Nation féminine située au nord de Tekworld, Uatis dispose d'une prédominance technologique, tout en mésestimant l'impact de la magie.
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Cyber-fantastique [ft : Lariela aen Enid]

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Le Lys
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Rebecca courait comme une folle dans les ruines néons de Night City, le cœur tambourinant dans sa poitrine comme un moteur surboosté. Ses cyberbras rouges et bleus, de taille normale et parfaitement proportionnés à son corps, balançaient à chaque foulée tandis qu’elle sprintait à perdre haleine. Derrière elle, les balles sifflaient encore, ricochant sur les murs graffités et les enseignes clignotantes. « Putain de merde ! » hurla-t-elle en riant comme une hyène, un rire maniaque qui résonnait entre les immeubles délabrés.

Elle venait juste de baiser la femme d’un lieutenant du gang des Mox, une belle brune aux courbes explosives. Rebecca l’avait prise en levrette sur le lit de la chambre d’hôtel, tirant violemment ses cheveux en arrière tout en la pilonnant sans pitié, ses hanches claquant contre ses fesses à chaque coup de reins profond. La femme gémissait comme une folle, suppliant Rebecca de la prendre encore plus fort, ses ongles plantés dans les draps. Rebecca avait adoré ça : la sentir trembler, se cambrer, hurler son nom pendant qu’elle la dominait complètement. Mais le mari avait été prévenu par un employé de l’hôtel, et il avait débarqué en furie dans la chambre juste au moment où Rebecca jouissait. Le chaos avait explosé : cris, insultes, coups de feu. Rebecca avait à peine eu le temps d’enfiler ses habits et de sauter par la fenêtre avant que tout le gang se lance à ses trousses.

Elle sauta par-dessus un container rouillé, ses sneakers claquant sur le bitume humide. Une balle frôla son oreille turquoise, arrachant une mèche de ses couettes hautes. « Raté, connards ! » cria-t-elle en tournant la tête, un sourire sauvage aux lèvres. Elle plongea dans une ruelle étroite, son manteau noir ouvert battant comme une cape, laissant entrevoir son ensemble de vêtements très minimaliste, qui collait encore à sa peau moite de sueur et de sexe. Ses tatouages roses brillaient faiblement sous les néons : « PK DICK » sur son abdomen, les autres motifs remontant sur son cou et sa cuisse droite.

Elle courut encore deux blocs, esquivant les passants et les drones de surveillance, jusqu’à ce que les cris et les coups de feu s’estompent derrière elle. Rebecca s’arrêta enfin dans une impasse sombre, dos contre un mur couvert de tags, haletante. Elle posa les mains sur ses genoux, ses cyberbras ronronnant doucement tandis qu’elle reprenait son souffle. Un rire rauque lui échappa. « Bordel… c’était chaud. Dommage que le mari soit un tel rabat-joie. »

Elle essuya d’un revers de main la sueur qui coulait sur son front, puis releva la tête. C’est là qu’elle les vit, un peu plus loin dans la rue principale : un petit groupe de types du gang Valentinos, tatoués et armés, qui entouraient une femme. Cette dernière ne ressemblait à rien de ce qu’on voyait habituellement à Night City. Elle avait une allure… différente. Plus élégante, presque hors du temps, avec des vêtements qui n’avaient rien à voir avec le cuir usé et les implants criards. Rebecca plissa les yeux, son instinct protecteur se réveillant immédiatement. Elle n’aimait pas ça. Pas du tout.

« Hé, les clowns ! » lança-t-elle en sortant de l’impasse, sa voix tranchante et pleine d’assurance. À seulement 1m55, elle paraissait minuscule face aux brutes qui faisaient facilement 1m70, mais elle marcha droit vers eux sans ralentir, ses couettes turquoises dansant derrière elle, prête à tout. Les Valentinos se tournèrent vers elle, surpris. La femme qu’ils harcelaient leva les yeux, visiblement mal à l’aise.

