Ici, seule l'imagination est votre limite. Incarnez qui vous voulez dans cette partie, et faites ce que vous voulez !
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Un Ogryn ou un catcheur ... avec une âme d'enfant et une grosse batte. (Pv Cadence)

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Estia
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Disclaimer : Bien qu'ayant fait des recherches, je ne suis pas familière à l'univers de Warhammer 40 000, aussi s'il y a des erreurs cela risque fort d'être une erreur de compréhension et m'en excuse d'avance.

[Planète : Proche des bordures l'Imperium (Nom au choix)]

Au très estimé Seigneur de ces terres, sous le regard bienveillant de l'Empereur-Dieu

Le Très-Haut a entendu vos inquiétudes concernant la terre qui se meure et la dîme qui vacille. Dans le silence ma chair éprouvée, Sa volonté s'est manifestée dans mon esprit. L'eau du ciel ne parvient pas à vos sols assoifés car une ombre invisible retient ces larmes bienfaitrices, privant vos champs de leur juste subsistance.

Pour que la bénédiction de l'Aquilla coule à nouveau, l'Empereur, par l'intermédiaire de son oiseau, m'a accordé Sa bienveillance.

Un oiseau à deux-tête s'est mis à gratter le sol de ses lumineuses serres, traçant une seconde cicatrice pour permettre d'accueillir les eaux et abreuver les champs injustement privée de leurs juste récompense.

Cette tranchée sanctifié devra être creusé cinquante pas de soldat vers la source de l'eau et s'étendre vers le soleil couchant de cent pas, avant de venir toucher vos champs.

La profondeur ne devra faire preuve d'aucune paresse ou d'arrogance, devant atteindre celle de la hanche d'un homme de taille commune.

Les gens habitant les terres entre ses deux cicatrices devront faire preuve de sacrifice, l'Empereur commande que ces familles déplacent leurs demeures. S'ils ne prennent pas garde à Son avertissement, le sol se dérobera et les engloutira.

Que le Pater guide le bras de vos travailleurs dans cette sainte tâche. Par cet effort et votre dévotion, la terre sera lavée de sa stérilité, et le dîme due à l'Impérium sera généreuse et honorée..

Reçu en vision et couché par la main de la Servante Silencieuse, que le clergé nomme Tacita.
Image


La jeune écrivaine posait la plume d'oie grossièrement taillée, se relevant pour étirer son dos. Elle avait l'impression d'être déjà à la fin de vie de son précédent corps. Son choix de transférer sa mémoire dans un corps jeune était au final une bonne idée, même si elle n'avait pas prévu il y a deux ans qu'elle finirait transportée dans l'avenir par le warp. Elle regardait ses mains endoloris par cet effort, c'était beaucoup plus simple de transférer une information par clavier holographique ou connexion neuronale. Elle savait qu'elle était encore jeune, ce corps allait mûrir avec le temps et la pratique formerait ses doigts .

Pendant qu'elle lavait ces mains et ses ongles noircit par cette encre de piètre qualité, ayant dû lutter aussi sur ce parchemin mal conçu. Son esprit venait à soupirer devant la gymnastique qu'elle avait déployée pour transformer ses calculs et son savoir du temps doré, en une révélation mystique et aussi en écrits que même, pour elle, un animal pourrait comprendre. Au moins la tablette de cire sentait bien mieux et étaient moins contraignant pour de la rédaction ou faire passer un message courant.

Pour écrire cette lettre, il avait fallu qu'elle aille voir le Pater, signaler qu'elle avait une vision à coucher sur le cuir à destination du Seigneur, attendre qu'il arrive dans la chambre avec le coffret, qu'il l'ouvre pour en sortir le nécessaire à la rédaction. Tant de processus qui semblaient compliqués juste pour écrire une fichue lettre de recommandation d'irrigation qui manquerait, quoi qu'il arrive, d'efficacité, un centre hydroponique prendrait beaucoup moins d'espace au sol, produirait bien plus et consommerait moins d'eau.

La dénommée Tacita se mit à secouer sa tête, il fallait éviter d'avoir trop de sentiment. Comme elle venait de l'Âge d'or, son esprit n'était pas aussi pieux que les autres, ayant conscience de sa vulnérabilité face à cet élément dont elle n'avait eu connaissance qu'ici. Même si son esprit rationnel avait toujours un blocage sur le fait qu'une croyance pouvait impacter le warp ou les objets, même l'idée d'une mer sentiente aurait paru folie avant, si elle arrivait à y appliquer des principes, y adhérer était autre chose.

Pour l'heure la foi des personnes environnante la protégeait, comme le ferait une couverture vaccinale face à une épidémie dormante.

