Hécate ne comprit pas la première réaction d'Aphrodite. Alors qu'elle avait explicitement et directement demandée de ne pas se justifier, la déesse de la beauté se met à le faire. Hécate l'écoute religieusement. Elle se demande juste dans quel état est la pauvre déesse pour avoir ce besoin absolu de se justifier. Au moins, elle apprend plein de choses, et cela, l'éclairage sur pas mal de point et sur aussi le peu de confiance que les dieux de l'Olympe lui accorde. Étudier les zones d'ombres est un peu ses attributions en tant que déesse de la nouvelle lune. Autant que l'on ne fasse pas confiance à Circë, cela peut se comprendre, mais à elle. Hécate se sent piqué dans son égo, mais elle ne dit rien. Marten Largecape a trompé les dieux, un acte grave, beaucoup ont fini dans le Tartare pour bien moins que cela. Elle a un regard désolé pour Aphrodite. Les dieux se disent parfaits, ils sont des être puissant, mais Hécate est bien placé pour savoir à quel point ils peuvent être faillible. Elle le fut et l'est toujours.
Afin de changer les idées d'Aphrodite, elle cherche à plaisanter, de la petite discussion, rien de plus. Hécate aime badiner, c'est dans sa nature. En général, les mortels se mettent à rougir devant elle et cela permet de briser la glace. Il est plus simple de nouer une relation quand les mortels se sentent plus à l'aise. Une habitude qu'Hécate n'avait que peu envers les dieux et encore moins les olympiens. Elle le gardait surtout pour Athéna pour qui ces avances avaient peu d'effet ou pour Hestia, surtout au temps de la titanomachie, d'ailleurs. Mais avec Aphrodite, elle n'a jamais tenté. Alors qu'elle est plongée dans les souvenirs d'une époque lointaine où elle s'amusait avec son neveu préféré, Aphrodite vient l'enlacer. Ses douces mains vinrent filer sous le manteau et se placer sur ses hanches. Hécate surprise, ne peut que poser ses mains sur les épaules d'Aphrodite, ne se rendant pas encore compte qu'elle avait jouer bien malgré elle avec le feu. Aphrodite lui sourit... Paris a fait le bon choix. Héra est belle, une beauté mature, digne d'une reine. Athéna l'est aussi, une beauté froide, inaccessible. Mais Aphrodite, elle est d'une beauté renversante même chez les dieux. Hécate n'a vraiment que Freya comme comparaison qui lui soit semblable. Aphrodite est la plus belle de toute et mérité clairement cette pomme. À la place du fils de Priam, Hécate aurait sûrement fait le même choix, même en sachant que cela provoquerait la guerre de Troie. La beauté d'Aphrodite pourrait enflammer tout Terra à elle seule. Probablement que la sensation de leur corps en contact aide Hécate à faire ce raisonnement. À travers le tissu, Hécate sent presque le cœur de la belle proche du sien.
Dans un sourire qui pourrait provoquer des guerres, la belle déesse l'informe que le jardin d'Héra était rétabli et qu'elle n'est pas la seule a aimer les fleurs. Hécate est libre de lui en offrir, autant qu'elle peut s'offrir elle pour prouver que sa réputation est à la hauteur de ses paroles. Et avant qu'Hécate, qui est une déesse habituellement difficile à surprendre ou décontenancé, allait répondre quelque chose. Avant même que son souffle ne forme le moindre mot pour rejeter poliment cette offre, car le temps n'est pas à ces choses. Aphrodite vient couper court, posant ses lèvres sur les siennes. Une seconde, les doigts d'Hécate se dressent sur la peau des bras blancs d'Aphrodite, un léger souffle de surprise s'exulte de sa gorge en un bruit étouffé. Deux secondes, ses doigts restent dresser, comme en suspens, son corps et légèrement éloigné d'Aphrodite dans un soubresaut de surprise, reste d'un passé guerrier dont la déesse garde quelques restes. Ses lèvres ne bougent pas, c'est le temps que la déesse assimile ce qui lui arrive, son esprit semble subjuguer par ce qu'il se passe, comme tétanisé par se baiser. Trois secondes, les doigts d'Hécate se posent délicatement sur les bras d'Aphrodite, ses lèvres lui répondent, ses yeux se ferment pour se concentrer sur ses sensations. Quatre secondes, Hécate sent le feu du désir s'embraser en elle. S'embraser, c'est le bon mot. Hécate n'est pas une ingénue, elle était vierge en quittant l'Olympe, mais ne l'est pas resté longtemps. Le nombre de mortels qui ont passé des lunes avec elle ne se compte plus. Certains étaient plus fougueux et désirables que d'autre. Mais aucun ne lui a fait ressentir cela et avec une telle intensité. Les mains d'Hécate se serrent sur la peau d'Aphrodite tandis qu'un petit soufflement de plaisir sort de ses narines. Cinq secondes, Hécate lâche les bras d'Aphrodite, sa main gauche vient fougueusement se poser sur ses hanches, sa main droite vient se poser sur sa joue. Elle se blottit contre la plus belle des déesse, oubliant toute pudeur dut à son rang et le détachement qu'elle affiche en temps normal. Ses lèvres répondent avec fougues aux baisers. Six secondes, Hécate commence par avoir des mouvements de va-et-vient spontanés, le feu vient de la prendre toute entière. Sa senestre descend des hanches d'Aphrodite pour venir se poser sur ses fesses. Sept secondes, les cuisses d'Hécate se serrent et se desserrent à un rythme régulier qui semble avoir pris le contrôle de tout son corps. Son corps veut être au plus proche d'elle. La déesse est en train de complètement se donner à la déesse et semble ne plus faire attention à rien d'autre qu'à se baiser. Huit secondes, Hécate est en train de perdre toute raison, elle est serrée contra Aphrodite, sa main gauche remonte sur son corps, passant par ses haches pour rejoindre sa poitrine. Hécate ne se contrôle plus, elle ne désire plus rien d'autre à part qu'Aphrodite continue... Et leurs bouches se séparent.
