La liberté avait une drôle d'odeur.
Celle du bitume humide, des pots d'échappement et de la pluie qui s'accumulait dans les caniveaux. Rien de bien glorieux. Après quatre années passées derrière les barreaux, il aurait peut-être dû ressentir quelque chose de plus grand en franchissant les portes de la prison. Du soulagement, de l'euphorie, une forme de renaissance. Mais il n'y avait eu que le claquement métallique du portail dans son dos, un sac de sport contenant ses maigres affaires et cette sensation désagréable d'être un étranger dans un monde qui avait continué à tourner sans lui.
Il avait passé le trajet à observer les rues défiler derrière la vitre du taxi. Les enseignes avaient changé, certains commerces avaient disparu, et des visages inconnus occupaient désormais les terrasses où il avait autrefois ses habitudes. Quatre ans. Ce n'était rien pour certains, une éternité pour d'autres.
Pour lui, c'était une dette qu'il n'avait pas fini de payer.
Lorsqu'il arriva devant l'immeuble, il leva les yeux vers les fenêtres de son appartement. Le même balcon étroit, la même façade décrépite, les mêmes volets qui avaient besoin d'une couche de peinture. Il n'avait jamais considéré cet endroit comme un véritable chez-lui, mais c'était toujours mieux que de dormir dans la rue. Et, surtout, le propriétaire lui avait assuré que le logement l'attendrait à sa sortie.
Il régla le chauffeur, récupéra son sac et gravit les escaliers.
Au troisième étage, il s'arrêta devant la porte. Sa main fouilla la poche de sa veste pour en sortir un trousseau de clés. La première ne tourna pas. La deuxième non plus.
Il resta immobile quelques secondes, les yeux fixés sur la serrure.
Puis il décida de frapper.
Le grincement de la serrure avait résonné dans le couloir étroit comme une promesse de délivrance. Des mois – que dis-je, des années – qu'il visualisait cette porte d'entrée, ce verrou qu'il tournerait enfin en homme libre. Sauf qu'en poussant le battant, la claque avait été immédiate : l'odeur de la poussière et du renfermé avait cédé la place à un parfum floral inconnu. Des chaussures de femme traînaient dans l'entrée. Sur le portemanteau, une veste de prix.
Et quand elle avait déboulé du salon, stupéfaite, le ton était monté aussi sec qu'un coup de trique.
« Qui diable es-tu ? »
- Queen Ruby & Slave Bunny
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Voilà maintenant deux ans que la belle lapine avait aménagé dans cet appartement ça avait été une aubaine pour elle car avec sa situation de financière elle n’avait pas vraiment les moyens d’espérer avoir quelque chose d’équivalent mais apparemment la propriétaire avait du Fléré la bonne poire. Lorsqu’elle avait aménagé il y avait énormément de équipement et une décoration d’hommes elle avait pris le soin de tout mettre dans un box dans un parc à containers sur les quais au cas où que l’ancien propriétaire pointe le bout de son nez. Mais il est vrai qu’au bout de deux ans elle en avait complètement perdu la notion
C’était un soir elle ne travaillait pas, d’habitude elle était serveuse dans un bar érotique, elle était chez elle habillée simplement d’un pull un peu trop grand après tout elle avait le droit d’être à l’aise personne ne lui interdisait cela elle venait de préparer le repas prêt à se mettre dans le canapé devant une bonne série et profiter du confort avant qu’elle n’entende le bruit de la porte ses oreilles se mettent à remuer et elle s’arrête en plein milieu du salon faisant face à une armoire à glace qui pénètre dans son domicile. Et c’est avec une voix sèche qui lui demande de décliner son identité
Euh… c’est plutôt à moi de vous dire cela vous venez de rentrer dans mon domicile comment vous avez eu cette clé !!!