Elle sortie de la chambre, tendant le plateau contenant la lettre, mais aussi le parchemin inutilisée et l’encre. Le fait de n’avoir rien gaspillée était pour elle une optimisation de ressources très limité, se doutant que pour cet homme ce parchemin en trop serait une sorte de relique ou Le parchemin qui servira pour le prochain écrit « divin ». Elle avait une pensée fatiguée rien qu’à imaginer le Pater passer dix minutes à ranger une simple feuille ou baragouiner que c’était une feuille bénie par ses mains saintes. Saluant le Pater, elle retournait dans sa chambre, s’affalant sur le lit en repensant à ce qui l’avait conduit ici.

Elle se remémorait le dernier Congrès sur le développement d'arme pour lutter efficacement contre les machines qui se révoltaient. Dans son nouveau corps, elle avait essuyé des critique. Son ancien corps était celui d'un homme massif, à la voix puissante, ayant donc une autorité naturelle. Ce changement radical d'enveloppe corporel avait donné du grain à moudre à ses opposants, venant à demander, alors que ce n'était pas le sujet, de retirer les brevets qu'elle avait conçue, mettant en avant une possible instabilité cognitive suite au transfert de mémoire. Elle avait dû perdre dix minutes à énumérer tous les numéros de dossier et validation de son projet.

Elle voulait faire une expérimentation in corpore, ainsi que mener une expérimentation de déterrement génétique aux premiers membre de sa lignée, ses yeux verts. Pour le choix du corps, elle avait opté pour des origines plus récentes datant de l'Egypte antique de Terra pré-spatiale. Elle se souvient très bien de la levée de bouclier devant ses deux points. Les factions historiques étaient contre le fait que l'on réemploi des phénotype datant de l'ancienne Terra, ses paires de la biologie venant à dire que l'épuration des traits génétiques pour rendre ses yeux verts dominant tirait bien plus d'un fétichisme que d'une réelle démarche scientifique, puis il y avait les autres, ceux trop ancré vers le futur, l'avenir, ayant oublié que même dans le passé il pouvait exister des choses qui méritaient d'être exploré.

Elle avait dû batailler avec les institutions automatisées, pour faire reconnaître la continuité de son existence et non qu'il s'agissait d'une vie nouvelle. Elle avait passé trois longs mois à subir des tests psychologique pour authentifier une stabilité et des connaissances liées à sa vie de scientifique. C'était clairement un calvaire administratif juste pour un projet qui déviait des normes. Elle avait tout de même gardé des modifications, une capacité d'assimilation et mémorielle digne de son temps.

Elle se souvenait d'être en partance pour la planète Azdnorea-R-10, devant se présenter suite à une demande d'un confrère qui lui était resté fidèle et avait besoin de ses lumières sur une zone qui présentait une forte instabilité gravitationnelle et une odeur persistante d'ozone. C'est au cours du voyage dans le warp que le champ de Geller se mit à faiblir. Elle avait eu le réflexe de rentrer dans une capsule de secours, appuyant sur le bouton d'éjection quand les parois du vaisseau semblaient se contracter. Elle pensait qu'en sortant du champ d'attraction du warp, il n'y aurait eu que quelques années au mieux de décalage, non un saut temporel aussi important.

Elle avait atterri dans l'ancien lac, la carcasse fumante à moitié fondu l'ayant protégé de la pénétration atmosphérique, les circuits brûlant les un après les autres. Si elle n'avait pas été brûlée vive par la population, ce n'était que par cette arrivée sans portail warp apparent, ayant été éjectée depuis l'orbite et qu'elle repéra rapidement le Pater en refaisant un signe qu'un paysan avait fait.

En l'espace de deux ans elle avait appris les règles de base de cette société, se retenant de parler pour ne pas se trahir, voilant sa soif de savoir par le souhait d'être encore plus utile à l'Imperium. Elle joua la carte de l'amnésique muette, laissant le Pater faire ses suppositions qu'elle était une envoyée de l'Empereur-Dieu et qu'elle faisait voeux de silence suite à son transport mystique. Aujourd'hui le Pater et le Seigneur savent qu'elle peut parler et que son silence serait car "sa voix est devenue indigne de chanter les louanges de l'Empereur." . Cela avait été complexe de justifier la disparition de la capsule, ayant activée discrètement le module de décomposition moléculaire, laissant entendre que le Très-Haut avait repris cette relique pour permettre à d'autres Saints de voyager parmi les étoiles et soutenir l'Humanité. Penser à tout cela était déprimant.

