Imaginez, vous dansiez au rythme d'instrument antique, passiez vos meilleures soirées à vous enjailler sur un solo d'aulos, de vos gestes, vous faisiez tinter le sistre, puis vous vous retrouvez 3 000 ans plus tard à découvrir les sons électroniques et les musiques des années 80 à aujourd'hui. Autant dire que Penthésilée est totalement plongé dans un environnement musical qui n'a rien à voir avec celui de son enfance. Basiquement, même si on retrouvait des partitions datant de son époque, ce qui serre déjà une découverte majeure en soit, on ne serait même pas la lire. L'amazone se retrouve ainsi, dans une boite de nuit, plongée dans le monde de la nuit d'Atarachï Yoake. Elle avait rencontré un type sur une application de rencontre, elle devait le retrouver là-bas, mais elle a pris un énorme lapin. Tant pis, l'amazone, qui ne craint personne, c'est dit que c'était l'occasion de découvrir un nouveau monde. C'est ainsi que l'amazone en petite robe noire et bottine se retrouve dans un night-club bondé qui ne sent la transpiration avec de la musique inconnue ou elle essaie maladroitement d'en comprendre les danses.
En son temps, Penthésilée était apprécié par sa compagne pour sa voix qui est très mélodieuse et pour son énergie pouvant la pousser a danser des heures sans se fatiguer. Les danses, bien loin des valses et autres danses en temps des nobles, était une pratique guerrière mettant à mal l'endurance de la danseuse. Dans les faits, Penthésilée ne sort pas tant du décor, il y a tant de monde qu'elle en devient plutôt lambda. Quelques personnes se rapprochent d'elle, mais cela ne dure pas plus que quelques échanges de mot.
Ne connaissant aucun des style musicaux, elle les prend avec la même neutralité, sans préjugé particulier. La plupart des sons étant plutôt convenus pour ce genre de boite, le DJ ne prend véritablement aucun risque dans cette soirée électro, ce qui la rend même plutôt chiante pour les connaisseurs. On est dans une soirée spéciale électro, mais tout public, cherchant la convenance et à plaire aux plus grands nombres. Il est même plutôt visible que le DJ a reçu comme directive d'agir ainsi, créant un contraste plutôt marrant. Le DJ, un jeune homme d'une vingtaine d'année qui doit se faire un nom, essaie au mieux de soutenir l'ambiance, alors qu'il est mort à l'intérieur. Pour un artiste du son, il n'y a rien de pire que de ne pas être dans le tempo, mais il essaie de faire avec. Tout comme les connaisseurs, il s'ennuie ferme, mais tente de maintenir l'illusion qu'il passe la meilleure soirée de sa vie. Bien sûr, Penthésilée est totalement aveugle à cela, comme un doberman, elle mord ce qu'on lui sert. Le patron veut quelque chose de convenue, de peu original et qui ne sort pas de la masse, il a ce pourquoi il a payé. Il est même possible que cela soit volontaire pour pousser les connaisseurs à prendre des consommations pour tromper l'ennui au risque de les faire fuir à jamais. La loi du profit immédiat et de la pratique commercial fumeuse.
Penthésilée, totalement insensible, observe plus qu'elle ne danse. On pourrait croire qu'elle fait partie de ses connaisseurs qui s'ennuient ferme. En vérité, elle est une gladiatrice qui observe l'arène avant de se jeter dedans. Elle comprend vite que l'on danse sans penser à la musique, que l'on se cogne de l'artiste en puissance qu'est le DJ pourvu que l'on suit le tempo. Elle le voit, sans comprendre totalement la tragédie pour le pauvre DJ qui se voit déjà balancer ses meilleures compos, à la jet-set de la ville, avant de voler pour une tournée qui comprend Miami, Cancún et Ibiza. C'est dans cet esprit entreprenant que le DJ prend une décision, celui de dire à ce patron d'allez se faire foutre avec ses convenances et d'envoyer des sons selon ses goûts et sa vision de son art. Une prise d'initiative qui change drastiquement l'ambiance en quelque chose de mieux, provoquant un mouvement de foule qui pousse Penthésilée et l'emporte contre une autre personne qu'elle agrippe pour lui épargner une chute.
"- Oups, vous allez bien, mademoiselle."
Penthésilée lui sourit et l'aide à se redresser.
Bon, toi même tu sais.
On se fait chier là, genre diarrhée cosmique du niveau de se faire chier.
Moi qui pensait passer une bonne soirée et tout, genre comme tous les premiers samedi d’après la paie, bah là même un rat mort aurait au moins trois fois plus de fun.
