
Des plaies, ces peaux vertes, je vous jure...

Re: Quand le futur toque à la Taverne [avec Arxa Cheelks]

Posté : 12 avr. 2026 21:07
par La Taverne
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ImageRakasha : « Nous serons donc un duo équilibré. Une guerrière cornue qui, pour le moment, n’est pas une bretteuse extraordinaire. Mais dans le monde dans lequel j’ai toujours vécu, il faut au moins connaître des rudiments pour survivre. Surtout lorsqu’on a la fâcheuse lubie de vouloir tout cartographier. Et même les zones dangereuses. »

A cela, la Cartographe fit un clin d’œil complice à la Hobgobeline.

ImageRakasha : « Je serais donc en première ligne. Peut-être a essayé de les impressionner de mes cornes pour éviter un affrontement. Et toi tu seras juste derrière moi, une élémentaire enflammée capable de lancer des sortilèges destructeurs. Oui, pardonne-moi si je t’imagine dans une stratégie plus destructrice que stratégique. »

A nouveau, la Cartographe interagit avec la Hobgobeline. Cette fois d’un sourire malicieux. Le courant passait bien entre les deux femmes. Il y avait cette potentialité d’une alchimie relationnelle.

Une nouvelle porte-livre fut franchie.
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« Permettez que j’intervienne. Oh ! Oui. Il est vrai que maintenant, mademoiselle Rakasha et mademoiselle Cheelks peuvent m’entendre. Peu importe. Si mes propos sont sybillins, cela entretiendra l’atmosphère de ce lieu. J’allais donc vous dire(écrire) qu’ailleurs, au-delà des contrées d’un multivers littéraire, le Donjon Mimique connait une nouvelle itération. Davantage dynamique via une sorte de congrégation de bardes. Et il se trouve que cerains de ses nouveaux bardes aiment s’exprimer via un nouvel outil de félin croisé avec ce qu’on pourrait nommer un esprit peut-être ? (allez décrire une intelligence artificielle en terme médiéval ! J’aimerais bien vous y voir à la place de mon rôle). Toujours est-il qu’une tentative a été essayé de générer, pardonnez-moi, de « peindre » cette fameuse porte-livre. La voici. »
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« Bon. Il se trouve aussi qu’un personnage non joueur ait été introduit et que celui-ci se soit retrouvé l’objet d’une fusion avec mon fameux « Dieu » qui réglemente ma vie. Mais pour cette illustration, il faudra probablement attendre que mademoiselle Rakasha et mademoiselle Cheelks atteigne la-dite salle. Si, bien entendu, la configuration de ses deux Donjons Mimiques suivent la même cartographie. Il faut alors l’espérer pour que mademoiselle Rakasha ne souffre pas de migraine ou affiliée. »
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Il y eut un silence juste avant le passage de la porte-livre.

Puis la porte-livre fut franchie après un court instant « d’écran noir » qui correspondit au temps d’un battement de paupière. Dans cette nouvelle salle où se trouvaiti deux petites tours carrées, Rakasha se tourna vers Arxa pour lui faire part d’un commentaire.

ImageRakasha : « Il me semble qu’il est plus sage de ne pas réagir à cette voix invisible à chaque opportunité. J’ai pensé à te le dire en chuchotant mais je crois que cela n’aurait pas changé grand-chose. Je préfère donner une impression de franchise que de roublardise. »

Donc cette nouvelle pièce et ces nouveaux autels.
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« Permettez-moi, j’interviens une nouvelle fois. C’est qu’il existe une illustration d’archives pour présenter ce mobilier de pierres et la présence des Gigoteurs dans la niche haute. Voici ladite illustration : »
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ImageRakasha : « Etrange. Cette peinture encadrée représente une tieffelin avec des attributs guerriers. Quant à l’autre peinture, elle représente un élémentaire de feu. Si je ne me trompe pas, nos deux choix précédents ont été représenté. Quel lieu intrigant. Est-ce qu’un peintre de génie a eut le temps de produire ces deux œuvres ? Je n’ose pas toucher mais, à la lumière, la peinture me parait sèche. Ou alors, à l’origine c’était là deux toiles vierges recouvertes d’une couche ensorcelée. Reliée à un autre plan de…d’idées ? J’ai entendu un jour, lors d’une pérégrination, la notion de noosphère. Mais pardonne-moi. Je dois commencer à parler alors que des…dés de belle taille…gigotent ? »