Rebecca s’approcha sans ralentir, un sourire narquois aux lèvres, et passa un bras autour de la taille de l’inconnue d’un geste possessif et naturel, comme si elles se connaissaient depuis toujours. Sans hésiter, elle fit descendre sa main cybernétique plus bas, jusqu’à poser fermement sa paume sur les fesses de la femme. Elle caressa lentement, ouvertement, en pressant la chair ronde et ferme avec une sensualité assumée, comme pour marquer son territoire devant tout le monde.

« Désolée les gars, mais elle est avec moi, » dit-elle d’une voix sucrée mais tranchante comme une lame. Elle serra un peu plus la taille de la femme contre elle tout en continuant à caresser ses fesses d’un geste lent et provocant, ses doigts glissant sur le tissu avec une familiarité exagérée. « C’est ma copine. Et si vous continuez à la draguer comme des chiens en rut, je vais devoir vous montrer ce que je sais faire, même si je fais une tête de moins que vous. »

Elle tourna la tête vers l’inconnue, lui adressant un clin d’œil rapide et complice, tout en gardant sa main bien en place sur ses fesses, caressant doucement pour rendre la scène crédible. « Pas vrai, bébé ? Dis-leur qu’on est ensemble et qu’ils peuvent aller se faire foutre ailleurs. »

Rebecca resta collée à elle, son corps chaud et encore légèrement essoufflé de sa course, sa main continuant à caresser lentement la courbe des fesses de l’inconnue pour faire croire que c’était vrai. Malgré sa petite taille de 1m55 face aux brutes de 1m70, elle ne reculait pas d’un centimètre. Son sourire était large, presque maniaque, mais ses yeux brillaient d’une lueur protectrice et déterminée. Elle n’allait pas laisser cette femme se faire emmerder. Pas ce soir. Pas dans sa ville.

« Allez, dégagez, » ajouta-t-elle en serrant un peu plus la taille de l’inconnue tout en continuant ses caresses lentes et possessives. « La dame est prise. Et moi, je suis pas d’humeur à jouer gentille ce soir. » Elle attendit, collée contre l’inconnue, prête à défendre cette inconnue comme si elle faisait déjà partie de sa famille du Lys.

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Lariela aen Enid
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Lariela se sentait comme submerger par une étrange vague d'énergie qui l'enveloppe entièrement. Une sorte de couverture chaude qui la recouvre entièrement. Cette sensation est agréable, comme être plongée dans de l'eau chaude qui recouvre entièrement son corps. L'elfe sent comme des mouvements, comme des courants qui parcourt son corps. Cette sensation douce et agréable lui ferait presque oublier que 5 minutes auparavant, elle était en train de chasser dans les forêts de Lumen. Cette sensation de flotter lui fait presque tout oublier, comme une bonne bouffé de fisteck. L'elfe se sent flotté dans une bulle, traversant les mondes.

Puis, l'air devient froid, Lariela se sent étouffé. Elle se débat, tente de sortir de là. Puis elle se sent chutée, dans un endroit puant, un air saturé de pollution, un air embaumant l'urine comme aux abords d'un lieu de traitement du cuir. Lariela n'a pas le temps de se rendre compte qu'elle est dans les ruelles étroites d'une ville futuriste. Le choc contre le sol fut violant, lui arrachant un cri de douleur et un dos qui lui fait mal. Lariela reste un temps par terre, cherchant du sens à ce qui vient de lui arriver. Puis elle se redresse lentement en grimaçant. Elle se lève, s'étire et observe autour d'elle son environnement. Elle est dans une sorte de ruelle, composer de bâtiment gris construit d'un matériau qu'elle ne connaît pas. Proche d'elle, des déchet mis dans des sacs sont entasser, sentant une odeur plus pestilentielle encore que la ville.

"- Eh bien, qu'avons nous là ?"

