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Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 23 nov. 2025 09:44
par Lissandre Verrières
Les réflexes d’Hosoo étaient exceptionnels. Ils avaient pris de vitesse ceux de Mélissandre. Et voilà que leur fuite avait gagné en vitesse au détriment de l’intégrité de leur corps…

Réagissant à l’instinct maternel de Lissandre, Mélissandre avait enlacé de bras tentaculaires rose flashy le corps peu vêtue d’Hosoo. La manœuvre avait permis de limiter la casse. Pour autant, l’élève ninja n’éviterait pas l’éclosion de fleurs d’ecchymoses sur son corps. Encore que, pour les découvrir dans un miroir, il fallait survivre à la fin de cette nuit…

« Hosoo ! Je suis vraiment désolé ! Je ne voulais pas que tout ça arrive. Excuse-moi. »

Lissandre avait beau être charismatique, elle en restait une femme normale. Ce n’était pas une guerrière. Elle n’avait pas été rompu à des entraînements militaires ou surnaturels. Alors, même si elle était protégée d’une combinaison symbiotique et avait déjà découvert quelques autres mondes : sa fragilité humaine implosa. Après avoir tourné la tête et vérifier que le Cirque ne dévalait pas les marches, son corps céda et elle se mit à pleurer.

« Excuse-moi. Je dois faire peine à voir. C’est plus fort que moi. Je… »

Affalée par terre, les jambes repliées sur le côté, Lissandre tentait de reprendre le contrôle sur son corps tremblant. Elle réalisa toute l’ampleur de leur épreuve à venir. « A cause » de Mélissandre qui avait gonflé pour revenir vers son origine monstrueuse, elle n’avait plus son manteau. Elle s’exhibait donc en tenue moulante de latex rose. Quant à Hosoo, ce n’était guère mieux avec sa lingerie seule abimée par le combat.

« ll faut que je me reprenne. Il faut qu’on y aille. Je vais appel-… »

Non, elle n’avait plus de téléphone. Mais il fallait qu’elle se relève. Alors elle puisa dans la force de Mélissandre qui usa de son corps malléable pour donner l’ordre à ses muscles de se tendre et de remettre Maman Lissandre debout. Par contre, la main qui récupéra celle d’Hosoo était bien issue de la seule volonté de Lissandre.

« ll faut qu’on y aille. Je suis désolé. Je ne voulais pas t’exposer comme ça aux autres. Mais il va falloir qu’on y aille. Des gens nous verront. Il va falloir qu’on se cache. Qu’on trouve des vêtements. Que je contacte ma femme. Ou quelqu’un d’autre. Je ne sais pas. Je suis désolé. Tellement désolé. Je ne voulais pas. Mais il faut qu’on y aille. Avant que le Cirque agisse. Excuse-moi pour tout, Hosoo. »

Ne pouvant retenir sa faiblesse, elle conclut donc son mélange de motivation, de plan, d’excuses et de sanglots par un reniflement sonore. Ce n’était pas « esthétique », c’était un réflexe parfaitement naturel.

Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 28 nov. 2025 17:05
par Hosoo Ienaga
- Aïe, aïe, aïe...

C'était peu de le dire ! Même si Mélissandre lui avait épargné quelques douloureux rebonds en les accompagnant, sa mère et elle, au cours de cette interminable chute. Hosoo était encore à moitié sonnée quand Belle Maîtresse lui déversa d'humides excuses, ses joues inondées de larmes.

- Arrêtez !! P-pas trop fort, vous êtes en train de me filer un de ces mal de crâne...

La kunoichi dut prendre un peu de temps pour s'en remettre. Avec son enseignante ainsi prostrée, elle en avait. D'autant plus qu'il semblait que l'ennemi ne les avaient pas poursuivi jusqu'en bas de ces fichues marches.

- Beuuh... Je crois que je suis à deux doigts de vomir mes tripes...

Les larmes en moins, Hosoo ne brillait pas plus que Lissandre. Les deux faisaient peine à voir malgré leurs accoutrements qui, dans d'autres circonstances, auraient très bien pu faire craquer tout un régiment. La lycéenne s'estimait tout de même heureuse de pouvoir encore sentir des fourmillements dans ses orteils, juste sous ses fesses brûlantes. La fraîcheur de cette abominable soirée ne la fit même pas frissonner.
Elle entendit sa professeure éplorée se palper les poches en quête de son téléphone - qu'elle ne trouva pas. Ce fut à cet instant qu'elle conçut l'inquiétude de ne plus sentir le manche de son ninjato entre ses doigts écorchés.