Aphrodite s'amuse du goût de ses lèvres, mais Hécate ne s'amuse pas. La déesse est frustrée, dans le silence. Elle lance sur Aphrodite un regard entre le langoureux et la supplique avant de fermer les yeux, en prenant une grande inspiration. Elle enlève ses mains de la déesse de l'amour, pour les poser sur ses hanches, de manière plus chaste.
"- Zeus m'avait avoué que tes charmes étaient puissants. Pour moi qui n'ait jamais connu la couche d'aucun dieu..."
La déesse ouvre les yeux, elle observe Aphrodite et son regard a bien du mal à cacher ce qui se passe dans son esprit. Elle imagine ce qui aurait pu se passer, elle essaie de rester factuelle, de reprendre sa position de déesse de la nouvelle lune. L'Hécate qui avait combattu les titans, la même qui avait combattu lors de la grande guerre au côté d'Hermès, celle qui était descendue aux enfers plaidés la cause de Déméter auprès d'Hadès. Elle, se faire vaincre par un simple baisé ? Son regard posé sur la poitrine et les hanches d'Aphrodite, Hécate toute rouge vient a bredouiller quelque chose.
"- Tu... Tu n'as pas besoin de te justifier Aphrodite. Il me semble te l'avoir dit pourtant. Je compte collaborer avec l'Olympe et Héra. Pour vu que..."
Hécate dégluti, elle, l'implacable Hécate, celle qui massacrait les ennemies de l'Olympe à la pelle. Celle qui était tant rattachée à la mort et au meurtre qu'elle est devenu une déesse psychopompe. Voilà qu'elle lutte pour regarder Aphrodite dans les yeux. L'ego de la déesse est en train d'en prendre un sacré coup. Elle est pourtant loin d'être une ingénue, avec le temps, sa descendance a été nombreuse. Elle marque encore une distance avec Aphrodite en reculant encore d'un pas.
"- ... L'on me dit ce que je dois savoir pour être utile."
Elle met toute sa force mentale dans le fait de regarder Aphrodite dans les yeux, mais elle ne peut s'empêcher de contempler le corps de la déesse, avec ses formes voluptueuses. Son esprit s'imagine tout ce qui pourrait se passer et Hécate en devient rouge.
"- Par le Styx, je me couvre de honte. Moi qui me pensais meilleur que cela. Je veux dire, Aphrodite, tu es magnifique, tu mérites clairement le titre de la plus belle et à la place de Pâris, je t'aurais également donné cette pomme d'or, quitte à me battre avec Athéna et Héra. Ce pauvre mortel était le plus honnête."
Hécate fait un sourire gêné, elle marque une pause alors que ses lèvres entrouvertes montrent qu'elle est en train de douter, s'imaginant à nouveau le goût des lèvres d'Aphrodite sur les siennes.
"- Oh et puis zut, a qui je vais faire croire que je suis prude et que je ne désire pas plus ?"
La déesse vient embrasser Aphrodite, un baiser passionné. Ses mains quittent temporairement la déesse pour venir détacher sa cape, laissant libre la robe qu'elle porte. La robe de prêtresse d'Hécate est assez légère, un voile de tissus blanc qui recouvre ses formes avec une ceinture a sa taille pour mieux les souligner. Rien hormis cette robe, ne vient couvrir sa poitrine et les deux bretelles ont ses épaules peuvent se retirer d'un simple geste de la main. Quand à la ceinture, elle vient ceinturer les hanches assez fort pour soutenir la robe si jamais une main audacieuse n'en enlève les bretelles. Le secret que cacher cette cape et qu'Aphrodite pouvait possiblement sentir sous ses doigts, c'est que la robe est échancré depuis la taille, sur sa droite, un choix assez audacieux qui laisse entrevoir qu'Hécate ne porte rien non plus en dessous de sa robe. Hécate avait d'autres plans pour sa soirée, elle avait prévu cette tenue pour quelqu'un d'autre, mais si Aphrodite le décide, cela pourrait être elle qui pourrait en profiter. Hécate garde ses mains sur les hanches de la déesse, lui laissant encore la possibilité de la repousser.