Lariela sursaute en voyant un groupe d'hommes se rapprocher d'elle. Ses hommes sont étranges, ils sont remplis de métal qui couvre leur peau, comme s'il s'agissait d'un mélange entre des humains et des automates. Des tatouages présents sur leur peau représentent toute forme de dessins ou de lettre, et tous ont "Valentinos" tatoué. Surement une marque d'appartenance, comme dans les gangs de Novigrad. Les hommes sont sales et empestent l'alcool, surpassant même l'odeur des poubelles. Le groupe se rapproche avec un grand sourire, laissant voir des dents métalliques pour certains. Leurs yeux brillants d'une lueur non-naturelle passent sur le corps de l'elfe, s'imaginant déjà a quoi elle doit ressembler sans vêtement.

"- Alors ma petite, on est perdu."

Le chef du groupe est celui qui parle et qui se rapproche le plus, tandis que les autres entourent Lariela de toute part, l'empêchant de fuir. L'elfe devient blanche, elle ose à peine descendre sa main vers sa lame, de peur que cela excite le groupe. L'elfe se voit mal.

"- Non, je sais où je suis. Laissez-moi !"

L'elfe ment, elle essaie de s'en sortir, mais le chef se rapproche encore. La voix de Lariela ne trompe personne, elle est effrayée.

"- Oh, mais faut pas avoir peur comme ça. Je t'invite à boire un verre pour me faire pardonner."

Le chef a une voix faussement mielleuse et ses gars rient déjà. Ils savent tous que ce verre n'existe pas et qu'une fois que le chef a fini, eux pourront en profiter aussi. Le chef tend la main vers l'elfe, se préparant à l'attraper. Le cœur de l'elfe tambourine dans ses tempes, blanche comme un linge, elle est en panique, incapable de savoir quoi faire et ou fuir, sentant que ses jambes vont bientôt se dérober sous son poids. Elle ne peut pas fuir, les hommes lui coupe toutes fuites.

Une voix s'élève alors, une voix qui vient d'une toute petite femme en tenue plus que légère sous une veste, le corps lui aussi rempli de métal et de tatouage, rose fluo cette fois. Elle venait d'une ruelle adjacente et s'avance sans crainte comme si cette situation était habituelle. Lariela lève ses yeux avec un regard qui l'appelle à l'aide. L'elfe a vite compris qu'elle n'était pas avec ses hommes, elle est sa seule issue. La jeune femme arrête sa course en posant sa main sur ses hanches, descendant de manière trop sensuelle sur les fesses de l'elfe. Lariela a l'impression d'être passé de charybde en Scylla, mais a préféré, elle sent mieux la femme, que les hommes. Elle se laisse faire, essayant de masquer sa surprise alors que ses fesses se font caresser. La jeune femme donne l'impression qu'elles sont ensemble, marquant verbalement et physiquement son territoire par des caresses sur sa croupe. En un clin d'œil et une phrase, elle l'incite à jouer le jeu. Lariela, blanche comme un linge, essaie de rassembler ses quelques forces et dégluti.

"- Bien sûr, je te cherchais, chérie."

L'elfe pose ses mains de manière plus prude sur les hanches de l'inconnue et se sert contre elle de manière particulièrement appuyé. Appuyant sa poitrine contre le bras de la jeune fille. Prenant une voix minaudeuse, elle joue la cruche.

"- Faut que tu arrêtes de disparaître comme ça, chaton. À chaque fois, je passe des heures à tourner en rond."

Lariela prend une mine faussement boudeuse, comme si elle était vraiment contrariée que sa copine disparaisse tout le temps sans laisser de traces.
DC d'Hécate

Re: Cyber-fantastique [ft : Lariela aen Enid]