- Merde ! Où est-il... ?

L'arme les avait suivies. Négligemment posée en travers d'une marche, elle attendait là que l'on vienne la ramasser...
Lissandre fut la première à se remettre debout. Hosoo put compter sur son soutien pour suivre le même chemin. Ayant essuyé plus de dégâts que Belle Maîtresse, elle grimaça dans le processus. Elle nota toutefois que son employeuse avait grand besoin d'être réconfortée - plutôt que sobrement excusée.

- C'est bon, c'est bon... vous n'y êtes pour rien, d'accord ? Alors par pitié : renoncez vite à me faire des courbettes et tâchez de récupérer un peu de votre superbe. Je pense que nous allons en avoir besoin toutes les deux.

Elle ne pouvait pas exiger mieux de sa part. Pas dans ces troublantes circonstances, avec pour seuls vêtements sa culotte et son soutien-gorge excentriques. L'embuscade du Cirque n'aurait pas plus mal tomber !
Hosoo tira Lissandre vers son arme de prédilection, qu'elle ramassa dans un grognement.

- Allez ! quittons cette maudite forêt.

Elles s'aidèrent mutuellement à marcher, évoluant lentement mais sûrement au beau milieu de cette sinistre végétation. Au loin, les lumières de la civilisation les narguaient comme des étoiles.

Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 06 déc. 2025 21:17
par Lissandre Verrières
Les deux femmes quittèrent rapidement la forêt pour retourner en zone urbaine. Il n’y avait pour le moment personne si ce n’était quelques lumières aux fenêtres, quelques extraits de conversation qui firent sursauter Lissandre et resserrer sa main qui ne voulait plus lâcher celle d’Hosoo.

« Je suis désolé. Je suis nerveuse. Je crois que c’est parce que tu es plus jeune que moi et que tu es devenue ma responsabilité. C’est illogique. J’ai vécu des choses qu’on trouver uniquement dans des sagas de fantasy. Voire dans les écrits de Lovecraft. Et pourtant, là je perds de ma « superbe » comme tu as dit. Au fait, c’est gentil de m’avoir dit ça. C’est un commentaire qui m’a touché. Avec un temps de retard, mais mon égo apprécie beaucoup. Merci, Hosoo. »

En s’approchant du centre-ville petit à petit en rasant les murs et en prenant mille précautions, Lissandre entendit un volume sonore qui augmentait. Comme si un groupe de personne était réuni. Une fête ? Une sortie de restaurant ? Etait-ce inquiétant ? Et puis une porte s’ouvrit et Lissandre poussa un cri aigu dont elle regretta la teneur. Se couvrir la bouche de sa main était ridicule. Tout de même, un être humanoïde en kimono avec une sorte de châle entourant une tête et… un « unique » œil.

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Cyclope : « Excusez-moi, excusez-moi. Pardon. Veuillez m’excuser. Je vous ai surpris. Je comprends que je vous ai fait peur. Excusez-moi. »

Ce n’était pas un monstre. C’était une personne bienveillante déguisée avec un masque tirant la langue. La main de Lissandre quitta sa bouche pour se poser sur sa combinaison moulante rose flashy au niveau de son cœur. Ce dernier cherchant à revenir à un rythme plus reposé. Il y parvenait mais difficilement. Heureusement que Lissandre pratiquait des activités comme le yoga. (peut-être avant tout pour conserver une souplesse… Mais ce n’était pas le moment)

Cyclope : « Que vous arrive-t-il, toutes les deux ? S’il vous plaît, veuillez entrer chez moi. Il n’y a pas de temps à perdre. Je voudrais rejoindre rapidement le Yokai Festival. Ce n’est pas le célèbre de Kyoto mais une copie. Mais tout de même. S’il vous plaît, entrez. »

Sans quitter son masque, la personne « Cyclope » se prosterna et enchaîna les courbettes de politesse propre au peuple japonais. Lissandre fit confiance à son instinct. Ce qu’elle avait pris pour un monstre était bien plus pétri d’humanité que tout ce Cirque auquel elle venait d’échapper. Alors elle entra dans la maison par la porte donnant sur la ruelle où elles se trouvaient toutes les deux avec Hosoo.