Elle était un peu prise de panique sur le coup est-ce que c’est un cambrioleur qui c’était ce mec, elle cherche du regard quelque chose qui pourrait éventuellement l’aider à se défendre mais rien sous la main elle reste quand même à une très bonne distance de tout meuble pour avoir un angle de fuite au cas où que cela dégénère puis elle croise les doigts sous sa poitrine pour foncer les sourcils
C’était un soir elle ne travaillait pas, d’habitude elle était serveuse dans un bar érotique, elle était chez elle habillée simplement d’un pull un peu trop grand après tout elle avait le droit d’être à l’aise personne ne lui interdisait cela elle venait de préparer le repas prêt à se mettre dans le canapé devant une bonne série et profiter du confort avant qu’elle n’entende le bruit de la porte ses oreilles se mettent à remuer et elle s’arrête en plein milieu du salon faisant face à une armoire à glace qui pénètre dans son domicile. Et c’est avec une voix sèche qui lui demande de décliner son identité
Euh… c’est plutôt à moi de vous dire cela vous venez de rentrer dans mon domicile comment vous avez eu cette clé !!!
Elle était un peu prise de panique sur le coup est-ce que c’est un cambrioleur qui c’était ce mec, elle cherche du regard quelque chose qui pourrait éventuellement l’aider à se défendre mais rien sous la main elle reste quand même à une très bonne distance de tout meuble pour avoir un angle de fuite au cas où que cela dégénère puis elle croise les doigts sous sa poitrine pour foncer les sourcils
- Leon Redgrave
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- Enregistré le : 14 août 2024 13:28
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Gabriel ne répondit pas tout de suite.
Son regard passa de la jeune femme à la porte restée entrouverte, puis revint se poser sur elle. Il remarqua sa posture méfiante, la distance qu'elle avait instinctivement conservée entre eux et ses yeux qui balayaient la pièce à la recherche de quelque chose. Il connaissait cette attitude. Il l'avait vue chez des hommes bien plus imposants qu'elle, parfois quelques secondes avant qu'ils ne prennent une décision regrettable.
Il n'en fit aucun commentaire.
« Cette clé, c’est la mienne, tout simplement.»
Il la sortit de sa poche et la leva entre deux doigts, comme s'il s'agissait de la preuve la plus évidente au monde. Le métal usé accrocha brièvement la lumière du couloir.
« Enfin, jusqu'à ce qu'elle se décide de ne plus fonctionner. »
Il la rangea, puis observa de nouveau l'intérieur de l'appartement. Les chaussures, la veste, les objets qu'il ne reconnaissait pas. Tout indiquait qu'il ne s'agissait pas d'une intrusion de quelques minutes, mais d'un véritable emménagement. Il remarqua même l'absence de certains meubles dont il se souvenait vaguement. Il avait quitté cet endroit depuis quatre ans, et pourtant, il lui semblait absurde de découvrir qu'une autre personne avait pris sa place.
« C'est mon appartement. Enfin, c'était le mien avant que je parte. »
Il avait prononcé ces derniers mots sans préciser où il était parti. Son visage demeurait impassible, mais son regard s'était légèrement durci. Il n'avait aucune envie de raconter sa vie à une inconnue sur le pas de sa propre porte.
Il jeta un coup d'œil vers la serrure, puis vers elle.
« Le propriétaire ne t'a rien dit ? »
La question était presque rhétorique. À en juger par sa réaction, elle n'avait manifestement pas été préparée à son arrivée. Cela ne signifiait pas pour autant qu'il allait accepter de dormir dehors pour lui épargner une mauvaise surprise.
Il passa une main sur sa mâchoire mal rasée, visiblement contrarié, puis désigna le couloir derrière lui.
« Parce que si tu comptes me convaincre que je me suis trompé d'adresse, je préfère te prévenir tout de suite : j'ai déjà eu une journée suffisamment longue. »
Son ton n'avait rien d'agressif. Il était simplement las, et cette lassitude rendait ses paroles plus sèches qu'il ne l'aurait peut-être voulu.
Son regard passa de la jeune femme à la porte restée entrouverte, puis revint se poser sur elle. Il remarqua sa posture méfiante, la distance qu'elle avait instinctivement conservée entre eux et ses yeux qui balayaient la pièce à la recherche de quelque chose. Il connaissait cette attitude. Il l'avait vue chez des hommes bien plus imposants qu'elle, parfois quelques secondes avant qu'ils ne prennent une décision regrettable.
Il n'en fit aucun commentaire.
« Cette clé, c’est la mienne, tout simplement.»
Il la sortit de sa poche et la leva entre deux doigts, comme s'il s'agissait de la preuve la plus évidente au monde. Le métal usé accrocha brièvement la lumière du couloir.