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Rebecca laissa échapper un rire rauque et maniaque, ses couettes turquoise dansant dans l’air pollué de la ruelle tandis qu’elle serrait un peu plus la taille de l’inconnue contre elle. Sa main cybernétique restait fermement posée sur les fesses de la femme, caressant lentement la courbe ronde et ferme comme pour marquer son territoire devant tout le monde. Les Valentinos la fixèrent un instant, surpris, avant que leurs expressions ne se tordent de frustration et de colère. Le chef du groupe, un type baraqué au visage tatoué, cracha par terre avec mépris tandis qu’un autre serrait les poings, les veines de son cou saillant sous sa peau. Le troisième, les yeux plissés par la rage, ricana avec une hostilité évidente. « Ta copine ? Arrête tes conneries, la naine. T’as débarqué de nulle part et tu crois qu’on va gober ça ? Ouais, prouve-le alors ! Si elle est vraiment à toi, montre-nous, bordel ! T’as intérêt à nous prouver que c’est ta meuf, sinon on va se la faire quand même. Allez, embrasse-la pour de vrai, sale menteuse ! »

Rebecca plissa les yeux, son sourire sauvage s’élargissant encore plus tandis que sa voix tranchante et pleine d’assurance résonnait malgré sa petite taille de 1m55. Sans hésiter, elle empoigna le haut du vêtement élégant de l’inconnue d’une main ferme, ses doigts cybernétiques serrant le tissu juste au niveau de la poitrine. Elle tira légèrement vers le bas, faisant remonter le décolleté et révélant un peu plus la peau pâle et parfaite. C’est là qu’elle remarqua les oreilles pointues, délicates et élégantes, qui dépassaient des cheveux de la femme. « Oh… des oreilles d’elfe ? Putain, t’es vraiment pas d’ici, toi… » murmura-t-elle pour elle-même, amusée. D’un geste possessif, elle attrapa l’inconnue par la taille et la fit pencher en avant, forçant son visage à descendre à la hauteur du sien. Leurs regards se croisèrent de près, Rebecca levant légèrement la tête pour compenser sa petite taille. Sans lui laisser le temps de réagir, elle plaqua ses lèvres contre les siennes dans un baiser fougueux et brutal. Sa langue s’insinua immédiatement entre les lèvres de l’elfe, cherchant la sienne avec une avidité joueuse et dominatrice, l’enroulant, la suçant, la mordillant légèrement. Le baiser était humide, bruyant, presque obscène, comme si Rebecca voulait que tout le monde entende à quel point elles étaient « ensemble ». En même temps, sa main libre glissa sous le tissu du vêtement et empoigna fermement un sein de l’inconnue, le malaxant avec force, ses doigts cybernétiques pressant la chair tendre et douce. Elle pinça le téton entre ses doigts, le faisant rouler, tout en continuant à dévorer la bouche de l’elfe avec une passion sauvage.

Rebecca rompit enfin le baiser avec un bruit humide, un filet de salive reliant encore leurs lèvres. Elle arrêta les caresses sur le sein de l’inconnue et fit glisser sa main libre vers le bas, revenant fermement sur les fesses qui se trouvaient parfaitement à sa hauteur. Elle serra la chair ronde avec possessivité, puis, d’un geste sec et sonore, elle donna une claque ferme sur le fessier, le bruit claquant dans la ruelle comme une déclaration de propriété. Elle tourna la tête vers les Valentinos avec un sourire narquois et provocant, son corps chaud et encore essoufflé restant collé contre celui de l’elfe. Sa main continuait à caresser lentement les fesses de l’inconnue comme pour bien marquer son territoire devant le groupe. Malgré sa petite taille de 1m55 face aux brutes de 1m70 à 2m, elle ne reculait pas d’un centimètre. « Ça vous va comme preuve, les chiens ? Ou vous voulez que je la baise direct contre le mur pour que vous soyez vraiment sûrs ? Allez, dégagez maintenant. Ma copine et moi, on a des choses à faire. » Elle attendit, son sourire maniaque toujours aux lèvres, prête à en faire encore plus si les types insistaient. Elle n’allait pas reculer. Pas ce soir. Pas dans sa ville.