Aussi prit elle sa tablette de cire, venant à faire des calcules de probabilité pour estimer la météo qu’il fera avec comme seul indice ce ciel si calme, avant d’effacer avec l’autre bout de l’outil, elle devait faire attention à ce genre de détente, l’écriture scientifique était inconnu chez eux.

Tacita savait que la Dîme Impériale devait être payé aujourd’hui, pensant que comme l’année précédente un simple navire accosterait pour être chargé.

Elle allait devoir jouer encore une fois l'idiote touchée par la bénédiction, sachant pertinemment que son statut de Sainte n'était que sur cette planète, le Pater n'ayant certainement pas fait la procédure pour la déclarer ou alors cela s'était perdu dans leurs systèmes administratif chaotique.

Re: Un Ogryn ou un catcheur ... avec une âme d'enfant et une grosse batte. (Pv Cadence)

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Cadence
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Gallard est grand et fort, et les autres, ils ont peur de Gallard. Y devraient pas. Môman disait toujours : “C’est un Ogryn courageux d’êt’ celui qu’il l’est”. Et Môman ment pas. Et c’est pas parce que Gallard est grand qu’y est méchant. Les plus ptits y zont peur des Ogryns. Y’a pas raison.

Alors Gallard est allé avec Comas-... Cumish-... Commissaire Élise dans le vaisseau, et elle a donné ce truc à quoi parler. Gallard y a le droit de l’appeler Mamzelle Élise. Les autres doivent l’appeler m’dame, mais Gallard est spécial. Y pense qu’y a le droit car y a aidé Mamzelle Élise une fois dans une baston. Lurch est jaloux, mais Gallard l’aime bien aussi.

Y’a eu des problèmes quand on volait. Des zoreilles pointues qui ont arrivé, et qu’on attaqué. Y zont tué des amis vite, très vite ces xel-... Ces xono-... Ces aliens. Alors Gallard y a foncé et plaqué un contre l’mur, et y bougeait plus. Et Gallard a tapé avec sa massue sur le crâne d’un aut’, et y bougeait plus non plus. Gallard s’est fait couper plein de fois, avec des couteaux verts, et ça pique. Mais Gallard a soulevé un zoreilles pointues et l’a cassé su’l genou. Il a fait crac, et il bouge plus.

Gallard se sent pas bien, mais Mamzelle Élise a dit qu’on va aller sur une planète en urga-... En orgen-... Vite ! Urgence ! Enfin Gallard pense que c’est ça...


L’enregistrement du servo-crâne s’arrête là, l’appareil restant à léviter à côté du géant endormi. L’attaque avait été brutale, les corsaires néantis ayant frappé vite et fort. Pour une escouade d’une dizaine d’Aeldars, près d’une trentaine de cadiens et de vostroyens étaient tombés. Le Commissaire Élise rangeait son épée tronçonneuse après l’avoir nettoyé. Elle jeta un oeil sur l’Ogryn. Il était imposant, atteignant près de trois mètres et demie ; et était d’une efficacité et d’une brutalité qui tranchait vraiment avec sa loyauté certaine et son tempérament enfantin. Un sourire se dessina temporairement aux commissures de ses lèvres. Elle connaissait la réputation des Ogryns, mais elle ne pensait pas qu’elle apprécierait en avoir un à ses côtés.

Madame, on approche d’Azdnorea-R-10. Une base du Ministorum confirmée sur la planète. Les protocoles de débarquement sont prêts à vot’ commandement.
_Merci, Lieutenant Lurch. On commence alors, on a des blessés à soigner avant de récupérer la Dîme.

Car en effet, au delà des morts, les xenos avaient causé de sérieux dégâts. Beaucoup avaient vu leur état stabilisé malgré les membres perdus. Quatre sont morts quand même. Et l’Ogryn, lui, avait subit beaucoup de blessures d’armes empoisonnées. Sa constitution exceptionnelle l’avait fait tenir, mais il ne fallait pas trop traîner. Le personnel aida donc à transporter les blessés – Ogryn inclus – vers la soute pour pouvoir les débarquer. Une communication avait été établie, et les habitants de la planète prévenus de l’arrivée de blessés au nom de l’Empereur.

Gallard se réveilla faiblement une fois que le vaisseau pénétra l’atmosphère d’Azdnorea-R-10. “Où qu’on est ? Gallard pas sûr qu’on être là où qu’on doit être...” fit faiblement le géant en armure alors qu’il émergeait de son sommeil. On lui répondit qu’on arrivait sur une planète, et qu’ils allaient voir le docteur. Gallard sourit malgré le poison dans ses veines : “Gallard va avoir bonbons chez le doc’ !”, ce qui fit rire l’un des survivants de l’attaque. Gallard aimait bien ses camarades, même s’ils se chamaillaient souvent entre eux. Il ne comprenait pas trop, mais il pensait que les vostroyens et les cadiens avaient un problème parce que ils ne se battaient pas pareil. *Les plus ptits y sont drôles,* se dit-il.

