Il y avait quelque chose d’étrangement féérique dans la vue du Colisée, qui semblait comme transformé, ou transcendé par la voix de Molpé. Le Colisée avait d’ailleurs un peu changé de forme, car Korë marcha sur un pont suspendu menant au milieu du Colisée. Il y avait à cet endroit Molpé et ses instruments, qui s’animaient tout seul. Et, en contrebas, les spectateurs forniquaient en rythme avec la musique, ou dansaient au milieu de corps entremêlés.
Korë put prendre place à côté de la lyre, et commença à promener ses doigts dessus. La partition avait beau lui être inconnue, elle sentait dans sa tête les accords et la tonalité à employer. Cela ne pouvait pas se décrire avec des mots simples, c’était comme une sorte de transe, de délicieuse osmose. Un chant qui vous transportait, une symphonie qui accompagnait le crépuscule. C’était agréable, et beau, si beau…
Tandis que Korë se mettait à la lyre, elle put voir Servaney la suivre. Celui-ci, nu comme un ver, attrapa un instrument de musique, et lui sourit.
« Nous sommes les enfants d’Aphrodite, Korë, nous devons être polyvalents… Nous ne serions pas sa Main sinon. »
Lust avait bon nombre d’enfants, mais ces cinq constituaient sa Main. Des amants terrifiants, des aventuriers d’exception, et des artistes. Apollon leur avait enseigné la musique, et chacun avait son propre instrument de musique. Un oud se forma, ainsi qu’un piano.
« Tu sais jouer de ses instruments, ma chère Korë ? »
Molpé se retourna vers le duo, et sourit à Korë.
« Tu es la nymphe à la voix de velours… Je n’aime pas trop me mêler aux humains, mais, quand ma conque m’a rapporté ta voix, j’ai décidé de vous rejoindre. »
Molpé sortait rarement de ses eaux, si ce n’est pour coucher avec des marins. Elle embrassa Korë sur les lèvres, un baiser tendre et savoureux, qui avait de quoi faire miroiter mille pétales dans sa tête.
Entièrement instrumental, le prochain morceau était joué principalement au oud, que Servaney attrapa, avant de commencer à gratter dessus. « Tisser la Beauté » s’élança ainsi, comme un ode à Aphrodite, Déesse de l’Amour, mais aussi de la Beauté…
Korë put prendre place à côté de la lyre, et commença à promener ses doigts dessus. La partition avait beau lui être inconnue, elle sentait dans sa tête les accords et la tonalité à employer. Cela ne pouvait pas se décrire avec des mots simples, c’était comme une sorte de transe, de délicieuse osmose. Un chant qui vous transportait, une symphonie qui accompagnait le crépuscule. C’était agréable, et beau, si beau…
Tandis que Korë se mettait à la lyre, elle put voir Servaney la suivre. Celui-ci, nu comme un ver, attrapa un instrument de musique, et lui sourit.
« Nous sommes les enfants d’Aphrodite, Korë, nous devons être polyvalents… Nous ne serions pas sa Main sinon. »
Lust avait bon nombre d’enfants, mais ces cinq constituaient sa Main. Des amants terrifiants, des aventuriers d’exception, et des artistes. Apollon leur avait enseigné la musique, et chacun avait son propre instrument de musique. Un oud se forma, ainsi qu’un piano.
« Tu sais jouer de ses instruments, ma chère Korë ? »
Molpé se retourna vers le duo, et sourit à Korë.
« Tu es la nymphe à la voix de velours… Je n’aime pas trop me mêler aux humains, mais, quand ma conque m’a rapporté ta voix, j’ai décidé de vous rejoindre. »
Molpé sortait rarement de ses eaux, si ce n’est pour coucher avec des marins. Elle embrassa Korë sur les lèvres, un baiser tendre et savoureux, qui avait de quoi faire miroiter mille pétales dans sa tête.
Entièrement instrumental, le prochain morceau était joué principalement au oud, que Servaney attrapa, avant de commencer à gratter dessus. « Tisser la Beauté » s’élança ainsi, comme un ode à Aphrodite, Déesse de l’Amour, mais aussi de la Beauté…