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Lariela aen Enid
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Lariela essaie de rester pragmatique. Cette situation, elle l'a vécue mille fois dans son monde d'origine. Les humains de ce monde ont beau avoir construit des gratte-ciels et avoir transcendé la limite de la chair, ils en restent fermement attachés aux vices de leur condition. En gros, ils ont des bras bioniques, mais pensent encore avec leurs bites. Et dans leur intelligence limitée, existe également le déni, cette fameuse capacité à nier l'évidence et ce, malgré toutes les preuves qu'on leur montre. Les hommes doutent que la jeune femme soit bien sa compagne. L'elfe doute sincèrement que ce soit dû à leur forte capacité de réflexion, plutôt a leur frustration de ne pas pouvoir l'avoir. Que peuvent-elles faire de plus ? Elles ne vont tout de même pas...

Comme réponse, sa sauveuse sourit et empoigne avec force les vêtements de Lariela, l'agrippant par le décolleté. L'elfe se laisse emporter, il n'y a pas des milliers de solutions possibles. C'est soit ça, soit tuer tout le monde. Mais embrasser une totale inconnue ? Cela n'a jamais été dans la nature de Lariela d'être comme cela. Non pas que les elfes soient plus prudes que les humains, ce mensonge qui sert d'excuse pour laisser croire à une supériorité civilisationnelle n'a pas cours ici. C'est juste que cela n'est pas dans la nature de Lariela. Mais pour survivre, elle doit jouer le rôle, comme si elles étaient vraiment ensemble. Heureusement, sa sauveuse mène la danse et l'elfe a juste à se laisser mener. L'humaine remarque alors ses oreilles d'elfe et donc la nature fantastique de Lariela. Cette remarque qui aurait pour don d'offusquer l'aen seidhe d'être ainsi confondue avec une vulgaire, bien que magnifique, dh'oine. Mais aujourd'hui, dans cette situation, Lariela peut être tout ce que la petite humaine veut, tant qu'elle échappe aux mufles qui l'agressent. Elle ne répond pas et se laisse mener.

L'elfe sursaute légèrement quand les mains de la jeune femme l'attrapent par les hanches, comme si elle était surprise par la brusquerie du geste. Elle observe la petite humaine ; elle est très éloignée des humains qu'elle connaît. Elle a une peau blanche, presque grisâtre, et des yeux d'une couleur étrange, comme atteints d'une sorte de malédiction. Même ce qu'elle touche sous ses doigts lui procure une sensation de peau douce, mais qui recouvre une surface dure qui semble métallique. Tout est difficile à interpréter pour une personne venant d'un univers fantaisiste. Tout ce que Lariela a pu voir lui semble malade ou dénaturé, comme maudit. Sans lui laisser le temps de protester, l'inconnue embrasse Lariela avec fougue. Cela, c'est sûr, jamais un elfe n'embrasserait Lariela comme ça. C'est ce côté fougueux qui manque aux elfes. L'elfe répond, avec de la retenue dans un premier temps. La situation est étrange et l'elfe a bien du mal à suivre. Pour son propre bien, elle doit suivre. L'humaine commence, l'elfe répond, l'humaine serre sa lèvre inférieure, l'elfe pince sa lèvre supérieure, la langue de l'humaine rentre dans la bouche de l'elfe, l'elfe vient caresser sa langue avec la sienne. Plus c'est bruyant, plus c'est langoureux, plus c'est obscène, mieux c'est. La main de l'humaine passe sous les vêtements de l'aen seidhe, marquant sa peau de ses caresses pour rejoindre son sein. L'humaine profite sûrement un peu de la situation. Lariela, comme réponse, plaque son corps contre celui de son « amante », ses mains passant sous les vêtements de l'humaine pour venir lui caresser les fesses de manière obscène. Cette peau, elle doit lui être connue, marquée comme lui appartenant. Ses doigts descendent et caressent le siège de l'humaine avec autant d'ardeur qu'elle ressent les caresses sur sa pointe. L'elfe laisse échapper de petits couinements de plaisir, comme si elle pliait sous ses caresses, le montrant comme elle le peut entre deux baisers passionnés.