C’était effectivement le cas. Dans la niche de la tour de pierre se trouvait quatre dés d’une dizaine de centimètres qui donnaient une impression de vie. Rapidement les deux femmes allaient comprendre qu’il faudrait les lancer. Les quatre dés à six facettes chacun donnerait quatre valeurs. Mettons, pour l’exemple : 12 – 11 – 8 – 17. A la suite de quoi, le dé portant la valeur la plus petite noircirait jusqu’à disparaitre dans un nuage de tour de prestidigitation. Réaction à laquelle surviendrait l’apparition d’une petite clé dorée portant la valeur combinée des trois dés n’ayant pas souffert du phénomène de « Noircissement ».

Alors un autre groupe de Gigoteurs apparaitre dans la niche de la tour en pierre.

Et ce phénomène se reproduirait autant de fois qu’il sera nécessaire pour obtenir six petites clés dorées.

Puis la porte-livre de sortie s’entrouvrirait. Les pages géantes donneraient l’impression d’être feuilletées. Signal que les deux aventurières pourraient poursuivre toujours plus loin dans ce Donjon.

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ImageLinette : « Oh non !... Oh non !... Oh non !... »
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« La pauvre Linette n’en peut plus de cette agonie. Elle était déjà fébrile mais savoir qu’une troisième année de servitude (délicieuse, son terme, pas le mien) a été engagé. Associer au fait de l’avoir vu disparaitre tout en sachant ce qu’elle entreprend, tout en voyant les jambes écartées de Belle-de-Nuit. Tout cela fait carburer à plein rendement son petit cerveau qui imagine, qui magnifie la scène. Son corps est chaud à notre bardesse. A tout cela, elle retient son souffle. Comme par une sorte d’empathie inconsciente. Les secondes s’égrènent et cela devient une torture. La bardesse sent l’air lui manquer comme lorsqu’elle se produit sur scène depuis une heure et demie sans s’arrêter. Avec un répertoire exigent. Car notre bardesse est bien entendu capable de chanter plusieurs heures de suite avec la bonne stratégie et préparation. »
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ImageRose-Laurie : « Bienvenue parmi nous, chère esclave. Sache que tu as fait grimpé la température de mon cœur et affoler mon cœur.♥ »
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« Il y avait une musicalité puissante dans le charme de Belle-de-Nuit. Certains dans la Salle Principale de la Taverne arguaient de savoir si c’était la bardesse qui avait influencé la professeure ou l’inverse. Un débat aussi vieux et aussi inutile que celui de l’œuf et de la poule. »
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ImageRose-Laurie : « J’ai pris sur moi de t’embrasser. Il fallait que je le fasse. Ton petit cerveau asphyxié avait oublié comment faire. De par ce fait, je scelle notre contrat. Tu me dois donc trois années de servitude que tu passeras à l’Académie. Lors de ton « butinage », j’ai eu une idée. Tu seras la première d’un harem d’apprentissage. Je compte enseigner à mes élèves du Rose toutes les différences physiques, nerveuses et sensibles d’un maximum de race possible. Tu seras leur cobaye. Et tu seras également mon assistante lorsque nous irons « voler » quelques années de vie à d’autres…hum ?... professeurs éphémères ? Tout ce plan est nouveau. Il me faudra trouver les bonnes appellations rapidement. Mais un peu plus tard. »

ImageLinette : « OUI-oui ! Plus tard ! JE- ! »

ImageRose-Laurie : « Ma pauvre Linette. Tu sens si fort le Rose. Cette attente interminable t’a mise en chaleur comme un animal lors de la saison de reproduction. Je me demande si je devrais donner pour premier ordre à la première de ce nouveau harem d’apaiser ton corps et ton cœur ? As-tu une opinion là-dessus ? »