Le vaisseau se posa, et après les protocoles effectués par les technoprêtres de Mars et le couvent de l’Adepta Sororitas, les blessés furent débarqués, et Gallard essaya de marcher pour ne pas avoir à embêter les autres avec son poids. Au final, il utilisa sa masse comme une canne de fortune pour suivre les autres, et finit au final par être transporté jusqu’à l’hôpital le plus proche après qu’il s’était écroulé. Il vit que dans les autres vaisseaux, il y avait eu d’autres blessés qui débarquèrent aussi. Il en était triste, mais maintenant ils allaient pouvoir aller mieux, car ils allaient voir le docteur. Ils furent conduits dans un grand bâtiment, et on fit allonger Gallard sur un lit adapté. Enfin, Élise lui ordonna de s’allonger, pour être exact. Le colosse vit plusieurs personnes approcher, dont une petite dame aux yeux verts pas communs.

Gallard dire bonjour, ptite m’dame aux beaux yeux,” dit-il un peu timidement malgré sa carrure. Il rigola faiblement avant de tousser un peu. “Les zoreilles pointues y zont tapé, mais Gallard est fort et a protégé les plus ptits. Gallard est content,” fit-il en souriant. Il ne remarqua pas que l’inconnue aux yeux verts n’avait pas pris la parole.

Re: Un Ogryn ou un catcheur ... avec une âme d'enfant et une grosse batte. (Pv Cadence)

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Estia
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Même si elle avait été tenue à l'écart des communications et de ce qui se passait en orbite, l'agitation était un stimulus que Tacita ne pouvait ignorer, cela valait mieux de s'enquérir d'une possible attaque que d'avoir une journée qui n'allait pas changer grande chose de sa routine. Elle vint donc à croiser le regard d'un soldat, présentant la tablette de cire avec marqué dessus.
Pourquoi cette agitation soudaine, enfant de l'Empereur ?
Le soldat semblait bien embêté, mais ne rien dire à la Sainte locale devait avoir une action semblant trop insoutenable pour qu'il garde les lèvres cousues.

" Une flotte va débarquer, il y a des blessés, les sœur hospitalière ont été réquisitionnées pour des soins prioritaires. "

Tacita fis un pas de plus dans le couloir, le soldat se mit immédiatement à vouloir la dissuader.

" Sainte Tacita, vous n'avez pas besoin de … "

Elle vint à se montrer de l'index et désigner la direction où se trouvait la zone de soin. Le soldat savait que quoi qu'il fasse il allait avoir des ennuis. Soit il refusait et la Sainte prendrait le risque de sortir sans garde, soit il l'accompagnait et le Pater le sermonnerait, mais cela n'irait pas plus loin, car c'était la volonté de la Sainte.

" Bien. Veuillez me suivre Sainte Tacita, vous pourriez glisser quelque mot au Pater ? "

La savante vint à répondre d'un hochement de la tête avec un sourire de gratitude. De toute manière, elle avait la sensation que tous mangeaient plus ou moins dans sa main tant qu'elle savait rester dans les clous et ne pas paraître suspicieuse.

Elle fut accompagnée de deux gardes, bien insuffisant pour empêcher une attaque, mais elle pouvait compter sur la croyance des paysans pour la protéger si le chemin était perturbé. Tacita soupirait mentalement en se disant que le Pater allait certainement faire une crise cardiaque en apprenant qu'encore une fois la Sainte s'était mêlée parmi le bas-peuple et côtoyer ce lieu infesté de maux qui était une version archaïque d'un espace de soin.

La chainoinesse ne fut pas insensible à la présence de Tacita, cette dernière voyait le nombre important de blessé, elle ne pouvait se permettre d'écrire un long discours, aussi présenta-t-elle ceci.
Le besoin est grand.
Ordonnez, les yeux et les mains du Très-Haut seront à vos côtés
.

Tacita se forçait à ne pas trop réfléchir pour le moment. Elle devait écarter les cris et les prières dans cette pièce, analyser de son œil savant ce qui se passait. Elle ne disait rien quand des Soeurs décidaient d'amputer des membres. Pour Tacita même avec la purification de l'air, le traitement partiel des outils, le risque que le patient meurt d'infection restait grand, de plus elle trouvait cela insupportable d'amputer sans administrer un anesthésiant, le choc émotionnel n'était évité que par leurs fois aveugles. Mais sous cette masse de blessée, elle pouvait tout de même en tirer des connaissances. Le savoir des poisons et aussi la robustesse des soldats.