« Merci. Merci beaucoup. Excusez-nous pour le dérangement. Et pour vous mettre en retard. Je n’ai plus rien sur moi mais je vous promets de vous dédommager au plus vite. »

Cyclope : « Voyons, veuillez entrer rapidement s’il vous plaît. Je n’ose imaginer ce que vous avez vécu pour vous retrouver dans de telles tenues. Je ne vous demanderais rien, ne vous inquiétez pas. Je ne voudrais pas éveiller de récents traumatismes. Entrez. Voilà. Par ici. Veuillez attendre ici. Je reviens avec des tasses de thé chaud. Cela vous calmera et vous réconfortera. »

(HRP : je n’ai pas préciser si c’était un homme ou une femme. Tout comme tu peux décider de son prénom. Je n’ai aucun plan supplémentaire à la suite de ma réponse. Fais-toi plaisir ;)

Au moment où une conversation aurait pu éclore entre Lissandre et Hosoo, leur hôte s’exprima soudainement depuis l’autre côté du mur pour leur demander si elles préféraient tel ou tel parfum de thé chaud.

Puis encore une fois, alors que les deux femmes auraient pu parlé, le « Cyclope » sans nom leur proposa de ne pas rester seule. Elle ne dit pas à voix haute qu’elles ne pouvaient pas rester ici mais Lissandre l’interpréta ainsi. Et, elle-même, ne serait surement pas retournée rejoindre une bande de gens en laissant dans sa maison une toute jeune adulte en sous-vêtements en mauvais état et une autre engoncé dans du latex rose flashy.

Cyclope : « Je possède un ancien cosplay pour la plus jeune de vous deux. Un des rares que j’ai conservé, il possède une valeur sentimentale. Mais pas assez pour laisser une jeune femme dépourvue de sa décence en lieu public. »

Quant à Lissandre, elle refusa de porter autre chose. Elle finit tout de même avec une sorte de vieux manteau de détective tel que le stéréotype le faisait naître dans l’imagination collective. Le marron-beige diminuerait l’impact à l’œil du rose flashy.

Et c’est ainsi qu’Hosoo se retrouva avec un cosplay du pokemon Ectoplasma. Ce n’était pas une version qui remporterait un concours. C’était un motif très simple. Trop, leur hôte « à un œil » s’en excusa. Mais les proportions et, « autre chose » qu’elle était bien en peine de définir, lui avait dit que ça lui irait. Et il était hors de question qu’elle reste quasiment nue.

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Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 11 déc. 2025 15:13
par Hosoo Ienaga
Retour aux chemins bitumés et à l'électricité câblée ! Hosoo s'accorda un peu de temps pour souffler tandis que sa compagne de marche, après s'être excusée pour la énième fois, changea de disque en la remerciant pour ses honnêtes paroles.

- Il n'y a pas de quoi. Je le pensais vraiment. Je me dois de le préciser - même si vous vous en doutez déjà.

Sur ces mots qui témoignaient toujours un peu plus de leur complicité, l'élève et sa professeure s'infiltrèrent parmi leurs congénères endormis à cette heure, pour la plupart. La ville comptait toutefois son lot de fêtards, et le premier à se matérialiser portait vraisemblablement un costume agrémenté d'un masque artisanal représentant la face d'un cyclope.
Lissandre accueillit cette apparition par un cri de jeunette là où Hosoo s'estimait heureuse de ne pas avoir emporté ses armes de jet avec elle ; cet œil factice aurait été transpercé dans la seconde.
La kunoichi pesta pour elle-même.

- Je commence à en avoir ras le cul d'entendre les autres s'excuser !

L'individu les invita alors à entrer par cette porte qu'il avait ouverte, stipulant que le Yokai Festival battait son plein.

- Si vous voulez mon avis, Belle Maîtresse, je trouve que tout cela est vraiment de très mauvais goût...

La Verrières ne l'entendait pas de cette oreille. Pour elle, il était plutôt question d'une opportunité qu'elle ne tarda point à saisir. Afin de ne pas la laisser seule dans la maison d'un ou d'une personne qu'elle ne connaissait pas du tout, Hosoo, en tant qu'employée, se vit contrainte de suivre le mouvement. Elles pénètrent dans la maison et furent accueillies avec un thé chaud - que la kunoichi n'eut finalement pas le cœur de refuser. Elle ne fit point la difficile, optant pour un parfum comme un autre. Puis le ou la fausse cyclope lui proposa d'enfiler un de ses anciens costumes. Une tenue violette et pelucheuse, à l'effigie d'un certain Pokémon de type spectre et poison.

- ...