ImageLinette : « Oui ! Elle ! Ou une autre ! Ou UN autre ! Je m’en fiche ! Je veux juste qu’on me prenne intensément. S’il vous plaît ! Par pitié ! Je vais devenir folle ! »

ImageRose-Laurie : « Quel triste langage. Si élémentaire. Si brut de décoffrage. Ce n’est pas ainsi qu’on encense l’autre. Qu’on lui demande un service. Peut-être que je devrais t’ordonner de sortir dans le couloir des Chambres dans cet état. Je suis certain que toutes les portes s’ouvriraient d’un seul coup tellement ton aura est forte et nécessiteuse. Je ne sais pas si ce serait une punition. Mais je me doute que ce chaos soudain ne serait pas pour plaire à notre hôte à tous, monsieur Courssurpattes. »
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« Le destin de Linette semblait donc entre les mains, ou peut-être plutôt les cuisses, de mademoiselle Cheelks. Mais cette dernière était-elle en état de comprendre la problématique ? Avait-elle envie de descendre de son piédestal pour frayer avec une mortelle de moindre valeur ? La hobgobeline avait bu le nectar des dieux. Pourrait-elle étancher sa nouvelle soif des chants-gémissements de la bardesse de la Taverne ? »
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« Je me dois de relever cette honnêteté… « dissimulée ». Mais ainsi soit-il ! Que les talents secrets le demeurent au même titre que le nom de famille de notre Raccomodeuse en cheffe ! »
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ImageClochette : « Elle m’avait paru plus utile cette grande peau verte. Pff ! Et quel sous-langage. »
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« La petite fée était une boule de colère. Elle préférait extérioriser qu’accumuler en son sein. Et puis, cela permettait au Narrateur que je suis d’avoir comme qui dirait une assistante de narration. »
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ImageMaude : « Tenez bon les filles. Même si nous ne sommes pas encore accordées sur leur rythme à toutes les deux, nos nouvelles alliées sont efficaces ! Regardez comme la peur de perdre son couvre-chef l’a fait réagir ! »

ImageAutomne : « Maude ! Doudou a déjà des difficultés avec la première. Il ne faut pas que la seconde se fasse elle aussi avoir ! »

ImageClochette : « Je suis déjà au travail, Automne ! »
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« La furieuse petite fée harcelait le grand champi-humanoïde avec une telle insistance qu’il devint impossible pour leur ennemi à toutes de continuer à se concentrer sur la peau verte qu’il tenait dans l’étau de sa pogne. Il la jeta sans ménagement au sol. Vilain hasard, le derrière de cette demoiselle Cheelks alternative rebondit sur le gourdin de fortune. »
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ImageClochette : « J’ai toute son attention, les filles ! »

ImageAutomne : « Mais je suis occupée, moi ! »

ImageClochette : « RhAAa ! Je sais, Automne. »

ImageMaude : « Elle s’adressait à moi. »
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« D’une voix maîtrisée au contraire des deux autres que nous pourrons qualifier gentiment de « passionnées », la Cheffe des Racommodeuses trouva une voie dans les airs pour venir planter son arme effilée dans le joyau bleuté protégée alors derière la forteresse des os de sa cage thoracique exposée. Il y eut alors le bruit d’un cristal qui fend. Mais déjà Maude repartait ailleurs pour ne pas se faire saisir et écrabouiller dans la main de cette chose mauvaise. »
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ImageMaggot : « Hey ! C’était bien joué, ça. Tu ne l’as pas eu, mais cool, ça fait avancer le fil rouge de notre combat. Ah. Oui. Il fallait que je dise quelque chose pour participer à cette réponse. Je suis pas très utile pour le moment, désolé. »

ImageClochette : « Mais ferme-la, le moulin à paroles ! »

ImageAutomne : « Clochette, sois gentille. Tu sais très bien que nous devons accepter les autres comme elles ont été tissé. Ce n’est pas sa faute si elle a un si grand besoin de s’exprimer autant. »