Bon, pour être honnête, je suis surtout là pour picoler et danser. En vrai, l’objectif est simple : murge, danser, essayer de discuter et rencontrer des gens, pis rentrer et pioncer. Sacré programme tu m’diras mon gars, mais ouais, c’est ma soirée d’enfer. Du moins, on va essayer. J’te pose le contexte : la boîte de nuit craint. Le son est bof bof, même si le rythme est bon. Les gens tentent de s’ambiancer, mais sans trop de succès. Les gens se sont mit sur leur meilleur tenue pour la soirée, moi j’ai juste mit ma tenue de sortie : un t-shirt blanc, des collants et une min-jupe bleue à bretelles, et un sweat rouge et bleu. Sans oublier des grosses chaussures (ouais, j’ai pas d’escarpins, nique.), une ceinture et des gants en cuir ; ainsi qu’un petit ruban avec un crâne pour étreindre mes cheveux.
Je sais, je sais, pas l’plus sexy. Mais bon, faut pouvoir cacher Mini-Cadence de un, et de deux, je veux garder un côté pratique à la chose. Si faut courir à la fin de la soirée à cause d’un gros lourd, alors les grosses godasses et la tenue presque sportive ça peut faire son effet ! Même si à mon grand regret, j’ai pas le droit d’avoir ma pelle avec moi. Un triste soir, la Sainte Pelle doit rester à la maison. J’ai donc décidé de commencer la soirée par prendre la température en dansant, mais c’est plus gai dans un cimetière. Sérieux, on m’a recommandé la boîte parce que elle est ok, le son est bon, les boissons sont pas chères... Mouais. Je spoile : la troisième affirmation est vraie. Pas cher, mais pas transcendant. On va dire, rapport qualité-cuite ok.
Donc au bout de cinq minutes, c’est toujours les mêmes musiques qu’on entend partout, donc un tour au bar et on attaque par un shot de vodka. Bonne, mais sans plus. Bref. J’y retourne, patati patata, un gars m’aborde et me propose de le sucer pour trois balles. Je rigole, il s’énerve, se prend une gifle, et il se casse. Mouais, pas de couilles. Je vais me chopper une bière et je trouve un groupe plus calme et je m’glisse à côté. Si on ne les fait pas chier, on ne ME fera pas chier. Eh, y’en a là-d’dans ! Big brain time ! Mais bon, dommage de devoir commencer la soirée comme ça. Même le DJ il s’emmerde ferme, et ça se sent même de l’autre côté de la pièce. Purée, si on m’avait dit que la soirée commencerait comme ça... Bah je serais allée dans une autre boîte.
On va essayer de rentabiliser les vingt minutes d’attente à l’entrée en profitant un peu... Ah, le pov’ gars commence à gigoter derrière les platines... Et il sort d’autres disque. Ah ? Ah ? On va avoir droit à un peu de groove ? Quelque chose de, je sais pas, vivant ? “BALANCE LA SAUCE JOHNNY ! FAIS NOUS BOUGER NONDIDIOU !” je hurle en direction du gars, franchement, je pense qu’il a besoin qu’on lui dise de se bouger le fiak. Et effectivement, il change le son ce con ! Là on est bien ! Enfin... Si on oublie que les gens commencent vraiment à bouger. Et là, je sens quelque chose me percuter de plein fouet dans le dos.
“WOPUT-...” je dis avant d’être arrêtée dans ma chute. Té, la poigne de malade ! Au moins, j’suis pas piétinée comme dans ces films d’horreur à la truffe là, et rien que pour ça, je payerai mon verre, tiens. “Eh beh ! Merci bien monsiiiieuhaheuhah-MADAME !” je corrige le tir rapidement. J’pensais qu’y y’avait qu’un homme pour m’retenir comme ça, mais visiblement nan, Voilà qu’c’est une femme ! Mazette ! Me voilà rouge de honte ! “Désolée, j’pensais pas que... Enfin... J’peux vous payer un verre pour m’avoir évité de m’rétamer comme un sac ?”
Ouais, cash et direct, bam. Enfin bon, elle m’a sauvé la muscle mommy (vu la poigne, elle ne peut être que ça. Ou bodybuilder, mais je peux pas juger d’ça. Note à moi-même : demander à quelle salle elle va), faut bien payer ses dettes. Sinon Pôpa il va me briser en deux et me jeter par-dessus la troisième corde. J’aime bien ses cheveux en tout cas, faudra que j’demande l’adresse du coiffeur pour éventuellement me faire une teinte. Ils font tous ça au lycée de toute façon, donc bon hein ! La foule commence à se masser au milieu pour danser comme si on v’nait de leur rendre des gambettes, on a un peu plus d’espace pour discuter sans beugler pour se faire entendre. “J’m’appelle Cadence, et comment que c’est votre nom ?” je dis alors que le DJ a l’air de vivre enfin sa meilleure vie, maintenant qu’il a décidé de mettre du bon son
On se fait chier là, genre diarrhée cosmique du niveau de se faire chier.
Moi qui pensait passer une bonne soirée et tout, genre comme tous les premiers samedi d’après la paie, bah là même un rat mort aurait au moins trois fois plus de fun.