Avant d'accepter comme n'importe qui l'aurait sans doute fait à sa place, la troisième année songea au côté pratique de ce monstrueux déguisement. Tout d'abord, le tissu doux dissimulerait aussi sûrement ses brulures que ses hématomes. Avec sa capuche au rebord faussement dentelé, il la rendrait plus difficilement reconnaissable. Aussi, même si Hosoo se doutait bien qu'il en faudrait plus pour tromper l'œil des clowns tueurs, elle jugea plus pratique d'enfiler ce cosplay plutôt que de se balader à moitié nue au beau milieu d'un attroupement de faux démons.

- Merci. Ça fera l'affaire.

Hosoo alla bien sûr se regarder dans un miroir. Elle en profita pour ajuster les trois ceintures à sa taille, l'affinant davantage de sorte à faire ressortir un peu plus sa poitrine. Puis elle descendit la fermeture entre ses seins, s'aménageant ainsi, entre deux pompons mauves, un décolleté à la limite du décent. Ensuite, la kunoichi contempla ses bas moulants, qu'elle fit descendre un peu en dessous du mi-cuisse. La matière chaude ne dérangeait pas ses bras couverts par de longues manches, qu'elle conserva en l'état.

- Et ben mine de rien, c'est que ça rend plutôt bien sur moi !

Elle regarda sa professeure, qui ne portait qu'un manteau de détective par-dessus sa combinaison flashy.

- Vous me trouvez comment, professeure ?~

Très soucieuse de sa considération, Hosoo tapa la pose de sorte à faire ressortir ses plus beaux appas tels que son fessier de séduisante jeune femme et sa poitrine dont elle était plutôt fière.

- Ni noir ni blanc, lui rappela-t-elle. Et le violet, ça se rapproche davantage du rose, non ?

Taquine, la kunoichi lui décocha un clin d'œil complice.

Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 20 déc. 2025 09:43
par Lissandre Verrières
Enigmatique, taquine, charismatique : Lissandre alla à la rencontre de son élève qui minaudait.

« Je suis complètement d’accord. Le violet est une très belle couleur. Sans être noire, elle reste mystérieuse. »

Sa main se posa sur la hanche d’Hosoo et y resta un court instant. Le temps d’un échange de regards où tout pouvait se passer. Comme si les murs si fins de cette petite maison avaient acquis la résistance d’une porte de coffre-fort.

Et puis la main glissa pour toucher la peau nue de la cuisse. Une caresse du bout des doigts. Cette façon, ce toucher, cette subtilité : c’était une appel au désir. Il n’en faudrait pas beaucoup davantage pour que ça devienne un commandement silencieux à ouvrir les cuisses. Alors pourquoi remonter les bas ?!

« Quelques murs, un peu de tissu et voilà que tu perds la tête ? As-tu laissé ta lucidité dans le roulé-boulé des marches menant au temple de ce cirque ? »

Lissandre n’était pas frigide. Elle avait bien observé les courbes de sa nouvelle maid. Et surtout ce que communiquait son attitude. Mais elle n’était plus une solitaire. Elle avait une femme, des enfants, tout un Clan sous sa responsabilité. Alors elle devait être responsable pour plusieurs. Ce qui se manifesta par remonter la fermeture éclair et dissimuler le décolleté.

« Même si tu n’es plus en sous-vêtements, tu n’es pas pour autant devenue invisible. Même si nous nous fondons dans ce groupe de yokais, ton corps ne musèle pas l’attraction naturelle que tu émets. »

Elle captura le menton d’Hosoo entre son pouce et son index. D’un sourire malicieux, elle ajouta :

« Surtout que c’est impossible pour moi d’être ignorée. Alors, telle la Lune, tu seras éclairée indirectement du Soleil que je suis. »

Sur cette déclaration, elle lui offrit tout de même un baiser. Une récompense. Une motivation aussi à continuer et à ne pas râler comme une enfant qui n’aurait pas eu son cadeau. Lissandre devait en addition d’être sage et responsable, être psychologue et diplomate.

Elle remercia le Cyclope et lui laissa son adresse. Dans un temps futur, elle s’engageait à lui redonner le cosplay d’Ectoplasma et aussi à la récompenser de ses services. Bien entendu, la politesse toute japonaise voulut refuser. Mais Lissandre insista et tout le monde finit par se remercier les uns les autres à base de courbette.

Puis Lissandre prit la main de sa maid et déclara qu’elles iraient découvrir ce festival par elles-mêmes. Leur hôte pouvait retrouver son entière liberté. Ce qui, derrière cette politesse, était un sauvetage de vie. Les clowns ne devaient pas croire que le Cyclope était un allié et le tuer pour cette raison.

Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 04 janv. 2026 12:08
par Hosoo Ienaga
Toujours cette même aura attractive dont elle ne parvenait pas à se lasser ! Plus que son avis, c'était bien son contact que la kunoichi convoitait. Elles se regardèrent droit dans les yeux durant une ou deux délicieuses secondes. Hosoo frissonna doucement en sentant ses doigts professionnels toucher sa hanche, puis descendre à hauteur de sa chaussette qui lui montait jusqu'à mi-cuisse.
Un contact si léger et pourtant chargé en un désir diablement partagé !
La lycéenne rit à la remarque de sa professeure, qui s'arrangea avec quelques éléments de son costume de spectre en peluche pour le rendre un peu moins aguicheur.

- Belle Maîtresse, avec toute l'attention que vous me portez, plutôt que de vous considérer comme un astre solaire je commence très doucement à avoir envie de vous appeler simplement « maman chérie~ »

Elle eut tout de même droit à un baiser ! Venant de Lisssandre, cette récompense valait son pesant d'or et de chaleureux frissons.
Gagné~
Après l'avoir gentiment remercié, elles prirent congé du Cyclope et, main dans la main, se rendirent à ce festival qui n'était peut-être pas d'aussi mauvais goût que ça, finalement ? Car outre cette marée de gens déguisés en d'horribles créatures de la nuit, elles dépassèrent des stands qui valaient un petit coup d'œil ou deux.
Hosoo s'arrêta à hauteur de l'un d'eux, tapotant l'épaule de son employeuse afin d'attirer son attention.

- Whoow ! Attendez. Visez un peu le bonhomme. Lui, il a l'air plus vrai que nature...

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Il s'agissait effectivement d'un énorme Oni bleu aux cheveux rouges doté d'un troisième œil au milieu du front. Bien qu'il ne possédait point sa matraque cloutée, il avait conservé sur ses épaules un gilet en peau de bête, une épaisse ceinture de catcheur ainsi qu'un vieux pagne de l'époque. Sa musculature était vraiment impressionnante - plus que celle de n'importe quel être humain.
Hosoo s'aperçut qu'il proposait des parties de chamboule-tout aux fêtards.
La plupart des récompenses étaient... comment dire...

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Le regard de la lycéenne pétillait de malice.

- Belle Maîtresse, je vais vous en gagner une~

Illico presto, sans attendre la moindre petite réponse, elle se décrocha de son bras pour aller concourir.
L'Oni l'accueillit par un sourire commercial tout à fait digne d'un homme ordinaire - alors que (spoiler) il n'en était absolument pas un !

- Vous voulez tenter vot'chance, ma p'tite dame ?

- Non, répondit-elle avec confiance. Je suis venue pour faire un carnage~

- V'là une revenante qui n'a pas froid aux yeux ! Allez, vous aut' : fait'un peu d'place à la fougue d'la jeunesse.

Hosoo se tourna vers Lissandre juste pour lui adresser un petit clin d'œil. Puis on lui remit les projectiles - des disques, au lieu de boules, qui ressemblaient plus ou moins à des étoiles ninja.

- Ouvrez grand les yeux, abominables créatures de l'enfer, parce que je vais déchainer les feux de chez vous~

La kunoichi tira légèrement la langue de côté puis... d'un lancer aussi chirurgical que puissant, explosa l'ensemble de conserves vides qui trônait sur une table nappée de bleu.

- Yeeepeee !!

- C'est un massacre, admit l'Oni. Vous voulez r'commencer ?

- Autant qu'il faudra pour que je me retienne de prendre votre troisième œil pour cible, lâcha-t-elle en bonne comédienne.

- Ouh ! Faites pas ça, ma p'tite dame. C'est c'ui qui voit l'mieux !

Cinq fois. Hosoo reproduit le même lancer à cinq reprises où elle fit à chaque fois un véritable carton !
L'Oni lui remit son prix. Ou plutôt « ses », alors qu'en temps normal...

- Deux « zizis kawais », c'est amplement mérité, ma p'tite dame. Malheureusement, j'peux pas vous en donner plus. Ça risquerait d'faire jaser les autres monstres, vous voyez ?

- Probablement pas mieux que votre troisième œil, gloussa Hosoo avant de le saluer d'une courbette, les peluches entre les bras. Amusez-vous bien !

Et, sans plus tarder, la belle kunoichi distribua le plus grand de ses gains à Belle Maîtresse avant de reprendre son bras.