« Enfin, jusqu'à ce qu'elle se décide de ne plus fonctionner. »
Il la rangea, puis observa de nouveau l'intérieur de l'appartement. Les chaussures, la veste, les objets qu'il ne reconnaissait pas. Tout indiquait qu'il ne s'agissait pas d'une intrusion de quelques minutes, mais d'un véritable emménagement. Il remarqua même l'absence de certains meubles dont il se souvenait vaguement. Il avait quitté cet endroit depuis quatre ans, et pourtant, il lui semblait absurde de découvrir qu'une autre personne avait pris sa place.
« C'est mon appartement. Enfin, c'était le mien avant que je parte. »
Il avait prononcé ces derniers mots sans préciser où il était parti. Son visage demeurait impassible, mais son regard s'était légèrement durci. Il n'avait aucune envie de raconter sa vie à une inconnue sur le pas de sa propre porte.
Il jeta un coup d'œil vers la serrure, puis vers elle.
« Le propriétaire ne t'a rien dit ? »
La question était presque rhétorique. À en juger par sa réaction, elle n'avait manifestement pas été préparée à son arrivée. Cela ne signifiait pas pour autant qu'il allait accepter de dormir dehors pour lui épargner une mauvaise surprise.
Il passa une main sur sa mâchoire mal rasée, visiblement contrarié, puis désigna le couloir derrière lui.
« Parce que si tu comptes me convaincre que je me suis trompé d'adresse, je préfère te prévenir tout de suite : j'ai déjà eu une journée suffisamment longue. »
Son ton n'avait rien d'agressif. Il était simplement las, et cette lassitude rendait ses paroles plus sèches qu'il ne l'aurait peut-être voulu.
- Queen Ruby & Slave Bunny
- Messages : 120
- Enregistré le : 29 déc. 2024 15:05
Lorsqu’elle vient écouter attentivement les paroles de l’homme qui se trouve dans son appartement elle comprend très vite qu’il y a une méprise assez importante mais que la faute ne vient ni de lui ni d’elle c’était une certitude et qu’il y avait que seule chose à constater, c’est que la propriétaire s’est fait un bénéfice pas possible, en prenant deux loyer en simultané, la belle petite lapine remue ses oreilles enseigne de réflexion avant de faire signe à l’homme de fermer la porte et de venir dans l’appartement
je comprends un peu mieux, vous êtes donc l’ancien propriétaire ou propriétaire actuel aussi apparemment, dans sa première temps ne vous inquiétez pas vos affaires je ne les ai pas balancé, elles sont entreposés dans un box sur les quais la clé se trouve sur la commode et puis deuxièmement, je pense qu’il va falloir toucher 23 mots à la propriétaire demain, je suppose que vous n’avez nulle part ou loger hormis votre chez vous …
Elle vient alors lui sourire, puis elle se dirige vers la cuisine ouverte pour sortir deux assiettes, venant réduire le feu sur les aliments qu’elle était en train de préparer avant de sortir de verre, si ça avait été quelqu’un qui était venu pour cambrioler et ça n’aurait pas fait un pli donc elle reste optimiste et decide de croire à sa version
vous voulez boire quelque chose, j’ai du vin du whisky, du rhum un peu de tout à dire

je comprends un peu mieux, vous êtes donc l’ancien propriétaire ou propriétaire actuel aussi apparemment, dans sa première temps ne vous inquiétez pas vos affaires je ne les ai pas balancé, elles sont entreposés dans un box sur les quais la clé se trouve sur la commode et puis deuxièmement, je pense qu’il va falloir toucher 23 mots à la propriétaire demain, je suppose que vous n’avez nulle part ou loger hormis votre chez vous …
Elle vient alors lui sourire, puis elle se dirige vers la cuisine ouverte pour sortir deux assiettes, venant réduire le feu sur les aliments qu’elle était en train de préparer avant de sortir de verre, si ça avait été quelqu’un qui était venu pour cambrioler et ça n’aurait pas fait un pli donc elle reste optimiste et decide de croire à sa version
vous voulez boire quelque chose, j’ai du vin du whisky, du rhum un peu de tout à dire