ImageMaude : « Formation Frelon façon Soleil-d’Airin, Clochette ! »
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« Une stratégie guerrière qui ne serait pas mis en chorégraphie. Le principal attrait de l’invention de cette technique était de mettre en avant l’expérience et l’efficacité des Racommodeuses. Tout comme le fait qu’elle ne concluait pas pour donner une nouvelle chance à mademoiselle Cheelks de briller. Peut-être même de finir de déchapeauter tandis que la Cheffe reviendrait finir de faire voler en éclat le Cœur-Cristal ? »
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Re: Quand le futur toque à la Taverne [avec Arxa Cheelks]

Posté : 08 mai 2026 11:47
par Arxa Cheelks
Au contraire de la vexer, la formation décrite par la Cartographe, somme toute cohérente étant donné leurs compétences respectives, fit naître un sourire carnassier sur les lèvres d'Arxal, la Détonante. Un titre qu'elle s'était mentalement auto-attribué et auquel elle comptait bien faire honneur !

- Bah ! Il n'y a aucune raison à ce que tu te fasses pardonner si tu ne commets aucune erreur de jugement~

Elle allait lui en foutre plein les yeux avec des sortilèges dantesques !
Mais pour l'heure, elles n'en étaient encore qu'aux préparatifs.
Cette autre porte-livre les accueillit à pages ouvertes.
Et Arxal, effectivement, ne se cassa pas trop la tête à vouloir répondre à la voix désincarnée qui commentait tout ce qui devait l'être. Il s'agissait surtout, auprès de ses oreilles vertes, d'un son d'ambiance qui ne la dérangeait pas nécessairement.
Bref ! Elles tombèrent face à une rôle de tourelle découpée en deux quartiers. Un édifice de pierre manifestement structuré en fonction de leurs attributions raciales et professionnelles.

- Sacré coup de brosse magique, oui ! lâcha le feu follet non sans tourner autour de la structure.

Plus haut « gigotaient » des blocs en forme de dés. Quatre éléments de loto médiéval qui n'attendaient plus que leurs mains pour être lancés à travers la pièce.
Arxal, autrement plus culottée que sa compagnonne tatouée, s'en saisit comme s'ils lui avaient toujours appartenu.

- Parce qu'on n'est pas venues ici pour pioncer !

[2] - [4] - [1] - [1] => Un « 1 » s'évapora dans une nuage de poussière. Les trois autres chiffres se mélangèrent pour donner naissance à une clé portant le chiffre « 7 ».
Arxal l'examina sous toutes ses coutures avant de hausser les épaules et d'empocher l'objet numéroté.
Elle entendit les Gigoteurs résonner à nouveau dans leur alcôve, levant la tête en conséquence.

- J'comprends pas trop comment ça fonctionne mais... je dois recommencer, c'est ça ?

Alors elle s'y prêta.
[3] - [6] - [5] - [3] => Un « 3 » s'évapora dans une nuage de poussière. Les trois autres chiffres se mélangèrent pour donner naissance à une clé portant le chiffre « 14 ».
Arxal empocha une nouvelle clé et...

- Voyons voir jusqu'à combien je peux monter avec ces jouets~

Troisième lancer.
[2] - [5] - [6] - [1] => Le « 1 » s'évapora dans une nuage de poussière. Les trois autres chiffres se mélangèrent pour donner naissance à une clé portant le chiffre « 13 ».
Arxal, passablement enflammée, referma un poing sur cette fichue clé de...

- Encore, grogna-t-elle dans un jet à la limite du fâché.

[1] - [1] - [5] - [3] => Un « 1 » s'évapora dans une nuage de poussière. Les trois autres chiffres se mélangèrent pour donner naissance à une clé portant le chiffre « 9 ».
Arxal inspira un grand coup avant de se saisir un tantinet violemment de l'outil.

- J'vais pas m'énerver. J'dois pas m'énerver. Reste cool, la Détonante.

Cinquième tentative.