Bon, pour être honnête, je suis surtout là pour picoler et danser. En vrai, l’objectif est simple : murge, danser, essayer de discuter et rencontrer des gens, pis rentrer et pioncer. Sacré programme tu m’diras mon gars, mais ouais, c’est ma soirée d’enfer. Du moins, on va essayer. J’te pose le contexte : la boîte de nuit craint. Le son est bof bof, même si le rythme est bon. Les gens tentent de s’ambiancer, mais sans trop de succès. Les gens se sont mit sur leur meilleur tenue pour la soirée, moi j’ai juste mit ma tenue de sortie : un t-shirt blanc, des collants et une min-jupe bleue à bretelles, et un sweat rouge et bleu. Sans oublier des grosses chaussures (ouais, j’ai pas d’escarpins, nique.), une ceinture et des gants en cuir ; ainsi qu’un petit ruban avec un crâne pour étreindre mes cheveux.
Je sais, je sais, pas l’plus sexy. Mais bon, faut pouvoir cacher Mini-Cadence de un, et de deux, je veux garder un côté pratique à la chose. Si faut courir à la fin de la soirée à cause d’un gros lourd, alors les grosses godasses et la tenue presque sportive ça peut faire son effet ! Même si à mon grand regret, j’ai pas le droit d’avoir ma pelle avec moi. Un triste soir, la Sainte Pelle doit rester à la maison. J’ai donc décidé de commencer la soirée par prendre la température en dansant, mais c’est plus gai dans un cimetière. Sérieux, on m’a recommandé la boîte parce que elle est ok, le son est bon, les boissons sont pas chères... Mouais. Je spoile : la troisième affirmation est vraie. Pas cher, mais pas transcendant. On va dire, rapport qualité-cuite ok.
Donc au bout de cinq minutes, c’est toujours les mêmes musiques qu’on entend partout, donc un tour au bar et on attaque par un shot de vodka. Bonne, mais sans plus. Bref. J’y retourne, patati patata, un gars m’aborde et me propose de le sucer pour trois balles. Je rigole, il s’énerve, se prend une gifle, et il se casse. Mouais, pas de couilles. Je vais me chopper une bière et je trouve un groupe plus calme et je m’glisse à côté. Si on ne les fait pas chier, on ne ME fera pas chier. Eh, y’en a là-d’dans ! Big brain time ! Mais bon, dommage de devoir commencer la soirée comme ça. Même le DJ il s’emmerde ferme, et ça se sent même de l’autre côté de la pièce. Purée, si on m’avait dit que la soirée commencerait comme ça... Bah je serais allée dans une autre boîte.
On va essayer de rentabiliser les vingt minutes d’attente à l’entrée en profitant un peu... Ah, le pov’ gars commence à gigoter derrière les platines... Et il sort d’autres disque. Ah ? Ah ? On va avoir droit à un peu de groove ? Quelque chose de, je sais pas, vivant ? “BALANCE LA SAUCE JOHNNY ! FAIS NOUS BOUGER NONDIDIOU !” je hurle en direction du gars, franchement, je pense qu’il a besoin qu’on lui dise de se bouger le fiak. Et effectivement, il change le son ce con ! Là on est bien ! Enfin... Si on oublie que les gens commencent vraiment à bouger. Et là, je sens quelque chose me percuter de plein fouet dans le dos.
“WOPUT-...” je dis avant d’être arrêtée dans ma chute. Té, la poigne de malade ! Au moins, j’suis pas piétinée comme dans ces films d’horreur à la truffe là, et rien que pour ça, je payerai mon verre, tiens. “Eh beh ! Merci bien monsiiiieuhaheuhah-MADAME !” je corrige le tir rapidement. J’pensais qu’y y’avait qu’un homme pour m’retenir comme ça, mais visiblement nan, Voilà qu’c’est une femme ! Mazette ! Me voilà rouge de honte ! “Désolée, j’pensais pas que... Enfin... J’peux vous payer un verre pour m’avoir évité de m’rétamer comme un sac ?”
Ouais, cash et direct, bam. Enfin bon, elle m’a sauvé la muscle mommy (vu la poigne, elle ne peut être que ça. Ou bodybuilder, mais je peux pas juger d’ça. Note à moi-même : demander à quelle salle elle va), faut bien payer ses dettes. Sinon Pôpa il va me briser en deux et me jeter par-dessus la troisième corde. J’aime bien ses cheveux en tout cas, faudra que j’demande l’adresse du coiffeur pour éventuellement me faire une teinte. Ils font tous ça au lycée de toute façon, donc bon hein ! La foule commence à se masser au milieu pour danser comme si on v’nait de leur rendre des gambettes, on a un peu plus d’espace pour discuter sans beugler pour se faire entendre. “J’m’appelle Cadence, et comment que c’est votre nom ?” je dis alors que le DJ a l’air de vivre enfin sa meilleure vie, maintenant qu’il a décidé de mettre du bon son