- Désolée pour l'attente ! J'ai toujours eu un petit faible pour ce genre de défi~

Entre-temps, elle avait, semble-t-il, laissé son « radar à démons » de côté. L'Oni bleu, qui n'était pas sauvage pour un sou, était miraculeusement passé entre les mailles du filet.

Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 11 janv. 2026 13:05
par Lissandre Verrières
Dans la maison du « Cyclope », Lissandre avait rougi. Accompagné d’une dilatation de ses yeux. Est-ce qu’Hosoo avait aussi entendu son cœur rater un mouvement ? Elle ne pouvait pas la surnommer si innocemment « maman chérie~ ». Pas alors qu’elle était dans une période où elle enfantait et adoptait. Heureusement ? elle avait embrassé l’étudiante et cette dernière avait semblé fondre dans cette récompense.

*Sauvée ? Je ne sais pas. Ce surnom m’a troublé plus que de raison… *

Puis elles commencèrent à découvrir le festival. Lissandre se savait être « légère ». Capable de croquer la vie à pleine dent, de foncer dans ce que certains jugeraient de folie : et présentement, elle prenait un coup de vieux. Elle n’était pas « vieille ». Elle avait encore de sacré belles années devant elle avant de découvrir quel genre de beauté des rides d’EXPRESSION et des cheveux de SAGESSE feraient d’elle. (oui, peut-être qu’elle n’avait pas encore accepté de vieillir et qu’elle gueulait même en pensées…). Toujours était-il que veiller sur Hosoo la responsabilisait. L’empêchait de vivre à 200% cet événement sans aucune réflexion.

*Et puis, Mélissandre m’a prévenu. Après nos rencontres tout en haut du temple… Cet oni, ce n’est pas un cosplay. Mais je ne peux pas le dire à Hosoo. Enfin, elle doit le savoir ! Non… j’ai l’instinct de croire qu’elle ne sait pas. Comment peut-elle être si inconsciente alors que nous avons manqué mourir ? Que nous sommes sans moyen de communication ? Et loin de ma villa fortifiée ?... *

Tout ça lui donnait un sacré coup de vieux qu’elle aurait préféré esquiver.

« Hein ?! »

Lissandre, plongée dans ses turpitudes, avait vécu le défi d’Hosoo sans le réaliser. C’est en faisant face à une peluche en forme de verge à yeux qu’elle revint. Et ces yeux, d’incompréhension, allaient du cadeau à sa nouvelle maid.

« C’est quoi cette horreur ?... »

Sauf qu’Hosoo était toute contente. Elle le ressentit davantage qu’elle le vit. L’observation confirmant l’intuition.

« Je veux dire, merci. Mais… »

*Non. Ne lui demande pas comment elle a payé le jeu. Les ? Peu importe. *

« Je suis un peu grande pour ce genre de cadeau. Je suis contente que tu te sois amusée et que tu aies pensé à me faire plaisir. Mais si ça ne te vexe pas, je l’offrirais à Mélissandre. »

Verrouillant le bras d’Hosoo dans le sien, Lissandre avança en jetant quelques coups d’œil dans son dos. Mélissandre veillait, certes, mais tout de même.

Un peu plus loin, elle plaqua Hosoo contre le mur d’une ruelle où elles étaient pour le moment rien que toutes les deux.

« Tu n’as rien remarqué ?! »

Sa respiration s’était affolée d’un seul coup. Probablement le fait de ne plus être « protégée » de la foule.

« Ce n’était pas un cosplay. Mélissandre m’a prévenu. Nous avons de la chance. Je ne suis pas raciste ou jugeant rapidement sur la bure du moine. Je sais qu’il y a des démons qui sont autre chose que des tueurs assoiffés de sang ou mangeurs de viandes humaines. Mais- Mais Hosoo ! Tu n’as rien remarqué ?! Ne me dis pas que tu as déjà oublié pourquoi tu es cosplayé en pokémon et que nous nous retrouvons dans ce festival étrange au lieu d’avoir un petit moment coquin rien que toutes les deux ? »

Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 18 janv. 2026 10:45
par Hosoo Ienaga
De ce détournement de cadeau, Hosoo ne s'en rida point. Sans se détacher de son petit sourire supérieur, elle haussa les épaules.

- Ce n'est pas grave ! Au moins comme ça je suis sûre qu'elle lui trouvera une très bonne place juste à côté de l'oreiller~

Elle eut à peine le temps de terminer sa phrase que son employeuse l'invitait déjà à s'éloigner de ce stand « malfamé ». Bras dessus bras dessous, les deux fêtardes fendirent la foule avant de virer dans une ruelle adjacente. La Verrières, qui avait pris grand soin de maquiller son stress, plaqua son écervelée d'accompagnatrice contre le mur.