Elle assista les Soeurs, son regard affûté permettant de savoir si un soldat allait tenir la nuit ou non. Un léger geste négatif de la tête était un signe que le soldat allait recevoir ce qu'ils appelaient la Grâce, pour Tacita c'était une exécution ritualisée. Sa nature de Sainte locale semblait avoir un effet bénéfique sur les condamnés qui étaient apaisés par sa présence et le fait qu'on annonçait qu'elle allait rester au moment de la Grâce, c'était la seule chose dont elle pouvait faire pour eux.

La savante vint à voir l'ogryn, ses plaies étaient nombreuses, s'approchant en l'entendant parler d'une oreille. Son regard se posait sur les plaies, analysant la réaction cutanée et veineuse autour des plaies, il était certain que cette créature était empoisonnée et aux vues des entailles, la quantité devait être importante. Elle pouvait cependant, grâce à ce blessé écarter des facteurs. Il ne s'agissait pas de neurotoxine, sinon il n'aurait pas survécu au délais avant le débarquement. Le soucis était que ce n'était pas un poison connu, elle devait en savoir plus pour écarter d'autres hypothèses, en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un poison utilisant le warp.

Elle sourit un peu face au phrasé de Gallar, cela se voyait que ce n'était pas une créature avec un grand quotient intellectuel et ce côté idiot devait avoir, selon elle, un grand apport psychologique dans les troupes, un idiot de service, qui pense simplement, cela fait toujours rire dans des moments tendues. Ce n'était pas la première fois que l'on flattait ses yeux, mais la Sainte sentait que Gallar était franc, un autre trait rafraîchissant. Elle savait qu'elle prenait une pente dangereuse, se lier avec une créature pourrait causer du tort, les abhumains n'étaient que des sous-homme pour l'Imperium, selon l'instruction du Pater, dont l'utilité était ce qui empêchait leurs exterminations, une vision que Tacita ne partageait pas. Elle venait d'une époque où la génétique était maîtrisé sur le bout des doigts., l’apparence de Gallar n’était pour elle qu’une adaptation naturelle dans un environnement où la force prévalait à l’intelligence, rien de plus.

En constatant la toux, elle comprit que le poison devait certainement attaquer les muscle ou directement les poumons. Le laisser en posture allongée était dangereux. Elle alla rapidement voir deux sœurs pour tendre la tablette et ce qu'elle avait dessiné dessus. Les Soeurs eurent un moment d'hésitation avant de venir avec elle auprès de Gallar.

Les deux Soeurs se mirent à redresser le torse de l'ogryn, le mettant dans une posture assise, les pieds étendus sur le lit, le dos contre le mur frais. La Sainte avait du miel, une carafe d'eau et des bandages, venant à effacer et écrire à nouveau sur sa tablette de cire.
Ce miel purgera le mal qui n'a pas pénétré ta chair, mélangé avec de l'eau, il purifia l'intérieur de ton âme.
Dis-moi Gallar, quelles souffrances rongent ton être ? Ta clarté dans tes propos permettra que l'Empereur-Dieu me fasse don de Sa sagesse.
Tacita devait en savoir plus sur ses symptômes. Traiter les plaies avec du miel avait ses limites, mais cela réduirait la quantité de poison présent dans le sang. Le fait de vouloir qu'il boive de l'eau avec du miel n'était que pour donner de la force au corps, ainsi que de permettre de désinfecter une partie des voies respiratoire et le système digestif. Elle avait pris garde de ne pas promettre la guérison, si l'ogryn venait à mourir alors on aurait pu l'accuser d'avoir jeté une malédiction. Le terme révélation était assez vague, permettant tout aussi bien d'annoncer une bonne nouvelle que de condamner cette créature. C'était un exercice d'équilibriste qui était beaucoup plus éprouvant dans cette situation.

Tout ce qu'elle entreprenait n'était que dans un seul but, soulager les effets et les ralentir un maximum la propagation du poison, permettant un diagnostique qui pourrait ensuite être appliqué aux autres. Cela pourrait réduire fortement le nombre de victime et comme c'était une sainte qui aurait trouvé la solution, le miracle aurait davantage de chance d'être prononcée. Elle respirait profondément, devant rester le plus calme possible, la pression d'un environnement aussi sauvage et cruel restait un poids psychologique qu'elle devait gérer pour rester dans ce rôle d'envoyée divine.
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