[2] - [3] - [1] - [6] => Le « 1 » s'évapora dans une nuage de poussière. Les trois autres chiffres se mélangèrent pour donner naissance à une clé portant le chiffre « 11 ».
Arxal grommela un juron.

- On est pas prêts de voir poindre le putain de dix-huit.

Dernier lancer ?
[2] - [6] - [5] - [5] => Le « 2 » s'évapora dans une nuage de poussière. Les trois autres chiffres se mélangèrent pour donner naissance à une clé portant le chiffre « 16 ».

- Eeeeeeeeet c'est un nouveau recooooooooooooooooord !

Elle s'enflamma, oui, mais de bonne humeur !
La clé rejoignit les autres. Arxal les confia alors à sa coéquipière dont les doigts ne brûlaient pas.

- Ça fait partie du boulot de la première ligne, se justifia-t-elle.

Qu'y avait-il donc au-delà de cette énième porte-livre ? Qu'elle serait la conséquence de cette accumulation de chiffres ?
Arxal avait hâte d'y jeter un œil incandescent !

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Alors que Linette se rongeait les ongles, Arxa vivait son moment sous-marin le plus beau de son existence ! Elle n'entendit pas la diva la traiter d'esclave. Et de toute façon, cela ne l'aurait pas vexée outre mesure. La peau verte avait littéralement goûté au fruit défendu et cette dégustation intime avait plus que suffit à la rendre euphorique.

- Ouuuh! Je suis pas sûre que ce soit ton cœur que j'ai senti cogner quand j'avais la tête sous l'eau~

La hobgobeline se passa une main dans ses cheveux trempés. Elle n'avait pas grand-chose à recoiffer mais ce simple geste lui donnait un air bien plus assuré. Parce qu'Arxa venait quand même de vendre trois années de sa vie à une puissante envoûteuse du Rose ! Cette information (fatalité ?) essayait de se frayer un chemin jusqu'à sa conscience embuée par l'incomparable attractivité de Belle-de-Nuit. Celle qui, justement, lui expliqua, sans avoir à reprendre son souffle après ce « butinage », qu'elle endosserait le rôle de cobaye et d'assistante pour son atelier d'apprentissage du Rose.
Assise sur le rebord de la baignoire, la verte assistance arqua les sourcils.

- Elle est grande comment, cette "Académie" ?

En obtenant réponse à cette question, elle aurait la possibilité de dresser une fourchette du nombre d'élèves à la charge de Rose-Laurie. Sachant qu'elle en tenait déjà une entre ses griffes, d'un genre timide que la hobgobeline avait entraperçue tout à l'heure.
Sa concentration, Arxa ne la perdit guère longtemps. A côté d'elles, Linette faisait bien trop de bruit. Définitivement en chaleur, la bardesse de la Taverne avait l'air sur le point de fondre comme une bougie, voire d'exploser d'un désir cruellement inassouvi.
La hobgobeline eut au moins la décence d'attendre la fin du speech de la diva avant de lâcher à la suite d'un claquement de langue réprobateur :

- Liline, tous ces points d'exclamation évacués à outrance nous cassent les oreilles.

Une remarque assurément acérée envers les chastes oreilles d'une chanteuse ! Mais la peau verte n'en avait cure. Elle se laissa glisser de la baignoire et, le corps humide de partout, renversa Linette sur le dos. Avec un sourire grivois, Arxa lui plaqua une main au-dessus de la poitrine. Doigts autoritaires, féroces, qu'elle remonta le long de sa gorge, puis de son menton, pour finalement les presser autour de ses lèvres hystériques.

- Je tiens à t'entendre pousser des « HMMM-HMMM » intenses tandis que tes pommettes vireront cramoisi ♥

Puisqu'elle ne pouvait pas abuser des appas de la diva, Arxa se sentait obligée de calmer son propre feu intérieur - qui menaçait aussi de la dévorer - avec sa petite chienne à la laisse rouge. A moitié assise sur son ventre plat, elle porta donc son autre main à hauteur de pubis, qu'elle survola afin de plonger directement ses doigts trempés dans son intimité à fleur de peau.