- Aïe ! Hé, doucement ! J'ai des brûlures, sous ce costume, j'vous signale !

Mais la question de Belle Maîtresse parut la frapper en plein visage. Presque autant que son souffle chaud et paniqué.
Elle avait froncé les sourcils.

- Remarqué quoi ?

Lissandre lui déballa son sac. Et contrairement à d'habitude, le contenu de ce dernier n'était pas rempli de charme et d'obscénité ; fort d'une mise en garde et d'un rappel aux douloureux événements récents, il se voulait criant de réalisme.
Hosoo, les yeux ronds et les lèvres serrées, eut l'air bien bête !
Sa main droite se leva lentement. Elle la glissa sous sa capuche et se gratta distraitement la tempe.

- Euh... oups ? Hé, hé ! On dirait que, pour une fois, j'ai un petit peu baissé ma garde.

Son regard se perdit dans le vide. En pensée, elle revisualisa cet Oni au troisième œil. Oui : elle avait complètement merdé en le prenant, à tort, pour un gros type savamment déguisé. Ce qu'il ne lui serait jamais arrivé sans la proximité de Lissandre. De manière insidieuse, le charme de Belle Maîtresse opérait toujours. Plutôt que de se battre, Hosoo avait toujours envie de s'amuser avec elle. Or, elle semblait vraiment avoir oublié sa mission en cette soirée qui, dans ce temple forestier, avait si mal tourné...
Tout sourire effacé, elle laissa piteusement tomber son menton contre le haut de sa poitrine, son regard baissé sur leurs pieds.

- Alors ça veut dire que j'ai merdé en cherchant à vous faire plaisir...

Et en cherchant aussi à SE faire plaisir, par la même occasion. N'oublions pas l'appât du jeu de lancer auquel elle avait très vite cédé.
La honte la frappa comme un coup de poignard entre les omoplates. Là où, ironiquement, était suspendu son ninjato.
Elle releva la tête.

- Ce n'est pas dans mes habitudes. J'espère que vous me punirez une fois de retour à la maison ! Je détesterais que cela vienne à se reproduire.

S'il y a bien une chose que Hosoo voulait éviter à tout prix, c'était de mettre sa précieuse employeuse en danger !
Abîmée ou pas, elle méritait de passer - au moins - un sale quart d'heure.

Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 22 janv. 2026 20:15
par Lissandre Verrières
Lissandre devait être intransigeante. Le regard dur. Ne pas sourire.

*C’est aussi ça être une maman. Ca s’applique aussi pour les nouvelles employées à peine en âge légal, je suppose. *

Mais il y avait tellement de perches tendues. « Merdé en cherchant à vous faire plaisir » avait-elle dit. Ca ne devrait jamais être une mauvaise chose de chercher à lui faire plaisir. Seulement, en cette situation très spécifique, une seule mauvaise décision pourrait conclure à jamais leurs jeux. Car la mort était définitive (du moins, en théorie…). Et que dire de cette envie de l’étudiante de vouloir être punie ? Elle semblait ne pas sous-entendre un jeu sexuel. Pour de vrai.

Alors Lissandre fixa dans les yeux d’Hosoo. D’un visage (d’un masque) impénétrable. Pour punir en silence ? Il y avait de ça. Mais il y avait aussi une forte hésitation. Elle mourrait d’envie de jouer avec la jeune femme. De saisir la perche. De retourner à l’assaut en jouant de son charisme et de ses pulsions libidineuses.

« Qui sait ce que l’avenir nous réserve, ma petite maid. Il est après tout question de notre vie. »

Elle saisit son menton de ses deux doigts chaleureux. Une nouvelle hésitation. L’idée de déposer un chaste baiser sur ses lèvres. Mais ce serait un geste trop fort en tentation. Alors Lissandre décida de barrer le chemin à son âme érotique et opta pour un contact front contre front. Et une intonation à la confession.

« Je veux vraiment que nous revenions à la maison. Toutes les deux. Tu m’entends, Hosoo ? Il y a un temps pour les jeux. Et il y a un temps pour la vie et toutes ses emmerdes. Nous sommes dans cette deuxième partie. Malheureusement. »

Lissandre délaissa Hosoo pour retourne à la frontière entre leur ruelle paisible et la rue si pleine de vie de ce festival monstrueux.
Un instant suspendu.

