La Princesse de Papua, redevenue rigide du bas-ventre, convoitait maintenant l'intimité d'une Sayna tout à fait disposer à la lui offrir sur un plateau. Cette dernière émit un gloussement coquin avant de se positionner comme exigé, à savoir à quatre pattes au-dessus de sa jumelle qui reprenait doucement son souffle.
La Tenancière loucha aussitôt sur la poitrine de la Virevoltante.
- Ils n'auraient pas... un peu grossis ?
A cette remarque, Sayna sourit de plus belle.
- Certainement, à force de se faire peloter par les messieurs ! Tu devrais t'y adonner plus souvent, ma sœur, au lieu de te perdre constamment dans les comptes~
- Si seulement c'était aussi simple...
Sa jumelle gloussa une seconde fois avant de se mettre à remuer des fesses à l'attention de leur très estimée cliente, qui avait choisi de rallumer le désir chez la Fine Djinn avec un baiser mouillé et des caresses ciblées.
- Hmmnn~... je n'en espère pas moins de toi, ma solide et majestueuse princesse.
Elle ne manqua pas cette occasion de lui empoigner le manche pour, avec une certaine malice, le rallonger de quelques généreux centimètres par l'intermédiaire de ses pouvoirs ancestraux. Rhian Thoris dut tout de même le sentir pousser entre ses cuisses moites ; sa verge ressemblant presque, de par sa dimension, à celle d'un équidé.
- N'inversons pas les rôles, intervint Ankhta, malgré le peu d'air qu'elle avait récupéré. Je suis la gérante, et elle...
- Ton employée ? (Ce disant, elle en profitait pour se frotter contre le corps de la princesse.) Ce n'est pas tout à fait vrai dans la mesure où, tout comme la Pécheresse avec qui j'ai contracté un pacte, nous sommes tes investisseuses. Mais de cette nuance tu es déjà au courant, n'est-ce pas, simili patronne ?~
En effet, ce lupanar n'aurait jamais obtenu un tel succès sans leur appui financier et, bien sûr, leurs luxueuse prestations au lit. Même si Sadgyra passait beaucoup plus de temps à piller les tombeaux qu'à bondir sur popaul.
- Princesse, fit Sayna d'une voix langoureuse. Que diriez-vous d'arrêter de jouer avec cette langue de fouine pour me baiser bien comme il faut, hm ?
Afin de la convaincre dans ce sens là, la danseuse du ventre ressortit un peu plus les fesses et, d'une main passée derrière son dos, souleva le pagne orange qui lui dissimulait la raie. Enfin, du bout des doigts, elle écarta la très fine lanière de sa culotte en soie.
- Avec moi plus qu'avec les autres, vous avez tout intérêt à vous cramponner fermement, roucoula-t-elle.
Reshaa-Mess, à qui cette sulfureuse ambiance semblait beaucoup plaire, éprouva un irrépressible frisson. Elle posa une main sur l'épaule de la princesse et lui glissa chaudement à l'oreille :
- Remplis-moi à ras bord la chatte de cette grâcieuse putain, et alors ce sera à mon tour de déguster~
Son souffle, en plus d'être sensuel, était imprégné d'une magie audacieuse et plus vieille que la cité elle-même: le Céo. Un discret panache de fumée violette pénétra le tympan de la Princesse de Papua, lui inoculant son poison. Amaresha Berehanu Selassiee Messeret Eyodhora Basiell, de son nom complet, aurait ainsi pu mettre fin à la vie de Rhian Thoris rien qu'avec ce soupir. Mais elle n'était pas une assassine. Pas aujourd'hui, non. Alors ce qui pénétra le cerveau de la princesse n'eut que pour effet d'accroître la chaleur qui l'habitait... et de faire considérablement augmenter l'attirance qu'elle éprouvait pour le derrière de Sayna avant celui de la sournoise Reshaa-Mess.
En toute connaissance de cause, celle-ci s'était écartée pour leur faire de la place.