- Ne ferme surtout pas les yeux, exigea-t-elle. Je veux aussi les voir rouler d'une folie lubrique dans leurs orbites pendant que je te prodigue ce traitement obscène~

« Schlip, schlip, schlip ! » émettait le petit four humide de la bardesse. Une fois qu'elle aurait joui, la première membre de ce harem d'apprentissage comptait bien assouvir sa soif en se suçant goulument les doigts.

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Le souffle laborieux, Arxa d'Antan rebondit sur le sol, gémissant au contact de ce bâton qui avait douloureusement craqué contre son postérieur.

- Arf! ... Arf!... Putain ! C-c'est bien ma veine, tiens...

Après un regard acide vers le champignon mutant qu'il l'avait dégagée comme une malpropre, elle s'ébroua. En colère. Furieuse. Emotion forte qui lui permit, dopée par l'adrénaline, de se relever d'un bond avec un tronçon de son bâton brisé ! Elle vit Maude se heurter au cristal que couvait la cage thoracique de cette abomination sans nom. Elle vit aussi cette horreur vaciller, puis se servir de la queue de son sceptre pour ne pas chuter alors que les autres « frelons » se faisaient la leçon.

- 'Y a pas moyen que cette saloperie s'en sorte les couilles neeeeeeettes !!!

Alors la peau verte fit exactement comme l'auraient fait ses ancêtres au cerveau ramolli par la violence : elle chargea le champignon squelettique avec toute l'élégance d'un taureau en rut ! Dans le jargon du catch, elle lui administra ce qu'on appelle un spear. Une charge qui plia en deux son adversaire avant même que sa tête chapeautée ne heurte le sol terreux.
Arxa se hâta de lui arracher son bâton des mains avant de lui enfourner rageusement le morceau du sien - qu'elle tenait toujours, oui - dans une fente oculaire.

- Ici, c'est moi la putain d'patronne ! T'as pigé, espèce de druide à la manque ?!

L'instrument squelettique de la dryade gronda, gesticula, ses doigts la griffant alors qu'il essayait de désarçonner cette dégénérée qui pesait de tout son poids sur son ossature découverte.

- Non ?! Tu veux toujours pas comprendre ?! Ok ! OK !!

Elle s'agrippa aux rebords de son énorme chapeau. Entamant des mouvements de torsion avec ses poignets et ses hanches qui arrachèrent des râles à son adversaire couché.

- C'est qu't'as ! (Schrip!) vraiment ! (Schrack ?) rien ! (Schrickt) là-dedans !

« Pouffffssh » ?
L'homme-champi' déchapeauté évacua son dernier soupir, certes, mais aucunement par la gueule ; un épais nuage brunâtre cueillit Arxa d'Antan en plein visage, la faisant basculer en arrière avec son trophée mou entre les mains. Elle s'écrasa le long des jambes inertes du squelette, poussant un gémissement sourd avant d'essayer de se relever. C'est au bout du troisième essai qu'elle y arriva, la tête encore un peu tournante, dans une position assise.

- BeUuUuh... j'crois que je m'sens pas bien...

Et pour cause : elle avait accidentellement inhalé une poudre volatile hallucinogène. Un produit toxique qui troubla sa vision... avant de complètement la pervertir. Ainsi, quand elle posa les yeux sur son entourage féérique la hobgobeline discerna, à la place de petites beautés ailées, autant d'insectes à l'aura d'hostilité exacerbée !

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Dont une autre, bien plus imposante et verdâtre, qui reflétait l'image insectoïde et corrompue de Maggot :

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Folle d'effroi, Arxa d'Antan ramassa le sceptre de sa dernière victime et se mit à le brandir à tout va dans l'espoir de tous les écraser !

- AAAAAAAAAAHH !! OUSTE ! Allez-vous-en !! Tirez-vous !! Barrez-vous, saletés de parasites !!!

Tout à fait incontrôlable, l'hallucinée peau verte allait leur donner un peu de fil à retordre...