Puis l'humaine rompt leur alchimie, leurs bouches encore reliées par un fin filet de salive ; elle abandonne son sein pour se placer sur ses fesses. Lariela recule, non sans garder sa main placée bien plus bas que les hanches de sa sauveuse. Cette dernière pousse le vice jusqu'à mettre une petite gifle sur sa chair blanche et pure. Lariela sursaute, mais parvient à maintenir l'illusion d'un simple mouvement de surprise, avant de laisser entendre un gloussement fin et amusé. Elle ne daigne même pas poser un regard sur les hommes. Déjà parce qu'elle craint que son regard ne trahisse leur mensonge, mais aussi parce qu'elle joue son rôle de petite amie soumise. Elle pose ses yeux sur la petite humaine, laissant sous-entendre qu'elle la dévore du regard. Que la seule chose dont elle a envie, c'est de partir avec son amante et de continuer ce que ses gestes ont laissé sous-entendre. L'elfe ne voit pas ce qu'elles peuvent faire de plus, hormis continuer dans cette ruelle, mais sous le regard d'un public que Lariela ne veut pas voir. S'ils continuent, s'ils insistent, l'elfe ne sait pas comment agir. Et dans un esprit qui ne connaît pas Nigthcity, Lariela peut uniquement comparer à ce qu'elle connaît, c'est-à-dire le fonctionnement des gangs dans les grandes villes du Nord comme Novigrad. S'en prendre à eux revient à s'en prendre au système immunitaire même de la cité. Donc, cela revient à se suicider que de s'en prendre à un gang. Lariela, la main fièrement plantée sur le fessier de son amante, continue de le caresser. Tout est normal, cette inconnue est sa copine, et elles font l'amour deux à trois fois par jour, comme tous les humains. Il ne faut pas oublier que l'elfe a des préjugés sur les humains. Alors, quand l'humaine les invective, Lariela se met à rire.

"- Trésor, on ne va quand même pas faire ça, tu vas ruiner les habits que tu m'as achetés."

L'elfe pose sa tête sur la chevelure de sa sauveuse qui est toujours entourée de ses bras.

"- Déjà que tu as arraché les derniers pas plus tard que ce matin, on a vraiment de l'argent à mettre ailleurs."

Lariela essaie de réfléchir de manière pragmatique, toutes les sociétés humaines fonctionnent avec un système monétaire à partir du moment où elles sont assez évoluées, souvent basé sur la valeur d'un minerai, si ce n'est sur des coquillages. L'elfe tente de rester vague tout de même. Surtout que la tenue de l'elfe est une robe de voyage qui sonne plus médiéval-fantastique que science-fiction. Mais l'un des hommes, le même remplit de rage et qui doutait de la véracité de l'histoire se mit à rire avec un sourire mauvais.

"- Ben, t'as juste qu'à les enlever, ma jolie. Comme ça, on pourra avoir notre preuve sans gâcher tes jolis vêtements."

Lariela tourne la tête juste à temps pour lui lancer un regard noir, avant de susurrer avec une voix froide qui ne ressemble à rien de ce qu'elle a eu jusqu'ici. Parlant doucement, assez pour que seule sa sauveuse l'entende :

"- Je vais le buter."

Pour le coup, l'elfe a très envie de savoir si la magie fonctionne dans ce monde, en cramant la gueule de ce malotru. Un sort de boule de feu est souvent la solution de plein de problèmes, mais dont ce même sort en est souvent la cause. L'elfe retourne la tête et se met à rire.

"- Sans façon, ce n'est pas contre vous, mais je garde mon corps que pour ma chérie. Et des preuves, il y en a déjà eu assez."

Le type ne semble pas prêt à les lâcher ; au vu de sa réaction, Lariela lui a tapé dans l'œil... Enfin, ce qui lui sert d'œil. La voix de l'elfe est neutre, mais elle reste catégorique. Elle n'a pas envie d'aller plus loin, devant eux en tout cas.
DC d'Hécate
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