« Allons-y. » annonça-t-elle (trop) sérieusement. Et sans se retourner. Mais, en brandissant son bras derrière elle pour que l’étudiante vienne récupérer sa main avec la sienne.

Elles revinrent donc dans la fête et Lissandre chercha des yeux à passer derrière les stands, à éviter le gros des attractions. Elle cherchait à rester dans la foule tout en quittant la parade. C’était une sorte d’impossibilité à accomplir. Et petit à petit, luttant contre les jeux et les conversations nocturnes qui auraient pu se révéler d’une richesse incroyable : les deux jeunes femmes délaissèrent les costumés pour le centre-ville et son autre faune.

« Je connais le numéro de ma femme. Et celui de la maison. Si nous avions un téléphone, je pourrais nous appeler des renforts. »

Re: Une maid, sa Maîtresse, un Oni et le Cirque [avec Hosoo Ienaga]

Posté : 03 févr. 2026 13:53
par Hosoo Ienaga
Le verdict mit un sacré bout de temps temps à arriver. Hosoo l'attendait avec impatience. Pour se corriger, ou bien se faire corriger par sa plus qu'enseignante. Mais Belle Maîtresse se voulait énigmatique dans ses propos. Comme l'était l'avenir de tout un chacun.

- Oui, mais...

La maman à ses démons s'était rapprochée. Habituée ou pas à son contact, la lycéenne le trouvait toujours aussi doux qu'imprévisible. La Verrières jouait de psychologie sans avoir besoin de lui faire un roman. Hosoo la savait maline. Leur front se touchèrent et leurs yeux s'accrochèrent. L'espace d'un instant, la kunoichi en oublia de respirer. Puis, en un souffle court, la leçon lui fut dite.

- Vous avez raison : pensons survie avant tout. Retournons au bercail en un seul morceau !

Elle attrapa cette main tendue et se retrouva très vite parmi les fêtards. Ensemble, elles traversèrent le flux de gens costumés, contournant les monstres en faisant de leur mieux pour ne pas se laisser appâter par les fantaisies locales. Hosoo avait rangé une main dans le bas de son dos, là où son ninjato se trouvait. Elle fit montre d'une grande vigilance en dépassant les stands. Une prudence exacerbée dont l'étudiante ninja ne se départit pas, même au-delà de ce festival qu'elles eurent fini par laisser, au bout du compte, dans leur sillage pour rejoindre le centre-ville nocturne.
Belle Maîtresse se mit alors en tête d'entrer en contact (téléphonique) avec sa femme. L'outil lui manquait, et il n'y avait plus de cabine dans le coin depuis belle lurette.

- Est-ce vraiment indispensable ?

Devaient-elles prendre le risque d'aborder un passant dans l'espoir de pouvoir passer ce coup de fil ?
Hosoo paraissait mitigée. Elle jeta un nouveau coup d'œil alentour et fut surprise par cette lueur rouge, qui croissait d'un côté de la rue, où se trouvait normalement une impasse.

- Ho-ho...

Elle n'aimait pas ça. Encore moins depuis que son instinct de chasseuse avait repris le dessus sur celui de l'adolescente costumée. Il y avait quelque chose de sinistre en cet endroit. Quelque chose de maléfique qui brillait d'un feu surnaturel.

- Professeure, il ne faut pas qu'on reste ici plus longtemps.

Une silhouette féminine, d'un noir d'encre, se profila lentement. L'intérieur de ses cheveux longs était d'un rouge infernal, au même titre que ses yeux inhumains. On ne voyait pas ses traits. Ni même les reliefs de son corps obscurci. Cette lumière écarlate qui la secondait n'étant pas sans rappeler celle d'un incendie. Mais il n'y avait pas de fumée. Pas d'odeur ni de bruit non plus.

Image

Une présence silencieuse, et pourtant diablement oppressante...
Hosoo déglutit discrètement, fronçant les sourcils d'inquiétude.
Pas question de lui demander son smartphone, à celle-là.
Comme elle tenait toujours Belle Maîtresse par la main, son élève favorite l'enjoignit d'une traction à s'éloigner de ce vicieux phénomène.

- Marchons, mais regardez toujours droit devant vous. Moi, je vais surveiller sa progression...

L'exercice n'était pas aussi simple qu'il en avait l'air. Son exécution permit néanmoins à la kunoichi de garder un réel aperçu sur leur poursuivante. Car, en effet, la créature aux formes féminines ne se contentait pas de les fixer ; elle tendait à se rapprocher comme un spectre, sans que ses pieds ne touchent l'asphalte.